Haïti : aide de la France aux populations sinistrées (9 novembre 2010)



Dès la réouverture de l’aéroport international Toussaint Louverture, le 6 novembre, un avion militaire français a livré trois tonnes de fret humanitaire à Port-au-Prince, dans le cadre du plan de lutte contre l’épidémie de choléra et pour les victimes du cyclone Tomas. Cette opération a été réalisée par le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères, avec l’appui du fonds de concours mis en œuvre à la suite du séisme de janvier 2010 et très largement abondé par les collectivités locales françaises.

Cet avion a transporté une tonne d’hypochlorite de calcium, puissant purificateur d’eau, offerte par le groupe Suez à la Direction nationale haïtienne de l’eau potable et de l’assainissement, ainsi que 400 bâches fournies par la Croix-Rouge. Cela devrait permettre d’alimenter la ville de Port-au-Prince en eau potable pendant plusieurs semaines et de porter assistance dans les camps affectés par le passage du cyclone Tomas.

Deux autres avions décolleront de Paris les 9 et 10 novembre, transportant 10 000 bâches, en provenance du Centre de crise, ainsi que 150 lits spéciaux dédiés aux centres de traitement du choléra (CTC). La valeur globale de cette cargaison et de son acheminement s’élève à 100 000 euros.

L’assistance de la France prend également la forme d’un soutien aux structures haïtiennes de la petite enfance à hauteur de 100 000 euros dans le cadre de la lutte contre le choléra, ainsi que l’achat à hauteur de 80 000 euros de matériels et consommables d’hygiène pour prévenir l’épidémie dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, en liaison avec les autorités haïtiennes. P eu avant le passage de Tomas, une mission médicale, menée par l’un des grands spécialistes français de la lutte contre le choléra, le professeur Parrioux, s’était rendue en Haïti pour apporter un appui médical et scientifique en tant que coordinateur auprès du ministère de la Santé haïtien.