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Soudan

Dernière mise à jour le: 27 octobre 2014 - Information toujours valide le: 24 Novembre 2014

Dernière minute

Les opérations françaises en Somalie, au Mali et en RCA peuvent provoquer des réactions hostiles au Soudan, voire des actions de représailles. Il convient d’observer une vigilance accrue et de demander l’aide des autorités de police en cas d’incident.

Sécurité

Zone rouge
  • La situation sécuritaire dans les cinq États fédérés du Darfour reste très instable. Les tensions persistent dans les camps de déplacés et dans les villes. Toute cette région (les cinq États du Darfour) est soumise à des restrictions de circulation de la part des autorités locales. Des combats entre forces gouvernementales et forces rebelles s’y déroulent de manière récurrente ; parallèlement on assiste à un accroissement des heurts intercommunautaires et à une recrudescence d’actes de violence de nature criminelle (vols de véhicules, attaques à main armée, prise d’otages…). La force hybride des Nations unies et de l’Union africaine a elle-même été prise pour cible à plusieurs reprises, de même que les travailleurs humanitaires.
  • Il est rappelé en outre que les autorités règlementent strictement l’accès aux États du Kordofan Méridional et du Nil Bleu (régions limitrophes du Soudan du Sud), en raison de la poursuite de combats dont l’intensité ne se dément pas.
  • En conséquence, il est formellement déconseillé aux Français de se rendre dans les cinq États du Darfour ainsi que dans les États du Kordofan Méridional et du Nil Bleu et dans une partie du Kordofan septentrional (cf. carte).

Les voyages dans la région du Djebel Ouanat - zone désertique frontalière située entre l’Égypte, le Soudan et la Libye - et dans le parc naturel de Dinder, dans l’Etat de Sennar, sont également formellement déconseillés.

Zone orange

Les déplacements en zone orange (cf. carte) sont déconseillés sauf raison impérative.

Il est recommandé d’éviter les quartiers de la banlieue de Khartoum où sont établis des camps de déplacés (Mayo, Soba, etc…), notamment le soir. En cas de déplacement en véhicule, il convient de s’assurer que les portes ne puissent être ouvertes de l’extérieur. En dépit d’un niveau de sécurité relativement bon à Khartoum, il est recommandé aux femmes de ne pas se promener seules dès la tombée de la nuit (risque d’agression : vol à l’arrachée).

Si les déplacements dans ces zones doivent être limités au strict nécessaire, il y a lieu en outre, tout en rappelant l’importance des recommandations qui précèdent, de noter que ce zonage reste compatible avec les missions à caractère professionnel, avec les précautions d’usage et en veillant à en informer l’ambassade.

De manière générale, il est recommandé aux ressortissants français résidant ou voyageant au Soudan de se faire connaître de l’ambassade.

Risque terroriste

Compte tenu des menaces pesant d’une manière générale sur les intérêts occidentaux, y compris français, dans la zone sahélienne, le risque d’attaques visant des compatriotes, y compris à Khartoum, ne doit pas être sous-estimé. Il convient d’être vigilant.

Troubles sociaux-politiques

Les troubles sociaux-politiques ne sont pas exclus, comme l’ont montré les événements de mai-juin 2012 et de septembre 2013 (plusieurs dizaines de morts et de blessés).

Il est conseillé aux voyageurs d’être vigilants, d’éviter, dans certaines circonstances, les lieux propices aux rassemblements ("souks", abords des mosquées) et les mouvements de foule d’une manière générale. Il convient également de respecter scrupuleusement les us et coutumes et les lois soudanaises (cf. rubrique Entrée/Séjour et Compléments).

Accidents de plongée

Pour mémoire, à toutes fins utiles, il n’existe qu’un seul caisson de décompression à Port-Soudan.

Permis de voyager

La plupart des déplacements dans le pays sont soumis à des restrictions imposées par la réglementation. Un "travel permit" est exigé pour tout déplacement hors de l’Etat de Khartoum. Ce permis de voyager peut être sollicité lors du dépôt de la demande de visa dans les ambassades du Soudan à l’étranger. A Khartoum, il doit être sollicité auprès du ministère du tourisme et des représentations compétentes à cet effet. Il peut, en principe, être délivré dans un délai de 48 heures.

Tout ressortissant étranger est, en outre, tenu de s’enregistrer auprès des autorités locales (ministère de l’intérieur ou commissariat de police), dans les trois jours suivant son arrivée à Khartoum ; formalité à réitérer, le cas échéant, dans toute localité où il est prévu de résider, hors de la capitale.

A noter en ce qui concerne les personnes mineures bi-nationales (nationalités française et soudanaise) : la réglementation soudanaise prévoit que l’enfant peut quitter le territoire soudanais avec le père sans l’accord de la mère, mais pas avec la mère sans l’accord du père.

Transports

Réseau routier

La police de circulation a reçu des consignes de sévérité depuis la promulgation d’un nouveau code de la route. Il est interdit de circuler sans ceinture de sécurité, de téléphoner au volant, de rouler sans assurance ni contrôle technique du véhicule. Dans la pratique, la circulation est assez anarchique et les panneaux d’orientation peu nombreux. Aussi est-il recommandé de ne pas prendre le volant dès l’arrivée dans le pays, et de se donner un peu de temps pour se familiariser avec les comportements locaux en matière de circulation.

En cas de déplacement sur les routes de province en direction de la plupart des sites touristiques – tous accessibles par route ou par piste – il convient de s’assurer du bon état du véhicule, d’avoir des moyens de communication à bord en état de fonctionner, et de prévenir des tiers avant le départ.

Pour conduire au Soudan, il faut être titulaire d’un permis de conduire soudanais, à faire établir dans les six premiers mois du séjour. Dans ce délai, vous pouvez conduire avec un permis de conduire international (la police peut toutefois imposer une amende pour défaut de permis de conduire soudanais). Les assurances refuseront de couvrir les dommages causés par des personnes qui ne sont pas titulaires d’un permis de conduire soudanais.

Les routes asphaltées sont peu nombreuses. Le reste du réseau routier présente les dangers habituels des pistes africaines. En beaucoup d’endroits, elles sont impraticables en saison des pluies. Des tempêtes de sable peuvent réduire la visibilité. Il est fortement déconseillé de voyager la nuit. La conduite est à droite mais la priorité est à gauche.

Dans les régions rurales, les points de vente d’essence étant parfois très éloignés les uns des autres, il est prudent de s’approvisionner régulièrement.

Un réseau de transport privé par autobus relie de nombreuses villes : Dongola, Kassala, Port Soudan, Wad Madani, Damazin, El-Obeïd, etc.

Réseau ferroviaire

Le transport ferroviaire lent (40 km/h), au confort austère, relie Khartoum - Port Soudan - Wadi-Halfa (frontière avec l’Egypte), El-Obeïd (Kordofan nord) et Nyala.

Transport aérien

Le Soudan est desservi par : KLM, Lufthansa, Emirates, Ethiopian Airlines, Egypt Air, Kenyan Airways, Saudi, Gulf Air, Afriqiyah Airways, Turkish Airlines, Fly Dubai.

La compagnie nationale "Sudan Airways" assure quelques vols internationaux vers les pays de la région.

Des compagnies soudanaises assurent l’essentiel des vols intérieurs. Plusieurs cas d’accidents d’appareils de ces compagnies ont été enregistrés au cours des années écoulées, ainsi qu’un détournement.

Depuis le 1er avril 2010, toutes les compagnies aériennes enregistrées au Soudan sont sur la "liste noire européenne".

Entrée / Séjour

Visa

Le visa d’entrée est obligatoire et ne peut pas être délivré à l’arrivée à l’aéroport de Khartoum. Pour obtenir un visa d’entrée, il faut s’adresser à l’Ambassade du Soudan de son lieu de résidence (adresses des représentations diplomatiques et consulaires étrangères en France) et compter un délai pouvant aller jusqu’à 5 semaines, avec une possibilité pour certaines catégories de demandeurs de procédure rapide au coût plus élevé. Le Soudan ne délivre que rarement des visas valables pour plusieurs entrées. Aucun étranger ne sera admis sur le territoire soudanais s’il est détenteur d’un passeport revêtu d’un visa ou d’un tampon israélien.

Les visiteurs et les expatriés titulaires de passeports ordinaires sont tenus, dans les trois jours suivant leur arrivée, de se faire enregistrer auprès de la direction générale des passeports, service des étrangers, quels que soient l’objet et la durée de leur séjour. Il faut procéder à cet enregistrement auprès des autorités de police dans chaque ville où l’on séjourne. En cas d’oubli ou de retard, les contrevenants doivent payer une amende.

En cas de dépassement de durée du séjour autorisé par le visa, il convient, pour éviter d’avoir à payer une amende, d’obtenir auprès des services en charge des étrangers une prolongation de son visa.

L’importation de devises n’est pas soumise à restriction. Il est en revanche impossible officiellement de s’en procurer au Nord Soudan.

Santé

Les conditions sanitaires varient selon les régions. Hors de la capitale, elles sont particulièrement peu satisfaisantes. Il est recommandé de consulter son médecin traitant avant le départ et de contracter une assurance de rapatriement sanitaire.

Vaccinations

Il est vivement recommandé de se faire vacciner contre : la fièvre jaune (épidémie au Darfour fin 2012), la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite (recrudescence en 2013) et l’hépatite A. En fonction des lieux et de la durée du séjour, des vaccins supplémentaires sont conseillés : contre la typhoïde, la rage, l’hépatite B, la méningite à méningocoques A+C et W135.

Des cas de méningites bactériennes sont régulièrement enregistrés dans la plupart des 15 Etats fédérés du pays (en particulier dans les cinq Etats du Darfour ainsi que dans les Etats du Nil Bleu, de Kassala, de la Gezira, du Sennar et de Gedaref, du Nord et du Sud Kordofan, ainsi qu’à Khartoum). La vaccination anti-méningococcique est vivement conseillée, en particulier aux personnes devant effectuer des missions dans ces régions.

Il est fortement conseillé d’effectuer toutes les vaccinations, dont certaines nécessitent plusieurs injections, avant d’arriver au Soudan, car l’approvisionnement en vaccins n’y est pas assuré.

Paludisme

Très répandu, classification : zone 3.

Aux mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…) doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à son médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs.

Fièvre de la vallée du Rift

La fièvre de la vallée du rift est une maladie du bétail qui peut être transmise par contact direct avec le sang ou le lait de l’animal et, plus rarement, par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique.

Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits animaliers crus, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques, de jour comme de nuit.

Choléra

Le choléra évolue sous une forme endémique avec des poussées épidémiques localisées, en particulier pendant la saison des pluies. Afin de réduire les risques de contamination, il est recommandé de :

  • se laver les mains le plus souvent possible et a minima avant les repas et avant toute manipulation d’aliments,
  • veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson,
  • veiller à ne consommer que de l’eau en bouteille n’ayant pas été préalablement ouverte, ou de l’eau bouillie, ou des boissons gazeuses,
  • veiller à ne pas consommer de glace, glaçon, lait non pasteurisé ou non bouilli,
  • peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine),
  • éviter les crudités et les produits de la mer (coquillages) dans les restaurants.
VIH-Sida

La situation est considérée comme préoccupante par les autorités soudanaises.

Eau

La qualité de l’eau du robinet est variable selon les régions, mais le plus souvent, mauvaise. Il est recommandé de la filtrer pour l’utiliser à des fins ménagères, de peler les crudités et de boire de l’eau minérale.

Autres boissons

Certains alcools artisanaux sont produits clandestinement. Leur consommation est non seulement interdite mais dangereuse pour la santé et est à proscrire.

Information

Le Comité d’Informations Médicales (CIMED) tient sur son site des fiches d’information sur la santé des voyageurs et des expatriés. La fiche Soudan peut y être consultée utilement.

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé)]

Infos utiles

Us et coutumes

La majorité de la population soudanaise est de religion musulmane. Au Nord, où s’applique la charia, il convient d’être vêtu décemment (de préférence jambes et bras couverts) et d’adopter un comportement respectueux des us et coutumes locaux. Les boissons alcoolisées sont interdites, y compris à l’arrivée dans les bagages, ainsi que tout matériel jugé érotique ou pornographique. Certains étrangers se sont trouvés en difficulté en raison de photographies jugées licencieuses stockées dans la mémoire de leurs appareils photo numériques, de leurs téléphones ou de leurs ordinateurs portables.

Les cartes bancaires (CB, Mastercard, VISA, etc.) ainsi que les travellers chèques ne sont pas acceptés. Il est indispensable de se munir de devises en espèces (dollars préférés à l’euro).

La suspicion entretenue par une partie de la classe politique à l’encontre des pays occidentaux implique une vigilance accrue et un comportement respectueux, particulièrement pendant le mois de ramadan.

Le commerce et la consommation de drogues sont sévèrement réprimés.

Pour faire des photographies, il faut être muni d’une autorisation à solliciter auprès du Département de la Communication Extérieure. Photographier des bâtiments officiels est vivement déconseillé, certains pouvant être considérés comme stratégiques et interdits de prise de vue, comme c’est le cas des aéroports, des ponts et des chemins de fer.

L’importation d’armes à feu et de postes émetteurs-récepteurs radio est interdite.

Divers

Le Soudan est un pays chaud et aride bénéficiant de pluies d’été. Le climat est désertique (- de 75 mm de pluie) ou semi désertique (75/250 mm de pluie).

A Khartoum, la saison chaude va de mars à novembre (45-50 degrés).

Pluies et orages peuvent perturber ou rendre impossible la circulation, notamment sur les voies non bitumées.

Les tempêtes de sable (entre mars et août) peuvent perturber gravement le trafic aérien et routier.

Contacts utiles

Centres hospitaliers
  • Dar El Elaj Hospital, quartier Ryad East - Tél. : +249 1 83 76 66 61
  • Fedail Hospital, Khartoum Centre - Tél. : +249 1 83 76 66 61 / 67 49 (www.fedailhospital.com)
  • Royal Care Hospital, quartier Burri – Tél. : +249 1 56 55 01 50 / 51
Ministère du tourisme
  • Khartoum, quartier de Riyad, rue Mashtal (demander Mme Nawal) - Tél. : +249 / (0) 9 11 12 18 56 ou +249 / (0) 1 25 73 66 19 depuis la France (pour un appel local rétablir le zéro devant le 9 ou le 1)
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