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République centrafricaine

Dernière mise à jour le: 24 juin 2014 - Information toujours valide le: 22 Décembre 2014

Sécurité

Une grande partie du territoire centrafricain connaît toujours ou est susceptible de connaître des troubles significatifs. Le coup d’Etat du 24 mars 2013 et les attaques du 5 décembre 2013 qui l’ont suivi ont accru l’insécurité à Bangui, et en particulier en province. Les déplacements dans le pays sont, selon la destination prévue, soit déconseillés, sauf raison impérative (zone orange), soit formellement déconseillés (zone rouge). Ceux qui devraient néanmoins être entrepris en zone orange, notamment pour motif professionnel, supposent de voyager en convoi et de disposer d’une autorisation des autorités, tout particulièrement dans les zones de ressources minières. Le tourisme y est à exclure.

Il est en outre indispensable, lors de tout déplacement, de pouvoir justifier de son identité et de la régularité de son séjour.

La situation en RCA pouvant évoluer assez rapidement, il est recommandé aux voyageurs, dans tous les cas, de prendre l’attache préalable de l’ambassade et, pour les visiteurs, de se faire inscrire en protection et sur le portail ARIANE.

Déplacements en province

Des combats réguliers ont lieu en province dans l’Ouest (Bossangoa, Bozoum, Bouar) comme dans l’Est, principalement à Sibut, Bria et Bambari. Toutes ces régions sont en zone rouge, soit formellement déconseillées.

Les déplacements dans le sud-ouest doivent n’être réalisés qu’en cas de raison impérative. Il convient de s’informer de la situation sécuritaire avant d’y envisager tout déplacement.

La circulation routière exige certaines précautions :

  • Rouler doucement et s’arrêter à toute injonction des forces de l’ordre, en particulier à la tombée de la nuit. Dans ce cas, rester courtois et faire montre de patience. Beaucoup de contrôles sont abusifs, mais il faut savoir négocier calmement le "passage".
  • Ne pas circuler à partir de la tombée de la nuit.
  • En cas d’accident avec dommages corporels, des représailles de la population locale sont à craindre. Dans la mesure du possible, ne pas s’arrêter et gagner sans attendre, selon le cas, un commissariat ou une brigade de gendarmerie, afin de déclarer l’accident. La section consulaire de l’ambassade devra également être prévenue au plus tôt (tél : +236 21 61 30 00).

Circulation dans les zones minières

Le décret d’application du Code minier (N°09-126 du 30 avril 2009) interdit aux ressortissants étrangers l’entrée et le séjour dans les zones minières à l’exception des assistants techniques résidant dans la zone ou en mission, des religieux missionnaires et des planteurs justifiant d’une activité importante dans la zone. Toutefois, tout étranger n’entrant pas dans ces catégories, qui estimerait avoir les références nécessaires pour être autorisé à séjourner dans les zones minières, doit saisir le ministère des Mines (rue de l’Industrie B.P. 26, Bangui, tél :+236 21 61 39 44 et 21 61 06 46) ; l’autorisation qui serait alors accordée est subordonnée au paiement d’une taxe de 300 000 CFA par mois.

Il est précisé que toute infraction à ces règles expose à une peine de prison allant de 3 mois à 2 ans et/ou à une peine d’amende de 100 000 F CFA à 2 millions de F CFA.

En l’absence d’une définition publiée des zones minières, il est recommandé de solliciter, au cas par cas, le ministère en charge des Mines. Il est indiqué qu’une large partie du territoire est réputée zone minière et qu’il en est ainsi, notamment, de la Lobaye et de la Sangha Mbaéré.

Transports

Infrastructures routières

La République centrafricaine peut connaître des difficultés d’approvisionnement en carburant. Aucune station-service n’est en état de fonctionner en province. Aussi est-il impératif de se munir de réserves lors des déplacements en véhicule.

Les trois axes principaux au départ de Bangui sont goudronnés ( mais en mauvais état) sur 100 km vers Mbaïki, 200 km vers Sibut, et sur la plus grande partie du trajet vers Bouar et le Cameroun (piste en latérite entre Baoro et Bouar, travaux de bitumage en cours entre Bouar et la frontière).

L’assurance au tiers est obligatoire.

Transport aérien

Une seule ligne régulière, de création récente, a été mise en place, sur le trajet Bangui - Berbérati - Carnot - Bouar et retour, par la compagnie MINAIR. Cette dernière, ainsi que Via Air et Lapara, assurent des vols intérieurs à la demande et en fonction des conditions de sécurité.

Bangui est desservie, pratiquement tous les jours, depuis Douala. Plusieurs compagnies étrangères ont ouvert une escale dans un passé récent : Kenya Airways, Royal Air Maroc, Ethiopian Airlines, Camair Co. S’y ajoutent la TAAG et la Toumaï qui opéraient déjà antérieurement.

Air France assure un vol hebdomadaire vers Bangui (arrivée et départ le mardi soir).

Entrée / Séjour

Passeport en cours de validité et visa sont obligatoires.

Le certificat international de vaccination, incluant celle, à jour, de la fièvre jaune, doit pouvoir être présenté à l’arrivée.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade de la République Centrafricaine à Paris (30, rue des Perchamps, 75016 PARIS, tél : 01 55 74 73 10).

Santé

Le risque sanitaire déjà important est encore accru dans le contexte de crise : redoublez de précautions. Cette vigilance doit être particulièrement élevée pour les jeunes enfants, s’il est absolument indispensable de les faire voyager dans le pays.

Avant le départ

Consultez votre médecin et votre dentiste et souscrivez un contrat auprès d’une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Risques sanitaires induits par les dysfonctionnements des services publics

Du fait de la dégradation du réseau énergétique de la RCA, les habitants de Bangui sont durement touchés par la pénurie d’électricité et par les fréquentes coupures d’eau qui en résultent. Cette situation a des répercussions dans le domaine sanitaire. En effet, les hôpitaux ne sont pas épargnés par les coupures d’électricité, les produits périssables ne sont plus conservés aux températures adéquates et l’eau des puits consommée, en l’absence de celle du réseau, qui n’est ni traitée ni analysée, est susceptible de contamination par des bactéries à même d’induire des diarrhées parfois graves. Des épidémies d’hépatite sont également à redouter.

Paludisme

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (aérosols, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de vous adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.La forme cérébrale du paludisme endémique en RCA est particulièrement dangereuse voire mortelle, dans certains cas ou en fonction de la constitution physique. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.

Vaccinations
  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
  • autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • Le risque de méningite bactérienne saisonnière incite à recommander la vaccination anti-méningococcique A+C.
  • En cas de morsure, il existe à l’Institut Pasteur un centre de vaccination anti-rabique.
Hygiène alimentaire

Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra :

Il est conseillé de :

  • ne pas boire l’eau du robinet et de préférer les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, il est recommandé de consommer de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée ;
  • éviter l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés ;
  • éviter la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits ;
  • ne pas consommer de nourriture achetée au marché ou sur le bord de la route ;
  • veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
VIH - Sida

Prévalence forte du VIH-Sida. Les mesures de prévention habituelles sont indispensables (préservatifs).

Autres risques

La fièvre jaune, ainsi que le choléra, peuvent toucher sporadiquement certaines régions, y compris à proximité de la capitale.

Quelques règles simples
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire). Par ailleurs, il est vivement recommandé de ne pas se baigner dans l’Oubangui, notamment autour des bancs de sable, où des phénomènes de sables mouvants et des tourbillons causent chaque année des décès par noyade.
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Porter des chaussures montantes si vous devez marcher dans des zones herbeuses en raison de la présence de nombreux serpents.
  • Ne pas caresser les animaux que vous rencontrez.
  • Veiller à la sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.
  • Emporter les médicaments nécessaires.
Structures hospitalières

Il existe à Bangui trois hôpitaux (Hôpital général, Hôpital communautaire et Hôpital de l’Amitié, ce dernier en coopération avec la Chine), un hôpital pédiatrique et quelques cliniques privées. Leur sous-équipement et, pour certains, leur vétusté, imposent la plus grande prudence, en particulier en cas d’accident.
A Bimbo, un nouvel hôpital, construit et équipé par la Chine, mais sans personnel chinois, vient d’ouvrir ses portes.
L’Institut Pasteur de Bangui (tél : +236 21 61 08 66) offre une large gamme d’analyses dans de très bonnes conditions.
Il n’y a pas de service type SAMU. Les évacuations sanitaires s’effectuent soit par appel d’un avion médicalisé, soit par le vol hebdomadaire d’Air France au départ de Bangui (chaque jeudi) et, le cas échéant, plusieurs fois par semaine à destination d’autres villes africaines (notamment Casablanca, Addis-Abeba, Nairobi et Douala).

Numéros utiles

Ambassade de France : +236 21 61 30 00.
Le centre médico-social est ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et l’après-midi sur rendez-vous, de 15h à 18h ; le samedi de 9h à 12h, il est fermé le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés. Un médecin d’astreinte est néanmoins joignable 24h/24 au +236 70 90 16 53. En outre, une fiche "Conseils aux nouveaux arrivants" en matière de santé est désormais disponible au Centre médico-social.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Photographies

Des dispositions soumettent à autorisation les prises de vues sur toute l’étendue du territoire. Cette autorisation est délivrée par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat pour un usage privé (Rond-point de la Paix, Bangui, tél : +236 75 05 07 07 et 77 05 07 87), et par l’Agence Centrafrique Presse pour un usage professionnel (yakanet.rca@gmail.com).

Sont exclues de cette autorisation les prises de vues des sites stratégiques tels que ceux :

  • du palais présidentiel,
  • des aéroports,
  • des casernes et autres sites militaires,
  • du port pétrolier,
  • des maisons d’arrêt,
  • des centrales énergétiques.

Il en va de même des scènes de mendicité et des scènes obscènes.

Zones interdites dans la capitale
  • Les abords de la résidence privée du chef de l’Etat au camp de Roux
  • Les antennes de "la Colline aux panthères". Nombreux sont les visiteurs qui se font arrêter pour avoir emprunté un des chemins qui mènent à ce site. Aucun panneau d’interdiction n’étant apposé, il est conseillé de rester sur le sentier de la corniche principale sans chercher à atteindre le sommet de la colline.
Télécommunications

Plusieurs sociétés de téléphonie cellulaire permettent d’acquérir, sur le champ, un téléphone portable et un numéro d’accès. Le réseau couvre Bangui et un nombre significatif de localités de l’intérieur. La possession d’un téléphone satellite de type "Thuraya" doit faire l’objet d’une déclaration obligatoire et payante (75€) auprès de l’Autorité de régulation des télécommunications. Ne pas respecter cette obligation expose au risque de confiscation de l’appareil et de poursuites.

Us et coutumes

Le comportement général et la tenue vestimentaire ne doivent pas attirer l’attention.

Législation locale

Les stupéfiants sont prohibés.

Les transactions sur les pierres précieuses brutes sont interdites à toutes personnes non agréées par les autorités centrafricaines compétentes. L’achat de pierres précieuses vendues à la sauvette est à proscrire.

Contacts utiles

Commissariat central

Tél : +236 21 61 13 00

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