Conseil Affaires générales (21 juin 2011)



Le ministre chargé des Affaires européennes a participé mardi 21 juin à la session du Conseil Affaires générales à Luxembourg.

Cette réunion a été très largement consacrée à la préparation du Conseil européen des 23 et 24 juin. Les ministres ont eu en particulier un déjeuner de travail avec M. Van Rompuy.

Les ministres ont abordé les grands dossiers à l’ordre du jour du Conseil européen :

  • les questions économiques : mise en œuvre du semestre européen et réponse européenne en faveur de la stabilité financière ;
  • les sujets liés à la migration et à l’asile : renforcement de la gouvernance et des mesures pour préserver l’espace commun de libre circulation ;
  • l’élargissement (Croatie, perspective européenne des pays des Balkans occidentaux) et la situation dans le voisinage sud de l’Union européenne.

Sur l’ensemble de ces points, la France attend que le Conseil européen donne des impulsions fortes, comme l’ont souligné le ministre d’État et le ministre chargé des Affaires européennes devant l’Assemblée nationale, le 15 juin.

Par ailleurs, le Conseil européen aura un débat public sur le programme de travail des dix-huit mois à venir (1er juillet 2011 - 31 décembre 2012), présenté par le prochain trio des présidences (Pologne, Danemark, Chypre).

"Sur le programme d’aide aux démunis, c’est pour la France un sujet de préoccupation très important. Nous sommes déjà intervenus sur cette question auprès de la Commission européenne. Au moment où l’on a une Europe traversée par des crises, personne ne comprendrait que la Commission ne soit pas capable de maintenir des programmes en faveur des plus fragilisés de nos compatriotes. Dans ce cadre-là, on attend maintenant rapidement qu’elle nous fasse des propositions opérationnelles, qui permettent de concilier à la fois les décisions de justice qui ont été rendues et en même temps les impératifs politiques. Elle y travaille. Ce n’est pas la technique qui doit dicter les choix politiques."

"Q - Quelle est cette problématique et le scandale éventuel au sujet des banques alimentaires et de la contribution de l’Union européenne ?

R - Il faut essayer de l’expliquer assez simplement. Au début, ces banques alimentaires étaient approvisionnées grâce aux surplus de la Politique agricole commune. On produisait trop de beurre, trop de lait, par exemple. Plutôt que de les jeter, un certain nombre de pays dont la France avec Jacques Delors, avaient dit : « utilisons ces excédents pour les donner à des gens qui en ont besoin », les Restos du cœur, les banques alimentaires, le Secours populaire, la Croix rouge, ce qui était finalement une très belle façon de faire de l’Europe, une façon généreuse, une façon concrète."