L’Union européenne a adopté des mesures à l’encontre du gouvernement zimbabwéen et des principaux responsables de faits de violence en 2002 :

  • embargo sur les armes ;
  • restrictions d’entrée et de transit des principaux responsables des violences politiques sur le territoire de l’UE et gel de leurs avoirs au sein de l’UE (mesures « restrictives ») ;
  • suspension de la coopération au titre FED, à l’exception de l’aide bénéficiant aux populations : soutien à la société civile, aide humanitaire (mesures « appropriées » au titre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou).

La constitution d’un gouvernement d’union nationale (11 février 2009, le référendum constitutionnel (16 mars 2013) et l’organisation des élections générales (31 Juillet 2013) ont toutefois conduit l’UE à encourager l’effort de redressement et d’ouverture en suspendant progressivement depuis 2010 les mesures restrictives.

Le Conseil des affaires étrangères a, après les élections, pris la décision d’écarter la société Zimbabwe Minining Development Corporation de la liste des entités sanctionnés, le 23 Septembre 2013. Au terme d’assouplissements successifs, seul le couple présidentiel et l’entreprise d’armement Zimbabwe defence industries restent aujourd’hui soumis à des sanctions. L’embargo sur les armes a également été maintenu.

Dans ce contexte, un véritable exercice de programmation de la coopération européenne doit être misen œuvre au Zimbabwe dans le cadre du 11ème FED (234 M€ sur la période 2014 -2020). Trois secteurs d’intervention prioritaires ont été identifiés : agriculture, gouvernance, secteurs sociaux : (santé, éducation, eau et assainissement).


Mise à jour : 14.08.14