Conseil Affaires Etrangères et Conseil Affaires générales (21 février 2011)



Laurent Wauquiez, ministre chargé des Affaires Européennes, a participé au Conseil Affaires générales qui a notamment préparé le Conseil européen des 24 et 25 mars. Ce Conseil traitera de la politique économique de l’Union, en particulier la stratégie d’ensemble en faveur de la stabilité de la zone euro, et de la situation des pays méditerranéens voisins de l’Union européenne.

Les ministres ont également eu un débat d’orientation sur la politique de cohésion. Une large convergence de vues s’est faite sur les principes de concentration thématique, de renforcement de la planification stratégique et de simplification de cette politique, point sur lequel Laurent Wauquiez a insisté.

Les débats du Conseil Affaires étrangères qui se sont tenus sous la présidence de Catherine Ashton ont porté sur :

  • les derniers développements survenus en Tunisie, en Egypte, au Bahreïn, au Yémen et en Libye.

Des conclusions ont été adoptées rappelant notamment la disposition de l’Union à aider les pays du sud de la Méditerranée, notamment ceux s’étant engagé dans la phase de transition démocratique, condamnant la répression en Libye et appelant à la lutte contre l’immigration illégale. Laurent Wauquiez a insisté sur la nécessité de présenter une nouvelle offre globale ambitieuse aux pays du voisinage sud. La question de la Libye et de l’évacuation des ressortissants communautaires été évoquée, comme celle des développements dans la péninsule arabique.

  • Sur le Sahel et la Corne de l’Afrique : Catherine Ashton a présenté les premiers éléments de la stratégie de l’Union européenne qui permettront de mobiliser les différents instruments d’aide financière extérieurs de l’Union et d’assurer un continuum entre sécurité et développement.
  • Le Moyen Orient. Les débats ont abouti à un consensus sur la nécessité de relancer le processus de paix. Ils ont également rappelé la nécessité d’avoir une position forte et unie de l’union européenne. La question de Gaza et de la fin du blocus a aussi et abordée.
  • S’agissant de la Bosnie Herzégovine, les ministres ont insisté sur la nécessaire rationalisation de la présence européenne dans ce pays et la façon dont son rapprochement avec l’Union devait être gérée.
  • Sur la question de la liberté de religion et de conviction, comme Michèle Alliot-Marie l’avait demandé, le Conseil a adopté des conclusions qui réaffirment que l’Union européenne est résolument attachée à la promotion et à la protection de la liberté de religion ou de conviction sans aucune discrimination.

Les ministres ont exprimé leur préoccupation concernant le nombre croissant de manifestations d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion, dont témoignent les violences et les actes de terrorisme perpétrés récemment contre des chrétiens et leurs lieux de culte, des pèlerins musulmans et d’autres communautés religieuses dans différents pays.

"Le Conseil réaffirme que l’Union européenne est résolument attachée à la promotion et à la protection de la liberté de religion ou de conviction sans aucune discrimination, et rappelle les conclusions générales qu’il a adoptées à cet égard le 16 novembre 2009."

"Aujourd’hui, je vois une Europe qui n’est pas en retard sur l’actualité mais qui accompagne ce mouvement de transition et surtout, une Europe capable d’une forte convergence de vues, dans le débat hier soir notamment. Avec les sensibilités propres à chacun - l’Italie n’a pas forcément le même regard que la Suède ou le Danemark, la détermination d’ensemble c’était : nous devons avancer ensemble pour aider la rive Sud et nous ne devons pas manquer ce rendez-vous historique."