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Liban

Dernière mise à jour le: 21 juillet 2014 - Information toujours valide le: 25 Juillet 2014

Dernière minute

Dans la partie centre-ouest du pays, de Tyr jusqu’au sud de Tripoli, les déplacements sont possibles, mais soumis à une vigilance renforcée.

Beyrouth

Deux voitures piégées ont explosé, l’une à un barrage routier sur la route de Damas le 20 juin 2014 et l’autre le 23 juin 2014 dans le quartier Chiyah (banlieue sud) à Beyrouth. Un individu porteur d’une ceinture d’explosifs en a déclenché l’explosion, le 25 juin, dans sa chambre d’hôtel située à Raouché (Beyrouth Ouest) alors que des policiers procédeaient à son interpellation.

Sept attentats avaient été commis entre l’été 2013 et le mois de février 2014, dans la seule banlieue Sud de la capitale libanaise, tous ayant fait de nombreuses victimes.

Dans la banlieue Sud de Beyrouth, à plusieurs reprises, des ressortissants français ont été illégalement arrêtés, questionnés et détenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité. Quelques agressions ont également été constatées.

Plaine de la Bekaa

Compte tenu des mesures de sécurité qui seront mises en place par les autorités libanaises à l’occasion du festival de Baalbeck (30 juillet - 31 août), la fréquentation du site à l’occasion du festival est possible. Il est également possible de se rendre à Zahlé.

En revanche, compte tenu des enlèvements qui ont eu lieu dans la Bekaa et de la sécurisation inégale des lieux, il est formellement déconseillé de visiter les autres parties de la plaine de la Bekaa, y compris le site archéologique d’Anjar.

Tripoli

Des affrontements répétés ont fait des centaines de morts à Tripoli depuis 2011, dont plusieurs dizaines au cours du premier trimestre 2014.

Un plan de sécurité a été décidé le 28 mars par le gouvernement libanais. Ce plan, rapidement mis en œuvre et qui implique l’armée et la police (Forces de sécurité intérieure), a ramené le calme à Tripoli.

Le niveau de risque prévalant à Tripoli reste encore élevé et tout déplacement y demeure déconseillé sauf raison impérative. Il est formellement déconseillé de se rendre dans le Nord, l’Est et le Sud du pays, le long de la frontière avec la Syrie et Israël, ainsi que dans la banlieue Sud de Beyrouth.

Sécurité

Compte tenu des tensions persistantes, tout déplacement est :

  • Soumis à une vigilance renforcée dans la partie centre-ouest du pays, de Tyr jusqu’au sud de Tripoli;
  • Déconseillé sauf raison impérative, à Tripoli et sa périphérie nord et nord-est;;
  • Formellement déconseillé dans les parties Nord, Est et Sud du Liban, le long de la frontière avec la Syrie et Israël, ainsi que dans la banlieue Sud de Beyrouth, qui est le théâtre d’attentats récurrents depuis l’été 2013, et la banlieue Est de Saïda.
Plus précisément, il est formellement déconseillé de se rendre :
  • dans la plaine de la Bekaa, où se sont produits des attentats, des enlèvements, des séquestrations arbitraires, des explosions de véhicules piégés ainsi que des affrontements armés, y compris à proximité immédiate des sites touristiques de Baalbek et d’Anjar ;
  • dans la zone Sud du Liban où l’accès est réglementé par l’armée, ainsi que dans les zones frontalières avec Israël et la région au Sud d’une ligne Jezzine-Lac de Qaraaoun-Rachaya ;
  • dans la banlieue Sud de Beyrouth, où des attentats meurtriers ont été perpétrés, le 9 juillet, le 15 août, le 19 novembre 2013, le 2 janvier, le 21 janvier, le 3 février, le 19 février 2014 et le 23 juin 2014. En outre, à plusieurs reprises, des ressortissants français présents sur place malgré les recommandations qui précèdent, ont été illégalement arrêtés, questionnés et détenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité. Un ressortissant français a été victime d’une agression à l’arme blanche le 2 février 2014, la nuit sur une plage publique ;
  • Il est également formellement déconseillé de se rendre dans les zones frontalières avec la Syrie sur l’ensemble du territoire libanais. Il est rappelé que l’Ambassade de France en Syrie est fermée et que le Consulat Général de France à Beyrouth n’est pas en mesure d’assurer la protection consulaire des personnes qui enfreindraient cette recommandation.
  • Les déplacements sont déconseillés dans les zones limitrophes des camps palestiniens proches de Saïda.
  • Il convient en outre de ne pas circuler à l’abord des camps palestiniens sur l’ensemble du territoire. Il est rappelé que l’accès à ces camps est interdit par les autorités libanaises.
  • Dans le Sud du pays, la présence de très nombreux engins explosifs (mines ou sous-munitions) constitue un grave danger. Des accidents dont sont victimes des civils sont régulièrement déplorés.
  • Les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative dans la ville de Tripoli, où un double attentat a été commis le 23 août 2013 dernier et où des affrontements meurtriers opposent régulièrement des factions rivales, faisant de nombreuses victimes. Le plan de sécurité mis en œuvre par le nouveau gouvernement depuis avril 2014 a ramené le calme, mais il reste à l’inscrire dans la durée.

Les graves incidents sécuritaires survenus ces dernières années (notamment attentats et manifestations violentes) ont montré que la situation sécuritaire pouvait se détériorer rapidement. Aussi, il est recommandé de faire preuve de prudence et d’une vigilance renforcée, d’éviter les lieux d’attroupements et de se tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation dans les différentes régions du pays (à cet égard, il existe deux quotidiens francophones : L’Orient-Le Jour et Al Balad. De plus, Radio Liban reprend les bulletins d’informations de RFI, en français, sur 96.2 FM, dans la matinée, à la mi-journée et durant la nuit).

  • Pour se rendre en voiture à l’aéroport et de l’aéroport à la capitale, il est fortement recommandé d’éviter la route traversant les quartiers Sud de Beyrouth et d’emprunter l’autoroute qui relie Beyrouth à Saïda.
  • Il est à noter que la route de l’aéroport a été bloquée à plusieurs reprises par des manifestants pendant l’été 2012. Les autorités libanaises ont veillé depuis lors à la liberté de circulation sur cette route. Toutefois, il est recommandé aux personnes devant voyager de s’informer au préalable de la situation et, si nécessaire, de partir suffisamment tôt pour prendre l’avion.
  • On assiste depuis la mi-2013 à une montée de la délinquance (vols, cambriolage, vols de véhicule), en particulier à Beyrouth et sa région. Des étrangers qui utilisaient des taxis collectifs ont été victimes de vols à main armée dans certains quartiers de la capitale.
  • Il est recommandé de façon générale d’éviter de recourir aux "taxis services" collectifs et, notamment à l’aéroport international de Beyrouth, aux personnes qui proposent leurs services avec un véhicule privé. Il convient, si l’on doit se déplacer en taxi, de s’adresser aux taxis portant le nom d’une société sur leur borne lumineuse.
  • Les barrages routiers se sont multipliés à la fin de l’année 2013 pour des raisons sécuritaires. Il convient, à l’approche de l’un d’entre eux et tout particulièrement de nuit, de ralentir visiblement, de s’arrêter à la hauteur du représentant des forces de l’ordre, d’allumer le plafonnier du véhicule afin de permettre une identification visuelle. En toute circonstance, il est important de conserver son calme.
  • La nuit, il est recommandé de privilégier les axes principaux dans les déplacements en voiture.
  • Il convient de s’abstenir de tout comportement voyant ou provocateur. Ne pas se rendre sur les lieux où un incident ou un attentat vient de se produire.
  • Ne pas photographier des installations militaires ou des bâtiments et sites devant lesquels stationnent des militaires ou membres des forces de l’ordre. Éviter de photographier des personnes sans leur consentement formel. Il est, de plus, recommandé d’être prudent avant de photographier bâtiments privés, paysages et scènes de rue. Il est arrivé à plusieurs reprises, dans la Bekaa et à Beyrouth, que des ressortissants français soient interpellés voire retenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité, en dehors de toute légalité, parce qu’ils avaient éveillé leur suspicion en prenant des photos.
  • L’introduction sur le territoire libanais de matériels de communication satellitaires est strictement interdite et s’accompagne de la confiscation sans appel des matériels, quel qu’en soit l’usage envisagé.
Avertissement concernant la drogue

La législation est très sévère et strictement appliquée. La simple possession ou consommation de drogue, même en quantité limitée à quelques grammes, est punie comme le trafic lui-même.

Les peines d’emprisonnement applicables vont de 3 mois à perpétuité et sont assorties d’une amende importante, selon qu’il s’agit de consommation ou détention de faible quantité ou de trafic. Les conditions de détention au Liban, même pour une courte période, sont éprouvantes en raison de la surpopulation et de la vétusté des locaux pénitentiaires.

Dans le cadre de la lutte contre la toxicomanie, la surveillance de l’aéroport a été renforcée. Des contrôles réguliers sont exercés également dans les discothèques. Les interventions sur dénonciation, y compris chez les particuliers, ne sont pas rares.

Transports

Infrastructures routières
  • Les autorités libanaises se montrent plus vigilantes que par le passé aux comportements routiers. Toutefois, du fait d’un réseau routier souvent dégradé (manque d’entretien, absence fréquente de marquage au sol ou d’éclairage), la circulation peut être dangereuse, y compris sur les grands axes.

De fait, la presse se fait souvent l’écho d’une dégradation régulière de la sécurité routière au Liban. Il est impératif de redoubler de vigilance : éviter autant que possible la conduite de nuit, notamment sur les petites routes ; respecter les règles ; limiter sa vitesse ; boucler sa ceinture de sécurité en toute occasion.

  • En cas d’accident, il convient de rester sur place et d’appeler un expert de la compagnie qui a assuré le véhicule.
  • Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire pour le conducteur ainsi que pour les passagers assis à l’avant du véhicule. Les contrevenants sont passibles d’une amende allant de 25 000 à 100 000 livres libanaises (de 17 à 67 euros) et d’une peine de prison de 10 jours.
  • Si la voiture est assurée à l’étranger, il est recommandé de demander à la compagnie d’assurances les coordonnées de son correspondant au Liban.
Réseaux aérien et ferroviaire
  • Il n’y a pas de service aérien ni de réseau ferroviaire au Liban. Il existe un réseau de transports par cars ou taxis couvrant l’ensemble du pays et une liaison vers Damas. Une gare routière moderne est installée à proximité du port de Beyrouth.
Transports en commun
  • En raison d’un risque avéré d’escroqueries voire d’agressions, éviter d’utiliser les "taxis collectifs", voitures de tourisme n’appartenant pas à des compagnies de taxi (le nom de la compagnie est alors affiché sur le véhicule), a fortiori de nuit et sans être accompagné.

Entrée / Séjour

Visa

Le visa est obligatoire pour les ressortissants français. Un visa de court séjour d’un mois renouvelable vous sera délivré à l’arrivée dans le pays sur présentation d’un passeport ayant une validité suffisante (au minimum six mois par rapport à votre date d’entrée).

Si vous comptez séjourner deux mois au Liban, il est fortement conseillé de vous présenter à la Sûreté Générale avant l’expiration du premier visa et de vous faire attribuer le tampon qui vous accorde un nouveau visa pour le restant de votre séjour.

Veillez à la validité de votre passeport, le Consulat Général ne pourra pas intervenir auprès des autorités libanaises si elles refusent votre entrée sur le territoire pour cause de passeport périmé. Aucun étranger ne sera admis sur le territoire libanais s’il est détenteur d’un passeport revêtu de visas ou de tampons d’entrée ou de sortie d’Israël ou d’un billet d’avion mentionnant ce pays.

Ni l’Ambassade de France au Liban, ni le Consulat Général de France à Beyrouth ne pourront s’opposer, dans ce cas non plus, au refoulement d’un ressortissant français.

Compte tenu de la situation sécuritaire au Liban, il est vivement recommandé d’éviter d’arriver par un vol de nuit en raison de vérifications d’identité très poussées effectuées à l’arrivée à l’aéroport Rafic Hariri (Beyrouth). Dans ce cas, les délais d’attente pour obtenir le visa d’entrée sur le territoire libanais peuvent être de 8 à 10 heures.

Les binationaux franco-libanais doivent s’assurer qu’ils sont en règle avec la loi sur le service militaire au Liban au risque, dans le cas contraire, de se voir incorporés de force. Par ailleurs leur attention est appelée sur les graves désagréments (arrestations, poursuites éventuelles) auxquels ils s’exposent dans le cas de la découverte par les autorités libanaises d’un passage antérieur ou de la préparation d’un voyage futur en Israël. La découverte dans les bagages de documents rédigés en hébreu peut produire le même effet.

L’entrée d’un véhicule sur le territoire libanais est subordonnée au paiement d’une caution proportionnelle à la valeur estimée de celui-ci. Les démarches pouvant paraître compliquées dans le cadre d’un voyage touristique, il est préférable de se munir d’un carnet en triptyque (se renseigner auprès d’un automobile club). Les véhicules diesel sont interdits d’accès au Liban.

Santé

Coronavirus

Les zones géographiques identifiées à risque ou potentiellement à risque incluent, à présent, l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis, l’Iran, l’Irak, Israël, la Jordanie, le Koweït, le Liban, Oman, le Qatar, les Territoires palestiniens, la Syrie et le Yémen.

Des investigations sont toujours en cours par les autorités sanitaires locales en lien avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). A ce stade, l’OMS considère le risque de transmission interhumaine avéré mais limité. La source de transmission de ce nouveau Coronavirus est toujours à l’étude. Une surveillance particulière a été mise en place en France.

A ce jour, aucune mesure de restriction des voyages en direction ou en provenance de ces pays en raison du coronavirus n’est justifiée.

Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l’homme, qui vont du rhume banal jusqu’à une atteinte respiratoire sévère. La présentation la plus fréquente associe de la fièvre et une infection pulmonaire.

Les mesures d’hygiène classiques sont recommandées pour limiter les risques de transmission de ce virus, en particulier le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique.

Eviter tout contact avec les animaux.

Sur place, en cas de forte fièvre et de difficultés respiratoires, il convient de consulter un médecin sans délai.

En cas de fièvre ou de symptômes respiratoires dans les jours qui suivent le retour en France, il convient de consulter un médecin ou d’appeler le SAMU (téléphone : 15) en signalant ce voyage.

Pour toute information complémentaire, consulter le site internet du ministère français de la santé et celui de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Vaccinations
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
  • Autres vaccinations conseillées (selon les conditions d’hygiène et la durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • Pour des séjours de longue durée, la vaccination contre la rage peut être recommandée.
Recommandations générales

Les structures de soins au Liban vérifient systématiquement la solvabilité de leurs patients avant d’entreprendre tout soin. Il est donc fortement recommandé de contracter une assurance pour soins médicaux et pour rapatriement sanitaire avant le départ.

Grippe A/H1N1 :

Comme dans la plupart des pays, la grippe A/H1N1 est présente au Liban.

La consommation d’eau de ville n’est pas conseillée (utiliser de l’eau minérale).

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter les sites suivants :

Infos utiles

Us et coutumes

Bien que le Liban soit un pays occidentalisé et francophile, certains usages doivent être respectés, y compris à Beyrouth et, en général, dans les zones rurales. Il convient :

  • de surveiller son comportement et de rester réservé dans l’expression de ses idées (morale, politique, etc.).
  • de ne jamais offrir à un musulman des boissons alcoolisées ou des aliments contenant de la viande de porc.
  • de s’abstenir de manger, boire et fumer (même en voiture) en présence de musulmans, durant la période de jeûne du Ramadan.
  • de ne pas perturber les heures de la prière.
  • de pénétrer pieds nus dans les mosquées ouvertes aux non-musulmans.
  • de ne pas photographier les gens sans leur consentement.
  • de ne pas photographier les bâtiments, sites et points de contrôle où stationnent des militaires ou des membres des forces de l’ordre.
  • Dans les édifices religieux, les visiteurs doivent porter des vêtements appropriés à un lieu de culte ; dans les mosquées, les femmes doivent avoir la tête et les bras couverts.
  • L’homosexualité est réprimée pénalement au Liban ; la simple expression publique d’affection pour un partenaire de même sexe peut exposer à subir une période de détention provisoire et à des poursuites. Il est donc recommandé de se montrer prudent dans son comportement public.

Contacts utiles

  • Forces de sécurité intérieure libanaises : +961 1 425 250 et 01 422 000.
  • Direction générale de la sûreté générale libanaise : +961 1 425 610.
  • Croix Rouge (en charge du transport sanitaire d’urgence) : 140 (depuis le Liban) ou +961.1 322 985
  • Hôtel Dieu de France, Beyrouth-Achrafieh : +961.1 615 300
  • Hôpital Saint Georges, Beyrouth-Achrafieh : +961.1 585 700
  • Hôpital du Sacré Coeur, Baabda : +961.5 457 112
  • Hôpital de l’Université américaine, Beyrouth-Hamra : +961.1 350 000
  • Hôpital Rizk, Beyrouth-Achrafieh : +961.1 581 700
  • Hôpital Trad, Beyrouth-Clemenceau : +961.1 366 130 / +961.1 341 740
  • Clemenceau medical center, Beyrouth-Clemenceau : +961.1 372 888
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