Assassinats de journalistes au Mexique et en Somalie (3 mai 2012)



La France condamne avec la plus grande fermeté les assassinats de journalistes qui ont eu lieu le 3 mai 2012 au Mexique et en Somalie.

A Veracruz, le meurtre des journalistes Guillermo Luna, Gabriel Huge et Esteban Rodríguez, intervient moins d’une semaine après celui de leur consœur Regina Martinez.

A Galkayo dans le centre de la Somalie, Farhan Jeemis Abdulle, qui travaillait pour Radio Daljir, est le cinquième journaliste tué dans ce pays depuis le début de l’année.

La France présente ses condoléances à leurs familles, à leurs proches, à leurs rédactions et confrères.

Ces assassinats, qui ont eu lieu la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, rappellent, s’il en était besoin, le prix que paient les journalistes au Mexique et en Somalie, comme dans de trop nombreux autres pays, pour l’exercice de leur métier.

Comme l’a souligné M. Alain Juppé le 3 mai 2012, « il nous faut saluer le courage de tous ceux qui, partout dans le monde, défendent au péril de leur vie ce droit fondamental qu’est la liberté de la presse et la liberté d’expression, alors que les atteintes à ce droit, universel, essentiel, persistent dans de nombreux pays. »

Dans ce cadre, la France rappelle sa solidarité envers les journalistes mexicains et somaliens dont le rôle est primordial, dans des conditions particulièrement difficiles, pour la diffusion d’une information libre et pluraliste. Elle demande à ce que toute la lumière soit faite sur ces assassinats et que leurs auteurs soient identifiés, arrêtés et jugés.

La France appelle les autorités de tous les pays dans lesquels les journalistes sont menacés par l’insécurité à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre aux journalistes d’exercer librement et en toute sécurité leur métier.