Présentation



La nature de la coopération universitaire européenne a beaucoup évolué au cours des vingt dernières années : la mobilité des étudiants s’est considérablement accrue à la faveur de programmes communautaires (ERASMUS), tandis que l’élargissement de l’Union européenne en a étendu le champ. Les établissements d’enseignement supérieur ont engagé une mutation sous la double impulsion de l’harmonisation des grades universitaires (LMD) et de leur progressive autonomisation, plus compatible avec la compétition internationale et la diversification de leurs financements. Ainsi, la coopération universitaire va-t-elle de paire avec la compétition entre établissements lorsqu’il s’agit d’attirer les meilleurs étudiants du monde entier.

Dans ce contexte, la mobilité étudiante non encadrée rend à diminuer. En effet, après dix ans de mise en œuvre, le processus de Bologne a tendance à harmoniser les cursus, ce qui accroît le besoin de mobilités diplômantes. Les grandes écoles et les universités sont de plus en plus nombreuses à tisser des partenariats internationaux pour aboutir à des cursus intégrés notamment européens, mais aussi transatlantiques.

Les pouvoirs publics, comme le ministère des Affaires étrangères, souhaitent amplifier la mobilité étudiante grâce à ces partenariats. Ainsi, les licences et surtout les masters en partenariat ou les co-tutelles de thèse délivrant deux diplômes ou, lorsque cela est possible, des diplômes conjoints sont d’excellents vecteurs de la mobilité enseignante et étudiante. Des réseaux d’établissements assurant la qualité des diplômes en partenariat, délivrant un appui méthodologique et un soutien financier aux établissements ont été mis en place. Ce soutien est modulable : subvention aux établissements partenaires pour accompagner la mise en place du cursus, traduction et communication des programmes, aides à la mobilité des étudiants, sont très utiles au succès de ces cursus intégrés. Les têtes de réseaux doivent être les promoteurs de ces programmes et les gestionnaires des fonds d’appui. Il s’agit tout particulièrement de l’action de l’université franco-allemande (UFA). Dans d’autre cas, le réseau ne redistribue pas de moyens financiers mais encourage et accompagne les initiatives partenariales, comme le réseau franco-néerlandais pour l’enseignement et la recherche (RFN).

Mise en ligne : 2.02.10