Présentation



Relations politiques

La France et le Burkina Faso entretiennent des relations d’amitié et de coopération très étroites, pour des raisons historiques et culturelles, dont notamment la francophonie.

Principales visites de personnalités françaises au Burkina Faso depuis 2010 :

  • Janvier 2010 : Déplacement à Ouagadougou du ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Kouchner.
  • Décembre 2010 : Déplacement à Bobo-Dioulasso de M. Henri de Raincourt, Ministre chargé de la coopération, à l’occasion des cérémonies du cinquantenaire de l’indépendance du Burkina Faso.
  • Février 2011 : Déplacement à Ouagadougou de M. Henri de Raincourt, Ministre chargé de la coopération.
  • Février 2012 : visite de Alain Juppé, Ministre des Affaires étrangères.
  • Juillet 2012 : visite du Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
  • Janvier 2013 : déplacement à Ouagadougou du ministre en charge du développement, Pascal Canfin.
  • Novembre 2013 : déplacement à Ouagadougou du ministre en charge du développement, Pascal Canfin.

Principales visites de personnalités burkinabè en France depuis 2010 :

  • Mai 2010 : Présence du Président Blaise Compaoré, du Ministre des Affaires Etrangères Alain Yoda et du Ministre du Commerce Léonce Koné au sommet Afrique-France de Nice.
  • Juillet 2010 : Présence du Président Blaise Compaoré aux cérémonies du 14 juillet
  • Septembre 2010 : visite officielle du Ministre des Affaires Etrangères Alain Yoda
  • Mai 2011 : Déplacement du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, M. Djibril Bassolé.
  • Juillet 2011 : Déplacement en France du Premier Ministre M. Luc Adolphe Tiao.
  • Janvier-février 2012 : Déplacement en France du Premier Ministre M. Luc Adolphe Tiao.
  • Septembre 2012 : visite officielle en France du Président Compaoré.


Relations économiques

En 2013, le Burkina Faso est le 85ème client de la France dans le monde et son 150ème fournisseur (la part de marché de la France au Burkina Faso se situe aux alentours de 15%). Structurellement, la balance commerciale bilatérale est fortement excédentaire en faveur de la France (Le Burkina Faso est notre quatrième excédent commercial dans la zone UEMOA derrière le Sénégal, le Togo et la Côte d’Ivoire). Le montant des échanges bilatéraux a atteint 342 M€, en progression de 27% par rapport à 2012 sur la base d’une augmentation significative (+26%) de nos performances à l’exportation.

Les exportations françaises se sont élevées à 331,9 M€, en hausse de 26,4% par rapport à 2012.Cette évolution est principalement due à l’achat par une société privée burkinabè au cours du premier semestre 2013 de deux Falcon d’occasion : le poste « matériels de transport » passe ainsi de 13,6 M€ à 68,5 M€, soit une hausse de 402%. Ce poste est désormais notre premier poste d’exportation, suivi par produits pharmaceutiques (59,1 M€), biens d’équipements pour la construction et les mines (54,9 M€) et produits des industries agro-alimentaires (27,5 M€). Les importations françaises demeurent d’ampleur très limitée, malgré une augmentation de 35% par rapport à 2012 : elles excèdent à peine 10 M€, essentiellement composées de coton, de sésame et de cuirs et peaux.

La présence économique française au Burkina Faso est diversifiée. On dénombre environ 45 filiales d’entreprises françaises présentes dans la plupart des secteurs de l’économie : agriculture (coton), agro-alimentaire, industries de transformation, BTP, logistique et transports, ainsi que le tertiaire (services, banque, assurance).

L’importance des implantations françaises au Burkina Faso contraste avec la faiblesse des flux au cours de la période récente. Le Burkina Faso demeure un marché de petite taille et il est donc difficile d’y attirer de nouveaux opérateurs.


Coopération culturelle, scientifique et technique

Le Burkina Faso est un des 16 pays pauvres prioritaires de la politique française d’aide au développement et bénéficie à ce titre de subventions bilatérales significatives. La France est depuis plus de dix ans le premier bailleur bilatéral du Burkina Faso. En 2011, notre aide bilatérale s’est élevée à 56 M€, suivi par les Etats-Unis (48 M€) et les Pays-Bas (39 M€). Le Burkina Faso est le 19ème récipiendaire de notre aide bilatérale dans le monde et le 4ème en Afrique subsaharienne.

Caractérisée naguère par l’éparpillement de ses interventions, manquant de cohérence et de visibilité, la coopération française se concentre désormais sur des secteurs définis. Le document-cadre de partenariat (DCP) 2006-2010 d’un montant de 302M€, signé le 2 juin 2006, s’inscrit pleinement dans les objectifs du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) défini par le pays. Il vise à recentrer notre coopération sur trois secteurs OMD (infrastructures, eau et assainissement, éducation de base) et trois axes transversaux (la gouvernance, la culture et l’enseignement supérieur).

Un nouveau DCP pour la période 2013-2015 a été signé à Ouagadougou par le ministre Canfin (novembre 2013). Le document définit cinq axes de coopération (dont trois qui concentrent 90% des moyens) :

  • gouvernance (22 M€ de financements prévus y compris l’aide budgétaire) : via plusieurs projets FSP et le dispositif d’experts techniques : renforcement de l’État de droit (sécurité et justice), amélioration de la gouvernance financière (avec une aide budgétaire sectorielle), décentralisation, appui à la société civile ;
  • coopération culturelle (1,7 M€) : activités de l’Institut français, suivi des initiatives burkinabé en matière de français, dialogue avec l’OIF ;
  • développement durable (entre 125 et 140 M€) : majoritairement sur prêts, intervention de l’AFD dans les secteurs de l’énergie (interconnexions électriques régionales), de l’eau et assainissement et de l’aménagement urbain (Ouagadougou) ; action en matière d’environnement via le FFEM ;
  • développement humain (entre 75 et 95 M€) : sur don, intervention de l’AFD dans l’éducation de base et la formation professionnelle, appui du SCAC à l’enseignement supérieur et à la recherche ; poursuite des actions dans le secteur de la santé (Initiative 5%, engagement Muskoka) ;
  • agriculture et sécurité alimentaire (entre 32 et 42 M€) : sur don et mixage prêt/don, appui de l’AFD au secteur rural et à la filière coton.

L’enveloppe globale, comprise entre 260 M€ et 305 M€, est comparable à celle du précédent DCP 2006-2010 (302 M€), mais se distingue par la hausse des activités de prêt.

La coopération décentralisée est très active : on compte plus de 150 partenariats entre collectivités locales burkinabé et françaises. Plus de 250 ONG françaises interviennent au Burkina Faso. Les écoles françaises au Burkina Faso (1200 élèves) ou notre coopération en matière d’enseignement supérieur (une centaine de bourses par an accordées à des étudiants burkinabé) entretiennent la Francophonie dans le pays. Le rôle d’animation des centres culturels de Ouagadougou et Bobo Dioulasso ou encore notre soutien à de grandes manifestations comme le FESPACO participent à l’échange et au dialogue des cultures.


Autres types de coopération

Partenaire fiable dans la sous-région, le Burkina Faso bénéficie d’une coopération militaire et de défense structurée avec la France. En 2009, cette coopération s’est appuyée sur 12 coopérants militaires et un budget de 3 M€. Les principales actions se font dans le domaine de la formation des cadres et du conseil de haut niveau, ainsi que de l’appui technique et logistique.

Un accord relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au développement solidaire a été signé le 10 janvier 2009 et a été ratifié par les deux Etats. Il prévoit notamment des financements pour 14 projets de développement solidaire dans divers domaines pour un montant de 6,24 millions d’euros (santé, formation professionnelle, secteurs productifs, micro-crédits pour les femmes…).

Dans le cadre du 11ème FED (Fond européen de développement), l’UE prévoit, pour la période de 2014-2020, une enveloppe financière de 623 M€ (contre 532,7 M€ pour le 10ème FED), destinée aux secteurs de l’agriculture, de la gouvernance et de la santé.


Date de mise à jour : 25.04.14