Géographie et histoire



Géographie

L’Irlande est sur l’île homonyme située au nord-ouest du continent européen dans l’Atlantique Nord. Elle s’étend sur plus de 85 % de la superficie de cette dernière, soit 70 273 km. Le pays comprend vingt-six comtés depuis la partition du pays en 1921. La capitale de l’Irlande est Dublin, mais d’autres villes possèdent une certaine notoriété : Galway, Cork, Waterford et Limerick.

La morphologie de l’île comprend une plaine centrale entourée de montagnes et de collines, mais les sommets les plus hauts se trouvent au sud-ouest. Le climat est de type tempéré océanique. Les étés sont généralement doux, la température ne dépassant que très rarement les 25°C. Les hivers sont frais et pluvieux. Les températures minimales ne descendent qu’exceptionnellement en dessous de 0°.


Histoire

Les traces les plus anciennes du peuplement de l’île remontent au 9e millénaire av. J. C. C’est vers -500 que les Celtes font leur apparition en Irlande. Les romains, qui occupent la Bretagne (Grande-Bretagne actuelle), n’occuperont jamais l’Irlande. La christianisation de l’Irlande marque la fin de la religion celtique. A la fin du XIIe siècle, l’Angleterre entreprend sa conquête, et en 1541, Henri VIII prend le titre de roi d’Irlande.

Le XIXe siècle est marqué par une émigration massive des Irlandais (plusieurs millions) en direction de l’Amérique, émigration accrue par les conséquences de la terrible famine qui sévit en Irlande entre 1846 et 1848. Cette famine est d’ailleurs l’objet de controverses, les nationalistes irlandais considérant que c’est délibérément que la couronne britannique laissa les Irlandais mourir de faim. A la fin du XIXe siècle, le mouvement pour l’indépendance reprend de la force.

En 1905, le Sinn Féin indépendantiste est fondé. En 1914, le « Home Rule » est voté, donnant une autonomie relative à l’île. Néanmoins le pouvoir suspensif de la Chambre des Lords puis le déclenchement de la Première Guerre mondiale l’empêcheront d’être mis en œuvre.

Durant la guerre, en 1916, sous la direction de l’Irish Republican Brotherhood du Sinn Féin et de l’Irish Citizen Army de James Connolly, éclate l’insurrection de Pâques 1916 à Dublin, qui proclame la République au nom de Dieu et des générations disparues. Elle est écrasée au bout d’une semaine. Mais le Sinn Féin en retire une popularité accrue : il remporte triomphalement les élections de décembre 1918, constitue un parlement irlandais (le Dáil Éireann) et proclame l’indépendance.

Le pouvoir britannique dissout le parlement. Le 6 décembre 1921, des négociations entre le gouvernement britannique et les dirigeants nationalistes irlandais aboutissent au traité de Londres, qui fait de l’Irlande, amputée des deux tiers de l’Ulster, un dominion au sein de l’empire britannique, l’Irish free state, qui se dota d’une constitution en octobre 1922.

En fait, la partition de l’île s’est faite sur des critères économiques. L’Est de l’Ulster était la région la plus développée à l’époque. C’est pourquoi six des neuf comtés de l’Ulster restèrent britanniques dont deux avec une faible majorité catholique. Ce traité fut ratifié de peu par le Dáil Éireann en décembre 1921, mais fut rejeté par une large majorité de la population. Cela entraîna la guerre civile d’Irlande qui dura jusqu’en 1923. En 1937, il fait adopter une nouvelle constitution qui renomme l’État en Éire ou en anglais Ireland.

En février 1948, c’est le parti Fine Gael qui remporte les élections. Le gouvernement est une coalition constituée avec le parti travailliste. En 1948, l’Oireachtas proclame le Republic of Ireland Act qui prend effet le 18 avril 1949 et qui déclare que l’Irlande est officiellement une république. Le pays quitte le Commonwealth.


Mise à jour : 19.05.14