Brève

Madagascar - Vote de l’Assemblée nationale en faveur de l’abolition de la peine de mort (10 décembre 2014)

La France salue le vote le 10 décembre de l’assemblée nationale malgache abolissant la peine de mort à Madagascar. Madagascar est ainsi le 18ème État membre de l’Union africaine à l’abolir.


La peine de mort n’est pas la justice, c’est l’échec de la justice. La peine de mort n’est pas un instrument utile à la lutte contre la criminalité. La perte de vie humaine qu’elle entraine est irréparable et aucun système juridique n’est à l’abri d’une erreur judiciaire. Le recours à la peine de mort n’est pas un simple instrument de politique pénale, c’est une violation des droits de l’Homme. Son application est interdite par de nombreux textes internationaux.

L’abolition de la peine de mort est une cause hautement symbolique, qui rappelle l’universalité des droits de l’Homme.

La prise de conscience mondiale en faveur de l’abolition progresse sur tous les continents, indépendamment du type de régime politique, du niveau de développement ou de l’héritage culturel.

On constate en effet une baisse tendancielle du nombre de condamnations à mort et des exécutions dans le monde. Aujourd’hui, plus des deux tiers des pays du monde ont aboli la peine de mort en droit ou en pratique. En 20 ans, plus de cinquante États sont devenus abolitionnistes en droit.

Par son engagement déterminé en faveur de l’abolition universelle, la France occupe aujourd’hui une place reconnue au sein des principaux Etats engagés dans la lutte contre la peine de mort.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a décidé de prolonger ce combat en mobilisant la diplomatie française partout dans le monde pour une campagne pour l’abolition de la peine de mort.

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20.02.15