conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/haiti-12249/

Haïti

Dernière mise à jour le: 15 avril 2014 - Information toujours valide le: 19 Avril 2014

Dernière minute

Situation à Miragoane

Des tensions à Miragoane (Nippes, sud-ouest) se traduisent depuis plusieurs semaines par des manifestations violentes, la mise en place de barricades et des attaques contre des véhicules. Plusieurs étrangers ont aussi été pris à partie et leurs véhicules vandalisés ou incendiés.

Il est recommandé d’éviter de traverser la ville de Miragoane et d’emprunter des itinéraires alternatifs à la route Nationale 2 dans cette zone. En présence de barricades et de regroupements, il est conseillé de faire demi-tour.

Cas de rage

A la suite du décès en mars 2014 d’une fillette de sept ans atteinte de la rage dans le quartier de Turgeau à Port-au-Prince, le ministère de la Santé a annoncé une campagne de vaccination qui doit démarrer plus particulièrement dans le quartier où le cas de décès a été enregistré.

La rage est une maladie virale potentiellement grave, essentiellement transmise par les morsures ou griffures de mammifères (souvent le chien ou le chat). Vaccinée ou non, toute personne mordue par un animal doit consulter un médecin sans délai.

Sécurité

Criminalité, délinquance et troubles à l’ordre public

La violence criminelle reste très importante, notamment dans les deux principales villes du pays, Port-au-Prince et Cap-Haïtien, où la circulation des armes à feu est élevée. Bien que la population locale soit plus principalement touchée, les étrangers peuvent également en être les victimes.

De nombreux voyageurs, dont des Franco-Haïtiens de la diaspora en provenance de France, ont fait l’objet d’agressions armées entre l’aéroport et leur domicile en Haïti. Pour limiter au maximum les risques d’agression, il est impératif de demander à vos contacts et proches d’organiser votre accueil, de limiter au strict minimum le transport de sommes d’argent liquide et en cas d’agression de ne pas opposer de résistance.

Les grandes villes haïtiennes, et tout particulièrement Port-au-Prince, peuvent être le théâtre de manifestations parfois violentes. La Police nationale d’Haïti (PNH) assure le maintien de l’ordre avec l’appui, si nécessaire, de la MINUSTAH.

Zones frontalières

La région frontalière avec la République dominicaine, peu sécurisée, est le lieu de nombreux trafics et de violences récurrentes. Plusieurs incidents ont été signalés, au cours desquels des étrangers ont été pris à partie par des hommes armés. Il est déconseillé de s’y rendre, sauf raison impérative. Privilégier l’entrée en Haïti par la voie aérienne en organisant votre accueil.

Recommandations

D’une manière générale, il demeure donc nécessaire, en cas de voyage dans le pays, d’exercer une vigilance renforcée, de s’assurer des conditions d’accueil, d’hébergement et de transport sécurisées et de respecter scrupuleusement un certain nombre de règles :

  • éviter de se déplacer dans les quartiers populaires et les bidonvilles, notamment, pour ce qui est de la capitale, à Cité Soleil, Martissant, Carrefour, Jean-Marie Vincent et Bel Air, ainsi qu’aux abords du port et de l’aéroport de Port-au-Prince ;
  • éviter les régions frontalières avec la République dominicaine, l’île de la Tortue et l’île de la Gonâve ;
  • renoncer aux déplacements à pied, notamment la nuit ;
  • se tenir à l’écart des mouvements de foule et des manifestations ;
  • éviter absolument le stationnement dans des endroits isolés ou non gardés, notamment la nuit, et, dans tous les cas, s’assurer de l’environnement du véhicule avant d’en descendre ou d’y monter ;
  • si aucun parking fermé et sécurisé n’est disponible, limiter les risques d’altercation avec les jeunes gens qui se proposent de garder les véhicules en ne traitant qu’avec un seul d’entre eux à la fois et ne payant cette prestation qu’une fois revenu au volant, portes verrouillées et fenêtre seulement entrouverte ;
  • éviter de circuler en automobile la nuit, particulièrement en dehors des agglomérations ;
  • en ville, ne circuler en voiture que les portières et les fenêtres verrouillées ;
  • au volant, vérifier régulièrement que le véhicule n’est pas suivi, notamment par des motos ;
  • en l’absence de services de bus et de taxis dans les deux aéroports internationaux du pays, toujours prévenir vos contacts sur place afin qu’ils organisent votre accueil ;
  • manier avec précaution ses moyens de paiement. Éviter notamment les retraits en numéraires auprès des distributeurs automatiques de billets situés dans des lieux publics. Il est possible de retirer du liquide dans des agences bancaires, mais certains gangs attendent parfois leur proie à la sortie de ces établissements ;
  • s’abstenir de tout comportement provocant, arrogant ou ostentatoire ;
  • ne pas photographier ou filmer les gens sans leur accord préalable ;
  • refuser toute proposition de vente d’articles divers (notamment cigarettes et alcools) dans la rue ;
  • faire immédiatement demi-tour à la vue d’une barricade ou d’un obstacle incendié en travers de la chaussée ;
  • s’en tenir, dans les rapports avec les policiers, à un comportement courtois, posé, et strictement respectueux de la législation locale. En cas de difficultés, ne pas hésiter à prendre contact avec l’ambassade ;
  • de nombreuses armes à feu circulent en Haïti ; en cas d’attaque à main armée, ne pas opposer de résistance ;
  • se montrer vigilant vis-à-vis des offres touristiques incluant des randonnées pédestres en montagne. Il est déconseillé de camper ou de bivouaquer dans les zones montagneuses (« mornes ») ;
  • la consommation et la vente de stupéfiants sont interdites par la loi et sanctionnées par une peine de prison. Plusieurs ressortissants français ont été récemment arrêtés aux frontières et emprisonnés pour trafic de stupéfiants.
Risques naturels

Cyclones
Chaque année, de juin à novembre, Haïti est touchée par des cyclones. Plus que les vents, ce sont les précipitations, les inondations et les crues qui entraînent des pertes en vies humaines et mettent parfois en danger nos compatriotes. Informez-vous des prévisions météorologiques et suivez les instructions des autorités locales.

Séismes
Comme la plupart des îles des Caraïbes, Haïti est située dans une zone à fort risque sismique. Le pays a été frappé, le 12 janvier 2010, par un séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter, qui a fait des centaines de milliers de morts et de blessés.

En cas de risques naturels, il convient d’appliquer les recommandations de base.

Transports

Infrastructures routières

La circulation en voiture est périlleuse, tout particulièrement en province. Les limitations de vitesse sont quasiment inexistantes, les routes sont étroites et mal entretenues, surtout en dehors de la capitale. Eviter de circuler de nuit : un grand nombre de véhicules sont démunis de phares ou de feux de stationnement et constituent un véritable danger. Toujours rouler vitres fermées et portes verrouillées.

Les accidents de la circulation constituent une des premières causes de mortalité et les accidents sont parfois d’une extrême gravité, que ce soit à la campagne (25 morts en avril 2012 près de Petit Goâve) ou en ville (en janvier 2012, près de 50 personnes tuées sur une avenue marchande de la capitale par un poids lourd dont les freins avaient cédés). Les véhicules de transport public sont souvent surchargés, en mauvais état et peu respectueux des limitations de vitesse. Le port de la ceinture de sécurité s’impose. Il n’existe pas d’organisation de type SAMU et les banques de sang sont insuffisamment sécurisées.

Attention aux « taxis marrons » (taxis « pirates », i. e. non titulaires d’une licence) qui sont nombreux la nuit. Il est préférable de louer un véhicule avec chauffeur recommandé par la société de location ou par des personnes connues.

L’usage des motos-taxis est à prohiber ; ils n’offrent aucune garanties de sécurité (risques d’accidentels mortels et d’agression).
Réseau maritime

La surcharge et la vétusté des bateaux assurant les liaisons intérieures sont telles que des catastrophes se produisent régulièrement. Plusieurs navires ont fait naufrage les années passées causant la mort de nombreuses personnes. Il est donc formellement déconseillé d’emprunter ce type de moyen de transport. Haïti ne dispose pas de port de plaisance.

Les eaux territoriales haïtiennes ne sont pas surveillées ; elles sont réputées être un lieu de passage privilégié pour le trafic de drogue en provenance d’Amérique du sud.

Compte tenu des incidents et tentatives d’actes de piraterie qui, dans un passé récent, ont affecté des plaisanciers, notamment étrangers, il est déconseillé de mouiller devant les côtes haïtiennes.

Transport aérien

Il n’existe pas de compagnie aérienne nationale. Les vols intérieurs, de Port-au-Prince vers les grandes villes de province (principalement Cap-Haïtien, Jérémie et les Cayes), ainsi que les vols régionaux (vers la République dominicaine, la Jamaïque, les îles Turques-et-Caïques et les Bahamas), sont assurés par des compagnies privées dont les appareils sont anciens.

Plusieurs accidents d’avion ont été enregistrés ces dernières années dans le pays (août 2003, août et septembre 2007, décembre 2011, mai et juin 2013), ce qui doit inciter les voyageurs à la prudence (privilégier les vols en début plutôt qu’en fin de journée).

Entrée / Séjour

Les Français de passage en Haïti sont invités à signaler leur présence au ministère des Affaires étrangères et du Développement international par l’intermédiaire de la plateforme Ariane.

Les citoyens français ne peuvent pénétrer sur le territoire haïtien que munis d’un passeport en cours de validité, même s’ils se rendent dans ce pays via la République dominicaine.
Ils sont également soumis à l’obligation de visa : sur passeport ordinaire, des visas d’entrée d’une validité de 90 jours sont délivrés gratuitement lors du passage de la frontière. Ils sont renouvelables une fois : les voyageurs ont donc la possibilité, avant d’avoir atteint cette durée, de quitter le pays et d’y revenir pour une (et une seule) nouvelle période de 90 jours. Au-delà de 6 mois de séjour, il convient de régulariser sa situation en sollicitant un permis de séjour auprès de la Direction de l’Immigration et de l’Emigration (DIE, 171 avenue John Brown, Lalue, Port-au-Prince).

Une carte, généralement de couleur verte, intitulée “Départ/Sòti”, est remise à tous les étrangers à leur arrivée sur le territoire haïtien. Ce document est exigé par les autorités au départ du voyageur : son absence ou sa perte peuvent entraîner des difficultés avec les services de police et d’immigration. Nos compatriotes sont donc invités à :

  • exiger, lors de leur entrée en Haïti (notamment s’ils passent la frontière en bus), l’établissement et la remise de cette carte. En septembre 2008, trois de nos compatriotes, qui n’avaient pas accompli cette formalité, ont été arrêtés par les services de police quand ils ont tenté de regagner Saint-Domingue ;
  • faire une copie de cette carte dès que possible, en conserver l’original agrafé dans leur passeport, qui sera gardé en sécurité. Dans tous les cas, il est vivement recommandé de se renseigner auprès des autorités consulaires haïtiennes, avant le départ, sur les dispositions en vigueur concernant les conditions d’entrée et de séjour dans le pays.
Attention

Les voyageurs qui transitent par un aéroport américain pour se rendre en Haïti doivent se tenir informés de la législation concernant les conditions d’entrée aux Etats-Unis dans le cadre du programme d’exemption de visa en consultant sur ce même site dans la rubrique "Entrée/Séjour" de la fiche Etats-Unis.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade d’Haïti à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Santé

Avant le départ
  • Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) ;
  • souscrivez à une assurance, en vérifiant que celle-ci s’applique bien en Haïti (pays exclu de la zone de couverture de certaines assurances).
Vaccinations
  • Il est impératif de vérifier la vaccination diphtérie tétanos poliomyélite +/- coqueluche.
  • L’Organisation panaméricaine de la santé rappelle l’importance de l’immunité contre la rougeole (vaccination combinée Rougeole-Oreillons-Rubéole).
  • Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • Selon les conditions de séjour (en particulier en cas d’isolement) et la durée du voyage, la vaccination préventive antirabique peut être conseillée.
Règles d’hygiène alimentaire
Durant le séjour, il convient de respecter quelques règles simples d’hygiène alimentaire :
  • veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
  • s’abstenir de boire l’eau du robinet, pour ne boire que de l’eau en bouteilles capsulées ; éviter l’ingestion de glaçons.
  • privilégier les aliments cuits aux crus.
Les maladies
Choléra - Les autorités sanitaires haïtiennes appellent la population à la prudence en raison d’une présence épidémique du choléra dans plusieurs régions du pays. Dans ce contexte, les voyageurs sont également invités à respecter les règles d’hygiène personnelle simples.

Dengue - Cette maladie virale transmise par les piqûres de moustiques impose le respect des mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques) et l’attention des personnes les plus vulnérables. Cette affection pouvant prendre une forme potentiellement grave, il convient de consulter un médecin en cas de fièvre. La prise d’aspirine est déconseillée.

Paludisme (malaria) - Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques n’est présente que dans les zones rurales (classification en zone 1). Il est donc recommandé de recourir à des mesures individuelles de protection contre les moustiques. Par ailleurs, un traitement préventif peut être recommandé dans certaines circonstances.

Filariose lymphatique - Il n’y a pas de recommandation prophylactique particulière de la part de l’OMS. Néanmoins il est conseillé, comme pour la prévention du paludisme ou de la dengue, de se protéger de la piqûre des moustiques par des moustiquaires imprégnées et des répulsifs.

VIH-Sida - Prévalence non négligeable du VIH-Sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Tuberculose - Elle est endémique en Haïti, où plusieurs foyers à souche résistante ont en outre été détectés. Compte tenu de la virulence de cette pathologie particulière, il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de toux persistante, de grande fatigue ou de fièvre.

Rage - Il s’agit d’une maladie virale potentiellement grave, essentiellement transmise par les morsures ou griffures de mammifères (souvent le chien ou le chat) - Vaccinée ou non, toute personne mordue par un animal doit consulter un médecin sans délai.
A la suite du décès en mars 2014 d’une fillette de sept ans dans le quartier de Turgeau à Port-au-Prince, le ministère de la Santé a annoncé une campagne de vaccination, qui doit démarrer plus particulièrement dans le quartier où le cas de décès a été enregistré.
Médecins et hôpitaux
La plupart des médecins sont basés à Port-au-Prince. Les hôpitaux publics sont peu nombreux et sous-équipés. Quelques établissements, à but lucratif ou non, prodiguent des soins convenables.
Coordonnées.
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

Contacts utiles

  • Ambassade de France en Haïti
    Adresse : 51 rue Capois - Port-au-Prince
    Adresse postale : BP 1312 - Port-au-Prince
    Tél d’urgence : +509 31904111
    Site Internet : www.ambafrance-ht.org
    Courriel : cad.port-au-prince-amba@diplomatie.gouv.fr
  • Consule honoraire à Cap-Haïtien
    Mme Pascale BUSSENIUS
    Tél. : +509 34541110
    Courriel : pascalebussenius@yahoo.fr
  • Consul honoraire à Jacmel
    M. Gérard BORNE
    Courriel : administration@alcibiadepommayrac.org.

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

©2010 Ministère des Affaires étrangères et du Développement international