Compte tenu de l’intervention militaire au Mali et de la contribution du Ghana à la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), il est fortement recommandé aux Français se rendant au Ghana de rester vigilants.
Les conditions de sécurité sont acceptables dans la majeure partie du pays à l’exception du Nord-Est, du Grand Accra et de Kumasi, où elles se sont dégradées récemment.
Les heurts ethniques ou inter-chefferies, parfois violents, sont récurrents dans le Nord-Est du pays. Ces dernières années, des couvre-feux contraignants ont ainsi, à plusieurs reprises, été établis dans les villes de Bawku et de Yendi notamment. Il est donc déconseillé de se rendre dans ces villes sauf raison impérative.
A Accra (notamment à l’aéroport) à Tema et aux postes frontières d’Aflao (Ghana-Togo), veiller à protéger ses documents de voyage et à ses bagages. Il est recommandé de n’accepter l’aide que des porteurs en uniforme munis d’un badge officiel, et de n’emprunter que les taxis officiellement répertoriés.
Dans le Grand Accra (Accra et ses environs), éviter de circuler à pied ou en taxi la nuit, notamment dans les quartiers populaires comme Nima ou Jamestown. Dans les rues commerçantes (Osu), les vols à la tire ou à l’arraché sont possibles. Il est recommandé de ne rien laisser de visible ou de valeur dans les véhicules à l’arrêt. Il est aussi recommandé d’être vigilant au moment d’un retrait d’espèces auprès d’une banque ou d’un distributeur. Lors des déplacements motorisés, il est recommandé de faire preuve de vigilance, notamment de veiller à ne pas être suivi par un véhicule (automobile, moto) en particulier la nuit.
Pour les personnes devant s’installer à Accra, il est recommandé, par mesure de précaution, de se munir d’un système de gardiennage sûr.
Chaque année des naufrages se produisent sur le lac Volta, principalement en raison des conditions météorologiques et du mauvais état des embarcations. Il est, par conséquent, conseillé d’éviter de traverser le lac ou, en tout état de cause, de s’assurer au préalable que l’embarcation dispose d’un minimum de dispositifs de sécurité tels que gilets de sauvetage en nombre suffisant et radio de bord.
Les vols de sacs et de téléphones portables sont de plus en plus nombreux dans les villes comme sur les plages. Il convient d’être extrêmement vigilant y compris dans les chambres d’hôtel.
Il est recommandé de ne pas utiliser de cartes de crédit à l’exception des distributeurs des banques. Tout autre paiement à l’aide d’une de ces cartes peut faire l’objet d’une escroquerie.
Il est conseillé de se munir de dollars qui peuvent servir aussi bien de monnaie de paiement qu’être échangés contre des Cedis.
Il convient généralement de demander l’autorisation avant de filmer et de photographier des personnes ou des bâtiments publics.
Les visiteurs sont mis en garde contre les achats d’or à des organismes autres que le "Precious mineral marketing co.ltd", ou contre toute proposition écrite ou orale de transfert de fonds ou d’opération douteuse de change.

Le nombre d’accidents de la route sur les principaux axes du pays (Accra-Kumasi et Accra-Takoradi) est en constante augmentation. De ce fait, il est recommandé de ne pas utiliser les minibus de transport privés appelés "Trotro". En outre, il est préférable de ne pas voyager par la route la nuit, à l’extérieur des villes principales, des coupeurs de route étant parfois signalés. En cas d’accident, il faut contacter les services de police pour établir un constat.
Concernant le transport aérien intérieur, plusieurs compagnies privées relient Accra à Kumasi, Takoradi et Tamale. Ces compagnies semblent remplir les obligations en termes de réglementation aéronautique.
Un visa de court séjour doit être impérativement demandé avant le départ à l’ambassade du Ghana compétente. Elle en délivre un d’une validité d’un mois. Tout voyageur arrivant sans visa d’un pays accueillant une ambassade du Ghana sur son territoire s’expose au risque de se voir immédiatement refoulé.
Il est possible d’obtenir une extension du séjour jusqu’à trois mois maximum auprès des services de l’immigration à Accra - tél. : (0302) 66 47 57. Pour un séjour de plus de trois mois, un permis de séjour est exigé.
Horaires d’ouverture des postes frontières :
Avec le Togo : de 6h00 à 22h00,
Avec le Burkina Faso : de 6h00 à 18h00,
Avec la Côte d’Ivoire : de 6h00 à 18h00.
Pour de plus amples informations, il est conseillé de prendre contact avec l’Ambassade du Ghana à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Des épidémies de méningite bactérienne à méningocoque frappent le Ghana chaque année de fin novembre à fin mars, occasionnant des décès. En conséquence, la vaccination des touristes se rendant dans le pays est très vivement conseillée.
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez auprès d’une compagnie d’assistance un contrat couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Cette maladie parasitaire est transmise par les piqûres de moustiques et impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…).
A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
Compte tenu de la survenue régulière d’épidémies de méningite bactérienne, la vaccination contre la méningite à méningocoque de type A et C est vivement conseillée (voir supra).
Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas.
Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Le Ghana a été touché par l’épizootie de grippe aviaire en 2007. A titre informatif, il est conseillé de consulter l’encart « Grippe aviaire » figurant à la page « Infos pratiques/Risques sanitaires » de ce site. La Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles. Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées.
Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra :
Les recrudescences de cas de choléra étant régulières, dans la région d’Accra notamment, il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées.
A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
Evitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
Evitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Prévalence non négligeable du VIH-Sida. Toute mesure de prévention est indispensable.
Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue. Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Les infrastructures médicales dans le pays sont médiocres. Il n’y a pas de SAMU ni de services d’ambulance. La capacité des services d’urgence est très limitée en milieu urbain et quasi inexistante hors des grandes agglomérations.
Structures hospitalières recommandées pour les premiers soins :
1) Accra
Military Hospital - Tél. : +233 302 77 75 95, +233 302 76 76 91
Trust Hospital - Tél. : +233 302 76 19 75
Nyaho Clinic - Tél. : +233 302 77 52 91, +233 302 77 53 41
North Ridge Clinic - Tél. : +233 302 22 73 28
2) A Kumasi
Komfo Anokye Teaching Hospital - Tél. : +233 32 20 22 300 ou +233 32 20 22 301 ou +233 32 20 22 302
3) A Takoradi/Sekondi
Effia Nkwanta Hospital - Tél. : +233 31 20 23 151
Les prestations sont de qualité moyenne et payables d’avance.
Site interministériel relatif à la grippe aviaire
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé
Il n’existe pas au Ghana de religion d’Etat.
La consommation d’alcool est libre.
La détention et l’usage de drogues sont lourdement punis par la loi.
Les rapports sexuels entre personnes du même sexe constituent un crime passible de 5 à 25 ans d’emprisonnement.
Le climat au Ghana est de type tropical, avec deux saisons des pluies (avril-mai et août-octobre). La température y est toute l’année comprise entre 25 et 30 degrés. Il existe à Accra un micro-climat caractérisé par un régime de précipitation réduit.
Une recrudescence des cas d’escroquerie par l’intermédiaire de sites de rencontre sur Internet, mettant en cause des personnes supposées résider ou de passage au Ghana, a été signalée à l’ambassade de France à Accra.
Il convient de faire preuve de la plus grande vigilance si votre interlocuteur sollicite l’envoi de fonds pour des motifs divers (paiement du billet d’avion, frais d’hospitalisation, frais de caution après une arrestation…).
Il est recommandé de contrôler la véracité des faits auprès de l’ambassade préalablement à tout envoi d’argent.