Présentation


Brève

France-Angola : signature par le ministre des Affaires étrangères et son homologue d’un accord sur les visas (7 décembre 2013)

Cet accord illustre la volonté de la France d’approfondir, dans tous les domaines, son partenariat avec l’Angola. Il marque une première étape dans la facilitation des conditions de circulation entre nos deux pays, en vue de renforcer nos liens économiques, politiques et humains.


Relations politiques et dernières visites

L’Angola et la France entretiennent un dialogue soutenu, notamment sur les questions de sécurité régionale (région des grands lacs, golfe de Guinée, Guinée-Bissao, Madagascar, Soudans, Sahel). Les deux pays partagent de nombreux intérêts économiques et ont développé une coopération dense, en particulier dans le domaine de l’enseignement supérieur.

Nicolas Sarkozy s’était rendu à Luanda le 23 mai 2008. Cette visite avait été précédée de celle de M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie le 15 novembre 2007. Placée sous le signe de retour de la confiance mutuelle, la visite présidentielle fut l’occasion d’un entretien approfondi entre les deux chefs d’Etat qui s’étaient engagés à mener des concertations régulières sur les questions internationales, notamment africaines.

En 2009, Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, avait participé au premier Forum des affaires franco-angolais, organisé à Luanda du 26 au 28 mai.

Outre la participation de la ministre angolaise de l’Environnement, Mme Fatima Monteiro Jardim, au 6e Forum mondial de l’eau à Marseille (11-17 mars 2012), le ministre des Affaires étrangères angolais, M. Georges Rebelo Pinto Chikoti, est venu en visite à Paris du 21 au 23 mars 2012. Cette visite a permis de consolider la relation entre la France et l’Angola en évoquant de nombreux domaines de partenariat (dialogue politique, coopération économique, affaires consulaires).


Relations économiques

Le commerce bilatéral entre la France et l’Angola s’est élevé à près de 1,47 Md€ en 2012, en net ralentissement depuis 2008, où il avait atteint le niveau record de 3,2 Md€.

Les exportations françaises ont augmenté globalement de 113 % sur la période 2005-2010, pour atteindre 584 M€ en 2011. En 2012, elles ont baissé de 7%, atteignant 543,9 M€. Elles se composent essentiellement d’équipements destinés à un usage pétrolier, mais se diversifient (agroalimentaire, santé, automobile, biens de consommation, équipements mécaniques, électriques, électronique et informatique, produits chimiques, parfums et cosmétiques).

Evaluées à 933 M€, les importations françaises ont diminué de 28,9% en 2012, reflétant la nette contraction des achats d’hydrocarbures. L’Angola est désormais le 4e fournisseur de pétrole de la France en Afrique sub-saharienne, juste derrière le Nigéria.

Environ 70 entreprises françaises sont établies en Angola, principalement dans le secteur pétrolier et parapétrolier. Total est devenu le premier opérateur du pays, avec une production de 619 000 b/j en 2012, soit à peu près le tiers de la production nationale. Les investissements français sont principalement le fait de Total (environ 1 MdUSD par an). La production devrait encore augmenter en 2014, avec l’inauguration de la plateforme CLOV.


Coopération culturelle, scientifique et technique

La France apporte un appui aux institutions angolaises avec deux postes d’assistants techniques couvrant essentiellement le secteur de l’enseignement supérieur

En marge de la visite présidentielle du 23 mai 2008, deux accords bilatéraux de coopération dans les domaines de l’eau et de la santé ont été signés, ainsi que les conventions de financement pour deux importants projets en Fonds de solidarité prioritaire (FSP), terminés en 2012. L’un concerne un projet d’appui au développement de l’enseignement de la langue française (ADELFA), pour un montant 840 000 euros. L’autre FSP est un projet d’appui à la structuration et à la création des formations technologiques dans l’enseignement supérieur public angolais (ANGOSUP), à hauteur d’1,7 M€. Celui-ci a permis notamment la création d’un Institut supérieur de technologie alimentaire à Malanje.

Afin de répondre au vaste programme de renforcement de l’enseignement supérieur lancé par le gouvernement angolais, qui a notamment pour objectif de renforcer la qualité de l’offre éducative le poste a mis en place un important programme de bourses en cofinancement avec l’Angola. Au titre de ce programme, 95 boursiers angolais suivent actuellement un cursus en France dans l’enseignement supérieur.

Par ailleurs, en mars et avril 2012, deux conventions « Quai d’Orsay – entreprises » ont été respectivement signées avec les groupes Total et Schlumberger. Ces conventions ont permis à onze étudiants de bénéficier d’une bourse d’études dans un IUT français, pour une durée de deux ans.

La France dispose en Angola d’un réseau de trois Alliances françaises autonomes (Luanda, Lubango, Cabinda).


Mise à jour : 25.10.13