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Liban

Dernière mise à jour le: 19 mars 2014 - Information toujours valide le: 19 Avril 2014

Dernière minute

Plusieurs attentats à la voiture piégée ont été commis au Liban ces derniers mois, à Beyrouth mais aussi dans la plaine de la Bekaa et à Tripoli.

Beyrouth

Le quartier de Bir Hassan, dans la banlieue sud, a subi un nouvel attentat meurtrier le 19 février 2014, faisant suite à celui du 19 novembre 2013 sur le même site.

Un attentat s’est produit le 3 février à Choueifat, dans la banlieue sud, à proximité de l’aéroport international Rafic Hariri.

Le quartier très commerçant de Haret Hreik, dans la banlieue sud, a été au cours du seul mois de janvier 2014, le théâtre de deux attentats successifs : le 2 janvier puis le 21 janvier, faisant plusieurs morts et de nombreux blessés.

Au total, sept attentats auront été commis depuis l’été 2013 dans la seule banlieue sud de la capitale libanaise, avec ceux des 9 juillet, 15 août et 19 novembre 2013, qui ont tous fait de nombreuses victimes.

Il convient de noter que dans la banlieue sud de Beyrouth, à plusieurs reprises, des ressortissants français ont été illégalement arrêtés, questionnés et détenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité. Des agressions ont également été constatées, dont l’une à l’encontre d’un Français le 2 janvier 2014.

Par ailleurs, l’explosion d’une voiture piégée, survenue le 27 décembre 2013 en début de matinée dans le centre-ville de Beyrouth, tout près du siège du gouvernement, a fait elle aussi plusieurs morts, dont un ancien ministre qui était visé, et de nombreux blessés.

Plaine de la Bekaa

Une série d’incidents meurtriers a visé Hermel et ses environs :

Le 16 mars, un attentat-kamikaze à la voiture piégée perpétré dans le village de Nabi Othman a causé la mort de 4 personnes. Le 22 février 2014, un véhicule piégé a explosé sur un barrage routier, faisant 3 morts. Le 1er février 2014, un précédent attentat à la voiture piégée a causé la mort de 4 personnes. Un autre attentat à la voiture piégée le 16 janvier 2014, faisait 3 morts.

Le 15 mars, des tirs de roquettes sur les villages de Laboué et Nabi Othman ont fait 1 mort et 3 blessés. Le 11 mars, trois roquettes se sont abattues sur le village de Nabi-Chit, faisant 3 blessés. Le 17 janvier 2014, des roquettes ont visé plusieurs villes du nord de la Bekaa et tué plusieurs habitants de la ville d’Ersal.

Tripoli

Les 14 et 15 mars, de violents affrontements entre Jabal Mohsen et Ban el-Tebbaneh ont fait 13 mort et 56 blessés.

Des actes de violences avaient également eu lieu le 22 janvier 2014, faisant déjà suite à une période d’affrontements entre factions ennemies, entre le 30 novembre et le 3 décembre 2013, qui avaient causé au moins 12 morts et 70 blessés.

Ces événements confirment le niveau extrêmement élevé de risque qui prévaut à Tripoli, où tout déplacement reste formellement déconseillé.

Dans ce contexte, tout déplacement au Liban demeure déconseillé, sauf raison impérative.

Il est, plus que jamais, formellement déconseillé de se rendre dans le Nord, l’Est et le Sud du pays, le long de la frontière avec la Syrie et Israël, ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth.

Sécurité

Compte tenu du climat d’insécurité et de la recrudescence des attentats et des tensions, tout déplacement est :

  • déconseillé sauf raison impérative dans la moitié Ouest du pays, où la vigilance renforcée et la prudence restent de mise;
  • formellement déconseillé dans les parties Nord, Est et Sud du Liban, le long de la frontière avec la Syrie et Israël, ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth, qui est le théâtre d’attentats récurrents depuis l’été 2013.
Plus précisément, il est formellement déconseillé de se rendre :
  • dans la plaine de la Bekaa, où se sont produits des attentats, des enlèvements, des séquestrations arbitraires, des explosions de véhicules piégés ainsi que des affrontements armés, y compris à proximité immédiate des sites touristiques de Baalbek et d’Anjar ;
  • dans la zone Sud du Liban où l’accès est réglementé par l’armée, ainsi que dans les zones frontalières avec Israël et la région au Sud d’une ligne Jezzine-Lac de Qaraaoun-Rachaya ;
  • dans la banlieue Sud de Beyrouth, où des attentats meurtriers ont été perpétrés, le 9 juillet, le 15 août, le 19 novembre 2013, le 2 janvier, le 21 janvier, le 3 février et le 19 février 2014. En outre, à plusieurs reprises, des ressortissants français présents sur place malgré les recommandations qui précèdent, ont été illégalement arrêtés, questionnés et détenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité. Un ressortissant français a été victime d’une agression à l’arme blanche le 2 février 2014, la nuit sur une plage ;
  • à Tripoli, où un double attentat a été commis le 23 août 2013 dernier et où des affrontements meurtriers opposent régulièrement des factions rivales, faisant de nombreuses victimes.
  • Il est également formellement déconseillé de se rendre dans les zones frontalières avec la Syrie sur l’ensemble du territoire libanais. Il est rappelé que l’ambassade de France en Syrie est fermée et que le consulat général de France à Beyrouth n’est pas en mesure d’assurer la protection consulaire des personnes qui enfreindraient cette recommandation.
  • Les déplacements sont déconseillés dans les zones limitrophes des camps palestiniens proches de Saïda.
  • Il convient en outre de ne pas circuler à l’abord des camps palestiniens sur l’ensemble du territoire. Il est rappelé que l’accès à ces camps est interdit par les autorités libanaises.
  • Dans le Sud du pays, la présence de très nombreux engins explosifs (mines ou sous-munitions) constitue un grave danger. Des accidents dont sont victimes des civils sont régulièrement déplorés.

Les graves incidents sécuritaires survenus ces dernières années (notamment attentats et manifestations violentes) ont montré que la situation sécuritaire pouvait se détériorer rapidement. Aussi, il est recommandé de faire preuve de prudence et d’une vigilance renforcée, d’éviter les lieux d’attroupements et de se tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation dans les différentes régions du pays (à cet égard, il existe deux quotidiens francophones : L’Orient-Le Jour et Al Balad. De plus, Radio Liban reprend les bulletins d’informations de RFI, en français, sur 96.2 FM, dans la matinée, à la mi-journée et durant la nuit).

  • Par ailleurs, la route de l’aéroport a été bloquée à plusieurs reprises par des manifestants pendant l’été 2012. Les autorités libanaises veillent à la liberté de circulation sur cette route, mais il est recommandé aux personnes devant voyager de s’informer au préalable de la situation et, si nécessaire, de partir suffisamment à l’avance pour limiter le risque de ne pas arriver à temps à l’aérogare pour prendre l’avion.
  • On assiste à une certaine recrudescence de la délinquance (vols, cambriolage, vols de véhicule), en particulier à Beyrouth et sa région. Des étrangers qui utilisaient des taxis collectifs ont été victimes de vols à main armée dans certains quartiers de la capitale.
  • Il est recommandé d’éviter de recourir aux "taxis services" collectifs et, notamment à l’aéroport international de Beyrouth, aux personnes qui proposent leurs services avec un véhicule privé. Il convient, si l’on doit se déplacer en taxi, de s’adresser aux taxis portant le nom d’une société sur leur borne lumineuse.
  • Les barrages routiers se sont multipliés à la fin de l’année 2013 pour des raisons sécuritaires. Il convient, à l’approche de l’un d’entre eux et tout particulièrement de nuit, de ralentir visiblement, de s’arrêter à la hauteur du représentant des forces de l’ordre, d’allumer le plafonnier du véhicule afin de permettre une identification visuelle. En toute circonstance, il est important de conserver son calme.
  • La nuit, il est recommandé de privilégier les axes principaux dans les déplacements en voiture.
  • Il convient de s’abstenir de tout comportement voyant ou provocateur. Ne pas se rendre sur les lieux où un incident ou un attentat vient de se produire.
  • Ne pas photographier des installations militaires ou des bâtiments et sites devant lesquels stationnent des militaires ou membres des forces de l’ordre. Éviter de photographier des personnes sans leur consentement formel. Il est, de plus, recommandé d’être prudent avant de photographier bâtiments privés, paysages et scènes de rue. Il est arrivé à plusieurs reprises, dans la Bekaa et à Beyrouth, que des ressortissants français soient interpellés voire retenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité, en dehors de toute légalité, parce qu’ils avaient éveillé leur suspicion en prenant des photos.
  • L’introduction sur le territoire libanais de matériels de communication satellitaires est strictement interdite et s’accompagne de la confiscation sans appel des matériels, quel qu’en soit l’usage envisagé.
Avertissement concernant la drogue

La législation est très sévère et strictement appliquée. La simple possession ou consommation de drogue, même en quantité limitée à quelques grammes, est punie comme le trafic lui-même.

Les peines d’emprisonnement applicables vont de 3 mois à perpétuité et sont assorties d’une amende importante, selon qu’il s’agit de consommation ou détention de faible quantité ou de trafic. Les conditions de détention au Liban, même pour une courte période, sont éprouvantes en raison de la surpopulation et de la vétusté des locaux pénitentiaires.

Dans le cadre de la lutte contre la toxicomanie, la surveillance de l’aéroport a été renforcée. Des contrôles réguliers sont exercés également dans les discothèques. Les interventions sur dénonciation, y compris chez les particuliers, ne sont pas rares.

Transports

Infrastructures routières
  • Les autorités libanaises se montrent plus vigilantes que par le passé aux comportements routiers. Toutefois, du fait d’un réseau routier souvent dégradé (manque d’entretien, absence fréquente de marquage au sol ou d’éclairage), la circulation peut être dangereuse, y compris sur les grands axes.

De fait, la presse se fait l’écho régulier d’une dégradation régulière de la sécurité routière au Liban. Il est impératif de redoubler de vigilance : éviter autant que possible la conduite de nuit, notamment sur les petites routes ; respecter les règles ; limiter sa vitesse ; boucler sa ceinture de sécurité en toute occasion.

  • En cas d’accident, il convient de rester sur place et d’appeler un expert de la compagnie qui a assuré le véhicule.
  • Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire pour le conducteur ainsi que pour les passagers assis à l’avant du véhicule. Les contrevenants sont passibles d’une amende allant de 25 000 à 100 000 livres libanaises (de 17 à 67 euros) et d’une peine de prison de 10 jours.
  • Si la voiture est assurée à l’étranger, il est recommandé de demander à la compagnie d’assurances les coordonnées de son correspondant au Liban.
Réseaux aérien et ferroviaire
  • Il n’y a pas de service aérien ni de réseau ferroviaire au Liban. Il existe un réseau de transports par cars ou taxis couvrant l’ensemble du pays et une liaison vers Damas. Une gare routière moderne est installée à proximité du port de Beyrouth.
Transports en commun
  • En raison d’un risque avéré d’escroqueries voire d’agressions, éviter d’utiliser les "taxis collectifs", voitures de tourisme n’appartenant pas à des compagnies de taxi (le nom de la compagnie est alors affiché sur le véhicule), a fortiori de nuit et sans être accompagné.

Entrée / Séjour

Visa

Le visa est obligatoire pour les ressortissants français. Un visa de court séjour peut être obtenu à l’arrivée dans le pays sur présentation d’un passeport ayant une validité suffisante (au minimum six mois par rapport à votre date d’entrée).

Aucun étranger ne sera admis sur le territoire libanais s’il est détenteur d’un passeport revêtu de visas ou de tampons d’entrée ou de sortie d’Israël ou d’un billet d’avion mentionnant ce pays.

Ni l’Ambassade de France au Liban, ni le Consulat Général de France à Beyrouth ne pourront s’opposer au refoulement d’un ressortissant français.

Les binationaux franco-libanais doivent s’assurer qu’ils sont en règle avec la loi sur le service militaire au Liban au risque, dans le cas contraire, de se voir incorporés de force. Par ailleurs leur attention est appelée sur les graves désagréments (arrestations, poursuites éventuelles) auxquels ils s’exposent dans le cas de la découverte par les autorités libanaises d’un passage antérieur ou de la préparation d’un voyage futur en Israël ; la découverte dans les bagages de documents rédigés en hébreu peut produire le même effet.

L’entrée d’un véhicule sur le territoire libanais est subordonnée au paiement d’une caution proportionnelle à la valeur estimée de celui-ci. Les démarches pouvant paraître compliquées dans le cadre d’un voyage touristique, il est préférable de se munir d’un carnet en triptyque (se renseigner auprès d’un automobile club). Les véhicules diesel sont interdits d’accès au Liban.

Santé

Coronavirus

Un premier cas d’infection respiratoire aiguë lié au nouveau coronavirus (NCoV) a été signalé en France le 7 mai 2013 aux autorités sanitaires. Le patient concerné avait contracté le virus lors d’un voyage à l’étranger.

Les zones géographiques identifiées à risque incluent, à présent, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, Bahreïn, l’Iraq, l’Iran, Israël, le Koweït, le Liban, Oman, les Territoires palestiniens, la Syrie et le Yémen.

Des investigations sont toujours en cours par les autorités sanitaires locales en lien avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). A ce stade, l’OMS considère le risque de transmission interhumaine avéré mais limité. La source de transmission de ce nouveau Coronavirus est toujours à l’étude. Une surveillance particulière a été mise en place en France.

A ce jour, aucune mesure de restriction des voyages en direction ou en provenance de ces pays en raison du coronavirus n’est justifiée.

Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l’homme, qui vont du rhume banal jusqu’à une atteinte respiratoire sévère. La présentation la plus fréquente associe de la fièvre et une infection pulmonaire.

Les mesures d’hygiène classiques sont recommandées pour limiter les risques de transmission de ce virus, en particulier le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique.

Eviter tout contact avec les animaux.

Sur place, en cas de forte fièvre et de difficultés respiratoires, il convient de consulter un médecin sans délai.

En cas de fièvre ou de symptômes respiratoires dans les jours qui suivent le retour en France, il convient de consulter un médecin ou d’appeler le SAMU (téléphone : 15) en signalant ce voyage.

Pour toute information complémentaire, consulter le site internet du ministère français de la santé et celui de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Recommandations générales

Les structures de soins au Liban vérifient systématiquement la solvabilité de leurs patients avant d’entreprendre tout soin. Il est donc fortement recommandé de contracter une assurance pour soins médicaux et pour rapatriement sanitaire avant le départ.

Grippe A/H1N1 :

Comme dans la plupart des pays, la grippe A/H1N1 est présente au Liban.

La consommation d’eau de ville n’est pas conseillée (utiliser de l’eau minérale).

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter les sites suivants :

Infos utiles

Us et coutumes

Bien que le Liban soit un pays occidentalisé et francophile, certains usages doivent être respectés, y compris à Beyrouth et, en général, dans les zones rurales. Il convient :

  • de surveiller son comportement et de rester réservé dans l’expression de ses idées (morale, politique, etc.).
  • de ne jamais offrir à un musulman des boissons alcoolisées ou des aliments contenant de la viande de porc.
  • de s’abstenir de manger, boire et fumer (même en voiture) en présence de musulmans, durant la période de jeûne du Ramadan.
  • de ne pas perturber les heures de la prière.
  • de pénétrer pieds nus dans les mosquées ouvertes aux non-musulmans.
  • de ne pas photographier les gens sans leur consentement.
  • de ne pas photographier les bâtiments, sites et points de contrôle où stationnent des militaires ou des membres des forces de l’ordre.
  • Dans les édifices religieux, les visiteurs doivent porter des vêtements appropriés à un lieu de culte ; dans les mosquées, les femmes doivent avoir la tête et les bras couverts.
  • L’homosexualité est réprimée pénalement au Liban ; la simple expression publique d’affection pour un partenaire de même sexe peut exposer à subir une période de détention provisoire et à des poursuites. Il est donc recommandé de se montrer prudent dans son comportement public.

Contacts utiles

  • Forces de sécurité intérieure libanaises : +961 1 425 250 et 01 422 000.
  • Direction générale de la sûreté générale libanaise : +961 1 425 610.
  • Croix Rouge (en charge du transport sanitaire d’urgence) : 140 (depuis le Liban) ou +961.1 322 985
  • Hôtel Dieu de France, Beyrouth-Achrafieh : +961.1 615 300
  • Hôpital Saint Georges, Beyrouth-Achrafieh : +961.1 585 700
  • Hôpital du Sacré Coeur, Baabda : +961.5 457 112
  • Hôpital de l’Université américaine, Beyrouth-Hamra : +961.1 350 000
  • Hôpital Rizk, Beyrouth-Achrafieh : +961.1 581 700
  • Hôpital Trad, Beyrouth-Clemenceau : +961.1 366 130 / +961.1 341 740
  • Clemenceau medical center, Beyrouth-Clemenceau : +961.1 372 888
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