Présentation



Les visites bilatérales

Les Bahreïniens se tournent aujourd’hui de plus en plus vers la France, dans une logique de diversification des partenariats.

Le précédent Président de la république, accompagné des ministres des affaires étrangères et de la défense, s’est rendu à Manama, en visite officielle, le 11 février 2009. Il s’agissait du premier déplacement d’un Président français au Bahreïn depuis 1990.

Le Roi du Bahreïn, Cheikh Hamad bin Issa Al-Khalifa, accompagné des Présidents des deux chambres du Parlement et de plusieurs ministres, est venu en visite officielle le 23 juillet 2012 en France. Les bases d’un « Haut comité de coordination », instance d’approfondissement de la relation bilatérale, ont été posées à cette occasion. La première réunion de cette nouvelle structure s’est tenue le 28 novembre 2013 sous la coprésidence du Directeur français d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient et du Secrétaire général du ministère bahreïnien des Affaires étrangères.

En outre, Samira Rajab, ministre de l’information et porte-parole du gouvernement bahreïnien, a effectué une visite d’une semaine en France (8 au 11 février 2014), au cours de laquelle elle a été reçue par la ministre des droits des femmes.


La relation économique bilatérale

Après une année 2012 fortement tirée par le secteur aéronautique, 2013 a marqué un retour à une situation plus « normale ». En 2012, le volume de nos échanges avait, pour la première fois, dépassé le milliard d’euros dont 600 millions d’exportations (solde en notre faveur de 184 millions d’euros) en raison de la livraison à la compagnie nationale Gulf Air de plusieurs Airbus (415 millions d’euros d’exportation). La restructuration de Gulf Air a mécaniquement entraîné une chute des commandes d’aéronefs pour 2013 et 2014 (baisse de 97% des exportations de matériels de transport en 2013). Notre balance commerciale est alors devenue négative en 2013 (-146 millions d’euros).

Le développement de notre potentiel économique reste étroitement lié à notre participation aux grands projets d’équipement suivants : construction d’une usine d’incinération d’ordures ménagères et de production d’électricité (contrat remporté par l’entreprise Constructions industrielles de Méditerranée, CNIM) ; développement du réseau de bus du royaume ; le doublement de la capacité de l’usine de traitement des eaux usées ; l’ampliation / modernisation de l’aéroport du Bahreïn (Aéroports de Paris international a été retenu en mai 2010 pour élaborer le schéma directeur de l’extension). Enfin, un accord a été signé le 23 juillet 2012 entre le président du fonds souverain (Mumtalakat) et BNP-Paribas pour la mise en œuvre d’une sixième ligne de production de l’usine d’aluminium Alba (2 milliards de dollars). Cette extension ferait passer cette usine du quatrième au premier rang mondial en terme de production.


La coopération culturelle, scientifique et technique

Peu développée jusqu’à présent, notre coopération culturelle avec le Bahreïn offre des opportunités pour la France de nouer des partenariats, tout particulièrement dans le domaine des sciences et technologies, du management de la langue française et de la médecine. Un accord passé entre l’Arabian Gulf University et l’ESSEC a permis la création en décembre 2011 de la French Arabian Business School, qui propose, depuis octobre 2012, un MBA.

En outre, la langue française est en cours d’introduction dans l’enseignement public bahreïnien. Cantonnée jusque-là aux deux dernières années du secondaire dans quelques établissements publics et privés, elle sera dorénavant enseignée partout dès la sixième et jusqu’au baccalauréat, qui plus est avec un statut obligatoire.

Au plan culturel, notre ambassade à Manama est un acteur de premier plan du « Printemps de la culture », manifestation de prestige organisée depuis plusieurs années par le ministère de l’information bahreïnien. Le volontarisme et la francophilie de la ministre de la culture, Cheikha Mai, contribuent à promouvoir l’expertise française, en particulier dans les domaines artistique, muséographique, patrimonial et urbanistique.


La coopération militaire

Elle a connu un coup d’arrêt à la suite des événements du printemps 2011 et s’articule aujourd’hui autour d’escales navales et d’actions de formation au profit de la Garde royale. Dans le cadre de notre action de formation des élites et des cadres militaires du royaume, un officier supérieur bahreïnien devrait suivre une scolarité à l’Ecole de guerre en 2014/2015.


Mise à jour : 14.04.14