Depuis 2004, plusieurs actes terroristes nécessitent de rappeler à nos concitoyens qui souhaitent visiter l’Ouzbékistan qu’il convient d’exercer une certaine prudence. La menace d’attentats existe et doit inviter le voyageur à faire preuve de vigilance.
Si la situation est calme à Tachkent, où le dispositif policier est important, il convient toutefois de rappeler que des affrontements armés ont opposé les forces de l’ordre à un groupe armé dans le centre de la capitale (quartier de Chorsu) en août 2009, à la veille de la fête nationale. Selon les autorités ouzbèkes, les assaillants étaient des islamistes, et leur chef, éliminé lors de l’intervention, une figure de proue du Mouvement Islamique d’Ouzbékistan (MIO).
Les grands sites touristiques du centre et de l’ouest du pays (Samarcande, Boukhara, Khiva, Noukous) semblent bien sécurisés.
La situation s’est apaisée dans la vallée de Ferghana après le retour vers le Kirghizstan des personnes qui s’y étaient réfugiées suites aux incidents inter-ethniques de juin 2010. Toutefois, le contexte reste sensible dans cette région d’une manière générale. Pour mémoire, dans la nuit du 25 au 26 mai 2009, un groupe armé a mené une attaque à l’aide d’engins explosifs contre un poste de milice à l’entrée de la ville de Khanabad (région d’Andijan). Le lendemain, un terroriste kamikaze s’est fait exploser dans la ville d’Andijan, tuant un milicien et blessant plusieurs passants.
Avant le départ, il est conseillé de suivre l’actualité internationale pour connaître l’évolution de la situation sécuritaire au moment du voyage et, en cas de doutes, il est recommandé de contacter la section consulaire de l’Ambassade de France à Tachkent (consulat.tachkent-amba@diplomatie.gouv.fr) afin de recueillir des informations actualisées.
Il est très fortement déconseillé de se déplacer dans les zones montagneuses et frontalières de la Kirghizie et du Tadjikistan (risques d’infiltrations islamistes, danger d’explosion de mines anti-personnel). De plus, certains secteurs frontaliers sont interdits ou soumis à autorisation.
Pour ce qui concerne la région de Sourkhandaria (province du sud-est limitrophe de l’Afghanistan et d’une partie du Tadjikistan), précédemment fermée aux touristes étrangers, il semble qu’elle soit désormais ouverte, mais soumise à autorisation. Il est donc conseillé de l’éviter ou de demander aux autorités ouzbèkes (ambassades d’Ouzbékistan à l’étranger ou ministère des Affaires étrangères à Tachkent) l’autorisation de s’y rendre ou de la traverser.
Les déplacements dans la vallée de la Ferghana doivent éviter les zones frontalières avec la Kirghizie, où des tensions sont toujours possibles.
La route menant à la ville de Termez est ouverte. Toutefois, pour passer de Termez en Afghanistan par le pont de l’amitié sur l’Amou-Daria, il faut disposer d’un visa pour l’Afghanistan. Il est également fortement conseillé de vérifier auprès des autorités ouzbèkes (Ambassade ouzbèke à Paris ou Ministère des Affaires étrangères à Tachkent) qu’une autorisation de franchir le pont n’est pas exigée. Toutefois, les voyages individuels ou collectifs en Afghanistan sont formellement déconseillés dans tous les cas (voir fiche sur ce pays).
Par ailleurs, les contrôles douaniers et policiers étant très stricts, tant à l’arrivée sur le territoire ouzbèke qu’à la sortie, il est recommandé à nos compatriotes de respecter très scrupuleusement la législation douanière locale, notamment pour ce qui concerne l’introduction en Ouzbékistan de devises étrangères, de valeurs (elles doivent être déclarées en totalité) ou de produits ou objets interdits (les médicaments doivent être déclarés en douane et l’original de l’ordonnance doit être présenté).
Enfin, pour pallier les inconvénients liés aux contrôles multiples en ville et sur les grands axes routiers, la section consulaire peut délivrer aux ressortissants français qui voyagent dans le pays individuellement et sans accompagnateur, une attestation de protection bilingue mentionnant leurs noms, les caractéristiques de leurs passeports et la durée de leur séjour. Cette attestation peut se révéler utile lors de contrôles routiers.
Pour des raisons évidentes de sécurité, ce document ne peut être délivré par notre section consulaire que sur comparution personnelle du voyageur.
Le portail Ariane, créé par le ministère des Affaires étrangères, permet aux voyageurs français qui le souhaitent de communiquer des données relatives à leurs voyages à l’étranger. Ces données pourront être exploitées, en cas de crise uniquement, par le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères (MAE) et par les ambassades, afin de contacter les utilisateurs dans l’hypothèse où des opérations de secours seraient organisées. Accès au portail Ariane : https://pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane/flux/…/index.html
Les Ouzbeks sont affables, accueillants, serviables et dépourvus de toute agressivité à l’égard des étrangers. Le niveau d’insécurité reste notablement moindre que dans les autres pays de l’ex-URSS. Cela étant, comme partout, la délinquance tend à augmenter, notamment dans les villes et les voyageurs et touristes étrangers suscitent inévitablement des convoitises. Les risques de vols se sont accrus ces dernières années. Il est donc recommandé de surveiller en permanence et tenir bien fermement ses effets personnels (sacs, appareils photos, bijoux, sac ou pochettes contenant argent et passeports). Il faut éviter de se prêter au jeu de personnes qui vous accostent pour proposer de changer de l’argent ou qui usent de différents stratagèmes bien connus pour dévaliser des étrangers de leur argent. En cas de difficulté pour se débarrasser d’un importun, appeler le milicien de service dans les parages.
Plusieurs cas d’agressions avec violences ou de tentatives d’agressions, de nuit, sur des étrangers ont été signalés. Généralement, ces agressions sont perpétrées pour voler la victime. Comme partout dans toute grande agglomération, ce poste recommande aux Français qui visitent Tachkent et/ou les autres grandes villes d’Ouzbékistan de ne pas se déplacer à pied seuls la nuit et d’utiliser des taxis "officiels".
Il est recommandé également de rester vigilants dans les lieux de distraction nocturne et de ne pas se fier aux individus qui peuvent faire des propositions de rencontres ou entraîner des étrangers à des excès de boisson. A noter également que la sécurité est parfois moins bien assurée dans les régions reculées du pays où le passage d’étrangers est nouveau et susceptible de tenter des voleurs potentiels. Sur la route, comme en ville, il peut arriver que des policiers tentent de faire payer abusivement à leur profit des amendes aux automobilistes.
Comme dans d’autres pays de la région, l’Ouzbékistan se trouve dans une zone de risque sismique élevé (en 1966, la ville de Tachkent a été partiellement détruite par un tremblement de terre). Il est recommandé à nos ressortissants en cas de déclenchement d’un séisme de suivre les conseils suivants :
A l’intérieur :
s’éloigner des fenêtres, des murs extérieurs, de tout meuble, tableau, luminaire susceptibles de se renverser;
s’abriter sous une table solide ou tout meuble résistant ou rester debout sous un encadrement de porte;
A l’extérieur :
s’efforcer d’atteindre un espace libre, loin des arbres, poteaux électriques, murs ou bâtiments;
dans la voiture, s’arrêter au bord de la route et attendre à l’intérieur la fin des secousses.
Dans tous les cas, il faut conserver son calme, suivre les instructions données et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires.
Si un tremblement de terre se produisait lors d’un séjour, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec l’Ambassade de France.
Une fiche plus détaillée concernant le risque sismique peut être consultée dans la section ’A savoir - fiches réflexes’ de notre site.

Réseau de routes asphaltées couvrant assez largement le pays et reliant en tout cas les principales agglomérations. Cependant le défaut d’entretien des routes rend la circulation difficile et dangereuse, y compris dans les villes. Conducteurs et piétons doivent être très vigilants en raison du comportement parfois imprévisible des automobilistes locaux.
Il est recommandé de ne pas circuler en voiture de nuit (obstacles divers non éclairés : piétons et cyclistes, fréquentes traversées de bétail, véhicules arrêtés presque jusqu’au milieu de la route tous feux éteints…) En cas d’accident la police de la route (DAN) doit être appelée pour dresser le constat. L’assurance automobile n’est pas obligatoire, la carte verte n’est pas valable en Ouzbékistan.
Pour les liaisons entre villes et villages on peut louer aisément des voitures avec chauffeur ou trouver des taxis individuels ou collectifs à des prix abordables (à se faire préciser avant la course). Il n’est pas possible de louer un véhicule sans chauffeur.
Les points d’approvisionnement en carburant sont irréguliers. L’approvisionnement en diesel est particulièrement difficile. La qualité de l’essence inégale. Prévoir une réserve pour les longs trajets.
Les dessertes ferroviaires se sont améliorées ces dernières années. Des trains rapides circulent désormais entre Tachkent et les villes de Boukhara, Samarcande et Karchi. Les autres dessertes restent lentes et les risques de vols ou d’agressions ne sont pas à exclure.
La ligne Tachkent-Boukhara-Urgentch-Noukous passe en territoire turkmène sur une large partie de son trajet. Il a été signalé des cas où les garde-frontières turkmènes ont rançonné les voyageurs occidentaux sous prétexte qu’ils n’avaient pas de visas pour le Turkménistan.
Des trains de voyageurs relient l’Ouzbékistan au Kazakhstan au Nord vers Chymkent et au Nord-Ouest vers Beyneu.
Les liaisons aériennes internationales sont fiables. Paris est relié à Tachkent au rythme de trois vols directs hebdomadaires les mardi, jeudi et vendredi par Uzbekistan Airways (En période d’hiver, seuls 2 vols sont maintenus les mardi et jeudi).
Les liaisons avec la France sont également possibles via Istanbul (Turkish Airlines), Prague (Czech Airlines), Francfort ou Londres (Uzbekistan Airways) ou via Moscou.
La flotte utilisée pour les vols internationaux (Airbus, Boeing) bénéficie du standard et d’une maintenance conformes aux normes occidentales.
En revanche, la flotte vieillissante d’appareils (Yak 40, Tupolev 154, Antonov 24, IL 114, datant de la période soviétique) utilisés pour les lignes intérieures (à destination des villes de Samarcande, Boukhara, Noukous, Urgentch, Termez) et la fiabilité relative des procédures de maintenance peuvent faire craindre aux voyageurs de ne pas être assurés, sur ces vols, d’une sécurité maximale.
Les personnes envisageant d’effectuer un voyage en Ouzbékistan comprenant un passage dans un pays voisin puis un retour en Ouzbékistan sont invitées à vérifier leur visa ouzbek avant leur départ. Elles doivent particulièrement veiller à bien disposer du nombre d’entrées nécessaire. Le visa doit comporter une entrée pour chaque passage de frontière en direction de l’Ouzbékistan. Des touristes sont régulièrement refoulés aux frontières avec les pays voisins lorsqu’ils veulent revenir en Ouzbékistan après avoir épuisé l’unique entrée de leur visa touriste ouzbek initial.
Les dates et le nombre de jours du visa doivent également être vérifiés et respectés sous peine de forte amende. Certains types de visa ne peuvent être prolongés sur place. Dans tous les cas, les démarches de prolongation doivent être entamées avant la date de péremption.
La règlementation ouzbèke en matière d’enregistrement de séjour des étrangers ne prévoyant pas spécifiquement le cas des personnes voyageant en Camping-car, les dispositions citées précédemment leur sont également applicables. S’agissant de titulaires de visas de tourisme, seuls les hôtels sont en mesure d’effectuer cet enregistrement. Il convient donc de prévoir de s’arrêter pour la nuit auprès d’hotels pour procéder à cet enregistrement.
Certains sites et points de passage sont fermés à certaines catégories de véhicules en vertu de la règlementation locale, y compris certains camping-cars. C’est le cas notamment du col de Kamchik entre la région de Tachkent et la vallée de Ferghana, ce qui contraint les véhicules concernés à transiter par le Tadjikistan. Dans ce cas, un visa tadjik et l’acquittement de taxes douanières aux frontières (montant pouvant s’élever à plusieurs centaines d’euros), tant à l’entrée qu’à la sortie du territoire ouzbek, sont nécessaires. Il est donc utile de se renseigner à l’avance sur la possibilité de franchir certains tronçons de votre itinéraire en fonction de la catégorie de votre véhicule.
La totalité des devises détenues par les voyageurs doivent être déclarées. Dans le cas contraire les voyageurs se verront confisquer les sommes non déclarées et s’exposeront à des poursuites pénales.
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est nécessaire. Autres vaccinations conseillées (à adapter selon l’âge) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B. La vaccination contre la rage peut également être proposée. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Par ailleurs, toutes les vaccinations incluses dans le calendrier vaccinal de l’enfant en France sont vivement recommandées (BCG, hépatite B, Rougeole-oreillons rubéole).
Dans tous les cas il est recommandé de consulter un médecin.
Ce risque est pratiquement inexistant dans le pays et ne demande aucune précaution particulière, un traitement préventif n’est pas nécessaire. Cependant, le pays connaît des cas sporadiques de transmission de paludisme. Il est donc indispensable de consulter un médecin en cas de fièvre.
Il est préférable de ne pas consommer l’eau du robinet, ni l’eau provenant des pompes de particuliers : préférer la consommation d’eau en bouteilles capsulées. A défaut, il est recommandé de la filtrer ou de la faire bouillir avant de la boire. D’une manière générale, évitez la consommation d’aliments (poisson, viande) insuffisamment cuits.
Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Il est recommandé de consulter un médecin en cas de diarrhées afin de prévenir tout risque de déshydratation.
Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable. En cas de maladie ou d’accident, il est souhaitable, si cela est possible, avant toute transfusion sanguine, de prendre l’attache d’un des médecins connus du poste (Clinique internationale de Tachkent et Association Soriz).
Les autorités assurent n’avoir détecté aucun cas de volatiles atteints de grippe aviaire et avoir pris des mesures d’interdiction d’entrée de volailles en provenance de pays voisins où existent des foyers de grippe aviaire et de vaccination des oiseaux.
Il convient de consulter son médecin traitant avant le départ et de constituer une "pharmacie de base" à emporter avec soi. La qualité des médicaments n’est pas assurée en Ouzbékistan. On veillera à se munir des quantités de médicaments nécessaires au traitement des maladies chroniques pour toute la durée du séjour, accompagnés des ordonnances correspondantes.
Les médicaments doivent être déclarés en douane et l’original de l’ordonnance doit être présenté. Certains médicaments autorisés à la vente en France sont interdits à l’importation en Ouzbékistan. La loi prévoit que l’importation de médicaments est soumise à autorisation du ministère de la Santé ouzbek. Une liste des types d’articles pharmaceutiques autorisés à l’importation pour une utilisation personnelle sans autorisation est disponible sur le site de l’ambassade de France en Ouzbékistan.
Le réseau médical et hospitalier ne correspond pas au niveau et normes occidentaux.
Le rapatriement sanitaire étant généralement la meilleure option, une assurance individuelle incluant le rapatriement sanitaire est absolument indispensable.
Tachkent International Medical Clinic (TIMC)
(médecins expatriés et ouzbeks anglophones)
Adresse : 38, Sarikulskaya Street, Tachkent
Tél : +998 71 2910142 / 2910726 / 1201120 / 1201144
Urgences et week-end : +998 97 3364988
Fax : +998 71 2912246
Mail : tashclinic@gmail.com
Site Internet : www.tashclinic.org
Association SORIZ (médecins ouzbeks anglophones)
Adresse : 80 Musakhanova Street, Tachkent. Tél : +998 71 2337509 / 2335086
Urgence : +998 90 2854321 / 2088810
Fax : +998 71 2321487
Mail : soriz@mail.ru
Les cartes de crédit type Visa, American Express… sont très peu acceptées (seulement dans quelques grands hôtels) et les appareils distributeurs de billets extrêmement rares. Le chèque n’existe pas. Les bureaux de change sont nombreux. Les transactions, même d’un montant relativement élevé se font en liquide. Les coupures en circulation sont de faible montant (la plus grosse coupure 1000 UZS équivaut à moins de 1 USD) ce qui implique de devoir transporter un assez gros volume de coupures.
Les indicatifs téléphoniques des grandes villes d’Ouzbékistan
| Tachkent | 71 + N° |
| Andijan | 742 +N° |
| Boukhara | 65 + N° |
| Djizak | 72 + N° |
| Karchi | 75 + N° |
| Navoy | 36 + N° |
| Namangan | 692 + N° |
| Noukous | 61 + N° |
| Samarkand | 662 + N° |
| Termez | 7622 + N° |
| Goulistan | 672 + N° |
| Fergana | 732 + N° |
| Ourguench | 62 + N° |
Les indicatifs téléphoniques des petites villes touristiques
| La région de Kachkadarya Chahrisabz | 7552 + N° |
| La région de Navoy Nourata | 3652 + N° |
| La région de Noukous Mouynak (la mer d’Aral) | 6132 + N° |
| La région de Fergana Kokand | 7355 + N° |
| Marguilan | 7323 + N° |
| Richtan | 7345 + N° |
| La région de Khorezme Khiva | 6237 + N° |
NB : Pour appeler depuis la France, composer le 00 + l’indicatif international 998 + indicatif de la ville + N°.
Il est possible d’accéder au réseau Internet dans les grandes villes (hôtels, cyber-cafés).
Adresse : 25 rue Istiqbol - Tachkent
Tél : +998 71 2335384 / 5382 / 5157 / 7406
Fax : +998 71 2336210
Site Internet : www.ambafrance-uz.org