Les relations entre la Guinée-Bissao et l’Union européenne se fondent sur l’accord ACP-UE de Cotonou (signé en 2000, révisé en 2005 et en 2010) qui lui accorde le bénéfice du Fonds européen de développement (FED) et de préférences commerciales, appelées à évoluer avec l’entrée en vigueur d’un Accord de partenariat économique (APE) entre l’UE l’Afrique de l’Ouest.

Le coup d’Etat du 12 avril 2012 a remis en cause la reprise de la coopération et conduit à un renouvellement des mesures appropriées au titre de l’article 96. Toutefois, les actions et projets humanitaires qui profitent directement à la population n’ont pas été suspendus et un nouveau programme intégré de santé maternelle et infantile (PIMI) financé à hauteur de 5,5 M€ a été mis en place en juillet 2013.

Suite à la tenue des élections générales (avril/mai 2014) et au retour à l’ordre constitutionnel, l’Union européenne a décidé, le 14 juillet 2014, de reprendre sa coopération avec la Guinée-Bissao. Cette décision permet à l’Union européenne d’apporter un soutien aux autorités nouvellement élues en les aidant à assurer rapidement les fonctions essentielles de l’État et à fournir les services sociaux de base à la population. Pour autant, les mesures restrictives (sanctions individuelles comprenant des mesures de gel des avoirs et restrictions d’accès au territoire de l’UE) qui avaient été adoptées demeurent en vigueur.

Le 11ème FED prévoit une allocation à la Guinée-Bissao de 127,5 M€ sur la période 2014-2020.

Mise à jour : 22.05.15