Ouverture de la Conférence sur le secteur privé organisée dans le cadre du G20 consacré a la lutte contre la corruption (27 avril 2011)



Le ministre chargé de la Coopération, Henri de Raincourt est intervenu à l’occasion de l’ouverture de la conférence sur le secteur privé organisée dans le cadre du G20 consacré à la lutte contre la corruption, le 27 avril 2011, au siège de l’OCDE à Paris.

Lors de son intervention, Henri de Raincourt a souligné le souhait de la France de faire de la lutte contre la corruption l’une des priorités de sa présidence du G20.

Cette volonté fait suite à l’adoption au sommet de Séoul en novembre 2010 par les chefs d’État et de gouvernement d’un plan d’action ambitieux établissant des propositions concrètes pour lutter contre la corruption. Un des aspects de ce plan d’action visait spécifiquement à renforcer les partenariats entre le secteur public et le secteur privé, dans la lutte contre la corruption.

Le ministre a rappelé également l’enjeu que représente la lutte contre la corruption dans la moralisation du capitalisme et le rôle qu’entend jouer l’enceinte du G20 en ce sens. Il s’est félicité enfin de l’exemple de bonne coopération entre les Nations unies et le G20 que constitue la lutte contre la corruption.

Selon la Banque Mondiale, la corruption contribuerait à augmenter de près de 25% le coût des contrats pour les pays en développement et constitue un frein à majeur au développement.

"Au moment où l’on souhaite plus que jamais mettre l’accent sur la croissance économique endogène des pays en développement, qui passe par la mobilisation de leurs ressources fiscales nationales, on ne peut plus tolérer qu’une part aussi considérable de leur richesse soit détournée. Pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et répondre simultanément aux nouveaux besoins globaux nous savons que la ressource budgétaire actuelle ne suffira pas. C’est tout le sens de la mobilisation de la France en faveur des financements innovants. Mais ne perdons pas de vue que la lutte contre la corruption peut dès maintenant rapporter des sommes considérables aux pays en développement. L’Union africaine considère ainsi que la corruption coûte aux économies africaines près de 150 milliards de dollars par an, soit 25 % du PIB africain."