Présentation



I. Le dispositif de bourses du gouvernement français (BGF)

Il se compose de deux volets complémentaires : les bourses allouées par les postes diplomatiques d’une part, les programmes de bourses sur crédits centraux mis en place en 1999 dans le cadre de la politique d’attractivité de la France en matière de formation des élites, d’autre part et notamment les programmes « Eiffel » et « Major ». Il est défini par un arrêté interministériel du 27 décembre 1983.

La gestion des bourses du gouvernement français est assurée par l’EPIC Campus France.

Près de 16 000 bourses d’études et de stage pour étudiants et jeunes professionnels étrangers sont octroyées chaque année : 75% par les postes diplomatiques et 25% par l’administration centrale. Toutes les bourses sont attribuées sur des critères rigoureux, avec des taux de sélection élevés (un étudiant sur quatre en moyenne).

II. La politique des bourses d’étude du ministère des Affaires étrangères

Elle donne la priorité à l’excellence académique des étudiants, aux niveaux Master/Doctorat des filières scientifiques et sciences de l’ingénieur, d’économie, de gestion, de management, de droit et des sciences politiques en mettant l’accent sur les co-tutelles de thèse. L’accueil des boursiers du gouvernement français s’inscrit depuis la rentrée de 2006 dans le cadre d’une charte de qualité, élaborée en écho à la charte européenne de qualité pour la mobilité. Elle préconise le renforcement de la sélectivité des procédures de recrutement, quel que soit le dispositif retenu (appel à candidature, logique de programmes sectoriels, logique de filières locales de formation supérieure) et le mode de sélection choisi (sélection sur dossier par le poste, par le partenaire local, lors de commissions mixtes de recrutement…). Ce document met l’accent sur les programmes s’inscrivant dans une logique de partenariat (appui aux partenariats universitaires, programmes à coût partagé ou cofinancés lorsque le contexte économique le permet). Les bourses doivent être attribuées selon des critères lisibles par des jurys constitués majoritairement d’universitaires des deux pays. Une meilleure communication en direction des futurs boursiers et des partenaires locaux, une systématisation du suivi des réseaux d’anciens étudiants, boursiers et stagiaires ainsi qu’une attention portée aux programmes d’excellence sur crédits centraux constituent les axes principaux de cette politique. A ce titre les programmes spécifiques de bourses d’excellence : Eiffel et Excellence-Major sont confortés.

III. Données sur les boursiers du gouvernement français (BGF) (année civile 2011)

Le nombre total de BGF s’élève à près de 16 000.

Les bourses d’étude proprement dites représentent, en 2011, 71% des bourses attribuées. La priorité est donnée aux études conduisant aux grades de master et de doctorat.

Les étudiants originaires d’Afrique sub-saharienne sont les premiers bénéficiaires des bourses à égalité avec les pays d’Afrique du Nord (20% chacun).

Les pays d’Europe obtiennent 19% des bourses, dont 9% pour les 26 pays de l’Union européenne (hors France) et 10% pour les pays hors UE. Ces chiffres sont identiques à ceux de 2000 pour l’ensemble de l’Europe (19,2%). Cette part relativement modeste s’explique par la montée en puissance, parallèlement, des boursiers pris en charge sur les crédits communautaires (au premier rang desquels Erasmus).

Le continent asiatique représente, en 2011, 18% des bourses (13,8% en 2000), dont 9% pour l’Asie du Sud et du Sud-Est et 5,2% pour l’Extrême-Orient. Cette augmentation est conforme à l’action menée en direction de ces pays.

Les pays du Proche et du Moyen-Orient totalisent en 2011 12% des bourses contre 9% en 2000.

Enfin, le continent américain reçoit 12% des bourses (8,3% en 2000), dont 11% pour l’Amérique Centrale et du Sud (6,5% en 2000 et 7,2% en 2005) et 1% pour l’Amérique du Nord (1,9% en 2000 et 0,9% en 2005).

Ces chiffres ne traduisent qu’une partie de l’effort du MAE qui participe financièrement à d’autres dispositifs : bourses de l’Agence Universitaire de la Francophonie,de l’université franco-allemande, de collectivités territoriales ou d’institutions privées.

Mise à jour : 5 juin 2012