Présentation



Données générales

Nom officiel : Les Tuvalu Nature du régime : monarchie constitutionnelle Chef de l’Etat : depuis 2010, le Gouverneur général, M. Iakoba Taeia ITALELI, représente la Reine Elizabeth II. Chef de Gouvernement : Enele SOPOAGA


Données géographiques

Superficie : 26 km² (26 km de côtes, ZEE : 900 000 km²) Capitale : Funafuti (3 000 habitants) Langues officielles : tuvaluan, anglais Langues courantes : tuvaluan, anglais, samoan, i-kiribati Monnaie : Dollar australien (1 dollar australien = 0,694 euro, taux de chancellerie du 16/09/2013) Fête nationale : 1er octobre (jour de l’indépendance)


Données démographiques

Population (2012) : 9 860 habitants (les Tuvalais) (96% de Polynésiens et 4% de Micronésiens) Densité : 379 habitants/km² Croissance démographique : 0,16 % (2012) Espérance de vie : 64,7 ans (hommes : 64,8 ans femmes : 67,8 ans) Taux d’alphabétisation : 95 % Religion (s) : Eglise des Tuvalu (Eglise chrétienne protestante spécifique au pays. Cette religion mélange le christianisme, apporté par des missionnaires samoans de la London Missionary Society et des éléments ancestraux des croyances autochtones) : 97% Indice de développement humain : 0,583


Données économiques

PIB (2012) : 39 M USD (source Banque Mondiale) PIB par habitant (2012) : 4 044USD (source banque mondiale)

Taux de croissance : 0,17 % (2012) Taux de chômage : 50% Taux d’inflation (2012) : 1,4 %

Importations (2010) : 19,1 M AUD Exportations (2010) : 0,5 M AUD

Principaux clients : Australie, Iles Fidji Principaux fournisseurs : Australie, Iles Fidji, Singapour, Nouvelle-Zélande


Politique intérieure

Etat membre du Commonwealth, les Tuvalu disposent d’un Parlement monocaméral de 15 représentants élus pour quatre ans. Le Premier ministre est élu par une majorité des membres du Parlement. Aux Tuvalu, les partis politiques n’existent pas de manière formelle. Les alliances et les choix des candidats se font sur des critères de respectabilité, de réputation et d’alliances communautaires et coutumières.

A l’issue des dernières élections au Parlement qui se sont déroulées le 16 septembre 2010, M. Matia Toafa est élu Premier ministre à une courte majorité de 9 voix sur 15. Toutefois, le 21 décembre 2010, une motion de censure adoptée par le Parlement par 8 voix contre 7 le force à démissionner. Il est remplacé par M Willie Telavi, alors ministre des Affaires intérieures, qui a rallié l’opposition, le temps de faire voter la motion de censure.

En juillet 2011, suite au décès du ministre des Travaux publics, M. Isaia Italeli, au cours d’un déplacement officiel aux Samoa, le gouvernement est, à nouveau, dans une situation délicate. Néanmoins, l’élection partielle qui suit voit la victoire de la veuve de M. Italeli, Mme Pelenike Isaia. Celle-ci, en apportant son soutien au Premier ministre, permet au gouvernement de rester en place. Mme Isaia devient la seconde femme, en trente ans, à siéger au Parlement des Tuvalu.

Une nouvelle crise politique survient en août 2013 lorsque le Gouverneur général de Tuvalu démet M. Willie Telavi de ses fonctions de Premier ministre. M. Enele Sopoaga lui succède à la tête du gouvernement.

Le maintien du lien avec la Couronne britannique est un thème récurrent de la vie politique. Le référendum d’avril 2008 a confirmé l’attachement de la majorité des Tuvalais au régime monarchique.

Au sein de chacune des huit îles habitées, des conseils traditionnels de chefs opèrent en tandem avec le gouvernement établi. En vertu de la loi de Falekaupule (1997) les conseils disposent d’une plus large autonomie, notamment pour l’établissement des priorités locales du développement, de l’amélioration des infrastructures économiques et éducatives du pays ainsi que dans la gestion des ressources.


Situation économique

Les Tuvalu font partie des Pays les Moins Avancés (PMA) d’Océanie. En raison de son isolement, de son environnement naturel fragile et de ses atolls de faible altitude, l’archipel est vulnérable au changement climatique et à ses conséquences, comme l’élévation du niveau des mers. Les remontées d’eau de mer dans les sols provoquent une raréfaction des réserves d’eau potable, une salinisation des terres arables et l’abandon progressif des cultures vivrières. Le recours aux importations devient dès lors indispensable, notamment en provenance des Iles Fidji (en particulier de l’île voisine de Rotuma). L’économie tuvalaise repose essentiellement sur les ressources halieutiques et agricoles du pays.

Il existe des écarts de revenus importants dans le pays même si la pauvreté absolue y est rare. Les Tuvalu disposent d’une base économique étroite, limitée à l’agriculture vivrière et à la pêche artisanale. Les Tuvalu ne disposent que de ressources naturelles limitées (coprah et poissons).

Les recettes publiques sont fortement tributaires des ventes de licences de pêche et de l’aide au développement. Depuis les années 1990, le gouvernement tire également des recettes de la vente de l’extension internet « .tv » aux chaînes de télévision du monde entier. La croissance économique se caractérise actuellement par sa faiblesse et son instabilité. La pénurie de main-d’œuvre qualifiée et le manque de capitaux constituent les deux obstacles majeurs à la réduction de la pauvreté.

La crise financière mondiale a entraîné une baisse de l’activité économique et le retour de la croissance ne s’est produit qu’en 2011 alors que le taux élevé du dollar australien a stimulé les importations.

Le Tuvalu Trust Fund est un fonds souverain capitalisé en 1988 par les donateurs australiens, néo-zélandais, japonais, coréens et britanniques puis recapitalisé en 2012. Il a pu représenter jusqu’à 345 % du PIB dans les années fastes grâce, notamment, aux réinvestissements de ses revenus et aux abondements du gouvernement tuvalais. La crise mondiale survenue en 2008 a eu un profond impact sur la santé financière du fonds.

La dette publique représentait 50% du PIB fin 2011.


Politique extérieure

Les Tuvalu entretiennent de bonnes relations avec leurs voisins du Pacifique, notamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande, mais également avec les Iles Fidji, partenaire économique primordial et nœud de communication important pour Funafuti. Les Tuvalu sont membre du Forum des Iles du Pacifique (FIP) et participent à de nombreuses organisations et groupes régionaux, notamment la Communauté du Pacifique – Secrétariat (CPS) et l’Alliance des petits Etats insulaires (AOSIS), groupe de négociation issu du G77 basé à New York. Les Tuvalu sont également membre de la Banque asiatique de Développement, de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les Tuvalu dépendent de l’aide internationale. Les principaux donateurs sont l’Australie (8,7 m euros pour 2012-13), la Nouvelle-Zélande (4,7 M euros pour 2012-13), le Japon et l’Union européenne. L’Australie aide le pays à contrôler sa Zone économique exclusive (ZEE) et est de loin le principal partenaire des Tuvalu. En plus de l’aide financière bilatérale, celle-ci apporte une aide technique non-négligeable. En août 2009, l’Australie et les Tuvalu ont signé à Cairns, en marge du Forum des îles du Pacifique, un Partenariat de développement.

Le 28 septembre 2011, l’état d’urgence a été déclaré aux Tuvalu suite à une pénurie d’eau potable. L’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon se sont mobilisés pour fournir de l’eau et installer ou réparer des équipements de dessalinisation.

Les Tuvalu entretiennent des relations diplomatiques avec Taïwan qui dispose d’une représentation diplomatique à Funafuti. Un traité d’amitié a été signé en 1979 entre les Tuvalu et les Etats-Unis.

L’Etat des Tuvalu compte quatre représentations diplomatiques : Suva, Londres,Bruxelles et New York.

Tuvalu est, depuis plusieurs années, représentatif des conséquences de l’élévation du niveau des océans, en raison du réchauffement de la planète. L’altitude moyenne de l’archipel ne dépasse pas les 3 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les Tuvalu sont le premier Etat souverain qui pourrait devenir inhabitable d’ici 50 ans. Ce scénario catastrophe a permis aux Tuvalu de se faire entendre sur la scène internationale, notamment lors des conférences de Copenhague et de Cancun.


L’Union européenne et les Tuvalu

La gestion durable des ressources naturelles est un élément crucial du programme de développement des Tuvalu. Les enjeux liés à l’approvisionnement régulier en eau, à la protection des côtes, à la préparation aux catastrophes naturelles ainsi qu’aux énergies renouvelables offrent des perspectives concrètes de coopération au développement.

La coopération entre l’Union européenne et les Tuvalu, dans le cadre du 10ème Fonds européen de développement (FED), est ainsi axée sur les secteurs de l’eau et de l’assainissement, et notamment de la gestion de l’eau et des énergies renouvelables (document stratégique pour Tuvalu, 2008-2013). L’enveloppe de programmation de l’UE au titre du 10ème Fonds Européen de Développement (2008-2013) se monte à 5,5 M euros et est consacrée au développement des énergies renouvelables, à l’alimentation en eau et à la gestion des déchets.


Les Nations unies et les Tuvalu

L’Etat des Tuvalu est devenu le 189ème membre des Nations Unies le 5 septembre 2000, les Tuvalu disposent d’une représentation diplomatique auprès des Nations Unies à New York.


Mise à jour : 23.05.14