Présentation


Brève

Pérou (Q&R- Extrait du point de presse - 8 octobre 2013)

"La relation entre la France et le Pérou n’a cessé de se renforcer au cours des derniers mois. La visite officielle en France du président péruvien Humala en novembre dernier a ainsi permis de renforcer la coopération dans les domaines universitaire et judiciaire, ainsi que dans ceux des transports et de l’énergie."


Relations politiques

Les relations franco-péruviennes, de faible intensité sous le régime du Président Fujimori, se sont progressivement réchauffées sous les présidents Toledo et García. Ce rapprochement se poursuit sous les auspices du Président Humala, francophone et francophile, qui a témoigné depuis son élection de sa volonté de renforcer le dialogue politique et la coopération avec la France.

Le Président Humala a effectué une visite officielle en France du 14 au 16 novembre 2012, qui a permis de renforcer la coopération, en particulier sur les plans universitaire, institutionnel et judiciaire, ainsi que dans les domaines économiques et commerciaux. M. Humala a de nouveau été reçu par le Président de la République à Paris le 9 octobre 2013. Le Premier - Ministre Jean-Marc Ayrault a rencontré le président Humala en marge du Sommet UE-CELAC de Santiago en janvier 2013, le - Ministre des Affaires étrangères s’est rendu à Lima le 21 février 2013, suivi par le - Ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, en novembre 2013.

Côté péruvien, les Ministres ont été nombreux à se rendre en France au cours des derniers mois : Défense, Logement, Agriculture, Intérieur, Economie, Santé, vice-Ministre de la défense (février 2014). La Première Dame du Pérou (Nadine Heredia de Humala) et la vice-présidente (Marisol Espinosa Cruz) ont également eu des entretiens bilatéraux à Paris en octobre 2013.

Le site de l’ambassade de France au Pérou


Relations économiques

Les relations économiques entre la France et le Pérou sont encore insuffisantes, malgré une nette progression, eu égard aux opportunités offertes par ce pays en forte croissance.

Les échanges franco-péruviens directs, qui ont atteint 578 M€ en 2012 (+ 50% en cinq ans) avec un déficit structurel pour la France (108 M€), ont baissé de 12% en 2013 : 510 M€, dont 305M€ d’importations françaises et 205 M€ d’exportations (soit 100 M€ déficit pour la France). Le Pérou (94ème client, 76ème fournisseur) n’a représenté que 0,06% du commerce extérieur de la France.

Pour sa part, la France est classée au 22ème rang des fournisseurs du Pérou (part de marché inférieure à 1%, loin derrière l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie) et au 28ème parmi ses clients. Nos exportations reposent surtout sur les machines pour l’extraction minière et la construction, les matériels de distribution et de commande électrique, les produits pharmaceutiques, les véhicules automobiles, les conduites et tubes en fonte ductile et en acier ainsi que les équipements de communication. Les produits des industries agro-alimentaires et les produits agricoles et piscicoles représentent environ les trois quart de nos importations.

Avec 65 filiales d’entreprises françaises, la France est le 16ème investisseur au Pérou (1,5% du stock d’IDE), au 5e rang des pays de l’UE, l’Espagne étant le principal investisseur étranger avec un cinquième du stock péruvien.

La France et le Pérou ont signé, le 6 octobre 1993, un accord sur l’encouragement et de protection réciproques des investissements. Une convention fiscale est en instance depuis 2008. Un accord sur le remboursement anticipé de la dette péruvienne a été signé en juillet 2009.

Les entreprises françaises emploient au Pérou plus de 13 000 personnes et génèrent un chiffre d’affaires d’environ 1,8 Md USD. Les secteurs des hydrocarbures (Perenco, Maurel & Prom) et de la génération électrique (GDF Suez) représentent plus de 75% du stock d’investissements français. Les projets dans le domaine des infrastructures (transports, énergie, mines, eaux….) offrent des perspectives intéressantes.

Site du Service économique de Lima


Coopération culturelle, scientifique et technique

Une actualité particulière, l’organisation de la COP 20 à Lima en décembre 2014 sur le changement climatique (avant celle de la COP 21 à Paris en 2015), fournit l’opportunité d’un renforcement de notre coopération dans ce domaine.

La priorité est donnée à la coopération en matière d’échanges universitaires et de recherche tout en favorisant la formation des futures élites (même si le partenariat entre la nouvelle Ecole nationale d’administration publique et l’ENA, lancé en 2012, n’a pas pu se concrétiser). Un millier d’étudiants péruviens étudie chaque année en France, ce qui en fait le 3ème contingent sud-américain dans notre pays, derrière le Brésil et la Colombie.

La France est le seul pays européen retenu par le Président Humala pour accueillir de jeunes boursiers bénéficiaires du programme « Beca 18 », récemment créé en faveur d’étudiants issus des classes défavorisées (13 étudiants sont ainsi venu étudier en France en septembre 2013). Notre pays participe également à un programme de bourses d’excellence académique « Becas Presidente de la República » (6 boursiers en 2013), également financé par le Programme National péruvien des Bourses et des Crédits Educatifs (Pronabec).

Parmi les quelque 155 accords-cadres de coopération qui lient des établissements d’enseignement supérieur français et des universités péruviennes, 139 accords concernent des universités de Lima et 16 la province mais seulement 30% d’entre eux sont actifs et fonctionnels en 2013. Par ailleurs, 15 accords ont trait aux doubles diplômes : environ la moitié (7) concerne la gestion et le commerce et des établissements français du groupe « Ecole Supérieure de Commerce » (les universités publiques péruviennes sont minoritaires avec seulement deux doubles diplômes : l’Université San Marcos avec l’Université Montpellier 3 -Master en Gestion de l’Information- et avec l’Université Montesquieu Bordeaux 4 -Master en Sciences de la Gestion Economique de l’Entreprise-).

Indépendamment de notre réseau d’Alliances françaises (7 Alliances, 17 000 élèves, dont celle de Lima qui compte à elle seule12 000 élèves), du Lycée franco-péruvien de Lima (près de 1000 élèves dont 300 Français) et de l’Espace Campus France-Pérou, deux instituts de recherche basés à Lima sont particulièrement en pointe : l’Institut Français d’Etudes Andines IFEA et l’Institut de Recherche pour le Développement IRD (dont l’accord de coopération avec les autorités péruviennes vient d’être renouvelé).

En partenariat avec le CNRS et le ministère français des affaires étrangères, l’Institut Français d’Etudes Andines, seul centre pluridisciplinaire français (sciences sociales, humaines, archéologie) à vocation régionale, est présent dans quatre pays latino-américains (Pérou, Colombie, Equateur, Bolivie).

L’Institut de Recherche pour le Développement au Pérou compte 32 chercheurs expatriés en 2013, répartis entre universités, institutions publiques et organismes privés. L’IRD a mis en place trois Laboratoires Mixtes Internationaux (LMI) : DISCOH (Dynamiques du système du courant de Humboldt) avec IMARPE (Institut de la Mer du Pérou) ; EDIA (Evolution et domestication de l’Ichtyofaune Amazonienne) avec IIAP (Institut de Recherche de l’Amazonie Péruvienne) et LAVI (Laboratoire Andino-Amazonien de Chimie du Vivant) avec l’université Université Péruvienne Cayetano Heredria (UPCH). Cinq autres laboratoires ont été créés récemment avec des groupes de recherches péruviens.

L’Institut des Amériques a ouvert en juin 2011 une antenne à Lima. L’action d’ONG françaises de grande qualité (dont AVSF) et un nombre important de volontaires, toutes catégories confondues, contribuent au développement des zones rurales les plus défavorisées.


Mise à jour : 04.04.14