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Kenya

Dernière mise à jour le: 2 octobre 2014 - Information toujours valide le: 25 Octobre 2014

Dernière minute

Dans le contexte de l’intervention de la coalition internationale contre Daech, et face au risque accru d’enlèvements et d’actes hostiles contre les ressortissants des pays membres de la coalition, les Français résidant ou de passage dans le pays sont invités à renforcer leur vigilance.
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Voyageurs en provenance de pays touchés par Ebola

Le gouvernement kenyan a émis une interdiction du transit et d’arrivée à tous les passagers originaires du Libéria, de Sierra Leone et de Guinée, à l’exception du personnel médical.

Risque terroriste

Le Kenya est la cible, depuis plusieurs mois, d’attentats à caractère terroriste particulièrement meurtriers. Depuis l’attaque du centre commercial de Westgate à Nairobi, le 21 septembre 2013 (près de 70 morts), plusieurs attentats récents, ayant notamment touché des quartiers populaires à Nairobi mais aussi des lieux fréquentés par les touristes, ont été rapportés.

Cette violence s’est concentrée au mois de juin 2014 dans la partie continentale du comté de Lamu (en zone rouge) où plusieurs villes et villages ont fait l’objet d’attaques nocturnes. La dernière en date est intervenue le 10 juillet. Un couvre-feu a été instauré sur le territoire du comté de Lamu le 20 juillet et vient d’être étendu jusqu’au 23 octobre 2014 de 18h30 à 6h30 (heure locale). Il convient de le respecter scrupuleusement.

Il convient également de signaler que deux touristes occidentales ont été assassinées dans la vieille-ville de Mombasa, respectivement les 6 et 24 juillet.

La menace doit être considérée comme élevée sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les principales villes dont Nairobi, Mombasa ainsi que toutes les localités situées en zone rouge (formellement déconseillée), frontalières avec la Somalie mais aussi dans celles figurant en orange (comté de Lamu principalement). Il est donc recommandé de limiter autant que possible les déplacements dans les lieux publics fréquentés par les ressortissants étrangers (centres commerciaux, bars, hôtels…) et d’éviter les manifestations publiques.

Des mesures de sécurité renforcées ont été adoptées par les autorités dans les aéroports, notamment à l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi. Il est recommandé d’arriver sur place trois heures avant l’heure de décollage prévue, certains contrôles pouvant occasionner un temps d’attente important.

Les Français de passage au Kenya sont invités à signaler leur présence sur le portail Ariane.

Sécurité

Les conditions de sécurité n’interdisent pas de se rendre comme touriste au Kenya mais uniquement dans les zones jaunes sur la carte. Les risques sécuritaires ne sont toutefois pas à négliger (délinquance et criminalité urbaines, menaces terroristes). Ils appellent, de la part des visiteurs comme des résidents, une attention soutenue et des précautions élémentaires.

Risque terroriste

Il existe une menace terroriste élevée sur l’ensemble du Kenya, en particulier à Nairobi et Mombasa. La participation du Kenya à l’AMISOM (mission de l’Union africaine en Somalie) et la présence de plusieurs milliers de soldats kenyans dans le Sud de la Somalie accentuent encore le risque d’attaques terroristes. La capitale kenyane a ainsi été frappée le 21 septembre 2013 par une attaque de grande ampleur (plus de 70 morts) contre un centre commercial, attribuée au groupe terroriste Al Shabaab. Plusieurs attentats à la bombe ont frappé la capitale du pays depuis le mois de décembre 2013, visant majoritairement les quartiers populaires et faisant au total près d’une trentaine de victimes. Plusieurs tentatives d’attentat ont également été déjouées, notamment sur la Côte et dans la région de Mombasa. Le risque terroriste est également élevé dans les villes placées en zone rouge (formellement déconseillée) le long de la frontière somalienne, telle Garissa où les attentats sont fréquents.

Il est recommandé de limiter autant que possible les déplacements dans les lieux publics les plus fréquentés, notamment par les ressortissants étrangers (centres commerciaux, bars, hôtels…), d’éviter les manifestations publiques et, autant que possible, les transports publics (plusieurs bus et stations de bus et de matatus ayant été attaquées à Nairobi et Mombasa récemment).

Ces consignes s’appliquent à l’ensemble du territoire kenyan. Dans les villes, il convient de privilégier les lieux de sortie qui bénéficient d’un dispositif de sécurité visible et dissuasif (vigiles). Si vous deviez vous trouver à proximité du lieu d’un incident (explosion, attaque armée), éloignez-vous rapidement, signalez-vous à vos proches et à l’ambassade.

Zones formellement déconseillées

Le risque d’enlèvement demeure important dans la zone frontalière avec la Somalie, qui a été le théâtre de trois rapts d’occidentaux à la fin de l’année 2011. Après la mort d’un touriste britannique et l’enlèvement de son épouse le 10 septembre 2011 ainsi que l’enlèvement le 1er octobre 2011 et la mort d’une Française résidente dans l’archipel de Lamu, deux Espagnoles travaillant pour une ONG ont été enlevées le 13 octobre 2011 dans le camp de réfugiés de Dadaab et conduites en Somalie.

En raison des opérations militaires dans le sud de la Somalie dans les zones frontalières avec le Kenya, des mouvements de troupes à la frontière, des menaces récurrentes exprimées par le mouvement armé Al Shabaab contre le Kenya, et des risques d’incursion des insurgés islamistes, la région frontalière avec la Somalie est formellement déconseillée, jusqu’à environ 50 à 100 km à l’intérieur du territoire kenyan, zone incluant les localités de Mandera, Buite, El Wak, Dif, Liboi, Dadaab, Garissa (toute cette zone est placée en zone rouge, y compris la ville de Garissa, comme la route menant de cette localité à Dadaab) et la partie continentale du comté de Lamu.

Aujourd’hui, toute personne se rendant à la frontière Nord et dans l’Est du Kenya, en Somalie et à sa périphérie, ou naviguant à proximité de cette zone, s’expose à un risque d’enlèvement très élevé. Il est donc instamment demandé de ne pas séjourner à proximité de la frontière Kenya-Somalie ni dans les camps de réfugiés, tel celui de Dadaab, en raison du risque très élevé d’enlèvement. De plus, les axes routiers sont exposés aux risques d’attentats à l’explosif ou d’attaque par des bandes criminelles.

Zones déconseillées sauf raison impérative

A Nairobi, les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative dans les quartiers et la banlieue Nord-Est de la ville (Eastleigh, Pangani, Mathare, Pumwani, etc.), ces zones ayant été le théâtre de plusieurs attentats au cours des derniers mois.

Depuis le mois de mars 2014, la côte sud du Kenya a été marquée par une recrudescence des attaques terroristes et des signaux d’une élévation globale de la menace :

  • découverte d’une voiture piégée à Mombasa le 18 mars 2014
  • attaque meurtrière du 23 mars 2014 contre une église à Likoni (sud de Mombasa)
  • assassinat de plusieurs prédicateurs islamistes
  • double attentat le 3 mai contre une station de bus de Mombasa et un hôtel à Nyali (nord de Mombasa)
  • assassinat de deux touristes occidentales les 6 et 24 juillet 2014.

Depuis la mi-juin, la partie continentale du comté de Lamu a en outre été le théâtre d’attaques meurtrières contre plusieurs localités. Ces attaques ont fait une centaine de morts. En dépit des efforts des services kenyans de sécurité, il ne semble pas que la menace ait été réduite ou neutralisée. En outre, la distribution, sur l’île de Lamu, de tracts justifiant ces attaques a conduit les autorités policières à décréter un couvre-feu, de 18h30 à 6h30, dans l’ensemble du comté de Lamu.

Il est donc déconseillé sauf raison impérative de se rendre dans la ville de Mombasa ainsi que dans l’archipel de Lamu (îles de Lamu, Paté et Manda).

Enfin, compte tenu de l’insécurité récurrente (notamment d’origine criminelle), il est déconseillé de se rendre au nord de la ligne Kitale / Isiolo / Garissa, sauf raison impérative et sous réserve d’être accompagné d’une escorte policière, à l’exception des parcs nationaux de Saba et Samburu, qui restent fréquentables.

Les tensions ethniques, sur fond de sécheresse et de compétition pour l’accès à l’eau et aux pâturages, donnent régulièrement lieu à des conflits, localisés mais violents (plusieurs dizaines de victimes ont été signalées depuis le mois d’août 2014). Les régions frontalières du Soudan et de l’Éthiopie, sont également déconseillées : elles sont périodiquement soumises aux raids de bandes armées et ne possèdent pas d’infrastructures destinées à l’accueil de voyageurs.

Délinquance

La criminalité au Kenya demeure l’une des plus élevées d’Afrique : les vols à la tire -assortis de violence en cas de résistance-, agressions en voiture (« car jacking ») et cambriolages sont fréquents. La vigilance est donc de mise, notamment dans les centres urbains (Nairobi, Kisumu, Mombasa) ainsi que sur l’ensemble de la côte et des régions touristiques. Les zones résidentielles d’apparence tranquille n’échappent pas à ce phénomène.

Les recommandations de sécurité à observer sont les suivantes

Dans les villes :

  • toujours rester attentif, en particulier dans la foule où les pickpockets sont nombreux ;
  • éviter les quartiers isolés ou réputés dangereux (Eastleigh à Nairobi notamment) ;
  • proscrire le port de bijoux et le transport d’objets de valeur (les laisser si possible dans un coffre à l’hôtel) ;
  • ne pas transporter de grosses sommes d’argent ou de cartes de crédit (prévoir le strict minimum) ;
  • à partir du coucher du soleil, éviter tout déplacement à pied (privilégier le taxi ou la voiture) notamment dans les parcs publics (Uhuru park à Nairobi est dangereux) ;
  • en taxi ou en voiture, toujours circuler vitres fermées et portières verrouillées.

En cas d’agression, n’opposez aucune résistance. Les déplacements de nuit entre les villes sont particulièrement déconseillés.

Il est recommandé d’être particulièrement vigilant lors de transports en bus, notamment en bus intra-urbain (Matatu) ; un certain nombre de voyageurs ayant été intoxiqués puis dévalisés, à la suite de l’absorption de biscuits ou autres aliments offerts par des passagers.

Dans le reste du pays : La question foncière et l’accès à l’eau sont à l’origine de conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs dans plusieurs régions du Kenya (vallée du Rift). Ces conflits sont arbitrés par les autorités locales, tant étatiques que traditionnelles, mais peuvent dégénérer sporadiquement en violences. Les adeptes des voyages organisés peuvent donc s’en remettre à leurs "tours opérateurs" et à leurs chauffeurs kenyans. Quant à ceux qui voyagent individuellement, il leur est recommandé de recueillir un minimum d’informations préalables.

Il convient également d’observer les recommandations suivantes :

  • consulter les agences de voyage locales et les spécialistes du tourisme pour l’organisation d’un séjour, afin d’éviter les lieux et les itinéraires déconseillés ;
  • dans les réserves et parcs naturels, il est impératif de se conformer aux réglementations et recommandations des gardes. Il est notamment interdit de circuler à pied hors des aires prévues à cet effet et de se déplacer la nuit dans les parcs ;
  • sur la côte, où la population musulmane est majoritaire, adopter une tenue vestimentaire décente ;
  • la nuit, éviter la fréquentation des plages.

Risques encourus pour délit sexuel

La législation kenyane prévoit de lourdes sanctions à l’encontre des auteurs de viols, d’attentats à la pudeur, d’actes de débauche et de dépravation. Les peines sont aggravées si la victime est mineure.

Les auteurs d’actes de pédophilie sont condamnés à une peine d’emprisonnement minimale de dix ans.

En tout état de cause, et conformément à l’article 113-6 du code pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un Français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle commise au Kenya peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du code pénal).

La France n’ayant pas signé de convention de transfèrement de prisonniers avec le Kenya, toute peine d’emprisonnement, si lourde soit-elle, doit en principe être purgée au Kenya.

Il existe par ailleurs un risque non négligeable d’escroquerie au viol, la/le partenaire, suite à une relation consentante, accusant les ressortissants étrangers de passage de viol afin de leur soutirer de fortes sommes d’argent (les auteurs de viol encourant une peine allant de dix ans à la prison à vie).

Piraterie

(voir aussi fiche thématique « Piraterie maritime »)

De nombreux bateaux de commerce et de plaisance continuent de faire l’objet d’attaques de plus en plus violentes, avec prises d’otages systématiques, au large des côtes somaliennes et dans tout le bassin somalien. Ce phénomène s’est étendu également au large des côtes kenyanes. Sont particulièrement touchés le Golfe d’Aden, malgré la présence d’une importante force internationale, et toute une zone de l’océan Indien s’étendant du canal du Mozambique et des Seychelles, au sud, à Oman au nord et aux Maldives à l’est. Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs), , pour déployer au large des embarcations rapides et fortement armées (« skiffs »). Les cibles sont diversifiées (cargos, bateaux de pêche, etc.), mais le risque est plus élevé pour les bateaux de plaisance, qui sont généralement plus lents et bas sur l’eau et constituent par conséquent des proies faciles.

Il convient en conséquence d’éviter impérativement cette zone et de privilégier jusqu’à nouvel ordre le transport des navires par cargo pour traverser la zone s’étendant jusqu’au méridien 72E et au parallèle 15S.

En cas de présence dans la zone, il est demandé de se signaler impérativement au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération ATALANTE) et à la cellule de permanence de l’autorité française sur cette zone maritime (Alindien : +971 265 74 122).

Transports

Infrastructure routière

Le réseau routier principal est praticable. Cependant, la circulation peut s’avérer dangereuse, notamment de nuit, en raison de la vétusté du parc automobile, de l’imprudence de certains conducteurs (excès de vitesse, conduite en état d’ivresse, etc.) et des risques d’attaque à main armée.
Les routes secondaires sont souvent mal entretenues. Les zones frontalières Nord et Est sont à éviter absolument. Il est préférable de se renseigner sur la presence de stations-essence sur les axes secondaires dès que l’on s’éloigne de Nairobi.

Sécurité routière

La sécurité routière dans le pays demeure insuffisante. Les voyages en bus ou en "matatus" (minibus) ne sont pas sans risques : les conducteurs, cherchant avant tout à rentabiliser au maximum les trajets, ont tendance à négliger la sécurité. Il est recommandé aux voyageurs qui seraient amenés à voyager en bus de préférer les compagnies les plus onéreuses, gage de plus grande fiabilité.

Concernant la circulation urbaine et plus particulièrement à Nairobi, il est conseillé de se déplacer avec un véhicule personnel ou en taxi (vitres fermées et portières verrouillées). Il est déconseillé de circuler en deux roues. La circulation nocturne est à éviter. L’arrêt aux feux rouges est alors déconseillé.

Réseau ferroviaire

Deux lignes de chemin de fer desservent Mombasa et Kisumu au départ de Nairobi. On observe fréquemment d’importants retards sur les horaires prévus. Malgré la vétusté de ces lignes, les déplacements sont assez fiables, les accidents sont rares et il n’y a pas de signalement d’agressions, au moins dans les 2 premières classes.

Transport aérien

L’avion reste le moyen de transport le plus sûr pour les déplacements à l’intérieur du pays.

Entrée / Séjour

Voyageurs en provenance de pays touchés par Ebola

Le gouvernement kenyan a émis une interdiction du transit et d’arrivée à tous les passagers originaires du Libéria, de Sierra Leone et de Guinée, à l’exception du personnel médical.

Visa

Les ressortissants français doivent être titulaires d’un visa ("tourisme" ou "affaires" selon l’objet de la visite).

Le visa peut être obtenu auprès de l’Ambassade du Kenya à Paris ou à l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi après l’arrivée au Kenya. Son coût est de 40 € ou 50 $ pour une entrée. Le visa à entrées multiples n’est délivré que par le Service de l’Immigration du Kenya à Nairobi (Nyayo House sur Kenyatta Avenue). Le paiement du visa en euros ou en dollars américains est accepté aux guichets de l’aéroport international. Le "visa une entrée", malgré son appellation, autorise à revenir au Kenya après un déplacement dans un pays limitrophe .

Le visa de tourisme, d’une durée initiale de 3 mois, peut éventuellement être prolongé de 3 mois supplémentaires auprès du Service de l’Immigration. Le coût de cette formalité est de 2 200 ksh (environ 18 €).

Les personnes souhaitant s’installer (séjour de plus de 6 mois) ou travailler au Kenya doivent obtenir le permis de résident correspondant (Work-Permit, Dependant Pass, etc.). Les autorités kenyanes sont très strictes vis-à-vis des étrangers en situation irrégulière (travail bénévole ou rémunéré sans permis de travail, etc.). Les arrestations sont fréquentes.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade du Kenya à Paris.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Paludisme

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…).
A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu, et selon la région du Kenya visitée : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.

Prévention des piqûres de moustiques : se protéger la journée comme la nuit, contre les piqûres de moustiques, possibles vecteurs de maladies parasitaires (paludisme) ou virales (Dengue, Phlebovirus) : vêtement à manches longues, sprays ou crèmes anti-moustiques, moustiquaires, diffuseurs électriques.

VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH-Sida. Les mesures de prévention sont indispensables.

Fièvre hémorragique virale

Risque faible pour les voyageurs mais quelques cas d’infection par ce virus (transmis notamment par les chauves-souris) ont été rapportés.

Choléra

Le Kenya connaît des épisodes épidémiques de choléra (le dernier en 2010).

Vaccinations recommandées
  • Fièvre jaune : la vaccination est fortement recommandée (à pratiquer en centres agréés). Elle est obligatoire en cas de séjour préalable dans certains pays d’Afrique ou d’Amérique du Sud. 1 injection à faire au minimum 10 jours avant le départ, validité de 10 ans. Enfants à partir de l’âge de 9 mois.
  • Diphtérie-tétanos-poliomyélite : la mise à jour de la vaccination Diphtérie-tétanos-poliomyélite est plus que jamais nécessaire, un début d’épidémie s’étant déclaré dans le nord du pays à la fin du mois de février 2009.
  • Hépatite A : vaccination recommandée en raison du risque encouru. Une injection 15 jours avant le départ avec un rappel 6 à 12 mois, validité 10 ans. Enfants à partir de l’âge d’1an.
  • Typhoïde : vaccination recommandée. Une injection 15 jours avant le départ, validité 3 ans. Enfants à partir de l’âge de 2 ans.
  • Hépatite B : vaccination recommandée.
  • Méningites A, C, Y, W135 : la vaccination contre les méningites peut être proposée dans certains cas.
  • Rage : la vaccination contre la rage peut être proposée dans certains cas.
  • Rougeole : la mise à jour de la vaccination contre la rougeole peut être nécessaire, compte tenu des épidémies que le Kenya connaît régulièrement.
Hygiène alimentaire

Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée. Évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits. Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.

Quelques règles simples
  • Évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
  • Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Législation locale

La possession de stupéfiants est très sévèrement punie (plusieurs années de prison et de lourdes amendes).

Le port illégal d’armes à feu est également réprimé par la justice kenyane. Il est indispensable, le cas échéant, d’obtenir une autorisation de port d’armes des autorités locales préalablement à l’entrée sur le territoire kenyan. Pour ce faire, se renseigner auprès de l’ambassade du Kenya à Paris. Le port d’armes est formellement interdit dans les réserves et les parcs nationaux.

La loi sur le contrôle du tabac entrée en vigueur en 2008 a mis en place une interdiction générale de fumer dans les lieux publics. Sont concernés les bureaux d’entreprises et administrations, cafés et restaurants, lieux de culte, parcs, marchés et moyens de transports publics ou privés. Plusieurs municipalités dont Nairobi, Mombasa et Nakuru ont mis en place une interdiction générale de fumer dans la rue, à l’exception des endroits spécifiquement désignés à cet effet. Les amendes encourues sont lourdes : par exemple 50.000 shillings à Nairobi (425 €).

La prise de vues photographiques fait l’objet de restrictions importantes. Il est ainsi interdit, sur l’ensemble du territoire, de photographier les bâtiments officiels kenyans, ainsi que les ambassades et consulats étrangers et les emprises des Nations-Unies. Le centre-ville de Nairobi fait l’objet d’une interdiction générale de prise de vues .

L’homosexualité (masculine) est un délit puni par le Code pénal.

Divers

Il est possible d’utiliser des cartes de crédit internationales dans les grandes villes et les lieux touristiques (hôtels, "lodges", réserves, etc.). Il est conseillé de se munir d’espèces (dollars américains ou euros). Les chèques de voyages sont à proscrire. On trouve des distributeurs de billets (Visa, Eurocard, Mastercard) à Nairobi et Mombasa. Pour les opérations de change, il convient d’être attentif au taux proposé. Les dollars américains sont mieux acceptés que les euros.

Le décalage horaire est de 2 heures en hiver (GMT+3) et de 1 heure en été (GMT+2).

Contacts utiles

Ambassade de France à Nairobi (permanence téléphonique 24 h sur 24)
  • Adresse : Barclays Plaza Tower - 9th floor - Loita street - Nairobi
  • Tél. : +254 20 277 8000
  • Fax : +254 20 277 8180
  • En dehors des heures d’ouverture des bureaux, vous pouvez également contacter le numéro de permanence suivant : +254 73 368 2231.
  • Site internet : www.ambafrance-ke.org
Consul honoraire à Mombasa
  • Adresse : C/O Thalassa Mombasa - Next to new Nyali Bridge - PO BOX 81108-80100
  • Tél. : +254 20 265 00 18 ou +254 722 414 985
  • Fax : +254 277 86 80
  • Tél. : +254 41 343 5261 ou +254 41 343 5262
  • Fax : + 254 41 343 5263
Établissements de soins médicaux à Nairobi
  • « Flying Doctors » : +254 20 600 24 95 ou +254 20 699 44 09.
  • « Nairobi Hospital » : +254 20 284 50 00.
  • « Aga Kahn Hospital » : +254 20. 74 00 00.
    NB : ces deux derniers établissements sont privés ; leurs prestations sont de qualité, mais à des tarifs élevés.
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