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Bosnie-Herzégovine

Dernière mise à jour le: 30 septembre 2014 - Information toujours valide le: 18 Décembre 2014

Dernière minute

Situation météorologique

Après les importantes précipitations qui se sont abattues sur la Bosnie-Herzégovine ces derniers mois, des mines ont pu être déplacées dans certaines zones par les glissements de terrain et les crues, qui ont également fait disparaître les panneaux les signalant. Il convient donc de rester vigilant.

Dans l’attente de la publication d’une nouvelle carte des zones minées par le Centre d’action antimines de Bosnie-Herzégovine (MAC), la plus grande prudence est à observer lors des déplacements en dehors des villes, le long des anciennes lignes de front et aux abords des rivières. Les zones qui ne sont encore que partiellement déminées se situent en Posavina, dans les régions de Zenica et de Doboj et dans les cantons de Tuzla et Sarajevo.

Sécurité

Contexte politique

Les mouvements de protestation ponctuels qui touchaient encore quelques villes du pays, dont la capitale, Sarajevo, sont désormais réduits à leur plus simple expression et ne présentent aucun danger.

Le pays étant caractérisé par la coexistence de trois communautés (bosniaque musulmane, croate catholique, serbe orthodoxe) et par la persistance d’antagonismes hérités de la guerre de 1992-95, les voyageurs sont invités à s’informer du contexte local et à faire preuve de la plus grande retenue dans leurs éventuelles prises de position concernant les développements politiques dans la région.

Des zones minées demeurent sur l’ensemble du territoire, et les inondations de mai 2014 ont considérablement modifié le paysage à cet égard : dans l’attente d’une nouvelle carte les répertoriant avec précision, les voyageurs sont invités à ne pas quitter les routes goudronnées ou les chemins régulièrement fréquentés, en évitant soigneusement les abords des fleuves.

Petite délinquance

Si le pays demeure sûr, on constate une légère progression du nombre d’actes relevant de la petite délinquance, en particulier dans les zones les plus touristiques : dans la ville de Mostar, le vol de portefeuille pendant que l’on regarde les plongeurs sauter du haut du Stari most est désormais un classique. Une certaine prudence est également de mise lors des pélerinages à Medugorje. Enfin, on soulignera la recrudescence des vols et effractions de véhicules dans les grandes villes. Les voyageurs sont invités à la plus grande vigilance dans les transports en commun (éviter le sac à dos) et sur les parkings non surveillés.

Tourisme d’aventure - Tourisme naturel

Les bords des rivières ne sont pas stabilisés, en particulier le long de la Neretva. Les cavités souterraines sont nombreuses et extrêmement dangereuses. Les activités nautiques « sauvages » sont formellement déconseillées : les noyades sont fréquentes, même chez des professionnels aguerris.

Le massif montagneux de la Zelengora abrite l’une des dernières forêts primaires d’Europe (réserve de Perućica), peuplée d’ours, de loups et de serpents. La plus extrême prudence y est de mise et les visites ne sont autorisées que jusqu’à un certain point. Il est formellement déconseillé de tenter de s’écarter du parcours autorisé.

Certaines activités sportives comme le parapente sont à pratiquer avec la plus grande prudence en raison de la présence de zones minées. En octobre 2011, un parapentiste a perdu ses deux jambes dans un champ dont il ne pouvait voir, depuis le ciel, qu’il était miné.

L’attention des randonneurs et des cyclistes est appelée sur la présence de meutes de chiens à l’état sauvage en dehors des grands axes routiers.

Transports

Infrastructure routière

Il est formellement déconseillé de s’écarter des routes goudronnées ou des chemins régulièrement fréquentés en raison de la présence de mines sur le territoire.

La plus grande prudence est requise car l’état des routes n’est pas entièrement satisfaisant, particulièrement depuis les inondations de mai 2014 : nids de poule, tronçons non goudronnés, absence de marquage au sol, revêtement vite glissant et glissements de terrain nombreux et importants. Le respect du code de la route est, par ailleurs, aléatoire (dépassements dangereux en particulier). La présence d’animaux sur les routes n’est pas rare.

Le relief extrêmement montagneux du pays rend les conditions de circulation souvent difficiles en hiver, les routes n’étant pas forcément dégagées, et de nombreux cols restant fermés.

Il convient de respecter scrupuleusement les règles du code de la route : les forces de police sont extrêmement présentes en milieu rural et urbain et équipées de systèmes radars très performants. Les limitations sont de 50km/h en ville, de 80 km/h sur routes, de 100 km/h sur les routes 2 x 2 voies et 130 km/h sur les autoroutes. Les amendes ne doivent pas êtres payées directement à l’agent "verbalisateur" mais sous 8 jours, à la poste ou à la banque. La possession d’un triangle, d’une trousse de secours, d’ampoules de réserve est obligatoire dans les véhicules. En cas d’accident, il convient de ne déplacer en aucun cas le véhicule.

La carte verte internationale est exigée à l’entrée du pays.

Réseau ferroviaire

Le réseau ferré est satisfaisant. Les villes de Banja Luka, Sarajevo et Mostar sont correctement desservies.

Transport aérien

L’essentiel du trafic international passe par l’aéroport de Sarajevo, qui ne dessert directement aucune ville française. Les vols les plus fréquents se font à destination de Vienne, Ljubljana, Zagreb, Munich et Belgrade. Les conditions climatiques empêchent parfois les avions d’atterrir à Sarajevo pendant le long hiver bosnien (brouillard, neige…).

Entrée / Séjour

Documents de voyage

Pour un séjour inférieur à 3 mois, il convient d’être muni d’un passeport ou d’une carte nationale d’identité en cours de validité suffisante pour la durée du séjour.

Il convient de s’assurer, en particulier lors d’un passage frontalier par la route, que le passeport a été correctement visé par les autorités et qu’il comporte bien la date d’entrée sur le territoire bosnien. A défaut, une amende, payable sur le champ, pourra être exigée lors de la sortie du territoire. Dans l’hypothèse de la présentation d’un passeport périmé, il vous sera impossible de quitter le territoire).

Par décret du 18 décembre 2013, les cartes nationales d’identité délivrées par les autorités françaises entre le 2 janvier 2004 et le 31 décembre 2013 ont vu leur durée de validité prolongée de 5 ans, sans qu’aucune modification matérielle du titre n’en atteste.

Les autorités bosniennes n’ont pas fait savoir si elles reconnaissaient la validité de ces cartes nationales d’identité. Néanmoins, il apparaît que de plus en plus de postes frontières bosniens refusent l’entrée sur le territoire national aux Français munis de cartes d’identité dont la date de fin de validité indiquée au verso est dépassée.

En conséquence, de façon à éviter tout désagrément pendant le voyage, il est fortement recommandé de privilégier l’utilisation d’un passeport valide plutôt que de la CNI portant une date de fin de validité dépassée.

Les voyageurs disposant uniquement d’une carte nationale d’identité peuvent télécharger et imprimer la notice multilingue expliquant ces nouvelles règles à l’adresse http://media.interieur.gouv.fr/interieur/cni-15ans/document-a-telecharger-bosnieherzegovine.pdf, en gardant à l’esprit que rien n’oblige les autorités locales à les accepter.

Sortie du territoire des mineurs

Pour les mineurs voyageant seuls, avec un seul de leurs parents ou avec une personne tierce, les autorités bosniennes exigent une autorisation parentale de sortie du territoire même lorsque l’enfant détient un passeport, quelle que soit sa nationalité et ce, jusqu’à l’âge de 14 ans révolus. A partir de l’âge de 15 ans, les mineurs munis d’un passeport en cours de validité peuvent voyager seuls et sans autorisation spécifique. Ceux qui ne détiennent qu’une CNIS doivent en revanche être soit accompagnés des deux parents, soit munis d’une autorisation de sortie du territoire, jusqu’à leur majorité.

Santé

Consulter le médecin traitant avant le départ et contracter une assurance de rapatriement sanitaire.

Grippe aviaire

La Bosnie-Herzégovine n’étant pas à l’abri du risque d’épidémie de grippe aviaire, les recommandations générales d’hygiène sont préconisées en cas d’épidémie.

Vaccination

Il est conseillé de mettre à jour ses vaccinations diphtérie-tétanos-poliomyélite.

L’eau du robinet est potable mais on peut lui préférer l’eau en bouteille.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Us et coutumes

Respecter en toutes circonstances les différentes communautés ethniques.

Règlementation douanière

Tous les biens (même les dons humanitaires) en provenance d’une association non immatriculée en Bosnie-Herzégovine et n’ayant de ce fait, pas de numéro d’enregistrement douanier, sont soumis à des droits de douane à l’entrée du territoire bosnien. En cas de refus de s’acquitter de ces droits, le convoi est bloqué par les services des douanes. En revanche, les organisations non immatriculées en Bosnie-Herzégovine peuvent faire une donation de biens humanitaires à un organisme humanitaire local, par exemple la Croix-Rouge bosnienne, qui se charge des transactions administratives et de l’acheminement des biens.

En outre, l’introduction de produits alimentaires et médicaux fait l’objet de restrictions d’ordre vétérinaire et sanitaire. Leur importation est de ce fait vivement déconseillée.

Avertissement concernant le trafic d’armes et de stupéfiants

A la lumière de plusieurs affaires de trafic d’armes et de stupéfiants dans la région des Balkans, il convient de garder à l’esprit que les autorités de Bosnie-Herzégovine peuvent faire preuve d’une grande sévérité envers les ressortissants étrangers accusés de se livrer à ce type d’activité : les peines prononcées à leur encontre peuvent aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement, assortis d’une interdiction du territoire et d’une forte amende. En outre, les conditions d’incarcération, variables d’une prison à une autre, peuvent se révéler particulièrement pénibles, dans un environnement linguistique strictement bosnophone. Il est à souligner notamment que le mode de détention est indépendant de la nature de la condamnation et que des voleurs à la tire peuvent être amenés à partager leur cellule avec des criminels de guerre.

Devises

La monnaie de Bosnie-Herzégovine est le mark convertible (BAM ou KM à parité fixe à 0,5€). Les distributeurs de billets sont très répandus dans les villes principales de Bosnie-Herzégovine. Le paiement par carte de crédit est de plus en plus développé. En revanche, depuis août 2010, une loi interdit aux commerçants d’accepter les euros.

Alcoolémie

Taux d’alcoolémie autorisé : 0,3g/l.

Climat

Le climat bosnien est de type continental modéré : les étés sont chauds et les hivers longs et rigoureux, avec d’abondantes chutes de neige dans la partie nord du pays et des températures pouvant descendre jusqu’à -25°C dans la capitale. Pendant le dégel, les inondations et les glissements de terrain ne sont pas rares. La région de l’Herzégovine jouit, en revanche, d’un climat méditerranéen.

Contacts utiles

  • Police (Fédération de Bosnie-Herzégovine et Republika Srpska) : 122
  • Mine Action Centre (MAC) : + 387 33253800 (www.bhmac.org)
  • Automobile-Club de Bosnie-Herzégovine (www.bihamk.ba), organisme compétent pour l’ensemble du territoire en cas d’accident de la route ou de dépannage (Bihamk) : 1282

Etablissements hospitaliers

  • Hôpital d’Etat de Sarajevo ("Kosevo bolnica")
    Adresse : Bolnicka 25, Sarajevo
    Tél. : +387 33666620 / +387 33444800
  • Urgences hospitalières ("Hitna Pomoc", équivalent du SAMU) : 124
    puceoupas Numéro d’urgence des pompiers : 123
  • Hôpital de Banja Luka
    Adresse : Zdrave Korde 1, Banja Luka
    Tél. : +387 51216725 / +387 51308111
  • Hôpital de Mostar ("Sveučilišna klinička bolnica")
    Adresse : Kralja Tvrtka bb, Mostar
    Tél. : + 387 36336500
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