Le climat politique au Bangladesh demeure tendu. Le jugement rendu par le Tribunal international pour les crimes de guerre prononçant la peine de mort, le 28 février 2013, contre un dirigeant du parti religieux Jamaat-e-Islami a déclenché, depuis cette date, une nouvelle vague de manifestations et de grèves générales de la part des deux principaux partis d’opposition (le BNP et le Jamaat-e-Islami). Celles-ci se sont soldées par la mort de plusieurs dizaines de personnes dans l’ensemble du pays, y compris parmi les forces de l’ordre.
Des échauffourées particulièrement violentes éclatent de manière soudaine et sans préavis, fomentées notamment par l’aile estudiantine du principal parti islamiste.
Bien que ces incidents ne soient pas inhabituels au Bangladesh, les précautions énoncées dans le premier paragraphe de la rubrique "Sécurité" demeurent d’actualité, à savoir :
- éviter toute manifestation de rue et tout rassemblement politique.
- la situation étant susceptible d’évoluer avec des préavis très courts, il est préférable de se renseigner auprès de l’Ambassade de France au Bangladesh ainsi que sur les sites bangladais d’information en continu (tels que http://www.bdnews24.com/) afin d’éviter les déplacements dans les quartiers concernés par les manifestations.
- aux compatriotes souhaitant se rendre dans le pays, il est recommandé de retarder leur venue, s’ils ne disposent pas sur place de relations personnelles ou professionnelles en mesure de les prendre en charge. Il leur est conseillé, en tout état de cause, de prendre l’attache de l’Ambassade, avant d’entreprendre un déplacement au Bangladesh.
En raison de la propagation saisonnière du virus Nipah, transmis par la salive et les déjections de chauve-souris, il est recommandé d’éviter de consommer des fruits susceptibles d’avoir été contaminés par ces mammifères, notamment les dattes, ainsi que de boire du jus de dattes frais ou fermenté.
Des informations détaillées sont disponibles sur le site de l’OMS : http://www.who.int/mediacentre/fact….
Eviter toute manifestation de rue et tout rassemblement politique. Les voyageurs sont invités à se tenir informés (plusieurs journaux en anglais disponibles) et à se renseigner auprès de notre ambassade afin d’éviter de se déplacer dans les quartiers concernés par les manifestations.
Bien que les agressions violentes recensées en 2011 et 2012 semblent avoir été, au moins provisoirement, éradiquées, il reste pertinent d’observer les mesures de prudences suivantes :
éviter d’emprunter rickshaws, baby-taxis, tricycles motorisés et deux roues (motos, scooters, vélos) la nuit tombée ;
éviter de déambuler à pied dès la tombée de la nuit, en particulier pour les femmes seules, quelle que soit la distance à parcourir.
En cas d’incident, il est impératif de rester calme et de ne pas résister. En cas de plainte déposée auprès d’un commissariat, il est fortement recommandé aux femmes de s’y rendre accompagnées.
Adopter une tenue vestimentaire stricte et discrète, respectueuse des coutumes locales, en particulier dans certaines régions (plage de Cox’s Bazar où le bikini n’est pas toléré et où même le maillot de bain une pièce est mal accepté).
Il est vivement recommandé aux femmes de porter, notamment lorsqu’elles sont seules dans la rue, des vêtements longs couvrant particulièrement les épaules. Les mini-jupes et les décolletés sont à proscrire absolument.
Ne rien accepter, même sous emballage scellé, de la part d’inconnus et ne consommer que ce que vous aurez vous-mêmes acheté.
Pour se rendre dans la région des Sundarbans, il est fortement recommandé de faire appel aux services d’une agence de voyage reconnue. Les déplacements dans la région des Chittagong Hill Tracts et dans le Sud Est du pays restent assujettis à une autorisation des autorités, qui peuvent refuser l’accès de ces zones. Une escorte de police payante est imposée pour tout déplacement en dehors des municipalités de Kagrachari, Rangamati et Bandarban.
Durant les grèves générales, de plus en plus fréquentes, lancées par les partis d’opposition et qui devraient perdurer jusqu’aux élections prévues en principe début 2014, il est impératif de respecter les consignes suivantes :
S’éloigner de toute manifestation de rue et se tenir à l’écart de tout rassemblement politique.
La situation étant susceptible d’évoluer avec des préavis très courts, il est recommandé de se renseigner auprès de l’Ambassade de France au Bangladesh, ainsi que sur les sites bangladais d’information en continu (tels que http://www.bdnews24.com/), afin d’éviter les déplacements dans les quartiers concernés par les manifestations.
Enfin, tout incident, même mineur, étant susceptible de dégénérer de façon imprévisible, il convient de se tenir éloigné de tout rassemblement de foules, y compris en dehors des périodes de trouble.
Durant la mousson (début juillet à fin septembre) le niveau des eaux monte, y compris à Dacca : les flaques temporaires peuvent y atteindre près d’un mètre de profondeur et occasionner de forts encombrements.
De fortes inondations sont habituelles durant la mousson, avec parfois des préavis très courts, en fonction des pluies non seulement au Bangladesh mais aussi en amont, en Inde et au Népal. Il est alors fréquent que les routes soient coupées. Les déplacements par voie terrestre durant la mousson doivent être entrepris avec précaution, avec des véhicules appropriés et en tenant compte des dernières informations météorologiques.
Durant la saison des orages (imprévisibles, soudains et d’une rare violence) de la mi-avril à la fin du mois de mai, il est formellement déconseillé d’emprunter les bateaux ou les ferries sur les voies fluviales et encore moins dans la baie du Bengale.
Lors de la saison de mousson les conditions sanitaires se détériorent sensiblement. Il est indispensable de prêter une attention particulière à la potabilité de l’eau et de s’abstenir de consommer tout aliment peu ou pas cuit.
Consultez la fiche "Risques climatiques".
Signaler à l’Ambassade de France à Dacca (tél : +880 881 38 11 ou 12 ou 13 ou 14) tout incident dont vous seriez témoins ou victimes.

Compte tenu des conditions de circulation particulièrement périlleuses (mousson, non respect du code de la route, conduite inappropriée notamment des conducteurs de poids-lourd) dans ce pays, il est fortement déconseillé de circuler la nuit.
En cas d’accident, même bénin, il faut rallier le plus proche commissariat de police avant la formation d’attroupements qui peuvent dégénérer rapidement, a fortiori quand il y a des victimes.
Veiller à utiliser des véhicules en bon état, notamment si vous sortez de Dacca.
Les collisions et les déraillements ne sont pas rares. Les trains, toujours bondés, ne présentent aucune garantie de sécurité. Ils sont de plus lents et ne respectent que rarement les horaires.
Les retards ou les annulations de vols, tant au plan national qu’international, des compagnies aériennes locales (notamment "Biman") sont fréquents. Ils peuvent être causés par des incidents techniques ou par les mauvaises conditions météorologiques (en particulier le brouillard, fréquent pendant la saison hivernale, de décembre à février).
Le Bangladesh comporte une des plus importantes flottes fluviales du monde. Les bâtiments qui naviguent sur les voies d’eau n’offrent pas tous les normes de sécurité requises. La plupart du temps en surcharge, ces navires sont souvent dépourvus des équipements de sauvetage et de sécurité adaptés au nombre de passagers. Les naufrages ne sont pas rares et entraînent des pertes humaines élevées.
Il est prudent, si on doit emprunter ce type de navire, de s’informer sur la fiabilité du navire sur lequel vous envisagez de voyager et plus généralement sur les embarcations à éviter.
Ne pas emprunter les bateaux ou les ferries fluviaux pendant la saison des orages (imprévisibles, soudains et violents) de la mi-avril à la fin du mois de mai.
Les Français sont soumis aux visas. Les visas touristiques, de travail et d’affaires doivent être demandés auprès de l’Ambassade du Bangladesh à Paris :
39 rue Erlanger
75016 PARIS
01 46 51 90 33
www.banglaemb-paris.org
Les ressortissants français peuvent se voir délivrer à l’arrivée au Bangladesh un visa d’une durée d’un mois maximum non renouvelable.
Il est indispensable de souscrire une assurance de rapatriement sanitaire et de consulter le médecin traitant avant le départ.
Vaccinations : si aucune vaccination n’est exigée en provenance d’Europe, certaines vaccinations sont vivement conseillées : diphtérie-tétanos-poliomyélite (coqueluche, éventuellement), hépatite A et B, fièvre typhoïde. Selon le type de séjour, la vaccination préventive contre la rage et l’encéphalite japonaise est également souhaitable.
L’absence d’hygiène alimentaire (eau et aliments) et d’hygiène des mains peut être responsable de diarrhées aiguës.
Il s’agit en conséquence :
- de ne consommer que de l’eau minérale en bouteille scellée ou de l’eau du robinet bouillie et filtrée;
- d’exiger, dans les restaurants, que le sceau de la bouteille soit ouvert devant vous;
- de se méfier des buffets des grands hôtels qui sont souvent re-servis d’un jour à l’autre. Eviter les mayonnaises, les sauces et les sucreries;
- d’assurer une bonne cuisson des aliments et de laver les fruits et crudités (du permanganate est disponible en pharmacie);
- d’éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs;
- de se laver fréquemment les mains avec de l’eau et du savon ou un soluté hydro-alcoolique (disponible en pharmacie).
Dengue
La dengue est une maladie virale propagée par les moustiques, y compris durant la journée. Elle se manifeste par un syndrome grippal, avec douleurs musculaires et articulaires généralisées, et parfois une éruption cutanée. Elle peut revêtir plusieurs formes, dont une forme hémorragique de pronostic grave. La prise d’aspirine est déconseillée. Il est recommandé de consulter un médecin dès les premiers symptômes (en cas de fièvre notamment). Les moustiques vecteurs de la dengue se reproduisent en eau propre. Il convient de vider quotidiennement tout récipient petit ou grand contenant de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de l’habitation.
Au cours des mois d’octobre et de janvier, on constate une résurgence des cas de dengue dans différentes régions. Des infections hors de ces périodes sont toutefois possibles. Il convient, de façon générale, de respecter les mesures élémentaires de protection contre les moustiques (vêtements longs, utilisation de produits répulsifs, recours aux moustiquaires, etc.). Il n’existe pas de traitement médicamenteux préventif contre la dengue.
Paludisme
Cette maladie parasitaire (dont le nom en anglais est malaria) transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux préventif adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre médical de conseils aux voyageurs. Le traitement préventif devra être poursuivi après le retour en zone non impaludée durant une durée variant, selon le produit utilisé, de une à quatre semaines.
Le Bangladesh est classé en zone 3 par l’OMS. La quasi totalité des cas de paludisme se concentre dans le nord-est du pays et dans la région des Chittagong Hill Tracts (80% des cas), Dacca étant épargnée par la maladie.
En cas de symptômes de type « grippal » (fièvre, frissons, douleurs aux muscles, maux de tête, etc.) si vous êtes dans les Chittagong Hill Tracts consultez immédiatement un dispensaire de BRAC ou de l’UNDP et demandez un test rapide (une goutte de sang et trois minutes d’attente). En cas de test positif ou en l’absence de test, il est préférable de prendre un traitement préventif. Signalez à votre médecin que vous vous êtes rendu dans une zone impaludée. Le paludisme continue de tuer.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter également un site spécialisé tel que celui des réseaux Perinat.
Grippe aviaire (H5N1)
Quelques cas de transmission à l’homme ont été relevés au cours des deux dernières années. Au début de l’année 2012, des nouveaux cas de grippe aviaire ont été observés entraînant l’abattage de milliers de volailles, la fermeture d’exploitations avicoles et de 6 des 16 marchés à la volaille de Dacca. Six personnes sont décédées des suites d’une grippe aviaire contractée au contact d’animaux contaminés.
Il est recommandé aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volatiles et donc de ne pas se rendre dans des élevages et sur les marchés aux volailles et aux oiseaux.
Grippe A H1N1
Le nombre de cas augmente modérément au Bangladesh. Une vigilance accrue doit être observée depuis la recrudescence récente de cette infection. En cas de symptômes grippaux, il conviendra de se rendre dans un centre de santé compétent.
Virus Nipah
En raison de la propagation saisonnière du virus Nipah, transmis par la salive et les déjections de chauve-souris, il est recommandé d’éviter de consommer des fruits susceptibles d’avoir été contaminés par ces mammifères, notamment les dattes, ainsi que de boire du jus de dattes frais ou fermenté.
Des informations détaillées sont disponibles sur le site de l’OMS : http://www.who.int/mediacentre/fact….
L’infrastructure médicale est insuffisante. A Dacca, quelques établissements, dont l’ambassade de France pourra fournir une liste à jour, offrent des services médicaux acceptables.
Cependant, les problèmes médicaux sérieux nécessitent une évacuation sanitaire vers les hôpitaux de Bangkok ou de Singapour. En province, l’offre médicale est très déficiente, voire inexistante. Les établissements auxquels il est possible d’avoir recours à Dacca en cas d’urgence sont la clinique Wahab, Apollo Hospital, ainsi que le Centre international de recherche des maladies diarrhéiques, Bangladesh (ICDDR,B), « Clinique des voyageurs », spécialisée dans les troubles gastro-intestinaux des touristes et des expatriés (cf. Numéros utiles). Vous pouvez également consulter le site internet de l’ambassade de France à Dacca : www.ambafrance-bd.org.
L’usage et le trafic de drogues ou d’armes à feu sont formellement interdits.
L’importation de revues, cassettes audio ou vidéo à caractère pornographique est formellement interdite et punie par la loi.
Aucune limite d’importation de devises n’est imposée. Cependant, la déclaration des sommes supérieures à 5 000 dollars US est obligatoire à l’arrivée.
Les paiements se font en général en dollars ou en takas (monnaie locale). Les cartes de crédit (American Express, Visa) sont acceptées par les hôtels et les restaurants de standing à Dacca et dans quelques autres grandes villes telles que Chittagong. Des distributeurs de billets (Visa et Mastercard) sont disponibles à Dacca et à Chittagong. Il convient de privilégier ceux qui sont situés dans des espaces clos, à l’abri des regards.
Clinique Wahab : Road 12 House 3 Baridhara.
Apollo Hospital : Plot 1, Block E, Bashundara R/A, Dacca.
Centre international de recherche des maladies diarrhéiques, Bangladesh (ICDDR,B) : 68 Shaheed Tajuddin Ahmed Sarani, Mohakhali, Dacca.
Alliance française à Chittagong