Birmanie : projet de 400 000 €



A l’occasion de la première visite ministérielle française depuis 1988 en Birmanie, le 16 janvier 2012, Alain Juppé, Ministre d’Etat, Ministre des affaires étrangères, a annoncé le triplement de l’aide de la France, en la ciblant sur l’aide humanitaire, le soutien aux organisations non gouvernementales, le soutien à la société civile, et le développement des relations culturelles.

S’agissant de l’aide humanitaire, le ministère des Affaires étrangères a pris la décision de financer un projet dans le domaine de la nutrition, mis en œuvre par l’ONG Action contre la Faim, au bénéfice des populations de l’État du Rakhine.

L’objectif principal de ce projet vise à détecter, prévenir et traiter la malnutrition aiguë des populations les plus vulnérables des cantons de Maungdaw et de Buthidaung, au nord de l’Etat du Rakhine.

Dans le cadre d’un programme nutritionnel mis en place dans l’Etat du Rakhine, les activités menées ont vocation à couvrir les besoins en nutrition à travers les activités détaillées ci-dessous :

  • la gestion de deux centres de stabilisation (SC), de 7 équipes de traitement de la malnutrition représentant 13 points de distribution ;
  • la dispense de conseils à l’allaitement et le suivi individuel pour les mères ;
  • le référencement des cas ayant des complications graves aux SC ;
  • la mise en place d’activités de promotion des pratiques de soins, de support psychosocial auprès des mères et des personnes s’occupant des enfants du programme nutritionnel, et d’activités de stimulation des enfants pour promouvoir un développement normal ;
  • la gestion de 12 points de distribution dans le cadre du programme de nutrition supplémentaire (SFP) de façon saisonnière (Mai - Novembre 2012) ;
  • le dépistage de la malnutrition dans les centres de nutrition supplémentaires ;
  • Le référencement des cas ayant des maladies graves aux acteurs et structures existants ;
  • la mise en œuvre d’activités pour promouvoir les bonnes pratiques nutritionnelles, de santé, d’hygiène et de soin de l’enfant dans les centres nutritionnels ;
  • le suivi des réunions de sensibilisation des responsables communautaires aux messages sur les bonnes pratiques nutritionnelles, la prévention et l’identification des signes de la malnutrition et son référencement ;
  • la formation du personnel local des Organisation Non gouvernementales Internationales et du personnel de santé gouvernemental à la détection de la malnutrition ;
  • la conduite d’une enquête annuelle nutritionnelle anthropométrique dans les deux districts.