Conseil Affaires étrangères (Bruxelles, 1er décembre 2011)



Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a participé au Conseil Affaires étrangères qui s’est tenu jeudi 1er décembre à Bruxelles, sous la présidence de la Haute représentante de l’Union européenne, Mme Catherine Ashton.

Le conseil a travaillé sur les sujets suivants :

1) les mesures à prendre face à la poursuite du programme nucléaire iranien après le rapport accablant de l’Agence internationale de l’énergie atomique du 15 novembre et l’adoption d’une résolution très ferme par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA le 18 novembre.

Des sanctions visant 179 individus ou entités liés au régime iranien ont été adoptées par les ministres européens. Ceux-ci ont examiné également d’autres pistes pour renforcer ces sanctions, en particulier les propositions présentées par le Président de la République : gel des avoirs de la Banque centrale iranienne et interdiction de l’importation de pétrole iranien.

Les conséquences du sac de l’ambassade du Royaume Uni, le 29 décembre à Téhéran, ont bien évidemment été examinées.

2) Le Conseil a adopté également une nouvelle série substantielle de sanctions contre le régime syrien, affectant notamment les secteurs financier, bancaire et de l’énergie, ainsi que des individus et des entités liés à la répression. M. Alain Juppé a saisi le Conseil de l’urgence qui s’attache à répondre à la dégradation de la situation humanitaire en Syrie.

Le Secrétaire général de la Ligue arabe, M. Nabil El-Arabi, était l’invité du déjeuner de travail qui a suivi la session formelle du Conseil et qui était consacré aux développements sur la rive sud de la Méditerranée ;

3) le soutien au voisinage sud de l’UE : les ministres ont dressé des conclusions sur la situation en Egypte et au Yémen.

4) la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et plus particulièrement les différents volets de l’initiative proposée par le triangle de Weimar (France, Allemagne et Pologne) : le renforcement des capacités, opérations, capacité de planification et de conduite des opérations européennes et les relations UE-OTAN. Ces sujets ont été évoqués dès mercredi 30 novembre lors de la réunion des ministres de la Défense ;

5) s’agissant des Balkans occidentaux, l’accent a été mis sur le dialogue Serbie - Kosovo, qui reprenait le 1er décembre à Bruxelles sous l’égide de l’UE. La situation en Bosnie-Herzégovine a également été évoquée.

6) le Processus de paix au Proche-Orient.

7) la situation dans le camp d’Ashraf en Irak.

"En ce qui concerne l’Iran, nous avons d’abord exprimé notre complète solidarité à l’égard de nos amis britanniques dont les diplomates ont été attaqués dans les conditions que vous connaissez. Je suis heureux que notre ambassadeur en Iran ait pu, avec son équipe, aider les diplomates britanniques à s’enfuir alors qu’ils étaient poursuivis et agressés. Nous avons décidé de coordonner nos décisions de rappel de nos ambassadeurs ; cela a déjà été fait en ce qui concerne la France. Nous avons également adopté, s’agissant du dossier nucléaire, des sanctions importantes contre 180 personnalités ou entités iraniennes. Et puis, nous avons décidé de travailler sur les propositions qui ont été lancées par le président de la République, c’est-à-dire des sanctions dures et sans précédent sur les secteurs financier et pétrolier."