• Angola - Discours de Laurent Fabius à la clôture du forum économique (Paris, 18 décembre 2014)

    "J’ai demandé à Jacques Rigaud, qui connaît très bien l’Angola, de nous aider dans ce travail de développement économique. Je veux vous remercier, vous responsables d’entreprises des deux pays, d’être ici présents. Du bon travail a été fait et ce n’est rien à côté de ce que nous voulons faire dans le futur. Je suis convaincu, compte tenu de la volonté de nos deux gouvernements et de la vôtre, que nous allons obtenir des résultats concrets et rapides qui vont contribuer au rayonnement économique et politique de nos deux pays. C’est une réunion utile à la fois pour l’Angola, pour la France et pour le partenariat entre nos deux pays."

  • Tourisme - Discours de Laurent Fabius lors de la signature des « contrats de destination » (Paris, 16 décembre 2014)

    "Avec ces onze premiers contrats sélectionnés, un pas est accompli pour améliorer la diversité et la lisibilité de notre offre touristique. Je l’avais annoncé lors de la clôture des Assises du tourisme en juin dernier. Six mois plus tard, c’est fait : les premiers contrats de destination seront signés dans un instant. Chacun de ces contrats sera doté d’une somme de 75 000 euros sur trois ans, avec un premier versement de 32 500 euros avant Noël. L’objectif est maintenant que tous les partenaires se mettent au travail pour réaliser la feuille de route tracée dans leur réponse à l’appel d’offres : créer des outils de promotion touristique forts et innovants ; se concentrer sur une ou deux thématiques porteuses ; agir en direction de quelques « marchés cibles », qui correspondent aux clientèles visées en priorité."

  • Dérèglement climatique - Conférence sur le climat - Intervention de Laurent Fabius en séance plénière (Lima, 10 décembre 2014)

    "Je suis frappé du fait que, quand on discute avec la population, souvent la question du dérèglement climatique est perçue comme devant trouver une solution à long terme. Non. Ce n’est pas vrai, c’est urgent. Ceux qui ont subi aux Philippines plusieurs tornades en quelques années ne peuvent pas attendre. Ceux qui ont contracté le sida ou Ebola parce que la déforestation a libéré des virus qui existaient à l’état latent dans des forêts, ne peuvent pas attendre, et donc c’est le premier thème : l’urgence."

  • Lancement de la plateforme francealumni.fr - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 26 novembre 2014)

    "Les étudiants étrangers sauront que par cet outil numérique, ils pourront disposer d’un réseau virtuel extrêmement puissant qui leur permettra après leurs études d’avoir à la fois accès aux milliers d’autres alumni qui ont étudié en France et à un nombre important d’institutions publiques et d’entreprises. En elle-même, cette plateforme constituera une composante de l’attractivité de la France."

  • Algérie - Discours de Laurent Fabius lors de l’inauguration de l’usine Renault (Oran, 10 novembre 2014)

    "Mais au-delà de ce projet, nous avons - et le Premier ministre Sellal vient d’y faire allusion - de très nombreuses réponses. Il a cité des domaines qui correspondent au plan que l’Algérie s’est donné. Qu’il s’agisse du logement, de l’énergie, du tourisme, qu’il s’agisse potentiellement des hélicoptères et d’autres domaines encore, l’ambition commune de l’Algérie et de la France, c’est de porter très haut notre partenariat."

  • Chine - Discours de Laurent Fabius à l’espace Rhône-Alpes de Shanghai (Shanghai, 18 octobre 2014)

    "Le ministère des Affaires étrangères a compris qu’il fallait se redéployer vers les zones émergentes. Il a compris aussi qu’il fallait rassembler ce que vous avez appelé la diplomatie globale, c’est-à-dire à la fois les relations stratégiques mais aussi l’économie, la culture et le tourisme. D’autres ont compris cela : Ubifrance, qui a été rapproché de l’AFII et qui sera rapproché également de la Sopexa ; l’expertise française aussi - il ne faut pas que chacun ait son petit lot d’experts dans son coin, il faut que chacun travaille ensemble."

  • Laïcité - Audition de Laurent Fabius devant l’Observatoire de la laïcité (Paris, 30/09/2014)

    "L’actualité tragique de ces dernières semaines nous donne à voir comment la religion peut être instrumentalisée sans vergogne par un (ou plusieurs) groupes terroristes qui couvre l’ignominie de ses crimes d’une revendication religieuse. Je veux le redire ici. En se nommant « État islamique », le groupe terroriste barbare « Daech » commet une double imposture puisqu’il ne s’agit pas d’un État et qu’il ne représente pas l’islam. Il reste que ce vernis religieux peut attirer certains, notamment des jeunes, et que l’on ne saurait donc faire l’économie d’une analyse et d’une critique sans concessions de son pseudo-discours religieux."

  • Chine - Lycée français de Pékin - Discours de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international (Pékin, 19/10/2014)

    "Jamais en effet ces relations n’ont été aussi proches, meilleures dans tous les domaines, qu’il s’agisse des domaines traditionnels de notre coopération économique, le nucléaire, l’aéronautique ; de domaines nouveaux comme la santé, l’environnement - ô combien nécessaire ; dans le domaine culturel aussi, dans le domaine scientifique, dans le domaine politique, où après la visite du président français en Chine, nous avons eu le plaisir d’accueillir le président Xi Jinping au printemps dernier en France pour une visite exceptionnellement réussie. Ces relations sont vraiment excellentes, et ce nouvel établissement traduira l’excellence de ces relations."

  • Ukraine - Russie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue allemand - Propos de M. Fabius (Berlin, 15 octobre 2014)

    "Il faut qu’il y ait une désescalade des tensions et que l’on applique le protocole que l’on appelle le protocole de Minsk en 12 points. Celui-ci demande peut-être à être précisé sur tel ou tel point, mais il fournit une solution à la crise, pour que d’une part le vote se déroule bien et, ensuite, que l’on règle les questions politiques, les questions économiques et les questions de voisinage général. L’objectif, c’est que l’intégrité et l’unité de l’Ukraine soient respectées et que l’Ukraine ait de bonnes relations, à la fois avec l’Union européenne et avec la Russie. C’est de cela, j’imagine, que parleront nos responsables."

  • Remise du « Grand prix du rayonnement français 2014 » - Discours de Laurent Fabius (Paris, 8 octobre 2014)

    "Ce que je leur souhaite, ce que je vous souhaite, et je suis persuadé que ce sera le cas, ce ne sera pas simplement l’éclat d’un instant. Je souhaite que votre rayonnement soit durable et que vous contribuiez durablement, comme vous l’avez fait dans toute votre vie, au rayonnement de la France. La France n’est pas une abstraction, ce sont des femmes et des hommes dans le passé, aujourd’hui et demain qui permettent que nous soyons ce que nous sommes."

  • République centrafricaine - Réunion de haut niveau - Intervention de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2014)

    "Sur le plan humanitaire et économique, il y a de gros efforts à accomplir, parce que non seulement cela demande beaucoup de moyens financiers, mais cela demande aussi un suivi très attentif. On ne peut pas dire que dans le passé, l’administration ait été particulièrement performante. Il ne s’agit pas de la reconstruire mais de la construire, et d’éviter un certain nombre d’abus qui ont pu exister, et puis de faire redémarrer la machine. Nous nous y attelons tous, et je veux vraiment vous remercier de cela."

  • Francophonie - Allocution de Laurent Fabius (New York, 25 septembre 2014)

    "Le français qui nous rassemble est une langue qui a un avenir extraordinaire. Nous sommes aujourd’hui, paraît-il, 250, 300 millions de locuteurs. Nous serons, avec le développement de l’Afrique, 700, 800 millions dans les années qui viennent. Grâce au travail que vous accomplissez, Monsieur le Secrétaire général, le monde entier sait que la Francophonie est une grande cause."

  • Libye - Réunion ministérielle - Intervention de Laurent Fabius (New York, 25 septembre 2014)

    "Nous pensons qu’autant il est indispensable de parvenir rapidement à une réconciliation nationale, autant si l’on veut être concret, cette réconciliation nationale ne suffira pas à elle seule à réduire les groupes terroristes qui sont d’une dangerosité extrême comme l’ont fort bien soulignés avant moi, le président Deby et le président Issoufou. Et dès maintenant nous devons nous préoccuper de ce deuxième défi libyen qui est évidemment complémentaire du premier. Nous appelons tous nos partenaires à apporter aux autorités légitimes de la Libye et aux plans des Nations unies, leur plein soutien."

  • Diplomatie économique - Allocution de Laurent Fabius au déjeuner de la French Tech (New York, 22 septembre 2014)

    "Nous avons commencé - même plus que commencer - à mettre ensemble un certain nombre d’organisations qui autrefois menait leur activité chacune dans son coin, et parfois les unes contre les autres. Nous avons favorisés les rapprochements. Nous avons fusionné Ubifrance et l’agence française pour les investissements internationaux, et fait en sorte de se rapprocher des chambres de commerce. Nous avons créé la banque publique d’investissement."

  • Politique étrangère - Intervention de Laurent Fabius à Sciences-Po (Paris, 10 septembre 2014)

    "Gaza et Israël, l’Irak, la Syrie, l’Ukraine, la Libye, le Sahel, la RCA, et d’autres encore, ce sont des conflits meurtriers qui concernent d’autant plus la France qu’ils interviennent dans des parties du monde où la France est traditionnellement active. Ils s’ajoutent à d’autres crises – crise sanitaire avec la fièvre Ebola, crise climatique avec les dérèglements liés aux gaz à effet de serre, crise économique avec l’atonie européenne - qui dessinent un monde instable et très menaçant."

  • Irak - Syrie - Intervention de Laurent Fabius à Sciences-Po (Paris, 10 septembre 2014)

    "Dans ce monde, les crises se multiplient et se nourrissent les unes les autres. La guerre américano-britannique d’Irak et l’intervention en Afghanistan ont contribué à disperser Al-Qaïda à travers la planète. Ses métastases au Sahel ont renforcé des mouvements plus anciens et en ont généré de nouveaux. L’anarchie en Libye a nourri le terrorisme en Afrique, cependant que la Syrie est devenue un champ de bataille entre dictature et djihadistes, les uns et les autres contribuant à la montée de ce que je vais appeler à partir d’aujourd’hui, « les égorgeurs de Daech »."

  • Israël - Territoires palestiniens - Intervention de Laurent Fabius à Sciences-Po (Paris, 10 septembre 2014)

    "Nous ne reconnaissons pas du tout la colonisation. La France, et d’ailleurs l’Europe, a pris des positions qui consistent, à partir des résolutions des Nations unies, à condamner la colonisation. Ce qui n’a pas empêché le gouvernement israélien d’étendre la colonisation et de rendre, du coup, de plus en plus compliquée la solution, que nous pensons être, à ce stade, la seule, qui est la solution des deux États."

  • Liban -Intervention de Laurent Fabius à Sciences-Po (Paris, 10 septembre 2014)

    "Un accord a été passé - je peux y faire allusion parce qu’il a été rendu public - entre l’Arabie saoudite, le Liban et la France, considérant que l’armée libanaise est un élément central de l’unité du Liban et qu’il lui manquait un certain nombre de matériels. Un accord triangulaire a donc été passé fin décembre de l’année dernière - début janvier de cette année, pour qu’il y ait une fourniture d’équipements à l’armée libanaise, le financement étant assuré par l’Arabie saoudite."

  • Égypte - Intervention de Laurent Fabius à Sciences-Po (Paris, 10 septembre 2014)

    "J’ai eu l’occasion de me rendre en Égypte il y a peu de temps pour essayer de favoriser les négociations entre Israël et les Palestiniens, j’y ai rencontré le président Sissi et mon homologue Sameh Choukri. On connaît l’histoire : c’est une élection qui a mis au pouvoir les Frères musulmans puis un gouvernement qui a abouti à des résultats qui, en particulier sur le plan économique, n’ont pas été seulement récusés mais complètement balayés par la population. S’en est suivi un certain nombre de pratiques et d’exactions qui ont été dénoncées en leur temps."

  • Chine - Intervention de Laurent Fabius à Sciences-Po (Paris, 10 septembre 2014)

    "C’est vrai que c’est le 50e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre nos deux pays par le Général de Gaulle et le président Mao Zedong. Il y a beaucoup de manifestations pour marquer cet évènement mais, indépendamment de cet anniversaire, les relations entre la Chine et la France sont très bonnes et je suis très optimiste quant à leur développement dans tous les domaines."

  • Union européenne - Intervention de Laurent Fabius à Sciences-Po (Paris, 10 septembre 2014)

    "Notre troisième objectif, c’est la relance et la réorientation de l’Europe. La France a fait le choix européen et n’a pas du tout l’intention de s’en départir. Mais il faut qu’à cette Europe que nous voulons contribuer à bâtir, la France apporte tout ce qu’elle doit apporter, y compris en termes de sérieux et discipline - je fais allusion à des débats qui existent aujourd’hui. Il faut en revanche que l’Europe permette à elle-même et à la France d’avoir une croissance, des emplois, qui soient satisfaisants, sinon les populations, pas seulement la population française, finiront pas rejeter l’Europe. Cela signifie, par rapport au débat actuel, qu’il y a toute une série de décisions qui ne dépendent pas de Bruxelles et qu’il faut que la France prenne, si elle veut rétablir sa compétitivité, gravement altérée au cours de ces dernières années."

  • Aide au développement - Discours de Laurent Fabius lors de la clôture du forum « Convergences » (Paris, 10 septembre 2014)

    "Le XIXème siècle a été le siècle de la « grande divergence » : grande divergence entre les pays qui sont entrés les premiers dans l’ère industrielle et les autres ; grande divergence entre les niveaux de vie et de développement de régions du monde dont les économies étaient jusque-là assez comparables. Cette fracture du monde a duré pendant la majeure partie du XXème siècle parce que le cercle des pays à hauts revenus s’est à peine élargi. Beaucoup avaient fini par considérer cette divergence comme inéluctable."

  • Dérèglement climatique -Intervention de Laurent Fabius à Sciences-Po (Paris, 10 septembre 2014)

    "L’année prochaine Sciences-Po va contribuer, vous l’avez dit, activement à la préparation de la COP 21. C’est un enjeu majeur parce que la possibilité même de vivre sur terre qui est en cause. Là encore, les mots sont importants, on parle de réchauffement climatique mais ce n’est pas exact, quand on se plonge dans la littérature scientifique - vous avez noté qu’il y a de moins en moins de climato-scepticisme, notamment en France, même s’il est parfois remplacé un climato-fatalisme -, on s’aperçoit que ce prétendu réchauffement ne sera pas partout un réchauffement. Dans certains cas, ce sera un réchauffement, dans d’autres cas, ce sera un refroidissement. Ce sera surtout une extrêmisassions des phénomènes. Je préfère donc de beaucoup que l’on parle de « dérèglement climatique »."

  • Tourisme - Intervention de Laurent Fabius à Sciences-Po (Paris, 10 septembre 2014)

    "J’ai abordé le thème du tourisme parce que j’ai demandé aux ambassadeurs de faire le maximum d’efforts pour que nous ayons beaucoup de touristes étrangers en France et qu’ils soient bien accueillis. Je faisais aussi la remarque que la France se flatte d’être la première destination touristique au monde. C’est vrai en volume en raison, notamment, de sa position géographique, mais cela ne l’est pas en termes de recettes où nous sommes les troisièmes derrière les États-Unis et l’Espagne. Les Espagnols sont beaucoup plus efficaces que nous, ils ont près de 20 % de touristes en moins que la France mais enregistrent 20 à 25 % de recettes en plus car, notamment, ils gardent les touristes davantage. Nous avons des progrès à faire."

  • Tunisie - Allocution de Laurent Fabius devant la communauté française (Tunis, 7 septembre 2014)

    "La Tunisie est un pays que nous aimons qui est en passe de réussir, dans un monde et dans une région troublés, et c’est la raison pour laquelle nous voulons, plus que jamais, être aux côtés de nos amis tunisiens. Je pense que c’est un beau symbole que cette conférence, tournée vers le futur, soit co-présidée à la fois par la Tunisie et par la France. Car vis-à-vis de ce qui se passe ici, le maître mot en ce qui nous concerne, c’est la confiance."

  • XXIIe Conférence des Ambassadeurs - Discours de clôture de Laurent Fabius (Paris, 29 août 2014)

    "Le Quai d’Orsay est une institution magnifique et ses collaborateurs font honneur à notre nation. Nous sommes en train de renforcer cette maison et de l’adapter afin qu’elle remplisse pleinement son rôle au coeur du nouveau monde et du nouveau siècle. Sur vos épaules repose l’action extérieure de la France. Je vous félicite de ce que vous faites pour elle. J’ai une confiance totale en vous. Merci !"

  • XXIIe Conférence des Ambassadeurs - Union européenne - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 29 août 2014)

    "Notre tâche - et l’Allemagne et la France jouent évidemment un rôle tout à fait majeur là-dedans -, c’est d’essayer de faire en sorte que la politique européenne étrangère soit plus active. Il y a des domaines où c’est visible, par exemple lorsque nous parlons avec les Iraniens du nucléaire, où Mme Ashton - qu’il est de bon ton comme toujours de brocarder - a fait et fait un travail tout-à-fait positif. Et ce n’est pas être moins Français que d’autres que de le reconnaître, son travail est excellent."

  • XXIIe Conférence des Ambassadeurs - Allemagne - Intervention Laurent Fabius (Paris, 29 août 2014)

    "Sur les relations entre la France et l’Allemagne, j’ai dit souvent et il faut faire attention lorsque l’on commence à se répéter, qu’il y avait déjà à mieux se connaître. Chaque fois que l’on parle de ces sujets devant un auditoire, qu’il soit d’ailleurs allemand ou français, je dis que les Allemands ne sont pas des Français qui parlent allemand et symétriquement, les Français ne dépensent pas tous des sommes qu’ils n’ont pas. Les chiffres sont quand même plus nuancés."

  • XXIIe Conférence des Ambassadeurs - Diplomatie économique - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 28 août 2014)

    "Autant je considère que les ambassadeurs ont une mission globale - n’abandonnons jamais la dimension stratégique, la dimension culturelle -, autant l’économie est en tête dans ce que vous avez à faire. Du coup, bien évidemment, le ministère à Paris doit s’organiser pour cela. D’où la direction des entreprises, d’où le fait que, désormais, à côté de chaque directeur géographique, il y aura un directeur adjoint chargé spécifiquement de l’économie, d’où le fait qu’à côté de M. Masset, le Secrétaire général, viendra le rejoindre M. Rémy Rioux, qui était auparavant directeur de cabinet d’un ministre de l’économie et qui va être chargé spécialement et transversalement de l’action économique."

  • XXIIe Conférence des Ambassadeurs - Discours d’ouverture de Laurent Fabius (Paris, 28 août 2014)

    "Je pense que ce qui fait le centre et l’intérêt extrême de la mission de nos ambassadeurs maintenant, c’est que cette mission doit être globale. C’est-à-dire que, de même que la France doit jouer sur tous les instruments, toutes les colorations de la palette, de même les ambassadeurs, qui sont les patrons de notre action à l’étranger, doivent jouer de tous les éléments de la palette."

  • Partenariat transatlantique - Intervention de Laurent Fabius lors de la table ronde sur la diplomatie économique (Paris, 25 août 2014)

    " Le Partenariat transatlantique est une question complexe aussi ne m’en veuillez pas si je suis un peu schématique. J’entends pas mal de gens qui ont des idées toutes faites selon lesquelles il s’agit d’un traité horrible et qu’il faut être contre pour des raisons idéologiques. D’autres, en revanche, disent qu’il faut être pour car il s’agit des Américains et du commerce. Je vais vous dire en quelques mots comment j’aborde les choses. Il faut savoir que même si le traité est négocié par l’Europe, ce sera le Parlement français qui devra le ratifier."

  • Journées du réseau - Services économiques, réseaux Ubifrance et AFII - Discours de Laurent Fabius (Paris, 16 juillet 2014)

    "Mesdames et Messieurs, je vous ai demandé de travailler de façon étroite avec la totalité des autres acteurs du réseau. Dans votre métier vous savez vous adapter. Je vous fais donc pleine confiance pour le faire dans cette nouvelle configuration. C’est sur ce mot de confiance que je veux terminer ce propos. Je connais et j’apprécie votre professionnalisme et votre dévouement. Vous avez ma pleine confiance pour mettre en oeuvre cette feuille de route. Je pense qu’elle est assez claire. La feuille de route est tracée, le reste c’est sur vous que cela repose et je vous fais totale confiance."

  • Journées du réseau - Services de coopération et d’action culturelle - Discours de Laurent Fabius (Paris, 16 juillet 2014)

    "La France possède des atouts remarquables. J’ai confiance dans notre capacité à nous développer et à progresser. Notre culture, notre langue, notre recherche, notre enseignement supérieur constituent quelques-uns de ces atouts, tout comme notre réseau à l’étranger. C’est pourquoi, quel que soit le champ spécifique dans lequel vous vous déployez, votre action constitue une priorité dans le cadre de cette « diplomatie globale » dont j’ai essayé de dessiner quelques contours."

  • Dérèglements climatiques - Forum des économies majeures - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 11 juillet 2014)

    "L’objectif de ce qui sera, nous l’espérons, l’accord de Paris, est de définir une trajectoire permettant de limiter le réchauffement moyen à moins de deux degrés. Nous avons un peu moins d’une année et demie pour y parvenir. Cela peut sembler un délai assez long mais vous savez en réalité qu’il s’agit d’un délai très court. Il faut donc que nous avancions le plus vite possible. Nous avons 500 jours pour construire le succès espéré de « Paris climat 2015 ». C’est notre défi commun."

  • États-Unis - Intervention de Laurent Fabius à l’occasion de la venue de Mme Hillary Clinton (Paris, 7 juillet 2014)

    "Ma chère Hillary, je voulais vous dire à quel point nous sommes tous extrêmement heureux de vous avoir ici dans cette Maison que vous connaissez. Vous venez ici présenter votre livre et je suis sûr qu’il aura un très grand succès. Cela me faisait plaisir, avec nos amis ici présents et un certain nombre de prédécesseurs aussi avec qui vous avez travaillé, de vous accueillir pour avoir vraiment un échange amical. À la fois parce que - votre modestie dût-elle en souffrir - vous êtes une femme tout à fait exceptionnelle et une amie de l’Europe et de la France."

  • Dérèglements climatiques - Rencontres économiques d’Aix-en-Provence - Intervention de Laurent Fabius (Aix en Provence, 06/07/2014)

    "L’accord légal que la COP 20 en décembre 2014 au Pérou devrait préparer et la COP 21 en décembre 2015 à Paris adopter pourrait poser l’objectif d’une hausse maximum des températures de 2°C. Cela implique des trajectoires de réduction des émissions de CO2. Pour la première étape, jusqu’à 2030, chaque pays prendrait, de manière différenciée, des engagements. Cet accord devrait s’appuyer sur un paquet financier et sur l’agenda des solutions. La clef de tout cela, c’est une réorientation massive des investissements vers l’économie verte."

  • Qatar - Allocution de Laurent Fabius à l’ouverture du forum économique franco-qatarien (Paris, 24 juin 2014)

    " Il s’agit aujourd’hui d’explorer ce que nos deux pays peuvent réaliser ensemble pour l’avenir. Nous avons choisi une méthode : faire se rencontrer nos entrepreneurs sur des thèmes porteurs de coopération. Nous en avons choisi quelques-uns d’actualité : les enjeux énergétiques, le programme d’investissement pour la coupe du monde 2022, les nouvelles technologies de l’information et de la communication et de la cyber-sécurité. Dans ces domaines, la France et les entreprises françaises peuvent apporter leur expertise. Nous entendrons avec intérêt les conclusions de ces trois ateliers de travail dans quelques minutes. Je remercie à cet égard le Medef et la chambre de commerce et d’industrie du Qatar pour leur concours à leur organisation."

  • Clôture des Assises du tourisme - Discours de Laurent Fabius (19 juin 2014)

    "Le Président de la République, le Premier ministre, mes collègues ministres et moi-même, nous voulons avec vous agir pour donner au tourisme dans notre pays la place centrale qui lui revient. Cela demande des décisions : j’en ai cité une trentaine, certaines attendues depuis longtemps, d’autres plus nouvelles. Cela demande aussi un état d’esprit, des professionnels bien sûr, mais aussi de l’ensemble des Français : nous devons convaincre de la place centrale du tourisme dans notre économie et notre société. Nous devons conforter cette place en soulignant l’intérêt des métiers de la filière, métier qu’on n’exerce pas sans passion. Nous devons expliquer que les « services » ne sont nullement, quelle que soit leur étymologie latine, une « servilité », voire une « servitude », mais au contraire une « serviabilité », un enrichissement. Nous devons valoriser l’ouverture aux autres, l’accueil, l’hospitalité, car c’est ainsi que nous serons dignes du rang auquel nous aspirons."

  • Irak - Intervention de Laurent Fabius au « Forum for New Diplomacy » (Paris, 18 juin 2014)

    "Cette fois-ci en Irak, il s’agit d’un groupe terroriste d’une cruauté sans limite qui s’approche de plus en plus de la capitale. Il s’agit pour ce groupe de prendre le contrôle d’un État, au demeurant riche et pétrolier, avec pour ambition de créer un « califat » en bouleversant non seulement bien sûr l’unité irakienne mais l’ensemble de la région : la Syrie, la Turquie, la Jordanie, le Liban et quelques autres… Avec des répercussions kurdes probablement."

  • Ukraine - Intervention de Laurent Fabius au « Forum for New Diplomacy » (Paris, 18 juin 2014)

    "En Ukraine, nous avons suivi une ligne de conduite qui était « dialogue et fermeté ». Nous avons considéré que l’annexion de la Crimée par un puissant voisin n’était, du point de vue du droit international, quelles que soient les évolutions historiques, pas acceptables. Il fallait donc réagir mais, d’un autre côté, aucune personne raisonnable ne propose d’aller faire la guerre contre la Russie. C’est donc entre ces deux bornes, ne rien faire ou avoir une attitude homicide, que la diplomatie s’est déployée : dialogue et fermeté."

  • Mali - Intervention de Laurent Fabius au « Forum for New Diplomacy » (Paris, 18 juin 2014)

    "Dans le cas du Mali - j’ai vécu cela directement - le 10 janvier de l’année dernière, le président de la République, François Hollande, a reçu un coup de téléphone du président de transition, M. Traoré. La conversation fut brève et saisissante : « je vous demande d’intervenir. Les terroristes sont à 200 km de Bamako et je n’ai pas les moyens de les arrêter. Seule, militairement, la France est en situation de le faire sinon demain je serai mort ». La décision qui a été prise par le président comportait évidemment beaucoup de risques. Mais nous ne pouvions pas accepter que, pour la première fois, des groupes de terroristes puissent prendre le contrôle d’un État."

  • Dérèglements climatiques - Intervention de Laurent Fabius (Le Bourget, 10 juin 2014)

    "La France va présider, au mois de décembre de l’année prochaine, ce que l’on appelle en termes techniques la COP 21 et que dans notre jargon nous appelons Paris Climat 2015. C’est la Conférence mondiale qui doit permettre, si elle est un succès, de prendre des décisions pour limiter le dérèglement climatique et l’augmentation des températures."

  • New York forum Africa - Intervention de Laurent Fabius (Libreville, 24 mai 2014)

    "L’Afrique est à la fois le continent le plus ancien, puisque c’est le berceau de l’Humanité, mais aussi le continent le plus jeune. C’est une chose excellente que, dans la même grande salle, puissent se réunir à la fois des responsables politiques et beaucoup de jeunes que je salue avec énormément d’amitié. Le défi qui est le nôtre doit être relevé par les autorités des différents pays d’Afrique, auxquels doivent concourir toute une série de partenaires, notamment la France. Ce défi est finalement simple à définir."

  • Brésil - Forum économique France/Brésil - Discours de Laurent Fabius (Paris, 21 mai 2014)

    "En 2006, nous avons conclu un partenariat stratégique qui a permis des avancées. Ainsi, la France est aujourd’hui le deuxième partenaire scientifique du Brésil après les États-Unis. Il y a de nombreux transferts de technologie et le volume de nos échanges a doublé pour atteindre près de 9 milliards d’euros. Avec environ 30 milliards d’euros de stocks, la France est un investisseur important au Brésil. Je pense que les entreprises brésiliennes ont parfaitement compris l’intérêt de s’installer en France. Il y a par exemple le projet très intéressant du centre d’affaires international à proximité de l’aéroport de Roissy."

  • Dérèglements climatiques - « Rendez-vous du Quai d’Orsay » - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 14 mai 2014)

    "Nous poursuivons comme objectif de limiter l’augmentation de la température globale à 2°c. Mais le dernier rapport du GIEC nous parle de 4 ou 5°c avec des conséquences cataclysmiques. Nous avons cinq cents jours pour essayer d’inverser la donne puisque c’est en décembre 2015 que la diplomatie française, en l’occurrence votre serviteur, aura l’immense honneur de présider la conférence Paris climat 2015. Il ne faut d’ailleurs pas confondre le rôle de la France comme présidente de la conférence et le rôle de la France comme pays qui doit contribuer pour que les choses aillent dans le bon sens au niveau européen."

  • États-Unis - Discours de Laurent Fabius devant The Brookings Institution (Washington, 13 mai 2014)

    "Let me start this address by a rather dark but hardly surprising assessment. We live in dangerous times because the pillars of the international order are increasingly being questioned. It is not just that the world has grown more complex and interdependent. Although certainly true, that was the story of the two previous decades. The novelty is that various taboos of international life are being broken, making the world more chaotic."

  • États-Unis - Intervention de Laurent Fabius devant l’American Jewish Committee (Washington, 12 mai 2014)

    "Let me start with a few words about France, regarding the necessary fight against anti-Semitism. The French Jewish community, the third largest in the world, is inseparably bound to the French Republic. Revolutionary France, in the 18th century, was the first European country to grant full citizenship to the members of its Jewish community. It is in France, from the 19th century, that so many talented people from Jewish families thrived in the fields of culture, science, politics and as senior civil servants, contributing to the influence of France as well as to the progress of humanity. The first Jewish head of a Western government was the Frenchman Léon Blum, in 1936. In the darkest hours, in October 1940, the Chief Rabbi of France, Jacob Kaplan, responded to the Vichy Government’s anti-Semitic measures by declaring : « We know that the ties binding us to the great French family are too strong to be broken ». France has therefore a duty to itself to guarantee the security of the Jewish community. In the words of President Hollande, « it is the concern of all French people »."

  • Attractivité internationale de l’enseignement supérieur - Intervention de Laurent Fabius devant les conseillers de l’École européenne de droit de Toulouse (Paris, 7 mai 2014)

    "Avec cette nouvelle école dont la région peut s’enorgueillir, vous allez renforcer et confirmer votre statut d’université international de premier rang. Déjà nous avons la « Toulouse School of Economic » qui est régulièrement classée parmi les dix premiers centres de recherche du monde en économie. L’université Toulouse I Capitole a obtenu en 2012 le label Centre d’excellence Jean Monnet de la Commission européenne ; son développement international est impressionnant, elle entretient des partenariats avec plus de 200 universités. Elle a signé des conventions bilatérales avec un nombre considérable de pays d’Amérique et d’Asie. Elle compte 20 % d’étudiants étrangers alors que la moyenne des universités françaises s’établit à 12,5 %. Vous êtes à tous égards très fortement au-dessus de la moyenne."

  • Afghanistan - Remise des insignes de chevalier dans l’ordre national du Mérite à Mme Chékéba Hachemi, présidente de la fondation « Afghanistan Libre » - Allocution de Laurent Fabius (Paris, 30 avril 2014)

    "La distinction qui va vous être remise dans un instant est tout simplement un hommage rendu par votre pays d’adoption, le nôtre, à une vie qui, lorsque l’on la regarde, est exceptionnelle. Il y a 3 ans, vous avez raconté ce parcours dans un livre dont le nom est déjà tout un portrait : « L’insolente de Kaboul ». Insolente, vous l’êtes assurément parce que vous n’acceptez pas le poids des fatalités et des injustices, c’est ce que je nommerai la bonne insolence. Peut-être ce soir, si vous regardez le chemin parcouru, vous penserez à votre petite fille qui avait 11 ans, et qui, séparée de sa mère, a trouvé le courage de traverser à pied, chaussée de tongs, qui sont d’excellentes chaussures de marche comme chacun sait, la passe du Khyber pour fuir l’Afghanistan. Ce furent 11 jours de marche et celles et ceux qui sont ici ce soir ne l’oublient pas."

  • Cuba - Discours de Laurent Fabius (La Havane, 12/04/2014)

    "Je suis aussi venu à Cuba avec la volonté de donner une impulsion nouvelle aux échanges économiques et commerciaux. La France est le 9ème partenaire commercial de Cuba dans des domaines variés. Nous pouvons et nous devons faire plus. C’est pourquoi je suis accompagné de représentants d’entreprises. C’est aussi pour atteindre cet objectif que nous avons décidé d’ouvrir une antenne d’Ubifrance dont le représentant vient juste d’arriver."

  • Signature du contrat d’objectifs et de moyens entre l’État et France Médias Monde - Propos du ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 9 avril 2014)

    "Vous avez défini, Madame la Présidente Saragosse, ce qu’est ce contrat d’objectifs et de moyens. Vous avez dit que vous aviez fait un rêve, ce qui nous rappelle quelqu’un. Par ailleurs, une élaboration collective a été pratiquée et a permis d’aboutir à ce contrat d’objectifs et de moyens. Vous êtes donc, Chère Madame la Présidente, l’auteur, la responsable avec tous ceux qui vont signer d’un nouveau concept qui s’appelle le rêve participatif ! Au fond, c’est de cela qu’il s’agit. C’est moins joli quand on appelle cela contrat d’objectifs et de moyens. Chaque terme en a été pesé. Je vais donc essayer de ne pas remettre en cause ces termes pesés et qui sont parfaitement justifiés. Mais je le ferai en tant qu’auditeur et téléspectateur, car le jugement que je porte n’est pas simplement le jugement de quelqu’un à qui on présente un texte à signer. Dans les tours du monde réguliers que j’effectue, je vous regarde et je vous écoute. Je ne suis donc pas dans la situation de ces architectes qui construisent des immeubles et qui n’y habitent jamais."

  • Diplomatie économique/« Rencontres Quai d’Orsay - Entreprises » - Conclusions de Laurent Fabius (Paris, 8 avril 2014)

    "Il faut donc que nous fassions en sorte que les petites, les moyennes et les grandes entreprises soient à l’étranger. Les grandes entreprises ont leur capacités propres, elles n’ont pas besoin de nous pour accroitre leur introduction. Cependant il est vrai que dans des domaines dits de souveraineté, si on n’a pas l’appui de son État, c’est assez difficile, tout simplement parce que les pays ne comprennent pas qu’il n’y ait pas d’appui quand d’autres pays apportent le leur. C’est donc notre travail."

  • République centrafricaine - Conférence nationale humanitaire - Discours de Laurent Fabius (Paris, 31 mars 2014)

    "En Centrafrique, l’origine du conflit et sa nature sont bien sûr différentes mais c’est également un immense défi. L’intervention de la France et des forces africaines et dans quelques jours de l’Europe aura sans doute permis d’éviter le pire, un bain de sang général entre populations rendues hostiles par pillages et exactions et une véritable déflagration à l’échelle régionale. Les populations civiles demeurent, comme toujours, les premières victimes."

  • Action humanitaire - Conférence nationale humanitaire - Discours de Laurent Fabius (Paris, 31 mars 2014)

    "Je sais que ces questions seront au coeur de vos réflexions toute cette journée. Les modalités d’intervention face aux crises dites complexes, particulièrement dans les pays fragiles, voire les pays faillis, les mécanismes visant à améliorer la coordination de l’aide internationale, la question de l’efficacité de l’aide humanitaire et de son adaptation permanente à des théâtres différents, celle de l’innovation et des mécanismes qui permettent d’associer les acteurs privés à l’action humanitaire, toutes ces questions, toutes ces problématiques demandent une réflexion d’ensemble entre tous les acteurs. Et nul endroit plus que celui-là n’était pertinent pour le faire."

  • French May - Discours de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères (Paris, 12/03/2014)

    "Plus de vingt ans après sa création, le French May occupe aujourd’hui une place vraiment importante sur la scène culturelle d’Asie. J’ai souhaité vous réunir aujourd’hui et je vous remercie d’être là afin de présenter cette manifestation chez nous, en France, car elle est, dans ses objectifs comme dans ses méthodes, emblématique de notre action au service du rayonnement de la culture française dans le monde. Années après années, le French May est devenu une plateforme majeure pour la diffusion de la création française, en même temps qu’un lieu de créations et d’échanges entre la France, Hong Kong et Macao. L’édition 2014 du French May, la 22ème, se tiendra dans un contexte tout à fait particulier puisque nous célébrons cette année le cinquantième anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Chine"

  • Chine - Discours de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, à l’université de Nankai (Tianjin, 24/02/2014)

    "This year, we are celebrating the 50th anniversary of diplomatic relations between France and the People’s Republic of China. General Charles de Gaulle’s France was indeed the first major Western country to establish diplomatic relations with China, thereby giving our relationship a pioneering nature. Our strategic global partnership, founded 33 years later in 1997, has grown as our relations have developed and as China’s international role has clearly been established. This strategic partnership now concerns all areas - politics, the economy, science and culture - as well as the major international issues and it will be reinforced by the next official visit to France by President Xi Jinping."

  • Syrie - Intervention de Laurent Fabius aux « Mardis de l’Essec » (Cergy Pontoise, 04 février 2014)

    "Sur la Syrie - qui est une tragédie absolue avec 140.000 morts, des millions de gens déplacés, déportés et des conséquences extrêmement lourdes sur l’Irak, la Jordanie, le Liban et sur l’ensemble de la région. Il y a aussi des tortures et l’utilisation d’armes chimiques. Il faut rappeler que le début de ce conflit est une petite manifestation dans un village de Syrie où quelques jeunes n’étaient pas favorables au régime de Bachar Al-Assad. Ensuite la façon dont les choses ont été réprimées fait que nous nous retrouvons deux ans plus tard avec un conflit gravissime et des pays qui se font la guerre par personnes interposées."

  • Chine - Intervention de Laurent Fabius aux « Mardis de l’Essec » (Cergy Pontoise, 04 février 2014)

    "Nous avons des relations avec Taiwan. Les choses dans les relations entre Taiwan et ce que l’on appelle le Mainland, la Chine continentale, se sont beaucoup améliorées depuis quelques années. Vous connaissez bien la situation. Il y a quelques années, il y avait une hostilité extrêmement forte et il y avait des déclarations très belliqueuses de part et d’autre, Chine et Taiwan. Donc petit à petit, les choses se sont beaucoup améliorées, dans mon analyse en tout cas."

  • Etats-Unis - Intervention de Laurent Fabius aux « Mardis de l’Essec » (Cergy Pontoise, 04 février 2014)

    "Nous allons, la semaine prochaine, aller aux États-Unis avec François Hollande à l’invitation du président Obama. Il y a un début de partenariat transatlantique qui commence d’être négocié. Nous ne sommes pas au bout de nos difficultés, parce que les États-Unis ont des intérêts et nous, nous avons nos intérêts qui peuvent être différents sur les plans de l’agriculture et de l’exception culturelle. C’est une négociation qui va prendre du temps."

  • Diplomatie économique - Intervention de Laurent Fabius aux « Mardis de l’Essec » (Cergy Pontoise, 04 février 2014)

    "Compte tenu de la situation économique de notre pays, compte tenu du fait que maintenant, l’économie est prégnante dans presque toutes les activités, il est évident que si le Quai d’Orsay, c’est-à-dire notre réseau diplomatique, ne se préoccupait pas d’économie, il n’aurait aucune possibilité d’action. Je ne veux pas dire que l’influence de la France ne se limite qu’à l’économie, mais s’il n’y a pas derrière cette influence comme composante de celle-ci, une vraie puissance économique, ladite influence va reculer."

  • Sécurité des entreprises françaises à l’étranger - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 30 janvier 2014)

    "La sécurité fait évidemment partie des sujets sur lesquels notre réseau diplomatique peut et doit vous apporter son aide. C’est vous les responsables des entreprises qui êtes, bien sûr, au premier chef, responsables de la sécurité de vos collaborateurs, de vos emprises, de vos investissements. Mais il est absolument indispensable que nous travaillions ensemble, en multipliant les passerelles et les outils : les échanges d’informations, les partages d’analyse du risque, les points de situation réguliers, relations étroites entre nos postes et les entreprises implantées localement, la préparation en amont des scénarios de gestion de crise, voire dans certains cas, des exercices pratiques de simulation."

  • Attractivité enseignement supérieur - Allocution de Laurent Fabius (Paris, 30 janvier 2014)

    "C’est un partenariat nouveau et, je pense, prometteur. Il associe le ministère des affaires étrangères, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger et 7 Instituts d’études politiques, ceux d’Aix en Provence, de Lille, de Lyon, de Rennes, de Strasbourg, de Toulouse et de Saint-Germain-en-Laye. J’ai tenu à signer personnellement notre accord pour manifester l’importance que j’attache à l’attractivité universitaire."

  • Syrie - Conférence de Genève II - Intervention de Laurent Fabius (Montreux, 22 janvier 2014)

    "La France, nation indépendante, membre permanent du Conseil de sécurité, amietraditionnelle des peuples syrien, jordanien, libanais, et de tous les peuples de la région, revendique d’être là pour essayer de faire progresser la cause de la paix. Nous n’avons pas d’agenda caché. Nous n’avons pas d’autre intérêt à défendre que celui de la réconciliation, d’une Syrie enfin unie, démocratique, respectueuse des droits de la personne humaine et des diverses communautés, d’une Syrie indépendante. Sans combattants étrangers sur son sol. Et sans criminel de masse à sa tête."

  • Diplomatie sportive - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères (Paris, 15/01/2014)

    "Si nous voulons que la France réussisse et rayonne sur le plan sportif, il faut que nous mettions en place ce que nous avons appelé une diplomatie sportive. Cela a été fait jusqu’à présent de manière intuitive. Cela sera désormais fait de manière organisée. Cela aidera le sport - ce qui est essentiel -, et permettra aux dirigeants sportifs français d’être encore plus présents au niveau international. Cela aura une incidence économique car le sport est à présent devenu une activité massive et cela contribuera à une certaine image de la France, ce qui pour moi, comme chef de la diplomatie, est essentiel."

  • Agence française de développement - Journées du réseau - Discours de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères (Paris, 07/01/2014)

    "La France, aujourd’hui comme par le passé, agit dans toutes les enceintes internationales, pour une mondialisation maîtrisée, plus respectueuse des équilibres socio-économiques et environnementaux. L’AFD est un instrument privilégié de cette politique. Bien entendu, avec moins de 10 % de l’APD mondiale, nous ne pouvons pas tout. Mais nous pouvons et devons montrer l’exemple, sans arrogance, imaginer des solutions innovantes et construire des coalitions avec d’autres bailleurs de fonds pour inventer ces politiques publiques globales dont le monde a besoin dans les domaines du développement humain et de l’environnement."

  • Niger - Intervention du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 25/11/2013)

    " je suis heureux de signer aujourd’hui, avec mon homologue M. Mohamed Bazoum, et en présence de Pascal Canfin, un document cadre de partenariat qui définit les orientations de notre coopération bilatérale au cours des trois prochaines années. Ce document, qui a été élaboré conjointement, met l’accent sur les priorités du gouvernement nigérien, déclinés dans le plan de développement économique et social (PDES) et l’initiative 3N « Les Nigériens nourrissent les Nigériens."

  • Conférence sur le climat - Discours du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Varsovie, 22 novembre 2013)

    "Si la France s’est portée candidate pour accueillir la Conférence climat de 2015, c’est, face à ce dérèglement massif, avec vous tous, pour proposer un espoir. En désignant mon pays, la France, vous nous confiez la mission de vous accueillir à Paris pour agir. Nous recevons cet honneur avec plaisir parce que ce sera un plaisir de vous accueillir. Nous le ferons avec humilité, parce que le défi est considérable. Nous le ferons avec responsabilité, car nous voulons que cette conférence 2015 soit porteuse de solutions Le succès espéré sera votre succès, celui de la volonté des 195 États réunis."

  • Conférence générale de l’UNESCO - Discours de Laurent Fabius (Paris, 7 novembre 2013)

    "Nous avons confiance en la capacité de l’UNESCO d’avancer, grâce à vous tous, grâce à la communauté de femmes et d’hommes compétents et passionnés qui constituent votre Secrétariat et grâce au courage de votre directrice générale. Le Conseil exécutif a souhaité, Madame, que vous soyez reconduite dans vos fonctions et je veux, au nom du gouvernement français, vous en féliciter. Nous pensons que l’UNESCO doit contribuer à répondre à au moins cinq grands défis."

  • Discours de Laurent Fabius lors de l’ouverture des Assises de l’industrie (Paris, 6 novembre 2013)

    "L’appui à notre industrie, la mise en œuvre de notre stratégie industrielle est donc prioritaire. L’ensemble du gouvernement a pour mission d’y participer. Pour ce qui concerne le Quai d’Orsay, le renforcement de la diplomatie économique est une nécessité et elle devient chaque jour davantage une réalité. Les principaux outils que nous avons souhaité mettre en place sont désormais opérationnels. Ils sont à votre service pour répondre à vos demandes, là où sont vos besoins et les marchés qui vous intéressent."

  • Intervention de Laurent Fabius au colloque "Religion et politique étrangère" (6 novembre 2013)

    "Il n’est pas courant pour un Ministre des Affaires étrangères français de s’exprimer sur les questions religieuses. Si je le fais, c’est pour une raison simple : nombre des crises internationales actuelles restent inintelligibles et d’ailleurs insolubles quand le fait religieux n’est pas pris en compte. L’analyse des évolutions en matière religieuse est un outil important à la compréhension du monde. C’est donc pour tenter d’éclairer certaines de ces questions que j’ai souhaité l’organisation de ce colloque international, assurément original, sur les liens entre religions et politique étrangère. Je me réjouis que ces débats aient été, je crois, un succès et je vous remercie d’y avoir tous contribué."

  • République centrafricaine - Discours de Laurent Fabius devant la communauté française (Bangui, 13 octobre 2013)

    "Je suis venu ici d’abord pour vous rendre hommage. La situation en Centrafrique a été très difficile, elle continue de l’être. Quand je dis que la situation a été « très difficile », ce ne sont pas des choses abstraites : vous avez, toutes et tous, soit directement soit à travers vos familles, à travers votre entreprise, votre travail, été frappés par les événements qui se sont produits au cours des derniers mois. Beaucoup d’entre vous ont tout perdu. Quand on est dans un pays loin de la France, quand on aime à la fois ce pays et la France, on est très durement frappé quand une épreuve de cette sorte advient."

  • Réception francophone aux Nations unies - Allocution de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2013)

    "Organe opérationnel de notre communauté, l’Organisation internationale de la francophonie a ces dernières années amplifié sa mobilisation au service de nos valeurs communes. Je salue le volontarisme du secrétaire général Abdou Diouf. Dans un monde fragmenté et complexe, je souhaite que l’OIF continue sur cette voie d’un engagement accru au service de la paix, du développement et de la démocratie."

  • Discours de Laurent Fabius - Présentation du rapport du GIEC (30 septembre 2013)

    "L’accord qui devra être conclu lors de la COP21 Paris Climat 2015 ne marquera pas la fin du processus de négociation. Même le meilleur accord possible devra être complété, avant 2020 comme après 2020. Mais il est essentiel qu’un accord universel, ambitieux et comportant des engagements de réduction d’émissions soit bien conclu en 2015, si l’on veut qu’il puisse entrer en vigueur en 2020 à l’issue de la deuxième période d’engagement du protocole de Kyoto."

  • Politique étrangère de la France - Assemblée des Français de l’étranger - Syrie - Iran - Géopolitique - Diplomatie économique - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 12 septembre 2013)

    "Je connais les débats qui ont traversé votre assemblée. À partir d’un diagnostic, je pense que beaucoup de gens disaient qu’il fallait bouger cela parce que il y avait des imperfections mais à partir de là, le choix qui a été fait c’est ce qu’on appelle la démocratie de proximité avec les conseillers consulaires… Je vois que c’est contesté … Je le constate, la démocratie c’est aussi cela. Il va y avoir l’année prochaine un système nouveau, je crois comprendre qu’il ne recueille pas un assentiment général. Cela me paraît tout de même excessif parce qu’il a dû être voté. Je comprends qu‘il soulève encore pas mal de difficultés…. Je suis là aussi pour recueillir vos sentiments, là on le fait trop succinctement mais enfin j’ai l’oreille et donc j’entends bien qu’il y a encore des choses qui ne sont pas totalement satisfaisantes."

  • Clôture de la la XXIème Conférence des ambassadeurs - Discours de Laurent Fabius (29 août 2013)

    " Face au massacre chimique de Damas par le régime syrien, nous préparons avec nos partenaires la réponse indispensable. Le président de la République s’est exprimé avec clarté. Moi-même suis en contact permanent avec mes homologues. Il est clair que nous ne pouvons pas rester sans une réaction à la fois réfléchie, proportionnée et ferme. Le régime - et chacun à travers le monde - doit comprendre que de tels crimes expressément interdits par la communauté internationale depuis 1925 et qualifiés par le secrétaire général des Nations unies de crime contre l’humanité ne resteront pas impunis."

  • Discours de Laurent Fabius, au siège de l’ASEAN (Jakarta, 2 août 2013)

    " ce qui nous rapproche, l’ASEAN, l’Europe et la France, c’est la volonté de bâtir un monde multipolaire réel, ordonné que nous souhaitons, dans lequel l’UE d’une part et l’ASEAN d’autre part joueront un rôle stabilisateur. L’ASEAN compte plus de 600 millions d’habitants, c’est à dire un dixième de la population mondiale avec un dynamisme économique remarquable ; l’UE, a ses 500 millions d’habitants, c’est la première puissance commerciale au monde. Pris séparément ces deux pôles comptent beaucoup, unis nous allons pèserons de manière décisive !"

  • Mexique - Relations bilatérales - Intervention de Laurent Fabius lors de l’acte public d’installation du Conseil stratégique franco-mexicain (Mexico, 15 juillet 2013)

    "Monsieur le Président, je voudrais tout d’abord vous transmettre les salutations amicales et chaleureuses du président François Hollande. Je me souviens que lorsque vous êtes venu en visite en France, et que vous avez rencontré le président Hollande, vous avez immédiatement marqué votre souhait d’une nouvelle étape dans les relations entre le Mexique et la France, et vous avez eu l’un et l’autre l’idée de ce conseil stratégique. Nous sommes quelques mois plus tard et désormais, grâce à vous, c’est chose faite. Je suis persuadé, comme mon collègue et ami, le ministre des relations extérieures mexicain, que ce conseil contribuera très activement à une nouvelle étape très forte dans les relations d’amitié, dans tous les domaines, entre le Mexique et la France."

  • Mexique - Discours de Laurent Fabius (Mexico, 14 juillet 2013)

    "Nos deux gouvernements sont animés par une volonté réformatrice qui nous rapproche. En France, la politique de redressement et de préparation de l’avenir. Ici, le « Pacte pour le Mexique » qui veut libérer le potentiel de croissance du pays, assurer la justice sociale, améliorer la sécurité, renforcer l’État de droit et assurer au Mexique toute sa place sur la scène internationale."

  • Politique étrangère de la France - Discours de Laurent Fabius, à l’École polytechnique (Paris, 25 juin 2013)

    "Dans ce monde nouveau, la France adapte son action internationale à la fois pour défendre ses propres intérêts et agir pour un ordre international mieux régulé et plus juste. Ce sont en effet les deux directions que nous devons prendre. Sans abandonner la première (nos intérêts) par naïveté ni sacrifier la seconde (une meilleure régulation) par cynisme. Notre stratégie ne s’arrête pas à nos intérêts conçus de manière étroite ou immédiate ! Nous y tenir serait de courte vue et ignorerait notre responsabilité et notre spécificité, notamment en tant que membre du Conseil de sécurité de l’ONU."

  • Cinquième congrès mondial contre la peine de mort - Intervention de Laurent Fabius (Madrid, 13 juin 2013)

    "Je voudrais pour terminer, rendre hommage, parmi nous, au-delà de nous, aux militants de l’abolition de la peine de mort. Nous, les politiques, nous risquons au maximum de faire un mauvais discours. Les militants, eux, risquent souvent leur vie. Donc, je pense que là, dans cette belle salle où nous sommes, assis tranquillement, à discuter, c’est aux militants de l’abolition universelle de la peine de mort qu’il faut penser."

  • Colloque « Politique étrangère et diplomatie de la santé mondiale » - Discours de Laurent Fabius au Collège de France (Paris, 17 juin 2013)

    "La France fait partie des pays qui agissent le plus fortement pour que la santé soit effectivement traitée comme un bien public mondial. C’est conforme aux principes constitutifs de la France. Nous allons continuer, en nous appuyant notamment sur vos travaux. Agir pour la santé, cela ne peut pas se faire efficacement sans les médecins, les chercheurs, les universitaires qui pensent ces enjeux et ces défis. Je serai donc heureux de prendre connaissance de vos conclusions. Je vous souhaite un colloque riche et fécond. Il sera utile à cette grande cause qu’est l’amélioration de la santé dans le monde."

  • Niger - Communauté française - Allocution de Laurent Fabius (Niamey, 28 mai 2013)

    "Je voulais vous dire non seulement la solidarité du gouvernement et de la population française, mais aussi que nous tenons à rester, nous les Français, nous tous qui sommes présents au Niger, parce que le Niger est un pays ami, parce que le Niger est un pays qui, à la fois, apporte à la France et qui a besoin de nous, parce que les autorités nigériennes se sont montrées extrêmement courageuses dans la lutte contre le terrorisme, je veux insister là-dessus, dès le premier moment. Avant même que les événements du Mali ne se produisent, le gouvernement nigérien nous avait alertés, nous le nouveau gouvernement français, en nous disant attention, le terrorisme n’est pas quelque chose d’abstrait et nous sentons, nous savons qu’il y a des groupes qui se préparent, et nous sommes déterminés à lutter."

  • Émirats Arabes Unis - Allocution de Laurent Fabius (Abou Dabi, 25 mai 2013)

    "Je crois que les Émirats et la France ont en commun quelque chose de très fondamental. À la fois, nous sommes des pays singuliers qui marquons notre identité. La France en Europe, les Émirats, dans cette partie du monde, ont une identité particulière et en même temps, cette identité est ouverte aux autres et cet alliage entre la singularité et l’universel c’est, je pense, ce qui rapproche le plus les Émirats Arabes Unis et la France."

  • Mali/Conférence des donateurs - Discours de Laurent Fabius (Bruxelles, 15 mai 2013)

    "Le constat qui est à l’origine de cette réunion est simple : il n’y aura pas de sécurité et de stabilité durable sans développement et sans démocratie. Il faut agir de front sur les trois côtés du triangle : sécurité, démocratie, développement. C’est la stratégie de la France depuis le début - nous avons d’ailleurs nous-mêmes repris dès février notre aide au développement. C’est également la conviction de l’Union européenne, dont je salue la mobilisation importante et rapide."

  • Discours de Laurent Fabius - Remise des insignes de Grand Officier de la Légion d’Honneur à Kofi Annan (2 mai 2013)

    "Devant vos amis, de grands serviteurs de la diplomatie et plusieurs de mes prédécesseurs avec qui vous avez travaillé, j’ajoute aujourd’hui une ligne à la longue liste des récompenses et des prix qui vous ont été attribués. C’est que vous avez fait progresser un grand nombre de causes. Une, en particulier, vous a tenu particulièrement à cœur : la « responsabilité de protéger ». Cette même exigence a guidé votre action personnelle. Car pour vous, vivre, c’est être responsable de ceux dont la vie est menacée."

  • Mauritanie - Allocution du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, devant la communauté française (Nouakchott, 16/04/2013)

    "Nous sommes en train, ces jours-ci, de discuter aux Nations unies à une opération de maintien de la paix, c’est-à-dire que nous sommes en train de convaincre, et cela va être fait je n’ai pas d’inquiétude, l’ensemble des membres du Conseil de sécurité des Nations unies de choisir une certaine voie pour le Mali. Ce ne seront plus les Français, ce ne sera plus la MISMA c’est-à-dire les troupes africaines, qui auront la responsabilité des interventions, mais ce sera l’ONU qui aura sur le terrain à assurer la sécurisation et la stabilisation. Nous, Français, nous allons petit à petit opérer une certaine décrue, car il a toujours été acquis dans notre esprit que nous n’avions pas vocation à rester éternellement au Mali."

  • Afrique du Sud/Saison sud-africaine en France - Discours d’ouverture de Laurent Fabius (17 avril 2013)

    "Les saisons croisées France Afrique du Sud sont les premières saisons consacrées en France à un pays d’Afrique subsaharienne. Ces saisons croisées mettent en lumière la créativité sud-africaine et la singularité de la relation qui existe entre l’Afrique du Sud et la France. Je veux remercier chaleureusement Mme Filippetti d’être aujourd’hui à mes côtés pour accueillir nos amis sud-africains avec le président Darcos."

  • Diplomatie économique/Rencontres Quai d’Orsay-Entreprises - Discours de Laurent Fabius (Paris, 9 avril 2013)

    "Le Quai d’Orsay doit être aussi, à travers toutes ses tâches, la maison des entreprises. Et grâce à votre présence, il l’est aujourd’hui, plus sans doute qu’il ne l’a jamais été. Je suis donc très heureux d’avoir pu vous y accueillir pour cette première rencontre « Quai d’Orsay - Entreprises ». On me dit que plus de 800 représentants d’entreprises, selon les organisateurs, - grands groupes, PME, ETI - ont répondu présent. Je m’en réjouis, je vous salue et je vous remercie beaucoup de votre présence"

  • Pays-Bas - UE - Discours de Laurent Fabius à l’Université de Leyde (La Haye, 21 mars 2013)

    "Depuis plusieurs mois, des décisions importantes ont été prises en Europe pour surmonter la crise de la dette, pour réduire les déficits et pour tenter de faire redémarrer le moteur économique. Mais nous ne sommes encore qu’au début du processus de réorientation et de relance de l’Europe qui doit permettre de remettre l’Union sur les rails de l’avenir. Les récents développements de la situation de Chypre montrent en effet que nous ne sommes pas sortis de la zone de risque. Les messages des peuples, à l’occasion des différentes élections, doivent être entendus. Pour ce faire, notre conviction est que nous avons besoin d’une Europe forte et solidaire pour affronter les défis actuels."

  • Mali/Conférence sur le développement - Allocution de Laurent Fabius (Lyon, 19 mars 2013)

    "Chers Amis, le Mali a évité in extremis l’effondrement, mais beaucoup évidemment reste à faire. Quand nous abordons ces sujets avec nos amis maliens ou au sein de l’exécutif français, nous avons toujours à l’esprit, tirant les leçons de l’expérience, trois volets à l’esprit. Le volet sécuritaire - sans sécurité rien n’est possible -, le volet démocratique - sans démocratie, rien n’est constructible à long terme -, le volet développement - car, sans développement, il n’y a pas de sécurité et réciproquement."

  • Forum mondial des femmes francophones - Discours de Laurent Fabius (Paris, 20 mars 2013)

    "L’organisation de cette journée est partie d’une constatation qui, finalement, est tragiquement simple : les femmes sont les premières victimes de multiples inégalités et de violences, pas seulement mais notamment dans de nombreux pays en développement. Cette réalité est d’autant plus choquante qu’il est établi d’une façon incontestable aujourd’hui que la promotion des droits des femmes, et notamment l’éducation, est une condition et un moteur du développement."

  • Cameroun/Otages - Allocution du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, devant la communauté française (Yaoundé, 15/03/2013)

    "Le 19 février dernier, sept de nos compatriotes, qui sont vos amis, ont été enlevés. Cela a été un choc pour vous, pour nous, pour l’ensemble des Camerounais. De plus, les conditions de cet enlèvement, la composition de la famille, le fait qu’il y ait de tous petits enfants, rend la situation plus insoutenable. L’estime dont jouissent, je le sais, l’ensemble des membres de cette famille, le récit qui m’a été fait par les uns et par les autres, la famille française que j’ai vue bien sûr, tout cela compose un paysage qui fait que ce soir le plus grand souhait, c’est de les retrouver vivants. Des moyens sont mobilisés à cette fin, les moyens de la France et les moyens des pays concernés. Je suis sûr que vous comprendrez que je ne m’étende pas sur le cas, car il faut à la fois être efficace, et l’une des conditions de cette efficacité c’est la discrétion. Mais vraiment notre souhait le plus cher est de vite retrouver nos compatriotes et amis !"

  • Nigeria/Otages - Discours du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, devant la communauté française (Abuja, 16/03/2013)

    "Le Nigeria est aussi l’un des pays qui est à nos côtés dans ce qui se passe au Mali. Vous savez que nous sommes intervenus au Mali tout simplement parce que, si nous n’étions pas intervenus, le Mali devenait un État terroriste. Avec toutes les conséquences que cela aurait eues sur les pays voisins. Et en agissant comme nous l’avons fait, avec une série de partenaires africains, dont le Nigeria, nous avons découvert bien sûr ce que nous pressentions, c’est-à-dire des connexions entre les uns et les autres. Donc ce combat contre les groupes terroristes, il faut le mener avec détermination. C’est ce que nous faisons, même si bien sûr nous n’avons pas à faire reposer la totalité de l’effort sur nos épaules."

  • Pérou - Discours de Laurent Fabius devant la communauté française (Lima, 21 février 2013)

    "Les relations entre le Pérou et la France sont depuis longtemps de très bonnes relations, mais il me semble qu’on a tellement été habitué à ce que les relations soient bonnes qu’on a fini par ne plus vraiment en avoir. Cela faisait assez longtemps, je crois, qu’il n’y avait pas eu ce type d’échange. Alors on faisait toujours référence à du Petit-Thouars, à Vargas Llosa ; à Flora Tristan… très bien mais comme je le faisais remarquer en plaisantant à un de mes interlocuteurs du gouvernement en français nous disons souvent « il n’y a pas d’amour il n’y a que des preuves d’amour »."

  • Visite de Laurent Fabius à l’Ecole normale supérieure (5 février 2013)

    "Nous sommes dans une période de crise, c’est l’urgence, mais il faut toujours voir cette urgence à travers le temps long, qui est celui de la régulation, celui du développement, celui de la recherche de la démocratie, et, c’est un mot qui reviendra pas mal dans ma bouche au cours de ce petit propos, notre action pour l’influence de notre pays dans le monde."

  • Commission nationale de la coopération décentralisée - Discours du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (prononcé par M. Pascal Canfin) (Paris, 29/01/2013)

    "Vingt ans après l’adoption de la loi organisant le cadre juridique de ce qu’il est convenu d’appeler la « coopération décentralisée » et qui a créé votre Commission, près de 5 000 collectivités françaises ont engagé des partenariats avec 10 000 collectivités étrangères dans 141 pays. C’est considérable. Aux actions classiques d’échange et d’appui à la gestion de services publics locaux ou d’aide à la mise en place d’infrastructures de base chez les partenaires du Sud, se sont progressivement ajoutés des champs d’intervention innovants : développement rural, planification urbaine, schéma de transport, tourisme durable, administration numérique. Nos collectivités territoriales ont progressivement acquis une compétence globale d’action extérieure"

  • Syrie/Réunion internationale de soutien à la Coalition nationale syrienne - Intervention du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 28/01/2013)

    "Il est décisif en effet que la Coalition prouve chaque jour à la population qu’elle est à ses côtés, pour satisfaire ses besoins élémentaires et porter la promesse d’une Syrie réconciliée. Nous savons que les responsables ici présents de la Coalition ont la volonté d’agir et de réussir. Il est de notre responsabilité à tous, nous sommes plus de 50 pays, de les appuyer fortement. Car soyons clairs : face à l’écroulement d’un État et d’une société, ce sont les groupes extrémistes qui risquent de gagner du terrain. Nous ne devons pas laisser une révolte qui avait démarré comme une contestation pacifique et démocratique dégénérer en un affrontement de milices. Il y va de l’intérêt des Syriens et de notre intérêt à tous."

  • Mali - Sommet extraordinaire de la CEDEAO - Discours de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères (Abidjan, 19 janvier 2013)

    "En intervenant, la France a assumé ses responsabilités et rempli ses obligations dans le respect de la légalité internationale. Nous sommes fidèles à la demande de la CEDEAO, de l’UA et du Conseil de sécurité des Nations unies. L’opération SERVAL n’a pas vocation à se substituer à la MISMA : la France a pour objectif de permettre l’application pleine et entière des résolutions des Nations unies, et donc le déploiement le plus rapide possible de la MISMA et des initiatives de soutien qui l’accompagnent, en particulier la mission européenne de formation EUTM."

  • Diplomatie économique - Intervention de Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères (Paris, 18 janvier 2013)

    "Le président de la République a fait du redressement économique du pays la priorité de notre action. Tous les ministères doivent y contribuer, notamment celui des affaires étrangères. Il serait paradoxal que le quai d’Orsay, ministère des crises partout dans le monde et de l’action extérieure de la France, ne se préoccupe pas de la crise la plus grave, la crise économique et de l’action économique. C’est pour répondre à cette priorité que nous mettons en oeuvre un plan d’action pour la diplomatie économique dont vous connaissez les grandes lignes et que je souhaite évoquer avec vous aujourd’hui."

  • Mali – Conférence de presse de Laurent Fabius (Paris, 14 janvier 2013)

    "Cette intervention, je veux le souligner, s’inscrit dans le cadre strict de la légalité internationale. Elle répond à une demande formelle du président malien et elle est conduite en conformité avec la charte des Nations unies, en cohérence avec les résolutions des Nations unies 2056, 2071 et 2085."

  • Conférence des Ambassadeurs – Rome - Discours de Laurent Fabius (21 décembre 2012)

    "Je sais que l’Italie défend une approche volontariste et concrète d’une Union économique et monétaire au service de la croissance. Il nous reviendra, je l’espère, de porter ensemble ce beau projet et nous y sommes d’autant plus disposés que notre coopération bilatérale sur de nombreux sujets rapproche nos points de vue et nos intérêts."

  • Forum Campus France - Discours de Laurent Fabius (18 décembre 2012)

    "La science et les savoirs ont joué et jouent un rôle décisif dans la construction de la France et dans son rayonnement extérieur. Mais aujourd’hui, la donne change. Tous les pays émergents font de l’enseignement supérieur et de la recherche des priorités nationales. Nous restons, bien entendu, performants, mais le savoir fait l’objet d’une concurrence mondialisée. Ce tournant succède à plusieurs siècles de domination européenne puis américaine. Le savoir est devenu, à l’échelle mondiale, un enjeu de pouvoir, de croissance et d’influence."

  • Discours de Laurent Fabius lors de la cérémonie de remise des diplômes du MBA International Paris - Grand amphithéâtre de la Sorbonne, 10 octobre 2012

    "Nous vivons une époque de basculements géopolitiques. Dans ce monde fragmenté et incertain, nous avons la chance de posséder un horizon commun, en expansion et porteur de valeurs d’avenir. Cette communauté qu’est la francophonie est un bien précieux dont vous êtes les nouveaux ambassadeurs. La Francophonie ne doit pas être frileuse, mais conquérante. Faites la vivre. C’est notre intérêt partagé. C’est aussi celui du monde. Face au changement climatique, face à la menace terroriste, face à la pauvreté, face à la crise et aux excès du capitalisme, face aux crises et inégalités de toutes sortes, les attitudes coopératives doivent prévaloir sur les divisions, sur les replis particularistes et la violence. La francophonie peut et doit y contribuer pour le bien de tous."

  • Lancement de la campagne mondiale pour l’abolition universelle de la peine de mort - Discours du ministre des affaires étrangères - Paris, 9 octobre 2012

    "Ce soir, la France se tient aux côtés des milliers d’hommes et de femmes dans le monde qui attendent dans les couloirs de la mort, et des dizaines de millions d’autres qui comme nous les soutiennent. Aux peuples qui pratiquent encore la peine capitale ou qui hésitent, répétons les paroles de Victor Hugo : « vous ne l’abolirez peut-être pas aujourd’hui, mais n’en doutez pas, demain vous l’abolirez ou vos successeurs l’aboliront ». Alors, ne perdons pas de temps ni de vies. Abolir la peine de mort, c’est faire progresser la justice et l’humanité tout entière. C’est pourquoi, c’est et ce sera le message de la France."

  • Discours du ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius devant la communauté française - Le Caire, 17 septembre 2012

    "Nous venons de faire le point sur nos échanges. La situation n’est pas toujours connue de l’extérieur. L’Égypte est une destination importante pour les investissements français. Nos échanges ont pas mal d’importance et l’Égypte est l’un des pays, malheureusement peu nombreux, avec lesquels nos échanges sont excédentaires. Et puis les entreprises françaises font travailler plus de 30.000 personnes dans ce pays. Ce sont quand même des chiffres importants, alors que l’emploi est évidemment un sujet de préoccupation pour le gouvernement égyptien. Il existe des secteurs absolument majeurs dans lesquelles nos entreprises sont tout à fait présentes et même parfois dominantes."

  • Déplacement à Chypre - Inauguration de l’École franco-chypriote - Discours de Laurent Fabius (Nicosie, 8 septembre 2012)

    "Monsieur le Président de la République, nous inaugurons ensemble un établissement d’enseignement remarquable - je vais en dire quelques mots - mais c’est plus que cela. Ici, dans cette école franco-chypriote, des milliers de jeunes garçons et de jeunes filles vont apprendre le meilleur de l’éducation et de la culture. Ils vont pouvoir commencer, dans les petites classes, à apprendre le français, le grec, se perfectionner, avoir des soutiens en anglais et aller jusqu’au bout de leur scolarité. "

  • Intervention de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères - Conférence inaugurale de l’Ecole des Affaires internationales (Sciences-Po, 6 septembre 2012)

    "Voilà, Mesdames et Messieurs, quelques éléments pour indiquer comment la France entend agir face aux changements du monde. Accompagnant cette politique étrangère, le métier de diplomate évolue. Parmi ces changements, je citerai le fait que la diplomatie privilégiait traditionnellement les relations politiques d’Etat à Etat alors qu’elle développe désormais et devra développer encore plus à l’avenir les relations avec les sociétés civiles. Nos diplomates devront également accentuer, comme je l’ai dit, le « réflexe économique », ce qui implique de renforcer leur formation, d’intensifier leurs relations avec les milieux économiques et d’agir en véritable représentants de la « maison France ». Le nouveau métier de diplomate – celui qui sera peut-être le vôtre demain – sera aussi un métier de communication et d’économie."

  • XXe Conférence des ambassadeurs - Intervention du ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, au cours de la séance plénière « Diplomatie économique » (Paris, 28 août 2012)

    "Si la diplomatie économique est notre priorité, notre organisation doit la refléter. J’ai décidé de créer au sein du Quai d’Orsay une Direction entièrement dédiée aux entreprises et aux affaires économiques. Elle sera confiée à Jacques Maire, un de vos collègues qui travaille depuis dix ans en entreprise et dont les compétences sont reconnues. Au sein de la Direction générale de la mondialisation, elle sera le point d’entrée des entreprises, concernant leurs intérêts propres mais aussi les sujets liés à la régulation et aux négociations susceptibles d’avoir un impact sur leurs activités. Les autres directions continueront naturellement d’entretenir des relations avec les entreprises dans leurs domaines de compétences, mais en liaison avec cette Direction."

  • XXe Conférence des ambassadeurs - Introduction du ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 28 août 2012)

    "J’ai souhaité une Conférence des ambassadeurs qui soit orientée vers l’action et qui serve d’abord - je parle à nos ambassadeurs - à vous indiquer les orientations du gouvernement qu’il vous reviendra de mettre en oeuvre. Hier, la plupart d’entre vous étaient présents, le président de la République a donné la Feuille de route. En fin d’après-midi, le Premier ministre et moi-même demain, à l’issue de nos travaux, nous reviendrons sur certains aspects de ces orientations. De nombreux membres du gouvernement - les meilleurs mathématiciens d’entre nous ont compté qu’ils seraient dix-sept -, participeront à la conférence dans leur domaine respectif. Vous repartirez ainsi - du moins je l’espère - avec des orientations précises à mettre en oeuvre dans vos postes. C’est ce qui fait l’utilité de cette réunion qui rassemble notamment les chefs de missions diplomatiques et les responsables de l’Administration centrale du Quai d’Orsay."

  • Intervention de Laurent Fabius - Réunion des Conseillers de coopération 2012 (17 juillet 2012)

    "Le réseau que vous constituez, celui de nos Instituts Français et de nos Alliances Françaises, est l’instrument de mise en œuvre de cette diplomatie d’influence. C’est à lui que revient le rôle de mobiliser pour exploiter les atouts que je viens de rappeler. Il a fait face ces dernières années à plusieurs réformes, aussi me semble-t-il que le moment d’une stabilisation est venu. Je n’ai pas de passion particulière pour le mécano et nos enjeux sont ailleurs. Je serai particulièrement vigilant sur ce point."

  • Déplacement en Chine - Allocution du ministre à l’École Centrale de Pékin (Paris le 10 juillet 2012)

    "Je voudrais, au nom du gouvernement français, placer ce partenariat, pour le faire avancer, sous le signe d’une triple volonté : volonté de rééquilibrer par le haut nos relations économiques et commerciales ; volonté de donner une traduction concrète à notre partenariat politique ; volonté de promouvoir les échanges entre nos sociétés civiles (c’est-à-dire les étudiants, échanges de jeunes, intellectuels, acteurs culturels, acteurs sociaux) qui constituent un front de la relation franco-chinoise."