• Entretien de Laurent Fabius avec "Les Echos" (8 avril 2014)

    "Le commerce extérieur et le tourisme sont des priorités et ils relèvent désormais du Quai d’Orsay. La division de nos réseaux a été souvent critiquée, notamment par la Cour des comptes et plusieurs de mes prédécesseurs. Avec un organigramme simplifié, nous serons plus efficaces."

  • Égypte - Entretien de Laurent Fabius avec « I-télé » (Paris, 27 mars 2014)

    "À propos des condamnations à mort, qui ont été absolument massives, nous disons que ce processus de condamnation en bloc n’est pas acceptable avec nos normes. En même temps, pour ce qui est de l’élection présidentielle proprement dite, nous allons voir quels sont les candidats, mais nous souhaitons que très vite on revienne à la feuille de route démocratique."

  • Ukraine - Propos à la presse de Laurent Fabius (La Haye, 24 mars 2014)

    "Nous avons eu une réunion extrêmement dense et très unitaire. Le G7 s’est réuni pendant 90 minutes. Toute une série de conclusions ont été tirées par rapport à l’annexion de la Crimée par la Russie, avec une condamnation uniforme. Parmi les décisions principales, il y a le fait que le G8 qui devait avoir lieu à Sotchi, au mois de juin prochain, est supprimé et remplacé par un G7 qui aura lieu, en juin prochain, à Bruxelles. Il ne comprendra donc pas la Russie."

  • Iran - Intervention de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, à l’Institut du Monde Arabe (Paris, 19/03/2014)

    "Nous devons rester très vigilants sur la question du programme nucléaire iranien. L’Iran est un grand peuple, un grand pays et nous souhaitons qu’il puisse retrouver son rang dans la communauté internationale. Mais il y la question nucléaire. La position de la France est nette, et se résume en deux phrases : oui pour le nucléaire civil et non pour l’arme atomique. L’Iran a le droit à l’énergie nucléaire civile mais pas à son volet militaire. Nous sommes contre la prolifération nucléaire surtout dans cette région. À partir du moment où l’Iran posséderait l’arme nucléaire, d’autres pays, par volonté d’équilibre, souhaiteraient s’en doter également."

  • Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 18 mars 2014)

    "La ligne que nous avons choisie, c’est de refuser ce fait accompli, c’est la ligne de fermeté. En même temps, nous ne faisons pas la guerre - il faut être clair - et il faut donc essayer de retrouver les voies du dialogue. Il y a toute une échelle de sanctions qui sont prévues. Nous sommes au niveau 2 des sanctions et nous pouvons passer au niveau 3."

  • Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « TF1 » (Paris, 17 mars 2014)

    "Vous l’avez dit, c’est un score soviétique mais, surtout, ce référendum n’a absolument aucune valeur parce qu’il est contraire à la Constitution ukrainienne et contraire au droit international. Faisons bien attention, c’est la crise la plus sérieuse depuis la fin de la Guerre froide. Pourquoi est-ce gravissime ? Parce que si un pays, en l’occurrence la Russie, peut mettre la main sur une région, cela veut dire qu’il n’y a plus aucune frontière qui soit sûre dans le monde et cela peut être à l’origine de conflits épouvantables."

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 18 mars 2014)

    " Pour la Syrie, il n’est malheureusement pas utile. Parce que, dans ce drame syrien qui est épouvantable avec ses cent cinquante mille morts et ses millions de gens déplacés, il y a deux pays qui fournissent ses armes et ses combattants à M. Bachar Al-Assad, c’est la Russie et l’Iran. C’est clair et c’est net."

  • Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 7 mars 2014)

    "Je suis un ami de la Russie et j’ai toujours défendu le partenariat entre la Russie et la France, qui est quelque chose d’historiquement très important et souhaitable. Cela se traduit par l’effort que nous faisons pour la désescalade. Mais le partenariat ne veut pas dire faiblesse et l’amitié ce n’est pas l’aveuglement. Il faut donc être clair et je trouve qu’il est très important que l’Europe soit unie - et c’est le cas - dans cette crise, qui est, peut-être, l’une des plus graves depuis la Guerre froide. Nous travaillons, en particulier, très étroitement avec nos amis allemands - c’est une instruction du président de la République que nous suivons - et nous travaillons aussi avec les Américains."

  • Ukraine - Conférence de presse de Laurent Fabius (Rome, 6 mars 2014)

    " Il est évident que par rapport aux actions qui ont été menées par les Russes et à ce qui se passe en Ukraine, on ne peut pas rester sans rien faire. Mais en même temps, il ne faut pas prendre des actions qui empêcheraient cette désescalade. Donc c’est de cela que les chefs d’État et de gouvernement sont en train de discuter en ce moment, et la réponse sera apportée dans quelques dizaines de minutes."

  • Libye - Déclaration de Laurent Fabius (Rome, 6 mars 2014)

    "C’est une conférence importante sur la situation en Libye. La situation en Libye est très préoccupante parce qu’il y a une sécurité qui est très mal assurée, des actes terroristes et des risques terroristes, notamment au sud du pays, et puis aussi parce que la situation politique est instable. Cette conférence, qui pour la première fois regroupait énormément de pays - et des pays qui jusqu’à présent n’étaient pas là, je pense à la Russie à la Chine - est là pour soutenir la Libye."

  • Ukraine - Déclaration de Laurent Fabius à l’issue de son entretien avec son homologue ukrainien (Paris, 5 mars 2014)

    "La France, dans la crise ukrainienne causée par l’intervention russe, a une position très claire. C’est une position de fermeté aux principes que je viens d’énoncer et en même temps de recherche du dialogue. Il se trouve qu’aujourd’hui à Paris, il y a beaucoup de représentants de la communauté internationale. Nous allons essayer, avec mes collègues, de faire en sorte que le dialogue puisse s’établir pour chercher des solutions à cette situation inacceptable."

  • Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » - extraits (Paris, 3 mars 2014)

    "Pour le moment nous essayons de stopper le mouvement russe en Ukraine et d’établir le dialogue. Vous avez vu que la France a été l‘un des premiers pays à dire : « en ce qui concerne le G8, qui lui aussi doit fonctionner selon les lois internationales, nous suspendons notre participation » et je pense que les autres pays du G7 vont faire la même chose."

  • Chine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1/i-Télé/Le Monde » - extraits (Paris, 2 mars 2014)

    "Puisque vous parlez de la Chine, je m’y suis rendu après mon séjour à Kiev. Je m’y suis rendu pour rencontrer le président chinois. C’est mon sixième voyage depuis que j’exerce mes fonctions. Alors nous avons parlé de beaucoup de choses, notamment de l’Ukraine. Il existe bien sûr une préoccupation par rapport à tout ce qui pourrait être éclatement du pays - il faut faire très attention à cela, dans un pays aussi vaste que la Chine(…)."

  • Climat - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1/ i-Télé/Le Monde » - extraits (Paris, 2 mars 2014)

    "Mais ce qui m’a frappé aussi lors de ma visite en Chine, et ce n’est pas une anecdote, c’est la situation climatique épouvantable. Je me suis rendu à Pékin et à Tianjin, qui se trouve à 150 kilomètres de la capitale, et on ne pouvait pas sortir, pendant une semaine ! Le taux de pollution était dix-huit fois supérieur au maximum autorisé. Les Chinois sont parfaitement conscients de cela, les autorités chinoises commencent à prendre des mesures, mais il va falloir prendre des mesures encore plus audacieuses."

  • Ukraine - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « France 2 » (Paris, 25/02/2014)

    "L’Ukraine est en Europe, mais elle n’est pas dans l’Union européenne. Et donc il ne faut pas opposer d’un côté la Russie, de l’autre l’Union européenne. Il faut que l’Ukraine puisse travailler à la fois avec la Russie et avec l’Union européenne. Et je pense que si les Ukrainiens prennent cette attitude et nous aussi, les Européens, je pense que les Russes, en tout cas je l’espère, vont maintenir un soutien à un pays qui est très important pour eux."

  • Ukraine - Conférence de presse de Laurent Fabius (Pékin, 24 février 2014)

    "Il y a donc, pour répondre à votre question, cinq mots clés par rapport à la situation : démocratie, car c’est aux Ukrainiens de faire leur choix ; unité, parce qu’il faut respecter l’unité de ce pays, de ce peuple ; intégrité car il s’agit de respecter l’intégrité du territoire ; solidarité, les Ukrainiens ont besoin de notre solidarité et de celle de l’ensemble des pays du monde pour se redresser économiquement ; enfin non-violence, car tout ceci ne peut se faire selon nous que dans le calme et en refusant les affrontements. C’est autour de ces cinq principes que nous souhaitons qu’il soit procédé."

  • Ukraine - Point de presse de Laurent Fabius (Pékin, 23 février 2014)

    "Dans ces circonstances, quelle doit être l’attitude de l’Europe et de la France ? Accompagner cette transition démocratique, souhaiter qu’elle soit pacifique et que l’intégrité et l’unité de l’Ukraine soient respectées. Je me suis entretenu avec mes homologues européens, j’ai eu un contact avec mon collègue russe et, bien évidemment, je me tiens en contact permanent avec le président de la République et c’est dans ce sens-là que nous allons continuer d’agir."

  • Syrie - Résolution 2139 du conseil de sécurité des Nations unies - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 22 février 2014)

    "La France salue cette résolution à laquelle elle a beaucoup contribué. Elle contient des demandes précises : l’arrêt des violences indiscriminées contre les civils, l’arrêt immédiat notamment des tirs d’obus et des bombardements aériens, tels que l’utilisation des barils d’explosifs. Il exige que l’accès des Nations unies et des acteurs humanitaires soit facilité, à travers les routes les plus directes, y compris depuis les pays voisins. Il demande la levée immédiate des sièges imposés aux villes, dont la majorité le sont, il faut le souligner, par les forces du régime."

  • Ukraine - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « Europe 1 » (Pékin, 21/02/2014)

    " Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il ne faut pas, s’agissant de l’Ukraine, dire qu’elle doit choisir entre la Russie et l’Union européenne. Ce n’est pas du tout la réalité ; la réalité, vous la vivez sur le terrain. Bien évidemment, l’Ukraine est en Europe mais les Ukrainiens parlent russe, et toute une partie du pays est non seulement russophone mais extrêmement russophile. D’autres sont plutôt tournés vers l’Union européenne. Mais si on veut garder l’intégrité de l’Ukraine et permettre son développement, il faut qu’il n’y ait pas d’opposition entre ces deux réalités géographiques et historiques. C’est ce qu’il faut essayer de construire dans le futur. Je ne vous dis pas que c’est facile, mais c’est ce qu’il faut tenter de faire dans le futur."

  • Ukraine - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « Europe 1 » (Kiev, 20/02/2014)

    " Je vais d’abord rencontrer des dirigeants de l’opposition et, ensuite, je verrai le président Ianoukovitch. Je lui dirai d’une part qu’il faut arrêter la violence, qui est évidemment inacceptable, et que nous nous apprêtons cet après-midi à prendre des sanctions contre ceux qui sont responsables de la violence. D’autre part, je lui dirai que si on veut trouver une solution, il faut organiser des élections ou, en tout cas, changer les données politiques."

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « LCI-Radio Classique » (Paris, 18 février2014)

    " L’objet de la Conférence de Genève était de préparer un gouvernement de transition, c’est-à-dire avec des gens du régime, mais sans Bachar Al-Assad, et avec l’opposition. Ce qui s’est passé concrètement, c’est que les représentants de l’opposition sont venus, ont fait des propositions très raisonnables ; en revanche, les envoyés du régime de Bachar Al-Assad ont saboté l’affaire."

  • République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec « LCI-Radio Classique » (Paris, 18 février2014)

    "Il y a les Français et la MISCA. Les Français sont au nombre de 1.600 et le président de la République a décidé l’envoi de 400 hommes supplémentaire. Il y aura donc 2.000 soldats français. L’effectif des forces africaines de la MISCA est en train d’augmenter pour atteindre 6.000 soldats. Nous avons par ailleurs obtenu - et cela demande une action diplomatique très ferme - le concours des Européens. Mme Ashton, la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a dit qu’elle pourrait obtenir 1.000 hommes, bien formés, bien équipés, au mois de mars ; c’est très important. Cela va nous donner une capacité supplémentaire."

  • Mali - Entretien de Laurent Fabius avec « LCI-Radio Classique » (Paris, 18 février2014)

    "Ce dont je peux témoigner c’est que la France, sur le plan international, bénéficie d’un grand crédit politique. On l’a vu encore la semaine dernière aux États-Unis avec François Hollande. La France a été reçue de façon tout à fait exceptionnelle. Je vois, dans l’ensemble de mes contacts internationaux, que la France est un des grands pays en matière de politique étrangère et, évidemment, c’est le président de la République qui imprime la direction des affaires."

  • Climat - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et de son homologue danois - Propos de M. Fabius (Paris, 14/02/2014)

    "C’est un enjeu absolument décisif puisque cela conditionne la survie de l’humanité. Pour arriver à un résultat positif à la fin de 2015 nous avons à prendre, rapidement, des décisions. En ce qui concerne l’Europe nous avons un Conseil européen au mois de mars qui a mis à son agenda l’examen des propositions de M. Barroso. Nous sommes très favorables à l’adoption, dès le mois de mars, de décisions européennes qui permettront ensuite à l’Europe d’être convaincante lorsqu’il s’agira de demander aux États-Unis, à la Chine, à l’Inde et à d’autres pays d’effectuer chacun sa part du chemin avec des décisions qui nous engagent tous."

  • Israël - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et de son homologue israélien - Propos de M. Fabius (Paris, 14/02/2014)

    "Nous avons consacré une partie de notre conversation aux discussions entre Israël et les Palestiniens et avec les Américains, d’autant que nous étions encore jusqu’à hier aux États-Unis. J’ai retenu en particulier une expression du ministre des affaires étrangères, que je partage tout à fait : « il y a là une opportunité qu’il faut saisir ». Bien sûr, les discussions sont difficiles, on connaît les différents points. Mais, pour moi qui, ce matin même, ai reçu le ministre des affaires étrangères de l’Autorité palestinienne et qui, en cet instant, reçois le ministre des affaires étrangères d’Israël, je mesure à quel point cette opportunité doit être saisie."

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 10 février 2014)

    "Nous demandons qu’il y ait une action beaucoup plus forte en ce qui concerne l’humanitaire, et qu’on ouvre les villes aux médicaments et aux vivres. Il est absolument scandaleux qu’on discute depuis déjà pas mal de temps, et qu’on continue à affamer les populations tous les jours. Donc en liaison avec toute une série d’autres pays, nous allons déposer une résolution aux Nations unies en ce sens."

  • Suisse - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 10 février 2014)

    "C’est un vote préoccupant parce qu’il signifie que la Suisse veut se replier sur elle-même. C’est dans l’air du temps, d’une part, et d’autre part, c’est paradoxal, puisque la Suisse fait 60% de son commerce extérieur avec l’Union européenne, et elle vit très largement de l’Union européenne."

  • Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 4 février 2014)

    "Il faut bien comprendre que ce n’est pas ou la Russie ou l’Europe, c’est une présentation qui est mauvaise. C’est aux Ukrainiens de choisir. S’ils choisissent l’accord d’association avec l’Europe, ce sera positif pour tout le monde, y compris pour la Russie. La Russie a des intérêts en Ukraine, mais à partir du moment où l’Ukraine pourrait se redévelopper, ce serait positif pour tout le monde."

  • Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 30 janvier 2014)

    "Je suis en contact avec les responsables du gouvernement, dont le ministre des affaires étrangères ukrainien et avec les responsables de l’opposition. Il faut essayer de faire tout ce qu’on peut - et la France y contribue, l’Allemagne aussi et d’autres - pour rétablir un dialogue. On ne va pas aller vers la guerre civile."

  • Tunisie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 30 janvier 2014)

    " C’est une très bonne nouvelle, il n’y a pas beaucoup de bonnes nouvelles en ce moment, notamment dans le monde arabe, mais le fait que les Tunisiens aient adopté à la quasi-unanimité une Constitution ouverte qui garantit l’égalité entre les hommes et les femmes, la liberté de conscience, le fait qu’il y ait maintenant un nouveau Premier ministre - que j’ai félicité -, le fait qu’on aille vers des élections, c’est une très, très bonne nouvelle (…)."

  • République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec « France 24 » (Davos, 24 janvier 2014)

    " Il y a 1.600 Français et 4.000 Africains, qui seront bientôt 6.000. Nous avons obtenu, et c’est une très bonne chose, que les Européens envoient environ 500 hommes. La décision de principe a été prise lundi. Il faut probablement, à terme, plus d’hommes. Et c’est la raison pour laquelle nous disons que l’opération actuelle doit devenir une opération de maintien de la paix sous contrôle des Nations unies"

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 24 » (Davos, 24 janvier 2014)

    "Si on est optimiste, on se dit que c’est pour l’extérieur. Les vraies discussions vont commencer après. Ils ont accepté de venir à Genève, il y a des discussions entre M. Brahimi d’une part, l’opposition modérée et, d’autre part, les partisans de Bachar Al-Assad. Cela donnera-t-il des résultats ? On le souhaite évidemment. Mais les positions sont très éloignées. M. Bachar Al-Assad ne se sent responsable de rien et pense que tous ceux qui ne sont pas avec lui sont des terroristes. C’est évidemment une position absurde."

  • iRAN - Entretien de Laurent Fabius avec « France 24 » (Davos, 24 janvier 2014)

    "Il y a des forces diverses. Le discours du président Rohani, de même que celui du ministre des affaires étrangères, est ouvert. Maintenant, la question est de savoir quels seront les actes. Nous avons signé un accord intérimaire ; il indique que durant cette période : il n’y aura pas de montée du nucléaire en Iran ; de notre côté, nous suspendons quelques sanctions."

Je lui ai exprimé la solidarité de la France, notre appel à l’arrêt immédiat des violences et à la poursuite du dialogue entre le gouvernement et l’opposition."

  • Climat - Entretien de M. Laurent Fabius avec « ITélé » - extraits (Paris, 24 janvier 2014)

    "Cette année à Davos, il y a une session importante sur le climat, et il se trouve, vous le savez, que l’année prochaine, en 2015, la France va accueillir la grande conférence mondiale sur le climat. Donc, il faut prendre les choses très en amont. Toute la journée je vais participer à une série de tables rondes, rencontrer un certain nombre de gens, pour préparer la conférence climat."

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire « Paris-Match » (Paris, 23 janvier 2014)

    "Bachar Al-Assad est le bourreau de son propre peuple, il ne peut évidemment pas incarner son avenir. Le but de cette conférence, c’est de construire en Syrie un gouvernement de transition, doté du pouvoir exécutif, afin de trouver une solution politique qui permette de faire cesser ce drame atroce, déjà plus de 130.000 morts, avec des conséquences terribles dans les pays voisins. La solution est politique, pas militaire."

  • République centrafricaine - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue allemand - Propos de M. Fabius (Paris, 21 janvier 2014)

    "Pour la République centrafricaine, la journée d’hier a été marquée par trois décisions très positives. La première, c’est l’élection d’une femme remarquable à la présidence de transition en Centrafrique. La seconde décision, prise à Bruxelles, c’est la promesse de 500 millions de dollars consacrés essentiellement à l’humanitaire et au développement. La troisième décision, c’est que l’Europe accepte la mise en place d’une opération militaire européenne dans ce pays, aux côtés des Africains, des Français, et dans le cadre des Nations unies. La France est donc très satisfaite."

  • Diplomatie économique - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Les Échos » (Paris, 10 janvier 2014)

    "Nous allons continuer notre diplomatie économique - inséparable d’ailleurs de notre diplomatie culturelle - et y ajouter des actions notamment vers trois filières à fort potentiel  : le sport, vaste domaine, pour lequel a été nommé un ambassadeur expérimenté, Jean Lévy ; la transition énergétique, parallèlement à la préparation de la Conférence mondiale sur le climat fin 2015 à Paris  ; enfin le tourisme, qui peut être une véritable mine d’or et d’emplois. Exemples concrets  : la France accueille déjà 1,2 million de touristes chinois qui dépensent en moyenne chez nous 1.600 euros. Si, d’ici quelques années, nous en accueillons 5 millions - c’est à notre portée -, nous réduisons notre déficit commercial d’environ 10 %  ! L’objectif, à chaque fois, c’est d’être efficaces. Et tous les ministres sont attelés à cette tâche."

  • Syrie - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec son homologue japonais (Paris, 09/01/2014)

    "nous considérons que Genève II, à condition que son mandat soit respecté, est nécessaire. Nous demandons aux uns et aux autres de faire un effort pour y participer, mais dans le respect du mandat. Si Genève II se réunit - ce que nous souhaitons -, il y aura une deuxième difficulté, c’est d’aboutir à des résultats concrets. Si on veut une solution politique, il faut se parler. Parallèlement, il faut bien sûr - c’est une demande que je renouvelle à la communauté internationale - que l’on fasse cesser les exactions, les bombardements épouvantables qui se produisent et que l’on accède aux besoins humanitaires. L’opposition a raison lorsqu’elle demande que, parallèlement à Genève II, il y ait des couloirs humanitaires et que les bombardements cessent."

  • Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « France 2 » (Paris, 09/01/2014)

    "Aujourd’hui nous soutenons toujours l’opposition modérée. Nous ne voulons ni d’un criminel contre l’humanité, ni du terrorisme. Nous soutenons donc cette opposition, mais c’est très difficile, et nous plaidons pour la conférence, dite Genève II, qui doit se réunir le 22. Seulement c’est compliqué, parce que l’opposition dit : « Je veux bien y aller, mais à condition que l’objectif ne soit pas de maintenir M. Bachar Al-Assad ». Et si Bachar Al-Assad est prêt à envoyer des émissaires, je ne suis pas du tout sûr qu’il soit prêt à discuter de son propre départ."

  • Entretien de Laurent Fabius avec "Les Echos" (9 janvier 2014)

    "En RCA, il ne s’agissait pas de terrorisme, mais d’un peuple qui se déchire et qui se noie. La question posée était la suivante : lorsque, en décembre dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies à l’unanimité et les Africains ont demandé à la France de porter secours à un pays ami, devons-nous répondre : « Cela ne nous concerne pas » ? Ce n’est pas cela, la France ! Nous sommes donc intervenus en déployant 1.600 soldats en appui des contingents Africains de la MISCA, qui vont, eux, être bientôt 6.000. La mission n’est pas facile car il faut à la fois aider à désarmer de manière impartiale, développer l’aide humanitaire et appuyer la transition démocratique dans une situation politique instable. Mais c’est une mission nécessaire. Et nous souhaitons que l’Europe soit bien présente, elle aussi."

  • Union européenne - Allemagne - Entretien du ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « I-télé/Europe1 » (Paris, 15/12/2013)

    "Je disais qu’il faut avoir une convergence des projets. Je pense à trois ou quatre domaines en particulier. Il y a le domaine économique et social, la fiscalité. Il y a ce que l’on appelle l’Union bancaire ; on va y arriver dans les jours qui viennent. Cela veut dire que l’argent que déposent les épargnants dans les banques sera garanti ; donc, quelles que soient les difficultés, ils ne perdront pas leur argent. Cela veut dire également que même s’il y a des crises financières, ce ne sera pas une crise du budget des États. Il va y avoir sur le plan social des choses à faire ; on a commencé. On a corrigé la directive sur les travailleurs détachés."

  • République centrafricaine - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « I-télé/Europe1 » (Paris, 15/12/2013)

    "Quelle est cette mission ? Premièrement, le désarmement impartial. Si la France n’était pas intervenue, avec d’autres pays africains, la République centrafricaine aurait sombré dans la guerre civile et interreligieuse. Je comprends que les Français se disent que c’est loin, que cela peut coûter cher, mais quand vos amis sont sur le point d’être massacrés, quand l’Organisation des Nations unies, à l’unanimité, vous demande d’intervenir, la France a la responsabilité de le faire. Vous allez là-bas pour désarmer de manière impartiale. Vous allez là-bas pour aider l’action humanitaire et vous allez là-bas pour préparer la transition démocratique."

  • Disparition de Nelson Mandela - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris,9 décembre 2013)

    "Je trouve que c’est bien. Il y a une tradition - pas en France mais aux États-Unis, dans d’autres pays - où quand il y a un très grand événement de ce type, l’opposition et la majorité sont présentes. Il est bien que la France dans sa diversité soit rassemblée pour les funérailles de cet homme, qui était à la fois un combattant magnifique et un rassembleur extraordinaire. C’est cela Mandela. Je l’ai bien connu, il était à la fois en permanence un homme de combat, il disait lui-même, mais dans son combat il songeait déjà à rassembler. Et là vous voyez, il rassemble même après sa mort."

  • Disparition de Nelson Mandela - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 8 décembre 2013)

    "Combattant et rassembleur, Mandela était ces deux choses et c’est cela qui en fait un personnage absolument extraordinaire. Quand on le rencontrait, on avait à la fois le sentiment d’autorité et, en même temps, il faisait preuve d’une très grande gentillesse et d’une très grande humanité. J’ai dit à propos de lui qu’il avait un physique moral. Il y a comme cela quelques personnages : vous voyez une image de Gandhi, immédiatement c’est l’idée de la non-violence qui s’impose ; vous voyez une image de de Gaulle, l’indépendance ; vous voyez une image de Mandela, la réconciliation et c’est cela qui restera."

  • Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 9 décembre 2013)

    " La France veut, à long terme, avoir une Syrie démocratique libre qui reconnaisse la diversité des communautés, voilà notre objectif. À court terme, très court terme, ces jours-ci, nous voulons une amélioration de la situation humanitaire qui est épouvantable. On en parle moins parce qu’l y a d’autres conflits dans le monde mais la situation est effrayante. Entre les deux, nous voulons qu’à Genève, conformément au mandat de Genève I, on puisse bâtir un gouvernement de transition doté de tous les pouvoirs exécutifs et qui prépare les élections."

  • Iran - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 9 décembre 2013)

    " L’accord conclu à Genève et où la France a joué - on le sait - un grand rôle est un signe de confiance beaucoup plus fort qu’auparavant. Il faut que cet accord soit respecté et je pense qu’il le sera. De toutes les manières, on a prévu des mécanismes de vérification par l’Agence internationale de l’énergie atomique et par une commission."

  • Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 9 décembre 2013)

    " La situation est plus complexe que ce qui se présente. Nous avons proposé à l’Ukraine un accord d’association. Cela ne veut pas dire : « vous adhérez directement à l’Europe » ; cela veut dire : « nous passons un accord avec des avantages économiques, financiers et autres ». Et puis le président Ianoukovytch et le Premier ministre disent : « non, ce n’est pas suffisant » ; et une pression est exercée par les Russes."

  • Relations franco-allemandes - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France 3 » (Paris, 8 décembre 2013)

    "Un gouvernement allemand va être formé le 16 ou le 17 décembre. Immédiatement après, une rencontre aura lieu entre la chancelière et le président, et il faut que nous nous mettions d’accord sur quelques priorités. Le président et la chancelière ont quatre ans devant eux. Il faut donc que ce qui constitue le socle aille dans le même sens pour, à la fois, que l’on ait une Europe simplifiée, mieux contrôlée, et surtout avec des initiatives nouvelles, dans le domaine de l’emploi, dans le domaine de l’énergie, dans le domaine de la défense. C’est cela qu’il faut bâtir avec les Allemands."

  • Otages - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France 3 » (Paris, 8 décembre 2013)

    "Il y a des violences terribles dans ces zones, et il y a malheureusement un certain nombre de nos compatriotes qui sont pris. Mais il y a aussi des pays qui sont beaucoup moins engagés que la France qui ont des otages. Évidemment, nous suivons tout cela très activement, vous avez vu que nous avons pu libérer un certain nombre d’otages, mais nous continuons jour après jour à nous occuper de cela. Je suis désolé de ne pas pouvoir donner de détails…"

  • Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique - Déclaration du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 6 décembre 2013)

    "Il a été fait référence à l’architecture de paix de l’Afrique et aux méthodes pour faire monter en régime le plus vite possible la capacité africaine de réponse immédiate aux crises, la CARIC. Il s’agit d’une décision de l’Union africaine. Beaucoup d’orateurs ont insisté sur le fait qu’il devait y avoir une organisation sous-régionale, puis une organisation au niveau du continent dans son ensemble. Les principaux problèmes posés étant, évidemment, ceux du financement et la qualité des équipements. Des propositions très précises ont été faites. Elles vont permettre de faire avancer la mise en place rapide de cette force au niveau du continent."

  • RCA - Adoption de la résolution 2127 - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 5 décembre 2013)

    "Je souhaiterais faire un dernier commentaire. Cet après-midi a été adoptée, sur proposition de la France, la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui porte sur la situation en République centrafricaine. Je souligne que ce texte a été adopté à l’unanimité, ce qui est un gage de grande solidité internationale. Ce texte est placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies. Il donne pouvoir aux forces africaines et à la France d’intervenir pour des missions humanitaires, alors que des exactions très graves sont commises en République centrafricaine, pour ramener la sécurité nécessaire, préparer une transition démocratique, avec la tenue d’élections avant février 2015, et pour permettre une relance du développement économique."

  • RCA - Entretien de M. Laurent Fabius avec « RMC-BFM » (Paris, 5 décembre 2013)

    "Concrètement, la résolution va être votée aujourd’hui et le président de la République, dans les jours qui viennent, prendra la décision de l’appliquer. Cela tombe bien puisque se tient, entre aujourd’hui et samedi à Paris, le sommet de l’Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique. Il réunit à la fois les États africains, le secrétaire général des Nations unies et le président de l’Union européenne. Nous avons prévu une réunion samedi après-midi autour de la Centrafrique."

  • Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique - Réunion ministérielle - Déclaration de M. Laurent Fabius (Paris, 05/12/2013)

    "Ce sommet va réunir 53 pays d’Afrique, plus de 35 chefs d’État et de gouvernement. L’Union africaine, le Secrétaire général des Nations unies M. Ban Ki-moon, M. Barroso et M. Von Rompuy pour l’Union européenne y participeront également. La participation à ce sommet est donc assurément un grand succès. Sa préparation est aussi originale. Nous avons tenu à avoir un dialogue pour que les trois thèmes qui seront au coeur du sommet soient au préalable examinés conjointement avec nos partenaires. Il n’était pas question pour la France d’imposer seule un ordre du jour et une déclaration."

  • Entretien de M. Laurent Fabius avec « RMC-BFM » (Paris, 5 décembre 2013)

    "Q - L’Ukraine, c’est un coup d’État ou pas ?
    R - Non, ce n’est pas un coup d’État. Aucun militaire n’est intervenu. Le problème est le suivant : faut-il passer un accord d’association avec l’Union européenne ou le refuser ? Le président de l’Ukraine, M. Yanoukovitch, a discuté avec les Russes qui ont fait pression sur lui. Du coup, M. Yanoukovitch a dit : « Moi, je ne peux pas signer cet accord d’association. Les Russes me proposent des choses très intéressantes ». Une partie de la population n’est pas d’accord, d’où les mouvements que vous voyez."

  • Ukraine - RCA - Sommet africain - Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius avec "RFI" (Paris, 3 décembre 2013)

    "L’objectif que nous poursuivons, aux côtés des forces africaines - qui sont prioritaires -, c’est d’assurer la sécurisation et la reconstruction de la République centrafricaine. Ce qui veut dire que nous aurons une action en matière humanitaire, sécuritaire et démocratique, afin que ce pays se dote d’un gouvernement démocratique. Une action en matière de développement sera également menée. Nous serons aux côtés des Africains, qui sont engagés au sein de la MISCA, et nous souhaitons agir en liaison et avec le partenariat des Européens."

  • Politique étrangère - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 26/11/2013)

    "Au Mali, cela a été un grand succès puisqu’au début de cette année - le temps passe si vite qu’on l’oublie - nous étions à deux doigts de voir des terroristes occuper l’ensemble du Mali. Là, nous avons désormais des terroristes qui ont été neutralisés pour l’essentiel, un président de la République légitimement élu, une Assemblée nationale qui va se mettre en place et un pays qui recommence à fonctionner."

  • République centrafricaine - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 26/11/2013)

    "Il va y avoir un renforcement de notre présence. Pour cela, nous attendons qu’une nouvelle résolution des Nations unies soit adoptée. Cela devrait normalement intervenir la semaine prochaine. Cette résolution devrait prévoir un renforcement des troupes africaines, la MISCA, et un renforcement des troupes françaises. Dès lors que nous aurons cette autorisation par la communauté internationale, en appui à l’Union africaine et la demande des autorités centrafricaines elles-mêmes, nous procéderons à un renforcement de notre présence. Nous annoncerons les modalités le moment venu."

  • Iran - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 26/11/2013)

    "Pour caractériser cet accord et la position constante de la France, j’emploie deux mots : avancées et vigilance. Et il ne faut pas employer un mot sans l’accoler à l’autre. Avancées, on saura si il est historique ou pas lorsqu’on arrivera au bout du processus. Vous l’avez rappelé, c’est pour le moment un accord intérimaire. Mais les avancées sont considérables."

  • République centrafricaine - Tribune du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, dans le quotidien « Le Figaro » (Paris, 25/11/2013)

    "La France, avec l’Union africaine, a fait de la mobilisation internationale en faveur de la République centrafricaine une priorité. Il s’agit, tout en évitant les erreurs du passé, de prévenir une situation dramatique et d’accompagner les Centrafricains et leurs partenaires africains dans leurs efforts pour la République centrafricaine. Nous ne voulons pas, demain, payer et subir le prix, beaucoup plus lourd, de l’inaction. La France sera au rendez-vous. Dans le respect du droit et avec ses partenaires, notamment européens, elle agira afin que, un an après le déclenchement de la rébellion, la République centrafricaine puisse reprendre espoir"

  • Iran - Entretien du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, avec « Europe1 » (25 novembre 2013)

    " Il y a deux termes fondamentaux pour comprendre ce qui est en train de se passer et la position de la France, c’est, en permanence, « avancée » et « vigilance ». Quand on regarde l’accord qui a été signé - qui est un premier accord -, ce sont ces deux termes qui sont importants. Avancée, parce ce que c’est en effet une avancée considérable ; et vigilance parce qu’on n’est pas au bout du processus, ce n’est qu’une première étape. Il va falloir à chaque instant contrôler l’avancée de ce processus."

  • Iran - Déclaration de Laurent Fabius (Genève, 24 novembre 2013)

    "Après des années de blocage, l’accord de Genève que nous venons de signer sur le nucléaire iranien est une avancée importante pour la sécurité et pour la paix. Cet accord confirme le droit de l’Iran à l’énergie nucléaire civil, mais il exclut totalement la possibilité d’accès au nucléaire militaire."

  • Conférence sur le climat - Conférence de presse du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius (Varsovie, 22 novembre 2013)

    "Nous avons voulu avec mes deux collègues et amis, Philippe Martin et Pascal Canfin, tenir un point de presse immédiatement après que la COP ait désigné la France pour accueillir, en 2015, la COP 21. Nous sommes heureux de cette désignation. C’est une grande responsabilité. Nous prenons cette responsabilité avec plaisir. C’est un acte très militant, de la part de la France, pour l’environnement et pour la lutte contre le dérèglement climatique. Nous prenons également cette désignation avec esprit de responsabilité parce que nous savons que c’est très difficile. Mais nous pensons que c’est une nécessité, compte tenu à la fois de l’importance de ces problèmes et aussi de ce que représente la France."

  • Entretien du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avec « France 2 » - Extraits (Paris, 21 novembre 2013)

    "Nous avons une négociation sur cette grande question qu’est le nucléaire iranien. La position de la France est tout à fait simple : le nucléaire civil, c’est-à-dire l’énergie nucléaire civile, l’Iran a parfaitement le droit de l’utiliser mais la bombe atomique non. Notre position est rejointe par les autres membres permanents du conseil de sécurité, c’est-à-dire les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la Chine et l’Allemagne. C’est cette position commune, après l’avoir élaborée - et la France y a bien sûr contribué -, que nous défendons à Genève. J’espère que les Iraniens finiront par accepter cette position qui est sage."

  • Iran - Philippines - Otages - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (11 novembre 2013)

    "C’est une tragédie, un drame absolument épouvantable. On parle de 10.000 morts mais peut-être malheureusement plus et d’abord il faut envoyer une pensée de solidarité à tous ceux qui sont là-bas. Concrètement, nous avons décidé d’envoyer 10 tonnes de fret qui partent ce matin : des tentes, des moyens de s’abriter, etc. Deux PC de crise ont été installés : l’un au Quai d’Orsay et j’ai demandé à notre ambassadeur à Manille d’installer un PC de crise, ce qui est fait. "

  • Iran - Otages - Entretien de Laurent Fabius avec France Inter (9 novembre 2013)

    "Nous voulons un accord. Simplement, pendant des années, l’Iran a développé un programme nucléaire dont nous suspectons qu’il soit militaire, à finalité militaire. Or, autant on accepte parfaitement que l’Iran utilise l’énergie nucléaire civile, autant on ne peut accepter qu’il possède la bombe atomique, parce que ce serait extraordinairement dangereux pour toute la région et plus généralement. Donc on est en train de discuter de cela et il y a eu des avancées. Il y avait un texte initial que nous, nous n’acceptons pas parce qu’il y a quelques points – et j’y reviendrai – qui ne sont pas satisfaisants. On est en train de discuter de ça, on a un peu avancé mais à l’heure où je parle, je ne peux pas dire que j’ai la certitude qu’on puisse conclure"

  • Libération des otages français - Niger - Entretien du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, avec « BFM » (Niamey, 29 octobre 2013)

    " Nous sommes extrêmement heureux parce que c’est quand même un calvaire de plus de trois ans. Imaginez ce que cela veut dire, trois années dans des conditions extrêmement difficiles. Nous sommes vraiment très heureux. Je voudrais souligner le rôle tout à fait déterminant qu’a joué M. Mahamadou Issoufou, le président du Niger. Vous savez qu’ils ont été enlevés au Niger, ils ont ensuite été emmenés au Mali. Il y a eu plusieurs tentatives de libération. Finalement, c’est cette tentative-là qui a permis d’atteindre ce résultat. Je pense que les familles sont très heureuses, et nous aussi, que ce calvaire se termine enfin."

  • Immigration - Propos à la presse du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, à l’issue du Forum économique 5+5 (Barcelone, 23/10/2013)

    "Si l’on veut résoudre des questions très graves comme ce que vous voyez actuellement à Lampedusa ou des questions de sécurité et de développement, il faut à la fois que nous ayons ce contact politique et en même temps que nous ayons ce mouvement d’affaires qui se développe entre le nord et le sud de la Méditerranée. Il va y avoir demain une série de propositions faites pour essayer de résoudre cette question terrible des gens qui se noient dans la Méditerranée. La Méditerranée est devenue une espèce de cimetière à ciel ouvert, ce qui est dramatique. L’idée est de prendre le problème du début à la fin. Le début c’est le développement. Les personnes qui viennent du continent africain jusqu’en Europe ne le font pas par plaisir."

  • République centrafricaine - Conférence de presse de Laurent Fabius (Bangui, 13 octobre 2013)

    "Au Mali, il s’agissait de libérer un pays du terrorisme. En Centrafrique, il s’agit d’aider les Centrafricains à reconstruire leur pays et leur État. J’ai effectivement rencontré les autorités de transition et aussi les autorités religieuses. J’ai effectué une visite, trop rapide mais très impressionnante, auprès d’une unité de pédiatrie qui fait un travail remarquable. Je vais aussi m’entretenir avec nos propres militaires et, de tout ceci, je retire quelques conclusions pour répondre à votre question."

  • République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Bangui, 13 octobre 2013)

    "La situation ici en Centrafrique est effrayante. Pour vous donner une idée : il y n’a que sept chirurgiens pour une population de cinq millions d’habitants. Nous avons décidé, nous les Français, de relever le défi avec les Européens, avec la communauté internationale. Il faut agir pour rétablir la sécurité. Cela passe par la dissolution d’une milice, la Seleka, ainsi que par l’intervention des pays africains de la région, avec le soutien de la France."

  • Iran - Syrie - Centrafrique - États-Unis - UE - Allemagne - Otages - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe1 » (Paris, 6 octobre 2013)

    "Mardi, il y aura une réunion du Conseil des ministres de l’Intérieur. Les Italiens et les Français ont demandé que le drame de Lampedusa soit porté à l’ordre du jour. La Méditerranée ne peut pas rester un immense cimetière à ciel ouvert, ce n’est pas possible. Le Pape s’est exprimé avec une grande force ; c’est une honte. Il faut agir et beaucoup mieux qu’on ne l’a fait jusqu’ici. Cela veut dire qu’il faut davantage de développement, de contrôles, de sanctions. Les gens qui viennent sur nos côtes et sur les côtes de l’Europe ne viennent pas par plaisir ; ils sont chassés par la misère, par des régimes politiques abjects et il faut donc absolument aider le développement de ces pays. Il y a quelques pays qui ont réussi : l’Espagne par exemple, qui a beaucoup moins de migrants venant de l’extérieur qu’avant, a fait des choses très positives en liaison avec le Maroc."

  • Syrie – Remarques à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères (27 septembre 2013)

    En même temps, il faut avoir à l’esprit que cette résolution, pour positive qu’elle soit, ne résout pas toute la question. Aujourd’hui même, ce soir même, demain malheureusement encore, il va y avoir des massacres en Syrie et le drame humanitaire continue. C’est la raison pour laquelle il faut non seulement, comme nous l’avons fait, voter, il faut non seulement appliquer ce vote, mais il faut aller plus loin et entamer ce processus politique que nous appelons de nos vœux.

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Canal plus » (Paris, 18 septembre 2013)

    "Q - Vous revenez de Moscou où vous avez rencontré votre homologue russe. Ma première question est simple : êtes-vous optimiste ?
    R - Sur la Syrie, pas tellement parce que c’est une tragédie épouvantable. Cela fait deux ans que cela dure. Il y a déjà 120.000 morts, 7 millions de personnes déplacées ou réfugiées. On essaie de trouver une solution. Pour le moment, on n’en a pas."

  • Otages - Entretien de Laurent Fabius avec « Canal plus » (Paris, 18 septembre 2013)

    "J’ai reçu effectivement les familles et je comprends tout à fait leur situation, qui est effrayante. Cela fait maintenant trois ans que leurs proches ont été enlevés. Il y a eu des phases où on avait de l’espérance et des phases de recul. Ce qu’on a pu leur dire et c’est l’essentiel, c’est que les otages sont en vie. Il y a des discussions qui sont engagées avec les preneurs d’otages. Mais pour le moment, ces discussions…"

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 16 septembre 2013)

    "D’abord, cela confirme l’emploi massif de gaz sarin. Ensuite, quand on regarde précisément les données, les quantités de gaz toxique qui ont été utilisées, la complexité des mélanges, la nature et la trajectoire des vecteurs, tout cela ne laisse absolument aucun doute sur l’origine de l’attaque."

  • Syrie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius avec ses homologues américain et britannique - Propos de M. Fabius (Paris, 16 septembre 2013)

    "Ce qui importe maintenant, c’est que cet accord soit rapidement mis en oeuvre pour éliminer une fois pour toutes la menace chimique que le régime syrien fait peser sur sa propre population et sur ses voisins. Nous voulons très vite des actes concrets et vérifiables, en gardant à l’esprit que toutes les options doivent rester sur la table si les déclarations ne sont pas suivies d’effet sur le terrain. C’est pourquoi ce que l’on appelle le P3, c’est-à-dire les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, nous voulons obtenir du conseil de sécurité des Nations unies, dans les jours prochains, une résolution forte."

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 12 septembre 2013)

    "Il faut donc que la pression soit extrêmement ferme pour qu’il y ait à Genève une discussion entre d’une part, les envoyés de M. Bachar Al-Assad et, de l’autre, non pas les terroristes avec lesquels nous n’accepterons jamais de discuter mais la partie des résistants qui sont une partie modérée de l’opposition, ce que l’on appelle la Coalition nationale syrienne. La diplomatie française va dans ce sens. C’est évidemment extrêmement difficile mais je pense que cela doit être la solution responsable pour parvenir à sortir de la guerre."

  • Syrie - Conférence de presse de Laurent Fabius (10 septembre 2013)

    "Depuis le massacre chimique de Damas le 21 août, nous avons poursuivi sans cesse deux objectifs, la sanction des responsables et la dissuasion pour qu’ils ne puissent pas recommencer. Notre attitude de fermeté réfléchie nous a permis de recevoir le soutien d’un nombre grandissant d’États et d’infléchir certaines positions. Hier, le ministre des affaires étrangères russe a fait un pas en ce sens, appelant je cite : « les dirigeants syriens à non seulement accepter de placer sous contrôle international leur stock d’armes chimiques et ensuite à le détruire, mais aussi à rejoindre pleinement l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. »"

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 10 septembre 2013)

    Q - Cette nuit, à la demande du président de la République, vous avez exprimé un oui conditionnel à la démarche russo-syrienne. La France reste-t-elle sceptique ou fait-elle confiance à ceux qui ont fait cette proposition ?
    R - Cette proposition, nous l’accueillons à la fois avec intérêt et avec prudence. Intérêt, parce que c’est la première fois qu’il y a cette ouverture et cela peut permettre peut-être de trouver une piste de solution ; prudence, d’abord parce que c’est un revirement quand même brusque et ensuite, parce que, pratiquement, c’est quand même très difficile à organiser, à appliquer.

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 3 » - extraits (Paris, 8 septembre 2013)

    " Personne n’est pour la guerre, mais la question qui se pose est celle-ci : si on veut aboutir à une négociation politique, est-ce que M. Bachar Al-Assad va accepter, si rien ne se passe ? Évidemment non ! Il faut qu’il y ait une réponse, puisqu’il a gazé 1.500 personnes de son peuple. Donc la guerre, bien sûr que non. Mais en revanche, il faut qu’il y ait une réponse très ferme pour pousser à la négociation politique."

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 5 septembre 2013)

    "La position de la France, c’est à la fois la sanction et la négociation. Nous avons la conviction que s’il n’y a pas de sanction à l’égard de monsieur Bachar Al-Assad, il n’y aura pas de négociations. Imaginez-vous, s’il n’y a pas de sanction, que M. Bachar Al-Assad va venir à Genève, ou ailleurs, pour discuter de la façon dont il va se dessaisir de son pouvoir ? On rêve. Donc il faut une sanction, parce que la légalité internationale a été violée, mais il faut la négociation, car la solution sera politique."

  • Déplacement au Vietnam - Droits de l’Homme - Entretien de Laurent Fabius avec « RFI » (Hanoi, 5 août 2013)

    "La France est très attachée aux droits de l’Homme à travers le monde. Il est vrai qu’il y a là un problème spécifique qui concerne les blogueurs. Un décret qui menace de sanctions lourdes les blogueurs qui diffusent un certain nombre de messages vient en effet d’être pris ; certains d’entre eux ont été condamnés. J’ai fait part de ce qu’on appelle, en termes diplomatiques, notre préoccupation. Ce qui veut dire que nous n’avons pas du tout la même approche."

R - S’agissant des élections au Mali, nous ne disposons pas encore des résultats officiels au moment où je vous parle. Ce sera aux autorités maliennes, de les rendre publics. Nous disposons cependant de quelques informations. Premièrement, ces élections se sont déroulées dans le calme. Deuxièmement, la participation électorale a été probablement la plus élevée depuis l’indépendance du Mali. C’est donc, pour les Maliens eux-mêmes, un succès considérable ainsi que pour la communauté internationale qui les a soutenus."

R - Le 14 juillet, lors de notre fête nationale, j’ai voulu marquer l’amitié franco-mexicaine. Vous savez que cette amitié a été un peu empêchée au cours de ces dernières années parce qu’il y a eu des problèmes sur lesquels je ne vais pas revenir. Le président mexicain et le président français ont décidé de relancer cette amitié. L’année prochaine, le président Hollande viendra en visite ici au Mexique, le président mexicain est venu à la fin de l’année dernière en France et moi-même, avec beaucoup d’hommes d’affaires, je suis ici pour relancer nos relations."

Rien de grand ne s’est accompli en France sans culture. La diplomatie et l’action extérieure n’échappent pas à cette règle. La France est forte et respectée quand elle porte ses valeurs, son patrimoine, sa créativité. La culture représente un de nos principaux atouts, notre héritage et une part de notre avenir."

  • Mali - Élections - Entretien de Laurent Fabius avec « RFI » (Paris, 10 juillet 2013)

    "Les Maliens qui sont inscrits voteront. Vous avez des personnes déplacées qui se trouvent à l’intérieur du Mali ; ces personnes, selon des conditions pratiques qui ont été définies, vont pouvoir voter. Il y a des personnes dans des camps et à l’extérieur, dans un certain nombre de pays : on peut penser notamment au Niger. Pour l’élection présidentielle, ces personnes-là pourront voter. En liaison avec ces pays, des dispositions sont prises pour organiser, à côté de ces camps, les éléments pratiques pour qu’ils puissent le faire. Ils voteront comme ils voudront mais ils voteront."

  • Syrie/Situation à Homs - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 8 juillet 2013)

    "La France exprime son indignation devant la poursuite des bombardements massifs sur la ville martyre de Homs. Nous condamnons avec la plus grande force l’utilisation indiscriminée, par le régime syrien, de l’ensemble des moyens militaires à sa disposition, pour frapper massivement une population civile otage des combats. La France souhaite que ces crimes ne restent pas impunis."

  • Conseils aux voyageurs - dispositif Ariane - Conférence de presse de Laurent Fabius (Paris, 21/06/2013)

    "Nous sommes dans un monde où les problèmes de sécurité existent et les gens, avant de se déplacer, souhaitent être bien informés. Nous sommes évidemment ceux qui avons le plus d’éléments mais cela ne veut pas dire du tout, j’insiste, que les Français ne doivent pas aller à l’extérieur. Quand on a la possibilité de voyager, c’est magnifique mais il faut avoir tous les éléments en sa possession et il y a évidemment un rapport entre les deux dispositions - Conseils aux voyageurs et Ariane - car si on est inscrit sur Ariane, cela permet de voyager avec d’autant plus de sécurité. On est d’un côté informé par les « Conseils aux voyageurs » et on peut être directement sensibilisé et alerté par Ariane. Et comme formalité, tout cela ne demande que deux minutes, ce n’est rien du tout."

  • Syrie - Déclaration à la presse de Laurent Fabius (Madrid, 12 juin 2013)

    "Concernant la Syrie, je me suis entretenu hier avec mon homologue américain, John Kerry. Les États-Unis sont en train de réfléchir à leur attitude en général. Je ne sais pas s’ils décideront la levée de l’embargo, mais il est vrai que la situation sur le terrain se détériore. La ville d’Alep risque d’être menacée et il y a, d’autre part, les preuves que la France a apportées en matière d’armes chimiques. Chacun doit évidemment prendre cela en considération."

  • Syrie - Mali - Turquie - Otages français - Réchauffement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (12 juin 2013)

    "Il faut qu’il y ait un rééquilibrage. Au cours des derniers jours, des dernières semaines, les troupes de Bachar Al-Assad et surtout le Hezbollah et les Iraniens, avec les armes russes, ont repris un terrain considérable. Il faut que l’on puisse arrêter cette progression avant Alep, la prochaine cible du Hezbollah et des Iraniens. Il faut l’arrêter parce qu’il n’y aura pas de conférence de la paix à Genève sans rééquilibrage sur le terrain ; l’opposition n’acceptera pas d’y participer. Or il faut qu’il y ait une solution politique."

  • Syrie/Armes chimiques - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 4 juin 2013)

    "Nous n’avons aucun doute sur le fait que des gaz ont été utilisés. Pourquoi ? D’une part, parce que vos collègues du Monde - qu’il faut féliciter- nous ont remis des échantillons que nous avons fait analyser. D’autre part, dans une autre circonstance, nous avons remonté toute la chaîne et nous avons également fait analyser les autres échantillons. La conclusion du laboratoire est claire : il y a du gaz sarin."

  • Syrie – Armes chimiques - Déclaration de Laurent Fabius (4 juin 2013)

    "Les analyses démontrent la présence de sarin dans les échantillons en notre possession. Au regard de ces éléments, la France a désormais la certitude que le gaz sarin a été utilisé en Syrie à plusieurs reprises et de façon localisée. Nous avons décidé de communiquer aussitôt à la mission compétente des Nations unies et publiquement les éléments en notre possession. Il serait inacceptable que les coupables de ces crimes puissent bénéficier de l’impunité."

  • Mali - Libye - Syrie - Iran - Turquie - Tunisie - États-Unis - UE - Entretien de Laurent Fabius avec « ITélé » et « Europe1 » (Paris, 2 juin 2013)

    "Je pense qu’on ne peut pas comparer les situations, mais ce qui se passe en Turquie est effectivement très préoccupant. Au départ, c’est un conflit d’urbanisme, le pouvoir de M. Erdogan voulait raser 600 arbres et construire à la place une caserne. Et puis la réaction de la population a été forte, il y a eu des affrontements extrêmement violents et beaucoup de blessés. La position de la France est de demander qu’on fasse preuve de retenue et qu’on aille vers l’apaisement ; c’est d’ailleurs aussi la position qu’a prise le président turc, M. Gül. Mais je ne pense pas pour autant qu’on puisse comparer cela trop rapidement avec d’autres situations."

Ensuite, nous voulons évidemment que les combattants, les résistants puissent disposer des moyens armés pour résister à toutes les attaques du régime de Bachar Al-Assad. Ceci est un deuxième aspect.

Troisièmement, si des armes peuvent être livrées, il faut qu’elles puissent être contrôlées."

  • Syrie/Liban/Iran - Entretien de Laurent Fabius avec divers médias (Paris, 27 mai 2013)

    "La branche armée du Hezbollah est impliquée dans toute une série d’exactions commises à l’étranger. Vous savez d’autre part que le Hezbollah lui-même a déclaré intervenir - et il le fait massivement - dans le conflit syrien. Et puis, il y a d’autres éléments qui conduisent la France à considérer que la branche armée du Hezbollah doit être mise sur la liste des Européens, au titre de ce que l’on appelle les organisations terroristes."

  • Syrie - Point de presse de Laurent Fabius avant à la réunion ministérielle des Amis du peuple syrien (Amman, 22 mai 2013)

    "La France est présente à cette réunion avec deux idées principales. La première, c’est que la réaffirmation de notre soutien plein et entier à la coalition nationale syrienne. La deuxième idée, notre soutien à la perspective d’une conférence à Genève, à condition que le succès puisse être au rendez-vous, ce qui signifie un certain nombre de choses en termes de participation et en termes d’ordre du jour. Il n’est pas question d’aller à Genève si c’est pour échouer. Ce serait une grande déception, donc il y a des conditions à réunir et nous allons en discuter ce soir."

  • Tunisie - Mali - Conférence de presse de Laurent Fabius (Tunis, 14 mai 2013)

    "Le message que je suis venu porter à mes amis tunisiens est un message d’amitié, un message de confiance et un message de solidarité. L’amitié, c’est tout simplement le lien qui existe entre le peuple tunisien et le peuple français. Ce n’est pas inutile de rappeler que pour nous les Tunisiens sont des amis, des proches. Et beaucoup de choses, dans un monde qui est dur, sont liées à l’amitié."

  • Tunisie - Mali - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » - extraits (Tunis, 14 mai 2013)

    "Sur le plan économique, bien sûr la Tunisie a subi le contrecoup d’un certain nombre d’événements, mais il y a cette année une croissance en Tunisie de 3,5 %. Même si ce n’est pas suffisant, ce n’est pas une croissance nulle. Et puis, il y a un processus de transition démocratique. Les Tunisiens sont en train de mettre au point une constitution qui devrait être adoptée d’ici quelques semaines. Des élections sont prévues d’ici la fin de l’année. Bien sûr, ce n’est pas facile."

  • Mali/Conférence des donateurs - Point de presse de Laurent Fabius (Bruxelles, 15 mai 2013)

    "Les Maliens, en concertation avec les bailleurs de fonds, ont chiffré à environ 4 milliards d’euros le budget nécessaire au développement des services, des infrastructures et de l’économie au cours des deux prochaines années. La moitié de cette somme sera financée par les ressources des Maliens eux-mêmes. Pour l’autre moitié, ils sollicitent l’aide de la communauté internationale. L’enjeu de la conférence de Bruxelles est donc d’obtenir des engagements à la hauteur des besoins sous la forme de dons et de prêts."

  • Japon - Déclaration de Laurent Fabius (Tokyo, 7 mai 2013)

    "Mon déplacement aujourd’hui avait deux objets. D’une part, prendre un contact direct avec à la fois le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères, ce qui a été possible grâce à eux, et puis préparer la visite du président français. Et bien, je pense que les deux objectifs sont remplis et je me réjouis d’être à nouveau avec vous au début du mois de juin."

  • Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien Le Monde (9 mai 2013)

    "La tragédie syrienne, si elle se poursuit, peut être la pire catastrophe humanitaire et politique de ce début de siècle. Les morts, les blessés, les déplacés, les réfugiés se chiffrent par centaines de milliers en Syrie ou dans les pays voisins. Si on ne porte pas un coup d’arrêt au conflit, c’est l’éclatement du pays qui se profile, l’ultra-radicalisation sectaire des deux camps, la déstabilisation de toutes les composantes de cette zone déjà éruptive. Le chaudron syrien constitue, avec le nucléaire iranien – et d’ailleurs les deux sont liés –, la plus grande menace actuelle contre la paix."

  • Afrique-Mali-Otages-Libye-Tunisie-Algérie-Maroc- Israël/Territoires palestiniens - Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire « Jeune Afrique » - extraits (Paris, 28 avril 2013)

    "Quelques heures après l’attentat, je me suis rendu à Tripoli pour apporter le soutien du gouvernement aux deux gendarmes français blessés et pour organiser, avec nos diplomates et les autorités libyennes, le renforcement de la sécurité de nos implantations. L’attentat n’a à ce jour fait l’objet d’aucune revendication, mais une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris, qui doit permettre, en liaison avec les autorités libyennes, de faire la lumière sur les circonstances de cet acte lâche et odieux et identifier ses auteurs. En s’attaquant à notre ambassade de France, ces derniers ont voulu s’en prendre non seulement à la France, mais aussi à l’amitié entre les peuples libyen et français et, d’une façon plus large, à tous ceux qui luttent contre le terrorisme, partout dans le monde. Ils devront rendre des comptes."

  • Adoption de la résolution 2100 - Déclaration de Laurent Fabius (25 avril 2013)

    "La résolution 2100 marque une étape importante. Elle s’inscrit dans une approche globale souhaitée par la France qui inclut la stabilisation et le retour à la sécurité, l’accompagnement de la transition politique et l’aide à la reconstruction et au développement du Mali. Le déploiement des casques bleus sur le terrain débutera en juillet prochain. Il viendra appuyer les efforts en faveur du dialogue et de la réconciliation, indispensables au bon déroulement des élections."

  • Libération des otages au Cameroun - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 19 avril 2013)

    "Cela fait deux mois que nos compatriotes ont été pris en otage. Nous nous sommes immédiatement mobilisés, je me suis déplacé voir le président du Cameroun et le président du Nigeria quelques jours après. Ensuite, des contacts ont été noués. Il y a une règle dans toutes ces affaires, c’est l’efficacité et la discrétion. D’ailleurs, les deux choses sont liées et j’ai toujours été un partisan de la discrétion."

  • Mauritanie - Mali - Point de presse de Laurent Fabius (Nouakchott, 15 avril 2013)

    "L’intervention qui a eu lieu a permis de rétablir la sécurité, mais il faut conforter cet élément-là et vous savez sans doute que d’ici quelques jours, l’ONU va décider d’une opération de maintien de la paix qui va permettre d’avoir une force de sécurité très importante au Mali, afin de continuer à sécuriser le pays. Et nos amis mauritaniens envisagent, sous certaines conditions bien sûr, ils les définiront eux-mêmes, de pouvoir participer à cette opération. Mais il y a aussi l’aspect politique, parce qu’il faut que le Mali s’engage dans le dialogue et la réconciliation et aille vers des élections. Nous en avons parlé avec le président mauritanien qui a une analyse très fine des choses et nous partageons vraiment, c’est ce qui m’a frappé dans notre conversation, leur approche. Il faut qu’il y ait un véritable dialogue entre le sud et les populations du nord, pour que chacun se sente à l’aise et qu’un certain nombre de difficultés qui ont existé dans le passé puissent être résorbées. Et puis il y aura des élections qui sont prévues au mois de juillet."

  • Syrie - Mali - Conférence de presse de Laurent Fabius (Strasbourg, 18 avril 2013)

    "Nous avons une réunion à Istanbul samedi soir avec les amis réels de la Syrie, mais je ne cache pas mon inquiétude, parce que si la situation actuelle perdure, avec Bachar Al-Assad qui continue ses exactions, quel est le risque ? C’est qu’on va avoir de plus en plus de morts, de blessés, de réfugiés, et, à la fin, la Syrie risque d’exploser avec, de part et d’autre, les extrémistes qui risquent de l’emporter, ce qui serait catastrophique à la fois pour la Syrie et pour toute la région."

Mes pensées vont aux familles des victimes et aux nombreux blessés.

Face à cet acte lâche et barbare, le peuple américain peut compter sur notre totale solidarité."

  • Pays-Bas - UE - Syrie - ONU - Environnement - Réponses de Laurent Fabius devant les étudiants de l’Université de Leyde - extraits (La Haye, 21 mars 2013)

    "Je crois à la nécessité d’un monde multipolaire. Je crois qu’un monde unipolaire serait extrêmement dangereux et que même un monde bipolaire - on parle parfois de G2 en pensant à la Chine et aux États-Unis - ne correspond pas à un bon équilibre. Au fond, la vision que l’on peut avoir, sans angélisme, c’est celle d’une organisation internationale, les Nations unies, qui doit avoir des capacités de régulation sur l’ensemble du monde. Chaque continent ayant lui-même sa capacité de régulation, que ce soit l’Afrique, l’Asie ou l’Europe. On arriverait là à une vision beaucoup plus équilibrée des choses. C’est d’ailleurs la vision que je développe et je travaille à l’avènement de ce monde multipolaire."

  • Syrie - Propos du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Dublin, 22 mars 2013)

    "La question est la suivante : comment empêcher Bachar Al-Assad de continuer à bombarder et à massacrer la population syrienne. Voilà la question qui est posée. Et donc les Britanniques et les Français souhaitent alimenter la discussion sur une levée de l’embargo pour permettre aux résistants syriens de se défendre étant bien entendu que si l’embargo est levé il faudra que ces armes ne puissent pas tomber dans les mains adverses."

Nous renouvelons à nos compatriotes, avec lesquels notre ambassade est en contact permanent, nos consignes de prudence. Nous leur demandons de rester chez eux. Notre dispositif sur place a été renforcé afin d’assurer leur sécurité."

  • Otages - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM-TV » (Paris, 19 mars 2013)

    "Nous sommes extrêmement déterminés et tous les services français sont mobilisés pour obtenir la libération des otages. En même temps, nous sommes obligés, j’espère que vous le comprendrez, à une extrême discrétion parce que, tout renseignement que nous pourrions donner peut être utilisé par les ravisseurs contre les otages."

  • Syrie - Mali - UE - Otages - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « France 3 » - extraits - (Paris, 17/03/2013)

    "Aujourd’hui, prévaut une situation absolument abominable : on évoque 70.000 morts, certains disent 100.000 morts, plus d’un million de réfugiés, et plusieurs millions de personnes déplacées. Non seulement en Syrie, mais dans les pays voisins : la situation est extrêmement dure. Bachar Al-Assad ne veut pas bouger. Si cela continue comme aujourd’hui, non seulement il va y avoir de plus en plus de morts, mais le risque est que les extrémistes, c’est-à-dire Al-Qaïda, prennent finalement le dessus. Et donc nous nous sommes dit : si on veut arriver à une solution politique, ce qui est nécessaire, il faut faire évoluer la situation militaire sur le terrain et pour ce faire, il faut que les résistants puissent avoir des armes pour lutter contre les avions qui les mitraillent."

  • Syrie - Tribune du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius dans le quotidien « Libération » (Paris, 14/03/2013)

    "Nous devons convaincre nos partenaires, notamment en Europe, que nous n’avons désormais plus d’autre choix que de lever l’embargo sur les armes, en faveur de la coalition. Sur le plan international, la France a été la première à soutenir à chaque étape la cause du peuple syrien. Elle doit l’être également en ce moment charnière. L’embargo européen sur les armes partait d’une idée généreuse : ne pas ajouter des morts aux morts, et des combats aux combats. Mais, aujourd’hui, cet embargo se retourne contre ceux qu’il avait l’ambition de protéger : il ne contraint pas ceux qui livrent des armes au régime Assad et il empêche de soutenir ceux qui luttent légitimement contre lui. Les modalités de cette levée de l’embargo sont à définir en urgence. C’est lorsqu’il mesurera qu’il ne peut survivre par la force des armes que Bachar Al-Assad bougera ou que la situation bougera sans lui."

  • Syrie/Mali/Otages français/Élection du Pape - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « France Info » (Paris, 14/03/2013)

    "La position que nous avons prise avec François Hollande, c’est de demander la levée de l’embargo sur les armes. Pourquoi ? Depuis le début, la France est en pointe pour soutenir la résistance syrienne. On le fait sur le plan humanitaire car il faut les aider. On le fait sur le plan politique en soutenant l’opposition. Vous avez dit vous-même le bilan est absolument épouvantable - il y a plus de 70.000 morts, plus d’un million de réfugiés et la région elle-même est à feu et à sang. On ne peut pas accepter qu’il y ait ce déséquilibre actuel avec, d’un côté, l’Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar et de l’autre, des résistants qui ne peuvent pas se défendre."

  • Mali/TV5 Monde - Intervention du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius - extraits (Paris, 13/03/2013)

    "Je crois qu’il faut bien avoir à l’esprit que quand on parle du Mali, il y a trois actions en permanence : il y a l’action de sécurité - s’il n’y a pas de sécurité, rien n’est pas possible, c’est l’aspect militaire, - il y a l’action démocratique - le dialogue démocratique, la préparation des élections - et puis il y a l’action économique pour le développement. Et il faut avoir tout cela en tête. Nous sommes en train de parler de l’action militaire, sécuritaire, qui a commencé il y a déjà maintenant deux mois. C’est un très grand succès, il faut le dire et il faut dire bravo et notre admiration à toutes les forces qui se sont concentrées sur cette tâche. Elles font un travail absolument admirable"

  • Corée du Nord - Syrie - Mali - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « CNN » - extraits - (Paris, 11/03/2013)

    "Nous sommes clairement en présence d’une réelle catastrophe humanitaire - je veux dire par là un bain de sang - non seulement concernant la Syrie, mais aussi les pays voisins : la Jordanie, le Liban, etc. Nous devons agir sur de très nombreux tableaux à la fois : la dimension humanitaire, la dimension politique, un embargo sur les armes aussi, car la situation est désormais très, très grave. Nous ne pouvons tolérer ce déséquilibre entre le camp de Bachar Al-Assad, qui est soutenu par l’Iran et la Russie, et celui d’en face, avec la Coalition nationale syrienne, qui, elle, est dépourvue de véritables armes en nombre suffisant."

  • Syrie - Conseil affaires étrangères - Déclaration à la presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Bruxelles, 11/03/2013)

    "Nous avons évoqué avec M. Brahimi ce qui pouvait être fait et, en ce qui concerne la France, il est très clair qu’il faut que la communauté internationale augmente son aide matérielle à la Syrie et aux pays voisins. Il est évident aussi, sur le plan politique et diplomatique, qu’il faut utiliser tous les contacts, tous les canaux, et nous le faisons en liaison avec les Américains, les Russes, les Arabes, pour essayer de trouver une solution politique, mais - j’insiste là dessus -, il me paraît évident aussi que la question d’une levée de l’embargo sur les armes se pose de plus en plus, car nous avons un déséquilibre évident entre Bachar Al-Assad, qui reçoit des armes puissantes venues d’Iran et de Russie, et la Coalition nationale qui ne dispose pas de ces mêmes armes."

J’ai confirmé aux familles notre détermination totale pour parvenir à la libération de leurs proches. Je leur ai aussi redit la profonde solidarité des autorités françaises face à leur angoisse dans ce moment si difficile."

  • Kazakhstan - Déclaration de Laurent Fabius (Astana, 1er mars 2013)

    "Nous avons naturellement évoqué toutes les grandes questions internationales qui préoccupent légitimement tant la France que le Kazakhstan. Qu’il s’agisse de l’Afghanistan, de l’Iran, de la Syrie, nous avons constaté une très grande convergence de nos analyses et j’ajouterai, s’agissant notamment de l’Afghanistan, une volonté de coopération active."

Pour nous tous, ces images sont terriblement choquantes. Elles démontrent une cruauté sans limites."

  • Colombie - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec le quotidien colombien « El Tiempo » (Paris, 24/02/2013)

    "Notre partenariat économique est dense et les échanges commerciaux ainsi que les investissements ont augmenté. Cependant, nous pouvons et devons faire davantage, notamment en proposant à l’Amérique latine le savoir-faire des entreprises françaises qui correspond aux besoins de son développement. Je pense en particulier aux transports, aux infrastructures, aux communications, à l’énergie. Il en va de même du partenariat politique. Nous nous consultons beaucoup sur des sujets globaux comme le climat ou la lutte contre le terrorisme. Les années où la Colombie siégeait au Conseil de sécurité des Nations unies ont montré que nous travaillons facilement ensemble. Je souhaite que nous le fassions plus largement. "

  • Panama - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien panaméen « La Prensa » (Paris, 22 février 2013)

    "La France et le Panama, c’est une longue histoire. Bien entendu, il y a eu cette audacieuse entreprise que fut le percement, sous la direction de Ferdinand de Lesseps, du canal. La France a plus tard accompagné la création de l’État panaméen et fut l’un des premiers à le reconnaître. Elle est le seul pays dont la représentation diplomatique au Panama est installée dans le Casco Antiguo. Tous ces symboles témoignent d’une étroite relation, que je suis ici pour développer."

  • Pérou - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien péruvien « La Republica » (Lima, 21 février 2013)

    "Nos deux pays ont toujours eu d’excellentes relations. Au Pérou, la présence française est importante ; réseau des Alliances française, lycée franco-péruvien, organismes de recherche (IRD, IFEA). Je m’en réjouis. Cependant, en dépit d’investissements français significatifs, nos relations économiques restent en deçà de ce qu’elles devraient être. La France n’est que le 22ème partenaire du Pérou, et le Pérou le 76ème pour la France. Il faut renforcer tout cela. Ma visite doit y contribuer."

  • Amérique latine - Tribune de Laurent Fabius dans le quotidien "Le Figaro" (Paris, 20 février 2013)

    L’Amérique latine : un objectif majeur de notre politique étrangère À partir du 21 février, je me rends dans trois pays d’Amérique latine - Colombie, Panama, Pérou - pour travailler à la relance de nos relations avec ce continent. Mon déplacement dans la région, après ceux du président et du premier ministre, a un sens clair : nous voulons un rapprochement durable avec l’Amérique latine, qui constitue désormais un objectif majeur de notre politique étrangère.

  • UE/Conseil affaires étrangères - Point de presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Bruxelles, 18/02/2013)

    "Sur le Mali, notre action a, de nouveau, bénéficié d’un soutien extrêmement fort. D’autre part, le lancement effectif de l’opération de formation par l’Union européenne des troupes maliennes a été décidé et confirmé, ce qui est une bonne chose. Un certain nombre de précisions ont été apportées sur le calendrier et sur la volonté que le dialogue, la réconciliation nationale, aient lieu effectivement au Mali. Ce sont des thèses que nous développons depuis longtemps et nous sommes très satisfaits que l’Union européenne les appuie."

  • Diplomatie économique - Mali - Syrie - Printemps arabes - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Les Échos » (Paris, 13 février 2013)

    "Une clef de voûte de notre prospérité et de notre influence, c’est l’économie. Le ministère des affaires étrangères, présent dans le monde entier, a pour mission sur le long terme de renforcer notre influence, il s’occupe également des crises : dans ces conditions, il aurait été étonnant qu’il ne se préoccupe pas d’économie. J’ai donc assigné comme mission prioritaire à notre réseau, à nos ambassadeurs, de soutenir au maximum notre effort de redressement. Bien sûr, l’administration ne remplace pas les entreprises, mais le Quai d’Orsay doit leur être grand ouvert et les appuyer. C’est ce qu’il fait. Cette action est complémentaire de notre présence internationale politique, éducative, culturelle, scientifique."

  • Iran/Assignation à résidence de MM. Moussavi et Karoubi - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 13 février 2013)

    "La France condamne cette situation intolérable et appelle les autorités iraniennes à honorer leurs engagements internationaux en matière de liberté d’opinion et d’expression, en libérant immédiatement toutes les personnes arbitrairement détenues. Je pense aux défenseurs des droits de l’Homme Nasrin Sotoudeh, Mohammad Ali Dadkhah, Abdolfattah Soltani, parmi tant d’autres, mais aussi aux journalistes qui ont été incarcérés à la fin du mois de janvier."

  • Mali - Tunisie - Égypte - Iran - UE - Libye - Qatar - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » - extraits - (Paris, 10/02/2013)

    "D’abord, nous avons repris - quand je dis « nous », c’est à la fois la France et les pays d’Europe - notre aide au Mali qui avait été interrompue. Nous prévoyons pour le mois d’avril ou de mai une réunion coprésidée à la fois par Bruxelles et par nous-mêmes pour réunir tout ce qui est nécessaire, notamment des fonds en matière de développement. C’est indispensable. Il y aura de même en France une réunion, plus modeste, de toutes les collectivités qui sont en contact avec le Mali. Vous savez que de très nombreuses collectivités françaises travaillent en contact avec le Mali."

  • Mali - Tunisie - UE - Entretien de Laurent Fabius avec « RMC » - extraits - (Paris, 07/02/2013)

    "Les ennemis de la révolution. La révolution, au départ, était une lutte pour la dignité, pour la liberté, et maintenant c’est la violence qui s’installe. Donc, moi, je veux condamner de façon extraordinairement ferme ce qui s’est passé en Tunisie. Il s’agit d’un assassinat politique. Je veux apporter mon soutien et le soutien de la France à ceux qui souhaitent arrêter la violence, et dire qu’on ne peut pas laisser se développer l’obscurantisme et la violence. Donc, les Tunisiens ce sont nos amis, nos frères, nos cousins."

  • Mali - Syrie - Iran - Irak - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Metro » (Paris, 6 février 2013)

    "L’action nécessaire au Mali comporte trois volets : militaire, politique et de développement. S’agissant du volet militaire, une première phase a été menée, très efficace, pour bloquer les groupes terroristes et reconquérir les villes. La France n’a pas vocation à rester durablement au Mali. Ce sont les Africains et les Maliens eux-mêmes qui doivent être les garants de la sécurité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de ce pays. C’est pourquoi nous allons, progressivement, passer le relais à la Misma. Nous-mêmes, nous allons continuer à agir au Nord, où il reste des foyers terroristes. Je pense qu’à partir de mars, si tout se passe comme prévu, le nombre de troupes françaises devrait diminuer."

  • Grèce - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue grec, M. Dimitris Avramopoulos - Propos de M. Fabius (Paris, 04/02/2013)

    "Avec mon collègue et ami Dimitris, nous avons fait le tour de la situation nationale grecque, de la situation régionale et de la situation internationale. Nous avons aussi bien sûr parlé de l’Europe. Comme vous le savez, il y a, à la fin de cette semaine, un important sommet consacré aux perspectives financières. La Grèce va prendre la présidence de l’Union européenne en 2014. Nous avons abordé nos relations bilatérales et insisté en particulier sur la nécessité de développer nos relations économiques. Il y a beaucoup de choses à faire ensemble. Nous avons parlé de la situation internationale, nous avons bien sûr parlé de la Syrie, du Mali."

  • Mali - Syrie - UE - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 04/02/2013)

    "Nous avons fixé trois buts, ils sont très précis : le premier but, c’est de bloquer les terroristes pour qu’ils ne descendent pas au Sud, et puis de les éradiquer ; le deuxième but, c’est de faire en sorte que l’intégrité territoriale du Mali soit restaurée ; et le troisième but, c’est que les résolutions internationales puissent s’appliquer."

  • Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue jordanien, Nasser Joudeh - Propos de M. Fabius - (Paris, 01/02/2013)

    "Tout d’abord je voudrais dire la grande amitié qui existe entre la France et la Jordanie. Nous travaillons ensemble, nous avons un partenariat excellent et nous apprécions beaucoup les positions prises par la Jordanie sur différents sujets. Nous connaissons en même temps les difficultés rencontrées par ce pays dans le contexte régional. C’est un plaisir et un honneur pour moi de recevoir le ministre des affaires étrangères de Jordanie et je lui ai demandé de transmettre à sa Majesté le Roi le témoignage de notre estime et de notre amitié."

  • Syrie - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et des représentants de la Coalition nationale syrienne - Propos de M. Fabius (Paris, 28/01/2013)

    "Je suis entouré des vice-présidents de cette Coalition, que la France a été la première à reconnaître et que beaucoup d’autres pays ont reconnu, notamment à la suite de la conférence de Marrakech. Cette conférence a un but concret. Bachar Al-Assad continue, tous les jours, d’assassiner son peuple. Nous en sommes à plus de 60.000 morts avec beaucoup de personnes déplacées et de réfugiés dans les pays voisins. La communauté internationale doit donner les moyens à la Coalition nationale syrienne d’agir en soutien du peuple syrien. Cela passe par des fonds, des aides de toutes sortes. Des promesses ont été faites, certaines ont été honorées, d’autres pas encore. Et donc l’objet de cette réunion très concrète, à laquelle assiste plus de 50 pays, c’est de donner les moyens à la Coalition pour qu’elle exerce sa mission qui est d’aider le peuple syrien, de préparer l’alternance et de travailler pour une Syrie libre et démocratique."

  • Mali - Syrie - Égypte - Entretien de Laurent Fabius avec « France2 » (Paris, 28/01/2013)

    "La France a le soutien de la communauté internationale, des Nations unies, maintenant des Américains, des Européens. Sur le terrain, la France était la seule à pouvoir intervenir très rapidement, concrètement, avec ses forces militaires. Le mérite du président de la République a été de décider l’intervention en quelques heures. Sinon, je vous le répète, il n’y aurait plus de Mali."

  • Libération de Florence Cassez - Déclaration de Laurent Fabius (Roissy, 24/01/2013)

    "Je veux dire à Florence à quel point nous sommes fiers et heureux de l’avoir parmi nous. Je remercie tous les gens qui, au Mexique, en France et ailleurs se sont mobilisés pour elle durant toutes ces années. Je veux ajouter un mot pour les juges qui ont rendu ce jugement. Cela veut dire qu’il y a des juges qui sont très courageux et qui ont agi en toute indépendance."

  • Mali - Sommet de la CEDEAO - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Abidjan, 19 janvier 2013)

    "Le président de la Côte d’Ivoire M. Ouattara, qui préside également la CEDEAO, a convoqué ce sommet d’urgence. Son objectif est de préparer le déploiement de la MISMA, la mission internationale de soutien au Mali. Les militaires africains sont là pour l’organiser et pour faire en sorte qu’ils puissent arriver sur place très rapidement. Certains sont déjà arrivés. À présent, a commencé la reconquête du Mali."

Ces dernières concernent essentiellement la reconstruction urgente de l’armée malienne. L’Europe avait envisagé le principe, il y a déjà quelques mois, d’y contribuer en fournissant l’aide en hommes nécessaire. Mais, en raison de l’urgence, sur laquelle nous avons insisté, il a été décidé de passer immédiatement à l’acte."

  • Entretien avec la presse de Laurent Fabius (Bruxelles, 17 janvier 2013)

    "Concernant notre réunion d’aujourd’hui, j’ai souhaité que nous ayons cette réunion des ministres européens pour parler du Mali, en présence du ministre des affaires étrangères du Mali. Bien évidemment, la France est un précurseur mais il est normal que la solidarité européenne s’exprime."

  • Mali - Conférence de presse de Laurent Fabius (11 janvier 2013)

    "Cela fait maintenant plusieurs mois que nous attirons l’attention du monde entier sur la gravité de la situation du Mali. Se sont installés en effet au nord du Mali, comme vous le savez, des groupes terroristes et criminels qui non seulement ont porté atteinte à l’intégrité du Mali mais de plus, compte tenu des armements puissants dont ils disposent, des ressources financières, de leur idéologie et de leurs pratiques effrayantes, menacent le Mali, les pays voisins, l’ensemble de l’Afrique et l’Europe. Ce sont des groupes terroristes et criminels."

  • Italie - Point de presse informel de Laurent Fabius (Rome, 21 décembre 2012)

    "Ce que je constate à ce sujet, en discutant avec Pier-Luigi Bersani, c’est que nous sommes tout à fait d’accord sur les orientations que pourrait avoir l’Europe. Il faut concilier le sérieux budgétaire avec, dans le même temps, la nécessité d’une relance de la croissance, ainsi que les dimensions sociale et environnementale. De ce point de vue-là, je pense que le travail qu’ont commencé à réaliser ensemble la France et l’Italie doit être continué et amplifié dans la période qui vient, c’est manifeste dans nos conversations."

  • Syrie - 4e Réunion des amis du peuple syrien - Conférence de presse de Laurent Fabius (Marrakech, 12/12/2012)

    "Il y a un point sur lequel beaucoup d’entre nous ont insisté, moi le premier - et le président de la coalition l’a dit - que la coalition respecte et respectera toutes les communautés syriennes et toutes les minorités. Vous savez Bachar Al-Assad va faire courir le bruit que si son régime tombe - et ce sera le cas bientôt - il y aura des communautés, on pense aux alaouites et aux chrétiens, qui seront menacées. C’est exactement le contraire. La coalition s’est engagée à ce que dans la Syrie de demain toutes les communautés soient respectées."

D’une part, lancer la deuxième période de l’engagement de Kyoto et mettre sur les bons rails ce qu’on appelle la plate-forme de Durban, enfin la négociation de l’instrument universel contraignant de 2015. Des discussions se déroulent en ce moment comme c’est toujours le cas dans ce genre de conférence. Nous espérons parvenir à un résultat positif ; nous y travaillons avec, en particulier, mes deux collègues et amis.

Le deuxième objectif - je l’ai confirmé officiellement -, c’est la proposition qu’avait faite le président français en disant que nous étions disponibles pour accueillir en 2015 la conférence des parties. Bien évidemment, nous allons voir quelle est la réaction des uns et des autres mais, dans la mesure où il apparaît que nous sommes les seuls candidats, cela facilite le choix."

  • Climat/Égypte/Syrie /Qatar - Rencontre avec la presse française de Laurent Fabius (Doha, 06/12/2012)

    "Le premier objectif de mon voyage était de participer à la conférence sur le climat avec Mme Delphine Batho, ministre de l’environnement, et Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement. J’ai confirmé notre disponibilité à accueillir la Conférence sur le climat en 2015 qui sera une conférence importante. Ce déplacement m’a aussi donné l’occasion de voir un certain nombre d’autres ministres importants américain, brésilien, sud africain ou péruvien notamment. "

  • Climat/Qatar - Allocution de Laurent Fabius devant la communauté française (Doha, 06/12/2012)

    "Notre disponibilité pour accueillir cette conférence se fait dans la mesure où nous sommes le seul candidat. Est-ce un risque ou est-ce une chance ? En tout cas, c’est une occasion historique que nous voulions saisir parce la question du climat est tellement importante qu’il était nécessaire que la France et l’Europe fassent le maximum pour essayer d’avancer."

  • OTAN/Réunion des ministres des affaires étrangères - Conférence de presse de Laurent Fabius (Bruxelles, 04/12/2012)

    "Nous sommes six mois après le sommet de Chicago de mai et cette réunion ministérielle visait à faire le point sur un certain nombre de progrès accomplis dans la mise en oeuvre des décisions qui avaient été prises alors. Nous avons d’abord, à l’heure du déjeuner, évoqué en présence du ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov les relations entre l’Otan et la Russie. La discussion a été intéressante, parce que la Russie est un partenaire important de l’Alliance dans de nombreux domaines, par exemple sur l’Afghanistan, la lutte contre la piraterie et la lutte contre le terrorisme. La position de la France, est d’essayer de développer ce partenariat avec l’Alliance, En 2013, c’est-à-dire l’année prochaine, nous espérons aussi que nous pourrons avancer sur la coopération dans le domaine de la défense anti-missile sur des bases nouvelles."

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Le Parisien » - Paris, 5 décembre 2012

    "L’opposition syrienne est maintenant rassemblée au sein d’une coalition que la France a été la première à reconnaître comme le seul représentant légitime du peuple syrien. L’embargo sur les armes, qui interdit toute livraison sur le territoire syrien, s’impose aujourd’hui à l’ensemble des États européens. Mais cette coalition souhaite pouvoir se défendre contre les attaques du régime, surtout venant de l’aviation qui largue des bombes au TNT sur des villages, des villes, des hôpitaux. C’est la question que nous avons soulevée auprès de nos partenaires européens et on ne peut pas y échapper"

  • La France et l’OTAN - Tribune de Laurent Fabius (International Herald Tribune - 5 décembre 2012)

    "la France est un allié exerçant sa responsabilité de membre fondateur, engagé au service de valeurs communes, mais qui n’hésite pas, si nécessaire, à faire valoir loyalement ses différences. Cette position est conforme à celle que nous avions défendue notamment lors du débat de 2009 sur la réintégration de la France dans le commandement intégré : allié oui, aligné non."

  • Israël/Gaza - Syrie - Mali - Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec BFM TV/RMC - extraits - Paris, 22 novembre 2012

    "Sur le nucléaire, les choses se présentent ainsi. La dissémination nucléaire est un grave danger et l’Agence internationale de l’énergie atomique a établi que l’Iran avait accumulé un nombre de centrifugeuses au-delà de seuil qui était nécessaire pour produire de l’énergie civile nucléaire. On admet tout à fait que l’Iran, qui est un grand peuple, puisse posséder de l’énergie civile nucléaire. Mais nous ne voulons pas, quand je dis nous, ce sont les Russes, les Chinois, les États-Unis, les Anglais, les Français, les Allemands, enfin la communauté internationale, que l’Iran ait l’arme nucléaire. Donc il y a des négociations qui ont lieu et dans le même temps il y a des sanctions…"

R - Il faut bien comprendre ce qui se passe. Nous devons aider le Mali et le Sahel parce que le terrorisme qui s’y est installé menace l’Afrique et nous concerne directement aussi. Dès la frontière du Mali franchie, vous êtes en pays limitrophe de la Méditerranée. A la suite du conflit libyen, des groupes terroristes se sont en effet installés au nord du Mali avec beaucoup d’armes et beaucoup d’argent provenant des trafics de drogue et des rançons liées aux otages. Ils menacent non seulement le Mali et les pays d’Afrique voisins, mais l’Europe elle-même : France, Allemagne, Grande-Bretagne etc. C’est pourquoi l’Europe ne peut pas s’en désintéresser.

  • Israël/Gaza - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Tel-Aviv, 18 novembre 2012)

    "Les responsabilités sont partagées. Selon que l’on parle aux Palestiniens ou aux Israéliens, évidemment, l’interprétation n’est pas la même. Ce qui est vrai, c’est qu’il y a des roquettes de longue portée tirées depuis Gaza et Israël a droit à sa sécurité. Mais ce qui est vrai aussi, c’est que des attaques extrêmement meurtrières sont portées contre les Gazaouis et c’est pourquoi il faut aller vers un cessez-le-feu, c’est tout le travail que fait la France avec l’Égypte, la Turquie, le Qatar et beaucoup d’autres pays."

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » - Extraits (Paris, 15 novembre 2012)

    "Il y a eu des tirs de roquettes pendant tout le week-end contre le sud d’Israël ; du coup, Israël a répliqué. Le Conseil de sécurité s’est réuni cette nuit et la Ligue arabe est appelée à se réunir samedi. J’appelle, au nom de la France, à la retenue parce que dans une région déjà très troublée ce serait une catastrophe qu’il y ait encore une escalade."

  • Égypte/Syrie/Libye - Entretien de Laurent Fabius, avec la presse française (Le Caire, 13 novembre 2013)

    "Ensuite j’ai participé à la réunion proprement dite, entre la Ligue arabe et l’Union européenne. J’ai développé deux séries d’arguments. Le premier est que l’année 2013 allait être l’année internationale de tous les dangers, puisque nous avions à la fois le risque nucléaire iranien, la question israélo-palestinienne, la question syrienne, sans oublier la question du Mali ; tout cela étant à la fois différent et lié. Dans ce contexte, il est absolument indispensable que l’Union européenne et la Ligue arabe travaillent très étroitement ensemble pour essayer de trouver des solutions de paix à ces problèmes si difficiles."

R - Il y a un embargo sur les armes de la part de l’ensemble des pays européens et bien évidemment la France respecte cet embargo. Cela étant dit, la décision qui a été prise de créer une coalition nationale syrienne est une excellente décision parce que cela va permettre à l’opposition syrienne de s’unir dans sa diversité. La France soutient tout à fait cette nouvelle coalition nationale qui va rendre possible et crédible, et d’une façon beaucoup plus forte, la lutte de l’opposition et l’alternative au régime de Bachar Al-Assad. Et nous allons donc voir sur les plans humanitaire, administratif et médical, ce que nous pouvons faire pour aider la coalition."

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec divers médias (Le Caire, 13 novembre 2012)

    "La France a toujours été à l’avant-garde. Vous étiez avec moi hier en Libye, nous avons été les premiers à reconnaître le Conseil national libyen. De la même façon, nous avons été les premiers à dire qu’il fallait un gouvernement provisoire. Maintenant, ils ont fait l’effort. Je vais m’adresser dans un instant à l’ensemble de la Ligue arabe et des pays européens."

La France lui apporte son plein outien, afin que cette coalition puisse constituer une alternative crédible au régime de Bachar El Assad. Je constate avec satisfaction que le Conseil National syrien, présidé par Georges Sabra que je félicite pour son élection, fait partie de cette alliance."

R - C’est une bonne nouvelle. Parce que je pense que le président Obama est le plus capable de faire face aux défis qui attendent les Américains : problèmes budgétaires, problèmes de l’emploi, problèmes de l’immigration. "

  • Ouragan Sandy - Déclaration de Laurent Fabius (30 octobre 2012)

    "Face aux effets dévastateurs de l’ouragan Sandy, j’exprime ma pleine solidarité au peuple américain qui, après les pays des Caraïbes, vit des heures particulièrement difficiles. J’adresse aux familles des victimes mes plus sincères condoléances. La France se tient à la disposition des autorités américaines pour leur apporter toute l’aide qu’elles estimeront nécessaire."

  • Sahel/Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Canal + » - extraits (22 octobre 2012)

    "En Syrie, il se trouve que, pour arriver à vaincre M. Bachar Al-Assad, il faut avoir une autorisation militaire d’intervenir et elle ne peut être donnée que par les Nations unies. Il y a deux États, la Russie et la Chine qui bloquent. Le pouvoir de la France n’est malheureusement pas de contraindre les Russes et les Chinois à changer. Cela ne veut pas dire qu’on ne fait rien. On agit sur le plan humanitaire, on agit pour rassembler l’opposition, on agit aussi sur le plan diplomatique et politique. Mais c’est vrai qu’à nous seuls, nous n’avons pas la possibilité d’éliminer les 550 avions de M. Bachar Al-Assad et je le regrette."

  • Conférence de presse de Laurent Fabius (23 octobre 2012)

    "Dès ma prise de fonctions, j’ai souhaité définir, sous l’autorité du président de la République et en concertation avec le Premier ministre, le rôle de notre pays sur le plan extérieur et j’ai proposé, comme aspect central, de réfléchir sur la France comme puissance d’influence. C’est dans cet esprit que je me suis efforcé de conduire notre politique étrangère avec, à mes côtés, quatre ministres délégués : Pascal Canfin qui est chargé du développement ; Bernard Cazeneuve qui est chargé des affaires européennes ; Hélène Conway qui est chargée des Français de l’étranger ; Yamina Benguigui qui chargée de la francophonie. J’ai beaucoup de plaisir à travailler avec chacune et chacun d’entre eux. Notre action implique également une bonne coordination avec les autres départements ministériels concernés au sein du gouvernement et c’est le cas."

  • Le premier, vous l’avez rappelé, c’est d’échanger officiellement ce qu’on appelle les instruments de ratification du Traité d’amitié et de coopération que nous avons passé ensemble. Le traité avait été négocié, signé au début de l’année, il a été ensuite ratifié en France, puis en Afghanistan, et maintenant nous échangeons les instruments de ratification, ce qui veut dire que, à partir d’aujourd’hui même, ce traité est en vigueur."

D’abord, sur le Mali. L’Union européenne a clairement décidé de s’engager en faveur du Mali et du Sahel. Je voudrais souligner quelques éléments à ce sujet.

Bien sûr, il y a en fond de tableau la mobilisation de la communauté internationale qui s’est matérialisée, vendredi dernier, par l’adoption à l’unanimité d’une résolution par le Conseil de sécurité, sur proposition française. J’ai tenu à remercier l’ensemble des pays européens présents au Conseil de sécurité."

  • Entretien du ministre des affaires étrangères avec le quotidien « L’Humanité » (15 octobre 2012)

    "Nous disposons de 45 jours pour trouver un accord sur la feuille de route, c’est-à-dire sur les calendriers, les mobilisations nécessaires pour appliquer la première résolution, qui entérine le principe d’une force militaire. Votée à l’unanimité, cette première résolution affirme qu’il faut renforcer le pouvoir au Mali, rétablir une stabilité politique, aider l’armée malienne à reconquérir les villes du nord du pays occupées par les terroristes, pour ensuite aller débusquer AQMI. Mais cela demande une programmation pratique qui doit être mise au point. Le 19 octobre, se tiendra à Bamako une réunion en présence de l’envoyé des Nations unies, Romano Prodi, du gouvernement malien, des représentants des pays riverains, pour avancer sur cette feuille de route."

Que faut-il faire ? Il faut, d’une part, comme l’a demandé Ban Ki-moon, plaider pour le cessez-le-feu. Deuxièmement, il faut soutenir les efforts en vue de l’unification de l’opposition. Troisièmement, politiquement, il faut essayer de rapprocher les points de vue des uns et des autres ; c’est ce que nous faisons. Je discute avec les Russes, avec les Américains, j’espère qu’on va avancer."

  • Lancement de la campagne mondiale pour l’abolition universelle de la peine de mort - Tribune du ministre des affaires étrangères dans « Le Monde.fr » - Paris, 10 octobre 2012 Appel commun pour l’abolition de la peine de mort

    "La peine capitale est incompatible avec le respect des droits de l’homme. Elle porte atteinte à la dignité humaine et au droit de ne pas être soumis à la torture et à d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants. Alors que la peine de mort est parfois pratiquée sur des bases discriminatoires, son caractère irréversible rend les révisions de jugements impossibles, menant, dans certains cas, à l’exécution de personnes innocentes. L’exécution de personnes innocentes suffit à vider la peine capitale de toute légitimité. Par ailleurs, la peine de mort n’empêche pas les délits d’être commis ; elle n’apporte donc aucun surcroît de sécurité, pas plus qu’elle n’apporte justice ou réparation aux familles des victimes d’un crime."

  • Abolition universelle de la peine de mort - Remarques à la presse de Laurent Fabius (New York, 27 septembre 2012)

    "l n’y a pas de meilleur endroit pour relancer ce combat que les Nations unies. Il y aura prochainement des initiatives : le 9 octobre à Paris, je réunirai un ensemble de responsables pour relancer la campagne pour l’abrogation universelle de la peine de mort. Il y aura à Rabat d’ici peu de temps un congrès régional s’appliquant aux pays arabes sur l’abrogation de la peine de mort. Il y aura à Madrid en juin prochain, nous y serons présents, une réunion internationale pour l’abrogation de la peine de mort."

R - Elle a été courte car nous sommes unis. Nous nous sommes accordés sur notre unité, et sur le fait qu’il faut exercer des pressions. Sur ces points, unité, pression et ouverture, le groupe E3 +3 parle d’une seule voix."

  • Sahel - Entretien de Laurent Fabius, avec « BFM TV » - Extraits (27 septembre 2012)

    "Vous connaissez la situation au Mali, qui est gravissime, que nous avons trouvée d’ailleurs en arrivant aux responsabilités. Vous avez toute la partie nord du Mali qui est occupée par des terroristes, AQMI et d’autres organisations qui sont affiliées à AQMI. Ils contrôlent tout le nord du Mali. Ce sont des gens lourdement armés, qui ont beaucoup d’argent, lié à la fois aux prises d’otages, aux trafics de drogue etc., et ce sont des gens qui ne font aucun quartier."

  • ONU : la France pour un compromis nouveau - Tribune de Laurent Fabius dans les pages Débats/Opinions du Figaro (27 septembre 2012)

    "À leur création, les Nations unies ont suscité de grands espoirs. Reconnaissons que, confrontées aux intérêts nationaux - qui ne sont pas près de s’effacer -, elles n’ont jamais été en mesure de répondre totalement à ces attentes. Malgré ses faiblesses, évidentes dans le drame syrien, l’ONU demeure le pilier du multilatéralisme et un outil incontournable de régulation politique. La France est profondément attachée à cette organisation, insuffisante mais indispensable. Nous entendons contribuer aux réformes nécessaires pour lui permettre de jouer tout son rôle."

  • Sahel/Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec Europe 1 - Extraits (New York, 26 septembre 2012)

    "Nous sommes évidemment très inquiets de ce qui se passe au Mali. Vous connaissez la situation : des terroristes se sont installés au nord du pays qui est donc coupé en deux. De plus, ces terroristes menacent non seulement le Mali mais l’ensemble des pays voisins. Le Mali se situe en Afrique de l’Ouest mais la menace atteint les pays d’Afrique de l’Est. Ces gens ont beaucoup de moyens financiers, des armes et appliquent la charia. C’est extrêmement dangereux."

  • Mali - Propos de Laurent Fabius avec « ITélé » (New York, 25 septembre 2012)

    "Ce qui est en train de se développer au nord-mali représente un risque pour tout le monde. Moi je parle souvent de « sahelistan » c’est-à-dire l’équivalent de l’Afghanistan au Sahel. En effet, vous avez là des personnes assez nombreuses qui sont des terroristes qui ont beaucoup d’armes, beaucoup d’argent et qui font des prises d’otages. Tout cela se mêle aux trafics de drogue."

  • Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (19 septembre 2012)

    "En France, vous le savez, le principe c’est la liberté d’expression. Il ne faut pas porter atteinte à ce principe. S’il y a une atteinte portée à ce principe, il est possible pour une association, pour une personne, de porter plainte devant les tribunaux et c’est aux tribunaux de juger. Voilà le droit et il n’est pas question de revenir sur ce droit. Maintenant le contexte, c’est celui que vous avez dit : il y a, compte tenu du film complètement imbécile, la vidéo absurde qui a été diffusée, une émotion et même plus qu’une émotion dans beaucoup de pays musulmans…"

  • Déplacement en Egypte - Point de presse de Laurent Fabius - Le Caire, 17 septembre 2012

    "D’un côté, vous avez des fanatiques, qui dans tels ou tels pays d’Occident produisent des films complètement fous et de l’autre, vous avez, dans un autre registre, des extrémistes dans tels ou tels pays musulmans qui attaquent. Tout cela doit être condamné, car l’immense majorité des peuples, que ce soit dans tels ou tels pays d’Occident ou dans les pays musulmans ne sont pas du tout sur ces lignes. Ces extrémistes sont ultra minoritaires. On ne peut donc pas accepter ce genre de dérives et, de manière générale, il ne faut pas accepter la violence d’où qu’elle vienne."

En Égypte, le président Morsi que je verrai demain a dit - et c’est tout à fait légitime - que le film était condamnable mais qu’il était inacceptable d’attaquer les ambassades. Les Frères musulmans ont eu, d’après ce que je comprends, une attitude responsable."

R - Ces actions sont absolument inqualifiables. Nous avons immédiatement réagi pour les condamner, dire notre solidarité aux autorités américaines, et demander aux autorités libyennes de faire ce qu’il faut pour arrêter les coupables et ne pas permettre ces exactions abominables. Il faut que les autorités libyennes réagissent."

  • Entretien de Laurent Fabius avec « LCP » (12 septembre 2012)

    "Concernant les armes chimiques et bactériologiques dont vous parliez tout à l’heure, soyons très clair, il s’agit d’autres catégories d’armes qui ont évidemment une dangerosité encore plus monstrueuse. Dans ce cas, la position de la France, comme d’ailleurs celle des États-Unis, des Britanniques et même des Russes, est différente, en tout cas pour la France : Si M. Bachar Al-Assad - et nous suivons cela au jour le jour - et quand je dis cela, ce n’est pas une image, c’est une réalité, si M. Bachar Al-Assad menaçait d’utiliser ces armes ou de les manipuler, à ce moment-là, la réaction de la France et sans doute d’autres partenaires serait immédiate et foudroyante."

R - Oui, bien sûr. Nous considérons que c’est un dictateur qui est en train d’assassiner son peuple. C’est d’abord un conflit local, mais il y a quand même eu déjà 25.000 morts, 250.000 blessés, et plus de 2 millions de personnes déplacées en Syrie. C’est donc une situation épouvantable et qui s’étend régionalement puisqu’il y a des risques au Liban et ailleurs. Bachar Al-Assad est un dictateur - il a une majorité du peuple contre lui - mais il est soutenu par la Russie, par la Chine et par l’Iran."

  • Entretien de Laurent Fabius avec "Europe 1" (31 août 2012)

    "Sur le plan humanitaire, il y a des choses qui peuvent avancer. Il faut en particulier - c’est très matériel - un financement beaucoup plus important qu’aujourd’hui pour accueillir tous ces réfugiés. Et puis, il faut surtout que Bachar Al-Assad respecte le droit humanitaire. Les problèmes humanitaires sont la conséquence des difficultés politiques et, sur ce plan, il faut bien reconnaître que le Conseil de sécurité, malheureusement, est divisé à cause de l’attitude des Russes et des Chinois."

  • Syrie - Conférence de presse jointe de Laurent Fabius et M. William Hague, ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni - Propos de M. Laurent Fabius (30 août 2012)

    "25 000 morts déjà, 250 000 blessés, plus de 300 000 réfugiés - nous allons en particulier traiter cette question - plus d’un million de personnes déplacées, une situation intolérable et inacceptable qui pose du point de vue humanitaire beaucoup de questions, à l’intérieur de la Syrie car le droit humanitaire n’est absolument pas respecté- nous le dirons clairement cet après-midi et le représentant du clan Assad sera là - mais qui pose aussi beaucoup de questions aux pays voisins qui doivent accueillir les réfugiés. Nous avons invité - ils sont là et je les en remercie, les ministres des gouvernements qui sont les plus concernés par cet accueil : notre collègue turc, notre collègue libanais, notre collègue jordanien et notre collègue irakien."

  • Syrie - Remarques à la presse de Laurent Fabius (30 août 2012)

    "Quel était le sens de cette réunion ? Non pas d’adopter une résolution, nous savons que dans l’état actuel ce n’est pas possible, mais porter témoignage et réagir. Le témoignage a été apporté en particulier par le Haut Commissaire pour les Réfugiés, par le Vice Secrétaire général des Nations unies et par les pays voisins de la Syrie. Ces témoignages sont accablants."

  • Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec BFMTV, Europe 1, RFI, France Info, RTL et FranceONU TV (30 août 2012)

    "Je pense qu’il est très important de mettre l’accent sur le drame humanitaire qui est en train de se produire là-bas : vous avez 25 000 morts, 250 000 blessés, plus de 250 000 personnes qui sont réfugiés en Jordanie, en Turquie, au Liban, en Irak, ce qui pose des problèmes énormes. Jusqu’à présent cette question n’était pas prise en compte et désormais elle l’est. Les pays qui étaient invités au Conseil de sécurité ont tous remercié la France d’avoir abordé ce sujet."

  • La diplomatie économique, une priorité pour la France - Tribune de Laurent Fabius (Les Echos le 23 août 2012)

    "Une direction du Quai d’Orsay sera spécialement dédiée aux entreprises. Dans la formation et la carrière de nos diplomates, les compétences économiques seront mieux valorisées. La communication sera repensée afin que les entreprises bénéficient des éléments d’analyse de notre réseau diplomatique. D’autres dispositions concrètes seront prises, en liaison avec les entreprises et leurs représentants, avec effet immédiat."

  • Décès de Jean-Michel Lemétayer - Déclaration de Laurent Fabius (1er août 2013)

    "La France perd un grand syndicaliste, qui a porté la voix des agriculteurs pendant plus de trente-cinq ans. Des Jeunes Agriculteurs à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), il a toujours agi avec sincérité et humanité. La France perd aussi l’un des meilleurs ambassadeurs de nos terroirs à travers le monde, car Jean-Michel Lemétayer était un ardent promoteur de l’excellence agricole française."

  • Point de presse de Laurent Fabius (30 juillet 2013)

    "S’agissant des élections au Mali, nous ne disposons pas encore des résultats officiels au moment où je vous parle. Ce sera aux autorités maliennes, de les rendre publics. Nous disposons cependant de quelques informations. Premièrement, ces élections se sont déroulées dans le calme. Deuxièmement, la participation électorale a été probablement la plus élevée depuis l’indépendance du Mali. C’est donc, pour les Maliens eux-mêmes, un succès considérable ainsi que pour la communauté internationale qui les a soutenus."

Depuis le début, la France est à l’initiative. Vous vous rappelez que le président français a réuni autour de lui, début juillet, la moitié des pays du monde, les Amis du peuple syrien. On a lancé toute une série d’initiatives en matière humanitaire, etc. Mais je pense que cela ne suffit pas et puisque la France prend la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies au 1er août, nous allons demander, avant la fin de cette semaine, la réunion du Conseil de sécurité, probablement au niveau ministériel, à la fois pour essayer d’arrêter les massacres et, en même temps, pour préparer la transition politique."

  • Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 24 juillet 2012)

    "Militairement, il a encore des forces, mais sur le plan politique, je n’ai pas de doute, Assad va tomber, c’est simplement une question de temps. Ce que la France, l’Europe, la Ligue arabe essaient de faire, c’est à la fois de renforcer les sanctions et, sur le plan humanitaire, d’accueillir les nombreux Syriens qui se réfugient dans les pays voisins. Et puis, il faut aussi préparer la suite."

  • Déplacement en Espagne - Conférence de presse de Laurent Fabius (Madrid, 20 juillet 2012)

    "La France est aux côtés de l’Espagne. Nous avons préparé ensemble le sommet de la fin du mois de juin. Il est très souvent question de la relation privilégiée entre la France et l’Allemagne. C’est vrai qu’il est très important que le moteur franco-allemand fonctionne. Mais notre conception c’est que ce moteur doit être ouvert à d’autres partenaires. Et c’est ce qui a été fait avec nos amis espagnols, italiens ou allemands et tous les autres, afin de déboucher sur des décisions utiles qui maintenant doivent être appliquées et appliquées rapidement."

Cet acte odieux et lâche a causé la mort de plusieurs ressortissants israéliens et blessé un nombre élevé de membres de ce groupe de touristes."

R - Dans l’ensemble, oui. Lorsque plus de cent Etats - la moitié des pays du monde - se réunissent à Paris pour condamner le régime syrien, tracer la voie d’une transition politique, aider concrètement l’opposition, et qu’ au même moment un général proche de Bachar al-Assad fait défection, c’est un jour positif pour la liberté en Syrie."

  • 3ème réunion du Groupe des Amis du peuple syrien - Conférence de presse de Laurent Fabius (6 juillet 2012)

    "Les participants ont rendu hommage au courage du peuple syrien, ils ont salué la mémoire des plus de 16.000 victimes tombées sous la barbarie du régime de Bachar Al-Assad. Nous avons condamné l’usage toujours de plus en plus violent de la force par le régime, y compris les bombardements et l’utilisation d’hélicoptères contre des zones civiles. Enfin, les participants ont clairement affirmé que ceux dont la présence compromettrait la crédibilité de la transition politique devraient être mis à l’écart."

  • Entretien de Laurent Fabius, avec « Europe1 »

    "Nous aurons, je le répète plus de cent pays, au soutien de la résistance syrienne, avec une extension des sanctions, avec des fonds humanitaires et l’exigence que Bachar Al-Assad soit traîné devant la justice ; ce sont des choses très précises. D’ailleurs, si cela n’avait pas été précis et concret, jamais la résistance syrienne n’aurait accepté de venir."

  • Réunion des amis du peuple syrien - Entretien de Laurent Fabius avec "Le Parisien" (6 juillet 2012)

    "ll ne s’agit pas d’une réunion abstraite sur la Syrie, mais d’une réunion pour le soutien concret au peuple syrien. Ce qui la rend particulière c’est d’abord le nombre de participants : plus de 100 délégations, c’est-à-dire la moitié du monde, et pour la première fois, plus de 100 représentants de l’opposition. C’est un cadre vaste qui permet de discuter et de prendre des décisions, à un moment où il est évident qu’il faut avancer. Il ne peut pas y avoir de statu quo, compte tenu de la barbarie de Bachar Al-Assad, du risque de guerre civile et confessionnelle, et d’extension aux pays voisins."

  • Point de presse de Laurent Fabius lors de l’ouverture de la maison du peuple syrien (Paris, 5 juillet 2012)

    "Je veux dire à ces amis syriens à quel point nous les soutenons et à quel point nous admirons leur courage. Vous discuterez avec eux, vous suivrez leur chemin : certains sont des résistants en Syrie, d’autres sont venus en Europe ou dans d’autres parties du monde. Il y a parmi eux des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes ; il y a toutes les générations. Il y a également beaucoup de médecins qui sont particulièrement pourchassés parce qu’ils aident la population ; ils déplorent des dizaines de morts parmi eux."

  • Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague - Propos de M. Fabius (Paris, 4 juillet 2012)

    "Nous travaillons ensemble maintenant depuis quelques semaines et nous avons le sentiment d’être déjà de vieux amis, tant nous traitons de sujets d’intérêt commun dans les différentes réunions internationales. Mais il était bon, compte tenu des relations très proches qui sont celles de la Grande-Bretagne et de la France, que nous puissions faire le point, ce que nous avons fait, sur le Conseil européen bien sûr de la semaine dernière et notre vision de l’Europe, sur la Syrie, sur l’Iran et le nucléaire iranien, sur le Sahel et sur nos relations bilatérales qui, je tiens à le dire, sont tout à fait excellentes. Nous avons, en particulier dans le domaine du nucléaire civil, dans le domaine de l’énergie au sens large, dans beaucoup de domaines, des coopérations qui doivent être non seulement entretenues mais amplifiées. Nous n’oublions jamais, comme le disait Victor Hugo, que l’Angleterre est la sœur de la France."

  • Entretien de Laurent Fabius avec "TF1" (Paris, 1er juillet 2012)

    "Q - Vous revenez de Genève, c’était une réunion importante qui débouche sur un accord qui donne plutôt raison, en tout cas qui adopte plutôt la version atténuée de la Russie. Êtes-vous content de cet accord, ou est-ce que ce n’est pas un accord à minima ?

R - Ce qui est extrêmement choquant, c’est que, d’un côté, sur le terrain en Syrie, il y a un drame abominable - 15.000 morts depuis le début ; tous les jours des dizaines et des dizaines de morts - et de l’autre, jusqu’à présent, la communauté internationale n’avançait pas. Ce qui a été acquis hier, c’est que pour la première fois depuis longtemps, on a un accord unanime des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité et de quelques autres ; les Russes et les Chinois ont donc signé. Et même s’ils disent le contraire, le texte dit précisément qu’il y aura un gouvernement de transition qui aura tous les pouvoirs : ce ne sera donc pas M. Bachar Al-Assad."

  • Conseil Affaires étrangères - Déclaration de Laurent Fabius à son arrivée (Luxembourg, 25 juin 2012)

    "Nous avons un ordre du jour chargé, important, et parmi les questions principales que nous allons aborder il y a d’abord la Syrie, avec une réaffirmation de notre condamnation extrêmement ferme de ce régime abominable. Et puis nous aborderons aussi la question du Sahel qui est moins connue mais qui est extrêmement préoccupante et que nous souhaitons porter aux Nations unies. L’Union européenne doit bien sûr faire un certain nombre de choses et d’ailleurs nos amis africains sont en train de se mobiliser pour redresser la situation notamment au Mali qui est très préoccupante, bien sûr il y a d’autres sujets à l’ordre du jour…"

  • Conseil Affaires étrangères - Conférence de presse de Laurent Fabius (Luxembourg, 25 juin 2012)

    "Nous avons examiné ce matin la question de la Syrie, c’est même le principal point qui était à l’ordre du jour. J’ai noté dans la condamnation du régime syrien une unité de tous mes collègues. Cette condamnation est extrêmement ferme comme en témoigne le texte qui a été adopté et, que vous verrez dans quelques instants. Nous avons également décidé d’adopter des nouvelles sanctions."

  • Entretien de Laurent Fabius avec France Inter (15 juin 2012)

    "Bachar EL ASSAD est un tyran, plus vite il sera dégagé, mieux ce sera, nous sommes clairs et nets. En même temps, un pouvoir doit avoir un successeur et donc il y a des discussions très précises et très difficiles pour qu’à la fois l’opposition trouve sa pleine place et, en même temps, on comprend bien que dans un régime comme celui-ci on ne passe pas de Monsieur Bachar EL ASSAD à une opposition démocratique pure et parfaite en des jours, en un jour, donc il y a des différents troupes qui doivent être réunis, qui doivent être rassemblés, qui doivent être représentés et la discussion à la fois des Américains, des Russes, de nous-mêmes et de quelques autres porte là-dessus."

  • Conférence de presse sur la Syrie de Laurent Fabius (13 juin 2012)

    "La situation en Syrie a pris un tour encore plus grave et abominable que jusqu’alors. Nous sommes en particulier informés que des enfants servent désormais de boucliers humains au régime. Ils sont placés devant des camions et des chars, torturés, violés et assassinés. Tous les jours, des dizaines et des dizaines de Syriens meurent sous les coups du régime sanguinaire de M. Bachar Al-Assad. Dans ces conditions, la France a décidé de renforcer son dispositif et ses positions pour contrer ce régime de mort et de sang."

  • Disparition d’Hector Bianciotti - Communiqué conjoint de Laurent Fabius et de Aurelie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication (13 juin 2012)

    "Avec Hector Bianciotti, nous perdons un grand écrivain de langue française venu d’ailleurs. Né en Argentine de parents italiens, Hector Bianciotti a d’abord parlé puis écrit en espagnol. Son appropriation de notre langue fut le fait d’une longue et amoureuse immersion. Cela jusqu’au jour où, après une quinzaine d’années de journalisme littéraire à Paris, plusieurs romans écrits en espagnol, des centaines d’articles, il se rendit compte qu’il s’était mis à rêver en Français. Dès lors - c’était dans les années quatre-vingts - il décida d’écrire comme il rêvait, uniquement dans notre langue, pour nous faire mieux rêver encore."

J’adresse mes plus sincères condoléances aux familles des personnes décédées dans ce dramatique accident, et tout mon soutien aux blessés et à leurs proches."

Autour d’idées simples mais que nous voulons concrétiser : il y a besoin de discipline budgétaire, et en même temps il y a besoin de croissance ; il faut donner à tout cela un caractère concret, d’où les propositions qui ont déjà été faites, qui sont maintenant sur la table et que mon collègue a citées concernant l’augmentation du capital de la BEI, l’utilisation des fonds structurels, la taxe sur les transactions financières et sur - plus difficile mais également nécessaire - la perspective des eurobonds et d’autres éléments. "

  • France – Italie : Déclaration de Laurent Fabius (5 juin 2012)

    " En ce qui concerne nos relations bilatérales, il faut rappeler que l’Italie est notre deuxième partenaire économique au monde, relation privilégiée que nous voulons renforcer encore lors du sommet franco-italien, qui devrait avoir lieu en France avant la fin de cette année."

  • Déplacement en République fédérale d’Allemagne - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle - Propos de M. Fabius (Berlin, 4 juin 2012)

    "Nous avons surtout consacré l’essentiel de nos échanges à réaffirmer l’attachement qui est le nôtre à la dynamique franco-allemande, dynamique qui est particulièrement nécessaire au moment où l’Europe connaît des difficultés qui sont présentes à l’esprit de tous. Il est très important, notamment dans cette période, que nous arrivions à rapprocher les points de vue. Je pense que ce sera le cas. Lorsque Guido donne les grandes têtes de chapitre qui sont celles de notre action commune, il y a un accord sur ces têtes de chapitre. La discipline budgétaire est indispensable et, parfois, la position française n’est pas toujours comprise. On a le sentiment que les Français, que le gouvernement français est réticent à la discipline budgétaire. Certainement pas ! Ce gouvernement, le gouvernement auquel j’ai l’honneur d’appartenir, sait bien qu’il y a des efforts budgétaires à faire et il les fera. Donc, le premier pilier du triangle est bien évidemment le sérieux budgétaire."

Je rappelle l’attachement de la France à la sécurité et à la stabilité du Liban. Je salue le rôle exemplaire de l’armée et des services de sécurité, qui doivent être les seuls détenteurs de la force armée au Liban."

  • Libération de Romeo Langlois (30 mai 2012)

    "Je salue la libération de notre compatriote Roméo Langlois qui était aux mains des FARC depuis un mois. C’est pour nous tous, et d’abord pour sa famille, ses amis et ses collègues de France 24 qui se sont mobilisés sans relâche, une grande joie et un profond soulagement."

R - Non. J’ai eu Kofi Annan longuement au téléphone dimanche et nous avons discuté de cette mission. Elle n’est pas facile. Il y a trois cents observateurs sur le terrain et je pense qu’il faut aller jusqu’au bout du processus. Si on voit qu’il y a un échec, bien sûr on le constatera, mais il faut absolument tout faire pour arrêter les violences, les massacres et c’est cela la mission de Kofi Annan. J’ajoute qu’il passera par le Liban, ce qui me paraît extrêmement important parce que le Liban est aussi menacé dans ce conflit.

La France lui adresse ses très chaleureuses félicitations et lui souhaite le plus grand succès pour accomplir sa mission, dans un contexte particulièrement important pour l’Organisation internationale du travail. Elle l’assure de son entier soutien et de son appui pour l’y aider.

  • Entretien de Laurent Fabius avec Le Monde (29 mai 2012)

    "Bachar Al-Assad est l’assassin de son peuple. Il doit quitter le pouvoir. Le plus tôt sera le mieux. Jusqu’ici les actions entreprises pour cela ont rencontré deux limites. La première résulte de l’absence de consensus au Conseil de sécurité de l’ONU, du fait des Russes et des Chinois. La seconde est militaire : l’armée syrienne est puissante. Aucun Etat n’est prêt à envisager aujourd’hui une opération terrestre. Les risques d’extension régionale seraient redoutables, en particulier au Liban."

  • Afghanistan - Entretien de Laurent Fabius avec "RTL" (25 mai 2012)

    "Nous allons retirer d’ici le 31 décembre au moins 2.000 hommes qui sont effectivement les unités combattantes, conformément à notre engagement. Il restera les hommes nécessaires à la sécurité des convois que nous devrons rapatrier puisque le matériel, cela met un peu plus de temps."

  • Programme nucléaire iranien - Déclaration de Laurent Fabius (24 mai 2012)

    "Les discussions ont été longues et détaillées. A ce stade, elles n’ont pas permis de dégager un accord. Les E3+3 et l’Iran sont néanmoins convenus de poursuivre leurs discussions à Moscou les 18 et 19 juin. Il faut que l’Iran puisse apporter à cette occasion une réponse constructive à nos propositions, afin d’engager un processus véritable de négociation conduisant à des résultats concrets."

  • Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (Paris, 22 mai 2012)

    "François Hollande avait dit que, s’il était élu, les troupes françaises rentreraient en 2012 parce que nous avions étudié les choses et nous pensions que c’était cela qu’il fallait faire. À l’époque, certains disaient que cela était impossible. François Hollande a dit les choses très simplement. Il a dit que c’était un engagement électoral, le président Obama l’a bien compris et nos collègues de l’OTAN aussi. C’est ce qui a été retenu, sans prosélytisme. D’autre peuvent faire autrement, mais c’était quand même très frappant dans l’entretien qui a eu lieu avec le président Karzaï ; celui-ci a dit que notre position lui convenait tout à fait puisque les troupes afghanes allaient prendre le relais. Le général Allen, qui commande l’ISAF, a dit qu’il n’y aurait aucune diminution pour la sécurité."

  • Entretien de Laurent Fabius avec "Europe 1" (Chicago, 21 mai 2012)

    "Il y a eu une scène en particulier, forte, au moment où il a pris la parole devant une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement, dans la grande salle à Chicago, pour expliquer quelle était la position de la France. Il a parlé de façon très claire, en disant, sur l’OTAN : « nous sommes tout à fait fidèles à nos alliances et, en même temps, j’ai décidé, c’est une décision souveraine, que les troupes combattantes françaises se retireraient avant la fin 2012. Voilà comment cela va se passer ». Je pense que tout le monde a apprécié sa façon de parler de manière à la fois simple et ferme. Pour tous ceux qui sont habitués à ces rencontres internationales, on sent que c’est à ce moment-là que cela bascule ; et je pense que cela a basculé dans le bon sens."

  • Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien "Paris-Normandie" (Paris, 18 mai 2012)

    "La réalité est simple : j’ai travaillé sur les problèmes internationaux depuis longtemps avec François Hollande, une fois élu il m’a dit qu’il souhaitait me confier ce ministère. Jean-Marc Ayrault l’a confirmé. C’était important de s’y prendre un peu à l’avance, parce qu’il y avait des rendez-vous majeurs à préparer, des responsables internationaux à rencontrer. Pour le G8 par exemple, ou pour le Sommet de l’Otan. Je suis resté discret évidemment - la diplomatie l’impose - mais ce n’est pas une raison pour laisser dire n’importe quoi. "