Financer ses études en France : les bourses



I. Le dispositif de bourses du gouvernement français (BGF)

Ce dispositif se compose de deux volets complémentaires : les bourses allouées par les postes diplomatiques d’une part, les programmes de bourses sur crédits centraux mis en place en 1999 dans le cadre de la politique d’attractivité de la France en matière de formation des élites, d’autre part et notamment les programmes « Eiffel » et « Major ». Il est défini par un arrêté interministériel du 27 décembre 1983.

La gestion des bourses du gouvernement français est assurée par l’établissement public industriel et commercial Campus France.

Près de 16 000 bourses d’études et de stages pour étudiants et jeunes professionnels étrangers sont octroyées chaque année : 71% par les postes diplomatiques et 29% par l’administration centrale. Toutes les bourses sont attribuées sur des critères rigoureux, avec des taux de sélection élevés (un étudiant sur quatre en moyenne).

II. La politique des bourses d’étude du ministère des Affaires étrangères et du Développement international

La priorité est données à l’excellence académique des étudiants, aux niveaux master/doctorat des filières scientifiques et sciences de l’ingénieur, d’économie, de gestion, de management, de droit et des sciences politiques en mettant l’accent sur les cotutelles de thèse. Une attention particulière est réservée depuis 2006 à l’accueil de ces étudiants boursiers.

L’accueil des boursiers du gouvernement français s’inscrit dans le cadre d’une charte de qualité, élaborée en écho à la charte européenne de qualité pour la mobilité. Cette charte préconise notamment le renforcement de la sélectivité des procédures de recrutement, quel que soit le dispositif retenu (appel à candidature, logique de programmes sectoriels, logique de filières locales de formation supérieure) et le mode de sélection choisi (sélection sur dossier par le poste, par le partenaire local, lors de commissions mixtes de recrutement, …). Elle met particulièrement l’accent sur les programmes s’inscrivant dans une logique de partenariat (appui aux partenariats universitaires, programmes à coût partagé ou cofinancés lorsque le contexte économique le permet).

Les bourses doivent être attribuées selon des critères lisibles par des jurys constitués majoritairement d’universitaires des deux pays. Une meilleure communication en direction des futurs boursiers et des partenaires locaux, une systématisation du suivi des réseaux d’anciens étudiants, boursiers et stagiaires (réseau francealumni.fr) ainsi qu’une attention portée aux programmes d’excellence sur crédits centraux constituent les axes principaux de cette politique. À ce titre, les programmes spécifiques de bourses d’excellence : Eiffel et Excellence-Major sont confortés.

III. Données sur les boursiers du gouvernement français (BGF) (année civile 2013)

Le nombre total de BGF s’élève à près de 14 000. Les bourses d’études proprement dites représentent 62% des bourses attribuées, le reste étant des bourses de stage.

La priorité est donnée aux études conduisant aux diplômes de master et doctorat : 57% des bourses sont attribuées à des étudiants de niveau master et 36% le sont à des étudiants de niveau doctorat.

En 2013, les boursiers originaires d’Afrique du Nord et Moyen-Orient représentaient 38% du total des boursiers, suivi par les boursiers d’Afrique subsaharienne (19%), d’Asie et d’Océanie (16%), du continent européen (18%), et des Amériques (9%).

Ces chiffres ne traduisent qu’une partie de l’effort du ministère des affaires étrangères et du développement international qui participe financièrement à d’autres dispositifs : bourses de l’Agence universitaire de la francophonie, de l’université franco-allemande, de certaines collectivités territoriales ou parfois d’institutions privées.