Les déplacements professionnels et non professionnels doivent respecter certaines règles élémentaires de précaution et de bon sens.
Lors de tout voyage aux Comores, il est particulièrement recommandé à tout ressortissant français de :
privilégier les arrivées par voie aérienne, les liaisons maritimes ne respectant pas les règles internationales de sécurité et de sûreté et donnant souvent lieu à davantage de suspicions de la part des autorités de l’Union ou des îles (notamment Anjouan et Mohéli),
respecter les us et coutumes musulmanes lors de prises de photos. Il est recommandé d’éviter la prise de photos de bâtiments publics (notamment militaires et gendarmerie),
rester vigilant quant à ses effets personnels même si les Comores restent un pays où la délinquance est très faible. Il convient, toutefois, de bien fermer les issues des logements. L’hébergement dans des pensions de famille bon marché est à déconseiller,
tenir compte dans les contacts avec la population locale des répercussions de la relation particulière entre Mayotte, la France et les Comores,
se munir de liquidités. Les rares distributeurs de Moroni fonctionnent de manière aléatoire et les chèques en euros ne sont pas acceptés notamment dans les hôtels,
se faire connaître dès son arrivée auprès de l’Ambassade. Celle-ci sera mieux à même de répondre à une éventuelle demande d’assistance, notamment en matière juridique. En effet, un contentieux impliquant un ressortissant français (auteur ou victime) peut-être porté devant la justice comorienne et il est recommandé dans ce cas de se faire représenter par un avocat.
En Grande Comore, le massif volcanique du Karthala est toujours actif et présente des secousses occasionnelles. Le Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique des Comores effectue une veille sismologique. Des épisodes éruptifs avec projection de cendres et poussières ont eu lieu en 2005, 2006 et 2007.

Mal entretenu, le réseau routier est très dégradé. Les routes principales sont parsemées de nids-de-poule et les voies secondaires particulièrement étroites.
Les panneaux de circulation sont inexistants et le respect du code de la route est approximatif (attention à la priorité aux ronds-points qui ne s’applique pas aux Comores). Les véhicules sont souvent en mauvais état (pare-brises largement étoilés, feux de signalisation et clignotants hors service, freins et suspensions fatigués). La plus grande prudence s’impose donc en matière de conduite automobile (en particulier de nuit), car les accidents sont relativement fréquents et souvent graves. En cas d’accident hors de Moroni, il est conseillé de ne pas s’arrêter, mais de se rendre au commissariat de police le plus proche et d’avertir le consulat.
L’approvisionnement en carburant est normal. Il est toutefois conseillé de le faire régulièrement.
La commission européenne a publié la liste des compagnies qui font l’objet de restrictions d’exploitation pour certains types d’appareils. La société comorienne Air Service Comores en fait partie. L’Ambassade de France ne peut que déconseiller aux voyageurs d’utiliser cette compagnie aérienne.
Les compagnies internationales qui desservent les Comores sont :
Kenya Airways : 3 vols hebdomadaires à destination de Paris via Nairobi.
Air Austral : aucune liaison directe vers la France. Quatre vols hebdomadaires de Moroni vers St Denis via Mayotte (2) ou directs (2) avec correspondance pour Paris, Marseille, Lyon ou Toulouse.
Yemenia : deux vols hebdomadaires de Moroni à destination de Paris, via Sanaa.
Air Madagascar : 2 vols de Moroni vers Paris via Antananarivo. 1 Vol hebdomadaire pour Nosy Be et Paris.
Comores Aviation International assure des liaisons vers Madagascar et la Tanzanie.
African Airways : 3 vols pour Mombasa et Nairobi
Comores Aviation International : desserte de Moroni/Anjouan/Mohéli/Mayotte (aucun vol le dimanche)
Air Services Comores : desserte de Moroni/Anjouan/Mohéli (aucun vol le dimanche).
Les visiteurs ayant un besoin impérieux de se rendre dans l’une des 3 îles précitées sont instamment priés de prendre préalablement l’attache de la section consulaire de l’ambassade de France à Moroni (Tél : +269 773 06 15 ou 773 07 53 - Fax : 773 09 22 - Mobile : +269 333 06 10) ou, s’agissant de l’île d’Anjouan, du Vice-consulat à Mutsamudu (Tél : +269 771 02 27 / +269 320 52 00)
Les relâches de plaisanciers dans les ports des îles de Grande Comore, Anjouan et Moheli sont réglementées. Il est donc formellement déconseillé aux bateaux de plaisance battant pavillon étranger d’aborder une des trois îles, sans avoir au préalable obtenu l’autorisation d’entrée au port.
Une autorisation d’entrée doit être obtenue pour chacune de ces trois îles (Moroni pour la Grande Comore, Mutsamudu pour Anjouan et Fomboni pour Mohéli). Cette autorisation est uniquement valable pour faire escale dans un de ces trois ports. Si le plaisancier souhaite relâcher dans une des villes côtières de ces îles, l’autorisation doit en être délivrée par les autorités portuaires et de l’immigration de Moroni, Mutsamudu ou Fomboni.
Une autorisation de sortie doit également être obtenue auprès de la Capitainerie des ports de Moroni-Iconi, Mutsamudu ou Fomboni et les services de l’Immigration doivent en être avisés.
A l’heure où la piraterie maritime est bien présente à proximité de la région de l’archipel des Comores, il est souhaitable d’éviter toute navigation maritime avec des bateaux de plaisance.
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez un contrat auprès d’une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire. Les structures sanitaires locales ne répondant pas aux normes européennes, cette mesure est indispensable.
Cette maladie parasitaire, transmise par les piqûres de moustiques, impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…).
A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.
Comme dans d’autres pays de l’Océan indien, les moustiques peuvent être vecteurs de maladies virales comme la Dengue ou le Chikungunya. En l’absence de traitement préventif ou de vaccin disponibles, le recours à des mesures de protection individuelles (sprays, crèmes, diffuseurs électriques…) et l’attention des personnes les plus vulnérables s’imposent.
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est indispensable. Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B. La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra
Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite "des mains sales", se répand en particulier pendant la saison des pluies.
Afin de réduire les risques de contamination, il est recommandé de :
Consultez un médecin en cas de troubles digestifs, notamment chez les enfants.
Plusieurs centaines de cas ont été rapportés au cours de l’été 2008 principalement en Grande Comore.
Prévalence non négligeable du VIH-Sida. Toute mesure de prévention est indispensable (préservatifs).
Pas d’infrastructure opératoire sur place. Seule possibilité : transfert sur un centre hospitalier spécialisé à la Réunion ou en France. Il convient également de signaler l’absence de véritables structures hospitalières sur les îles d’Anjouan et de Moheli.
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé
Les autorités comoriennes ont instauré une brigade des mœurs. Elle opère des contrôles d’identité la nuit à partir de 23h aux alentours des discothèques, bars nocturnes et des points de vente de brochettes. Il est nécessaire si l’on souhaite se rendre dans ces lieux de se munir d’une pièce d’identité.
L’islam sunnite est la religion officielle des Comores. Il est pratiqué de façon modérée. Cependant la grande majorité des habitants étant pratiquante, il est conseillé de porter des tenues sobres et d’éviter de s’exhiber outre mesure, notamment sur les plages. De plus, la baignade n’est pas recommandée aux femmes sur la plage d’Itsandra (face à la mosquée) - Grande Comore - ; il existe des plages privées comme à Maloudja (Nord de la Grande Comore). Ces recommandations doivent être plus particulièrement suivies pendant la période du ramadan.
Il est possible de se procurer de l’alcool dans quelques magasins tenus par des expatriés. Toutefois, la consommation sur la voie publique n’est pas autorisée sous peine d’amende, voire de prison. L’ivresse sur la voie publique est prohibée. Pendant la période de ramadan, il convient d’accorder une attention particulière au respect des règles liées à la consommation d’alcool.
Le climat est intertropical (saison chaude et humide de novembre à avril). Saison fraîche et sèche de mai à octobre.
Tél. : +269 771 02 27 / +269 320 52 00
Adresse : Quartier de Hombo - Mutsamudu
Tél. : +269 773 46 63
En Grande Comore, hôpital El Maarouf : +269 773 26 04
A Moheli, hôpital de Fomboni : +269 772 03 73
A Anjouan, hôpital de Hombo : +269 771 00 34