Géographie et histoire



Géographie

Le territoire panaméen est une étroite bande de terre entre deux continents, qui s’étire sur 725 km d’est en ouest, et dont la largeur ne dépasse pas 190 km. Sept fois plus petit que la France, le Panama présente une large variété géographique : cordillère centrale, deux façades littorales très différentes, grands lacs, forêts tropicales humides ou sèches, zone aride dans la péninsule d’Azuero.

Son climat est tropical et il fait chaud toute l’année (28 à 31° en journée, 21 à 23° la nuit). L’altitude fait varier les températures qui peuvent descendre à 17° en montagne. La saison des pluies (hiver), s’étale de fin avril à début décembre, tandis que durant la saison sèche (été), la brise rend l’air moins humide et les pluies se font plus rares. Décalage horaire avec la France : - 7 heures en été, - 6 heures en hiver.


Histoire

Découvert en 1510 par les Espagnols, le Panama sert de base arrière à la colonisation du Pérou. Intégré à la Vice-Royauté de la Nouvelle-Grenade en 1739, le Panama devient une province de la Grande Colombie en 1819, après l’indépendance. Il fait sécession le 3 novembre 1903, avec l’aide des États-Unis qui obtiennent en échange la concession d’une bande de territoire large de dix miles, allant d’un océan à l’autre : la zone américaine du canal. En effet, quelques années plus tôt, en 1881, la Compagnie universelle du Canal interocéanique, avait entamé le percement du canal selon le projet de Ferdinand de Lesseps (canal à niveau), travaux qui prirent brutalement fin en 1889 lorsque la Compagnie fut déclarée en faillite. Sa concession fut revendue aux Etats-Unis, qui achèvent la construction du canal (canal à écluses), inauguré le 15 août 1914.

Le canal se révèle l’élément fédérateur de la nation panaméenne, mais le pays reste sous hégémonie américaine. Porté au pouvoir par un coup d’État militaire en 1968, le colonel Omar Torrijos met en œuvre une politique nationaliste (reconnaissance des syndicats ouvriers et paysans, réforme agraire) et anti-impérialiste (reconnaissance de Cuba, appui aux guérillas d’Amérique centrale). Devant la menace d’instabilité qui pèse sur la zone du canal, le gouvernement américain signe, en 1977, le Traité Torrijos-Carter, qui prévoit la fin du contrôle exercé par les États-Unis sur le canal au 31 décembre 1999. La mort du dirigeant charismatique Omar Torrijos dans un accident d’avion (1981) provoque une période d’instabilité qui culmine avec le coup d’État perpétré contre le Président Ardito Barletta et une succession de présidents désignés par le général Noriega. Une période de dictature militaire, conjuguée à des dérives liées au trafic de cocaïne par les cartels colombiens et au blanchiment d’argent provoque, le 20 décembre 1989, une nouvelle intervention militaire des États-Unis.

Le général Noriega est condamné à 20 ans de prison par un tribunal de Tampa, en Floride. Après avoir accompli sa peine, il est extradé en avril 2010 vers la France où il est condamné en juillet 2010 à 7 ans de prison pour blanchiment d’argent de la drogue. À la demande de la justice panaméenne, il a été réextradé vers le Panama en décembre 2011, afin qu’il soit jugé pour des homicides d’opposants. Depuis le 1er janvier 2000, le Panama a récupéré sa souveraineté sur la totalité de son territoire.


Mise à jour : 04.07.14