conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/guinee-bissao-12257/

Guinée-Bissao

Dernière mise à jour le: 10 décembre 2014 - Information toujours valide le: 19 Décembre 2014

Dernière minute

Les frontières terrestres fermées en août entre la Guinée-Bissau et la Guinée-Conakry sont partiellement rouvertes, depuis le 9 décembre 2014, dans trois localités frontalières à Buruntuma, Fumaroli et Cuntabane. Dans ces postes frontières ainsi rouverts, toute fièvre constatée peut donner lieu à quarantaine d’une durée allant jusqu’à 21 jours.

Virus Ebola

Une épidémie de fièvre hémorragique virale Ebola sévit actuellement en Guinée, au Libéria et en Sierra Léone. Des cas ont été rapportés au Mali.

A ce jour, aucun cas de fièvre Ebola n’a été déclaré en Guinée-Bissao.

Le virus se transmet des animaux sauvages à l’homme et se répand au sein des populations par transmission interhumaine. Pour plus d’information sur le virus Ebola et ses modes de transmission, consulter le bandeau Virus Ebola, en une de la rubrique.

Sécurité

Considérations générales

Les voyageurs peuvent circuler dans le pays, à l’exception de la capitale Bissao et de la frontière entre le Sénégal (Casamance) et la Guinée-Bissao où les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative. Une vigilance renforcée est toutefois recommandée, particulièrement au cours de la période électorale qui doit se tenir en avril-mai 2014. Il importe que les Français résidant ou de passage en Guinée-Bissao fassent preuve de la plus grande prudence dans leurs déplacements. Il convient, par ailleurs, d’éviter de se déplacer de manière isolée et notamment la nuit, aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays. Il est, de plus, conseillé d’éviter tous les lieux de regroupement à forte concentration de public. Au cours de leur séjour, les voyageurs devront prendre toutes précautions utiles pour conserver leurs documents de voyage et d’identité (passeport et carte nationale d’identité) ainsi que l’argent liquide en lieu sûr, notamment dans les lieux fréquentés comme l’aéroport et les marchés. Ne rien laisser sur les sièges à l’intérieur des véhicules. Il est souhaitable de signaler sans délai toute difficulté éventuelle à l’Ambassade.

Sécurité à Bissao et dans sa banlieue

A Bissao et dans sa banlieue, les conditions de sécurité se sont sensiblement dégradées avec une augmentation conséquente du nombre d’attaques à mains armées. Des malfaiteurs s’en prennent principalement aux expatriés, souvent la nuit, et n’hésitent pas à avoir recours à la violence afin de leur extorquer argent, bijoux et voiture. Depuis quelques mois, une recrudescence des actes de petite délinquance, notamment des vols à la tire, a été observée. La capitale est également en proie à des violences régulières liées à des affrontements politiques (coups d’Etat, assassinats politiques…). Compte tenu de cette situation, la ville de Bissao est déconseillée sauf raison impérative.

La plus grande prudence est donc de mise, notamment lors des déplacements nocturnes, et quel que soit le quartier :

  • à pied, en évitant d’avoir sur soi bijoux et sommes d’argent importantes ;
  • en voiture, en circulant vitres fermées et portières verrouillées.
Avertissement concernant la Casamance

Du fait des opérations de déminage en cours et de la reprise toujours possible et imprévue d’affrontements dans la zone sud de la Casamance (Sénégal), la frontière entre la Guinée-Bissao et le Sénégal est déconseillée sauf raison impérative. Il est par ailleurs vivement recommandé de ne pas emprunter la route qui relie la localité frontalière de Mpak à la ville de Ziguinchor en Casamance (Sénégal). Pour plus d’informations, voir la Fiche Conseils aux voyageurs Sénégal

Pour se rendre à Dakar il est recommandé de ne pas traverser la Casamance par la route, mais d’emprunter la voie aérienne au départ de Bissao. Il est conseillé aux voyageurs qui souhaiteraient néanmoins se rendre au Sénégal en véhicule d’emprunter l’itinéraire Bissao / Bafata / Gabu / Pirada (poste frontière) / Tambacounda (ville située dans le sud-est du Sénégal). Le tronçon entre Gabu et le poste frontière de Pirada - environ 70 km - est composé d’une piste carrossable (4x4 recommandé) et de praticabilité assez bonne à la saison sèche (de novembre à début juin). A la saison des pluies, cet itinéraire est en grande partie inondable.

Transports

Transports aériens

Il n’y a pas de liaison directe au départ de la France. La compagnie Air Portugal ayant suspendu depuis décembre 2013 ses vols entre Lisbonne et Bissao, le pays ne dispose plus de liaisons directes avec l’Europe.

La compagnie Royal Air Maroc assure quatre vols hebdomadaires entre Casablanca et Bissao avec, à partir de la capitale économique marocaine, de multiples correspondances.

L’autre possibilité pour se rendre en Guinée-Bissao au départ de la France consiste à gagner Dakar puis à prendre les vols de la compagnie Air Sénégal à destination de Bissao. Ces vols souvent complets sont assurés par des avions de faible capacité.

Réseau routier et déplacements

L’état du réseau routier est moyen, mais des travaux d’amélioration sont en cours. Il n’y a pas de transports publics à Bissao. Le mode de déplacement courant est le taxi individuel ou collectif. Il faut être prudent dans le choix du véhicule et du chauffeur. Il faut éviter de circuler la nuit.

Archipel des Bijagos

Il n’y a pas de liaison aérienne officielle entre le continent et les îles de l’archipel des Bijagos. Il peut arriver que des avions privés se posent sur l’île de Bubaque. Il est possible d’utiliser la voie maritime au départ de Bissao, mais il est fortement déconseillé de partir en mer à bord de pirogues. Certains campements destinés à recevoir des touristes peuvent mettre à leur disposition des bateaux aux normes équipés pour la navigation en haute mer avec des équipages compétents.

Entrée / Séjour

Un visa d’entrée est obligatoire.
En France, il peut être obtenu sur présentation d’un passeport en cours de validité à l’Ambassade de Guinée-Bissao à Paris.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (et éventuellement votre dentiste).

La souscription d’un contrat couvrant les frais médicaux et le rapatriement médical est indispensable.

Prévention du paludisme

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3. Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Vaccinations

La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
La vaccination contre la diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
Il est vivement conseillé d’être vacciné contre la méningite à méningocoque.
Autres vaccinations pouvant être conseillées par votre médecin : fièvre typhoïde, hépatites A et B.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Hygiène alimentaire

Choléra

Le choléra est endémique en Guinée-Bissao. Afin de diminuer les risques de transmission, il convient d’observer des règles d’hygiène alimentaires rigoureuses :

  • se laver régulièrement les mains (à l’eau savonneuse ou avec des gels hydro-alcooliques), en particulier avant tous les repas,
  • consommer de l’eau minérale en bouteille (ou bouillie),
  • peler soigneusement, à défaut cuire ou désinfecter les fruits et légumes,
  • éviter la consommation de poissons, coquillages, ou fruits de mer autrement que bien cuits ou frits,
  • éviter les lieux (« cantines ambulantes ») ne garantissant pas toutes les conditions d’hygiène requises.
VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH-sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Quelques règles simples
  • Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
  • Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Numéros utiles

Il n’y a pas de structure d’accueil pour traiter des patients dont l’état de santé (à la suite d’un accident ou d’une maladie) nécessiterait une prise en charge dans un service d’urgences. Une évacuation sanitaire (dont le coût sera supporté par le patient et sa famille) devra toujours être préférée à une hospitalisation en milieu local.

Il n’y a pas d’avion sanitaire à Bissao. Le plus proche est à Dakar soit à environ une heure trente minutes de vol de Bissao.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Il est impératif de se munir de francs CFA avant l’arrivée en Guinée-Bissao.

Les paiements par carte de crédit et par chèque bancaire n’ont pas cours à Bissao.

Les pluies étant torrentielles pendant "l’hivernage" (juillet à septembre), la circulation de véhicules peut être fortement perturbée à Bissao et dans le reste du pays. Il n’est pas rare que certaines pistes soient totalement impraticables durant cette période.

Contacts utiles

Ambassade de France
  • Adresse : Avenue des Combattants de la Liberté de la Patrie Bairro Penha - Bissao
  • Tél. : +245 325 7400
  • Fax : +245 325 7401
  • Site internet : www.ambafrance-gw.org
©2010 Ministère des Affaires étrangères et du Développement international