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Côte d’Ivoire

Dernière mise à jour le: 10 avril 2014 - Information toujours valide le: 20 Avril 2014

Dernière Minute

Virus Ebola

Une fièvre hémorragique à virus Ebola a fait son apparition ces dernières semaines en Guinée forestière, dans les préfectures de Macenta, Guékédou et Kissidougou. Plusieurs cas suspects ont depuis été signalés à Conakry mais aussi au Libéria. Toutes les personnes concernées ont été en contact avec un malade originaire de province.

A ce jour, aucun cas de fièvre Ebola n’a été déclaré en Côte d’Ivoire.

Le virus se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se répand au sein des populations par transmission interhumaine : pour plus d’information sur le virus Ebola et ses modes de transmission, consulter le bandeau Virus Ebola, en une du site.

Bande sahélienne

Au regard de l’activisme de groupes terroristes opérant dans la bande sahélienne, il importe que les Français résidant ou de passage en Côte d’Ivoire fassent preuve d’une vigilance accrue, notamment à l’égard de tout comportement suspect, lors de leurs déplacements et dans les endroits qu’ils fréquentent de façon habituelle ou occasionnelle.

Il convient de demeurer attentif à l’évolution de la situation dans la bande sahélienne mais aussi aux recommandations éventuelles qui pourraient être diffusées par le Consulat général de France en Côte d’Ivoire.

Sécurité

Après la grave crise post-électorale qui a suivi le second tour des élections présidentielles de novembre 2010, la situation en Côte d’Ivoire est en cours de normalisation sur les plans politique, institutionnel, économique et sécuritaire. Sur ce dernier point, il convient toutefois de demeurer vigilant en raison du maintien de risques résiduels à l’ouest du pays. La zone située à la frontière libérienne et incluant la ville de Taï est déconseillée sauf raison impérative. Il convient également d’être vigilant en raison de la présence de coupeurs de route, notamment dans les environs de Bouaké.

Par ailleurs, les consignes élémentaires de vigilance et de prudence inhérentes à tout déplacement dans un pays en développement et de séjour dans de grandes zones urbaines doivent être strictement respectées.

La criminalité de droit commun est dans l’ensemble contenue à Abidjan et en relation avec une agglomération de plus de 5 millions d’habitants répartis dans des zones résidentielles, un quartier d’affaires et des banlieues très pauvres.

Cette criminalité ne constitue pas un obstacle à la circulation des personnes ni au développement des relations sociales. Toutefois, il convient de faire preuve de vigilance et de prudence, notamment lors des déplacements dans les zones festives de la ville où la vie nocturne est propice aux atteintes aux personnes et aux biens (vols de véhicules à main armée, vols avec violence, cambriolages).

Dans ce contexte, le Consulat général :

  • invite les ressortissants français de passage en Côte d’Ivoire à se faire connaître du Consulat général de France à Abidjan et d’y remplir une fiche « Français de passage » ;
  • recommande également aux ressortissants français qui effectueraient un tel séjour temporaire en Côte d’Ivoire de faire preuve de vigilance ;
  • invite les Français à consulter le bulletin de sécurité hebdomadaire mis en ligne sur le site Internet du consulat : http://www.consulfrance-abidjan.org/ et contenant des conseils relatifs à la sécurité et, le cas échéant, la mention des incidents dont les Français ont été victimes et qui ont été signalés au consulat pendant la semaine écoulée.
Délits sexuels

La législation ivoirienne prévoit de lourdes sanctions à l’encontre des auteurs de viol, d’attentat à la pudeur, d’actes de débauche et de dépravation. Les peines, allant de 2 à 20 ans, sont aggravées jusqu’à perpétuité si la victime est mineure. Les auteurs d’actes de pédophilie sont condamnés à des peines d’emprisonnement allant de 6 mois à l’emprisonnement à vie.

En tout état de cause, et conformément à l’article 113-6 du code pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle commise en Côte d’Ivoire peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel, y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du code pénal).

Agressions
  • L’expérience montre qu’il est dangereux de résister aux malfaiteurs ou de faire des gestes qui pourraient être interprétés comme de la résistance. Certains agresseurs craignent d’être reconnus ensuite et dénoncés : il est donc recommandé de ne pas les dévisager.
  • Faire attention aux vols de passeport à l’aéroport, entre le débarquement et le contrôle d’immigration : il est conseillé, même à l’aéroport ou dans une zone apparemment contrôlée, de tenir votre passeport dans un lieu discret, d’en faire une photocopie et de la conserver dans un lieu différent de celui où se trouve le document original ; en cas de vol, le signaler au consulat dans les meilleurs délais afin de pouvoir empêcher l’utilisation frauduleuse de ce document ; un nouveau passeport peut vous être remis rapidement si vous êtes inscrit au Registre des Français établis hors de France (dispositions concernant les résidents).
  • Éviter de porter des bijoux ou de grosses sommes d’argent sur soi dans la rue, mais en avoir suffisamment (30.000 F CFA / 45 euros) pour tenter de calmer un éventuel agresseur.
  • Éviter également de se promener ceint(e) d’une pochette-ceinture (banane) visible ou vêtu(e) d’un gilet-reporter aux poches bourrées, qui attirent l’attention.
  • Ne pas se rendre seul(e) dans certains quartiers populaires d’Abidjan (Adjamé, Yopougon, Abobo, par exemple) et les éviter totalement après le coucher du soleil. Il en va de même des quartiers isolés.
  • Être particulièrement vigilant(e) en quittant une banque ou un distributeur de billets, surtout si une voiture occupée est stationnée à proximité. La même prudence s’impose à tout moment de la journée en quittant un restaurant ou un maquis (bar, dancing).
  • Rouler vitres relevées, portières verrouillées et ne rien laisser sur les sièges et banquettes arrières des voitures, notamment les téléphones portables.
Arnaques
  • Utiliser très prudemment les cartes de crédit en raison de l’apparition de réseaux ivoiriens spécialisés dans les escroqueries à la carte bancaire. De très nombreux cas d’escroqueries de ce type ont été signalés, y compris pour des voyageurs n’ayant utilisé leur carte que dans des grands hôtels. Il convient, dans toute la mesure du possible, de régler les dépenses en espèces et, en tout état de cause, d’éviter de régler par carte bancaire lorsque celle-ci fait l’objet d’un traitement manuel (sabot). Les grands hôtels exigeant souvent le dépôt d’une caution au moyen d’une carte bancaire, il convient de privilégier les établissements où ce moyen de paiement fait l’objet d’un traitement automatisé. Se renseigner au moment de la réservation.
  • L’utilisation des chèques de voyage et des cartes bancaires pour retirer des espèces n’est possible que dans les grandes banques à Abidjan.
  • Les tentatives d’extorsion de fonds par Internet se développent considérablement à partir de la Côte d’Ivoire. Des dizaines de cas sont signalés quotidiennement au Consulat général à Abidjan. Toute sollicitation comportant une demande d’envoi d’informations bancaires ou de sommes d’argent, même modestes, doit être considérée a priori comme douteuse. Le site Internet du Consulat général comporte une rubrique dédiée spécialement aux arnaques en tout genre. Veuillez vous y référer : http://www.consulfrance-abidjan.org/

Transports

Infrastructure routière

Le réseau routier comprend environ 68.000 km de routes classées dont 6.500 km de routes bitumées. 80% du réseau a plus de 15 ans ; nids de poule et chaussées déformées abondent. Malgré la limitation de vitesse, la circulation, même sur les voies goudronnées, est dangereuse et les accidents mortels sont nombreux. La plus grande prudence est de rigueur et il est fortement déconseillé de rouler la nuit.

L’approvisionnement en carburant ne pose pas de problème sur les grands axes.

En cas d’accident, prévenir la police ou la gendarmerie. Si l’on renverse un piéton hors d’une agglomération, il est préférable d’aller immédiatement au poste de police, gendarmerie ou pompier le plus proche, plutôt que de rester sur place (risque de réactions locales parfois incontrôlées). L’assurance automobile est obligatoire et indispensable. En cas d’accrochage, ne pas déplacer les véhicules. Le constat ne peut être fait que par les forces de l’ordre.

Réseau ferroviaire

Aucun train de passagers ne circule plus depuis le début du conflit.

Transport aérien

Liaisons intercontinentales : consulter le site Internet d’Air France, les conditions de la desserte étant susceptibles de fréquentes modifications.

Entrée / Séjour

Visa

Les ressortissants français, munis de passeports ordinaires ou officiels, désireux de se rendre en Côte d’Ivoire, sont soumis à l’obligation de visa biométrique.

La demande de visa biométrique peut être réalisée soit à l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris, soit depuis le 2 janvier 2014, par internet sur le site : www.snedai.ci (Après enregistrement et paiement en ligne des frais, un e.visa biométrique est délivré à l’arrivée à l’aéroport d’Abidjan).

Tout étranger de plus de 15 ans doit être en mesure de présenter à toute réquisition des forces de l’ordre un visa en cours de validité ou un titre de séjour ivoirien.

Les titres de séjour sont délivrés par l’Office National d’Identification, situé à coté du tribunal, près de la cathédrale Saint Paul, à Abidjan.

Pour de plus amples informations, consulter lesite Internet du Consulat général de France à Abidjan, ou prendre l’attache de l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin traitant ou un centre de conseils aux voyageurs. Lors d’une admission dans un établissement de soins, le paiement des soins et traitements (ou une caution) étant exigé, il convient de vérifier la couverture par son assurance maladie. Il est prudent de contracter une assurance de rapatriement sanitaire.

Vaccinations

Comme souvent au début de l’année, de nombreux cas de méningite à méningocoque sont rapportés. La vaccination anti-méningococcique (à méningo A+C+W135) est vivement recommandée.

  • fièvre jaune obligatoire (contrôle sanitaire strict à l’entrée dans le pays).

Il est fortement conseillé d’être aussi vacciné contre le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie, la fièvre typhoïde, l’hépatite A et l’hépatite B.

Paludisme

Prévention du paludisme (malaria) : Cette maladie parasitaire, transmise par les piqûres de moustiques, impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.

VIH-Sida

Les risques de contracter une maladie sexuellement transmissible sont importants. Selon l’OMS, le taux de prévalence VIH-Sida est en effet supérieur à 10% au sein de la population adulte.
Lors d’une exposition à risque, consulter un médecin dans les 48H00.

Épidémie de grippe aviaire

La Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles. Le virus se transmet par voie aérienne (voie respiratoire) soit par contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées (par l’intermédiaire de la nourriture, de l’eau, du matériel et des mains ou des vêtements souillés). Les espaces confinés favorisent la transmission du virus.

Hygiène alimentaire

Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées :

  • éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes, les laitages, les œufs et leurs produits dérivés non cuits ;
  • se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou une solution hydroalcoolique.

Attention à la qualité de l’eau de boisson.

Infos utiles

Us et coutumes

Les Ivoiriens, chrétiens comme musulmans, restent attachés à leurs traditions, qu’il convient de respecter (fêtes religieuses, fêtes traditionnelles, cérémonies coutumières).

Législation locale concernant la drogue

Le trafic de drogue est sévèrement réprimé : de 5 à 20 ans de prison. La détention et la consommation de drogues sont strictement interdites et passibles d’une peine de 3 mois à 5 ans d’emprisonnement assortie d’une amende. La législation est appliquée dans le sens de la plus grande sévérité par les magistrats ivoiriens.

Avertissement

Le Ministère des Affaires Etrangères et du Développement international ne peut, en aucun cas, être tenu responsable d’incidents qui pourraient survenir pendant un voyage.

Les informations contenues dans les pages du site Internet sont susceptibles de modifications et sont données à titre indicatif.

En outre, il est rappelé qu’aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l’abri du risque terroriste.

Contacts utiles

Consulat général de France à Abidjan
Adresse : 17 rue Lecoeur - 17 BP 175 - ABIDJAN 17
Tél. : +225 20 20 05 05
Site internet: www.ambafrance-ci.org

La permanence peut être jointe 7 jours/7, 24 heures/24 par l’intermédiaire du Poste Central de Sécurité de l’Ambassade, qui répond aux appels urgents en dehors des heures de service.

Agences consulaires
Liste des agences consulaires

Bouaké
Tél. : +225 31 63 49 01
Fax : +225 31 63 54 30
Portable (urgences uniquement) : +225 07 08 22 22

Daloa
Tél. : +225 32 78 31 36
Fax : +225 32 78 16 40
Portable (urgences uniquement) : +225 05 95 22 88

San Pedro
Tél. : +225 34 71 28 96
Fax : +225 34 71 25 63
Portable (urgences uniquement) : +225 05 06 70 96

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Numéros utiles

Abidjan

  • Numéro vert en cas de harcèlement routier : 110
  • Commissariats de police et de gendarmerie d’Abidjan :
    • Direction générale de la police : +225 20 22 08 22
    • Préfecture de police (commissariat central) : +225 20 21 00 22 / +225 20 22 42 27 / +225 20 21 77 92
    • Gendarmerie : +225 20 21 88 83
  • Commissariats
    • de l’aéroport : +225 21 27 70 31
    • du plateau : +225 20 21 58 33
    • de Treichville : +225 21 24 17 48
    • d’Adjamé : +225 20 37 44 65
    • de la Zone 4 : +225 21 35 10 27
    • de Port Bouët : +225 21 27 71 78
    • de Koumassi : +225 21 36 14 34
    • des 220 logements : +225 20 37 15 91
    • de Cocody : +225 22 44 15 16
    • de Marcory : +225 21 26 78 58
    • d’Attecoubé : +225 20 37 27 41
    • de Williamsville : +225 20 37 23 28
    • des II Plateaux : +225 22 41 35 05
    • d’Abobo (13e arrondissement) : +225 24 39 00 90
    • d’Abobo (14e arrondissement) : +225 24 39 15 54
    • d’Abobo (15e arrondissement) : +225 24 39 05 00
    • de Yopougon (16e arrondissement) : +225 23 45 26 64
    • de Yopougon (19e arrondissement) : +225 23 45 63 60
    • de Niangon : +225 23 46 37 28
    • de Riviera : +225 22 43 18 65

San Pedro

  • Commissariat de police : +225 34 71 13 43
  • Gendarmerie : +225 34 71 20 70

Yamoussoukro

  • Commissariat de police : +225 30 64 11 63 / 30 64 00 24
  • Gendarmerie : +225 30 64 00 22

Daloa

  • Commissariats :
    • 1er arrondissement : +225 32 78 36 22
    • 2e arrondissement : +225 32 78 32 13
    • 3e arrondissement : +225 32 78 35 85
  • Gendarmerie : +225 32 78 20 45 / 32 78 31 56
Santé
  • Abidjan

• Réanimation : 185
• SMU Abidjan (SAMU de Cocody) : +225 22 44 53 53, numéro abrégé 185
• Centre national de transfusion sanguine : +225 21 35 57 23 ou 21 75 78 65
• C.H.U. de Cocody : +225 22 48 10 00
• C.H.U. de Treichville : +225 21 24 91 22 ou 21 24 91 55
• CHU de Yopougon : +225 23 46 64 54
• PISAM (Polyclinique internationale de Sainte-Marie) conventionnée à Cocody : + 225 22 48 31 31
• Clinique de l’Indénié : +225 20 30 91 00
• Polyclinique Avicennes (conventionnée CFE) : +225 21 21 13 00 ou 01 ou 02
• Polyclinique Hôtel Dieu (conventionnée CFE) : + 225 21 25 79 19 ou 20 ou 21 75 91 80 ou 81
• Polyclinique Groupe médical du Plateau : +225 20 22 20 29 ou 20 22 21 05
• Nouvelle clinique du Belvédère : +225 20 21 46 65
• Institut de cardiologie (CHU de Treichville) : +225 21 21 61 71
• Hôpital psychiatrique de Bingerville : +225 22 40 30 40

  • San Pedro

CHR Hôpital : +225 34 71 29 00

  • Yamoussoukro

CHR Hôpital : +225 30 64 00 33

  • Daloa

CHR Hôpital : +225 32 78 33 01

©2010 Ministère des Affaires étrangères et du Développement international