La société civile, un acteur des relations internationales



La société civile, à travers ses déclinaisons multiples, s’est imposée de manière croissante à la fois comme animateur de l’espace public et comme acteur des relations internationales. A cette notion de société civile qui recouvre une réalité plurielle et foisonnante ne correspond pas de définition agréée. Elle s’incarne aussi bien dans des organisations non gouvernementales, des associations, des syndicats et autres organisations socioprofessionnelles, des fondations, des think-tanks, des universités, des organisations religieuses…

En France, le fait associatif est une réalité dense et vivante. Si le nombre d’associations actives est difficile à connaître précisément, on estime qu’il avoisine aujourd’hui 1.3 million. On évalue en outre que 46 % des Français âgés de plus de 18 ans adhèrent à une association, soit 23 millions de personnes (données de mars 2012 de la Conférence Permanente des Coordinations Associatives).

Dans le domaine du développement et de la solidarité internationale, les organisations de la société civile – ONG, organisations de migrants, syndicats, fondations, organisations religieuses… – sont des acteurs majeurs. Reconnus en 2008 dans le cadre du Programme d’Action d’Accra comme acteurs de plein droit du développement, les organisations de la société civile sont aussi des vecteurs de citoyenneté et des porteurs d’expertise.

L’implication des citoyens dans la politique de développement est un enjeu essentiel auquel contribuent de manière significative les organisations de la société civile. Le président de la République a souligné, à l’occasion du lancement du Forum France Rio +20 en juin 2012, l’importance de la mobilisation des sociétés civiles : « Il faut la volonté politique, mais, aussi déterminée soit-elle, cette volonté politique n’est rien s’il n’y a pas la mobilisation citoyenne ». De nombreux citoyens s’engagent au quotidien dans des actions de proximité en faveur de la solidarité internationale. Au-delà, les Français doivent pouvoir s’informer sur les enjeux internationaux et sur notre politique en faveur du développement.

La mondialisation a profondément remodelé les équilibres géopolitiques. Au Sud et dans les pays émergents, les acteurs de la société civile apparaissent de manière croissante comme des acteurs du changement, soucieux de redevabilité et de participation à l’animation de l’espace public.

Mise à jour : 29.03.13