Présentation



Données générales

Nom officiel : République du Mali Nature du régime : République Chef de l’Etat : M. Ibrahim Boubacar Keïta Chef du Gouvernement : M. Moussa Mara

Données géographiques

Superficie : 1 241 231 km² (France : 675 417 km²) Capitale : Bamako Villes principales : Ségou, Sikasso, Mopti, Gao, Kayes Langue (s) officielle (s) : Français Langue (s) courante (s) : mandingue (bambara, malinke, dioula), tamasheq, poular, senoufo, bobo, songhaï… Monnaie : Franc CFA Fête nationale : 22 septembre (indépendance, en 1960)

Données démographiques

Population : 14 853 572 millions (Banque mondiale, 2012) Croissance démographique : 2,8% (UNICEF, 2012) Espérance de vie : 55 ans (à la naissance, Banque mondiale, 2012) Taux d’alphabétisation : 33,4% (15 ans et plus, UNICEF, 2012) Religion (s) : Islam 94,8%, christianisme 2,4%, animisme 2%(CIA World Factbook, recensement de 2009) Indice de développement humain : 182ème sur 187 pays (PNUD, 2012)

Données économiques

PIB (2012) : 10,39 milliards d’USD (Banque mondiale, 2012) RNB par habitant (2012) : 1 140 USD PPA (Banque mondiale, 2012)Taux de croissance (2012 ) : 0% (Banque mondiale, 2012, estimations de croissance de 1,7% par le FMI pour 2013) Taux de chômage : 30% (CIA World Factbook, 2004) Taux d’inflation (2012) : 5,4% (Banque mondiale, 2012) Solde budgétaire (2012) : -2,5 % du PIB (Banque mondiale, 2012) Balance commerciale (2012) : -5,8% du PIB (Banque mondiale, 2012) Principaux clients : Chine (52,9%), Malaisie (11%), Indonésie (5,3%), Inde (4,1%) (CIA World Factbook, 2012) Principaux fournisseurs : France (11,2%), Sénégal (9,9%), Côte d’Ivoire (8,7%), Chine (8,6%) (CIA World Factbook, 2012)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 38,5 %
  • industrie : 24,4 %
  • services : 37 %

Exportations de la France vers le Mali (2012) : 301 M€ Importations françaises depuis le Mali (2012) : 9,9 M€ (Source : direction générale des douanes et droits indirects) Consulat de France : Bamako Communauté française au Mali : 4 758 Français enregistrés (28/01/2013) Communauté malienne en France : environ 120 000 selon des estimations de l’ambassade du Mali en France, dont 67 557 avec un titre de séjour en 2012 (Secrétariat général à l’immigration et à l’intégration).


Politique intérieure

L’élection présidentielle se tient les 28 juillet et 11 août 2013. Lors du second tour, Ibrahim Boubacar Keïta, candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM), est élu avec 77,6 % des voix. Le scrutin se déroule dans de bonnes conditions sur l’ensemble du territoire et mobilise fortement les Maliens, la participation atteignant le taux record de 49% au premier tour et 45,7% au second.

Les élections législatives ont mobilisé 38,6 % des électeurs pour le premier tour le 24 novembre et 37,2 % pour le second tour le 15 décembre. Le RPM, parti du président Keïta, arrive en tête, suivi de l’ADEMA et de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), de Soumaïla Cissé, qui affrontait Ibrahim Boubacar Keïta lors du second tour de l’élection présidentielle.

Le Premier ministre Oumar Tatam Ly a démissionné le 5 avril 2014, sept mois après sa nomination. Le Président Keïta a alors nommé Moussa Mara au poste de Premier ministre. Un nouveau gouvernement de 31 membres a été formé. Ce gouvernement, en grande partie reconduit, garde comme priorités dans l’ordre protocolaire la justice, la réforme des forces de défense et de sécurité, l’économie et la réconciliation.

La Primature a présenté un programme d’action 2013-2018 qui constitue la feuille de route du nouvel exécutif pour le quinquennat en cours. Un programme de développement accéléré des régions du nord a également été élaboré. Le gouvernement compte, par ailleurs, engager le processus de réconciliation nationale, qui est une de ses priorités pour instaurer une paix durable dans l’ensemble du Mali.

La situation humanitaire au Nord reste toutefois dégradée. 3,5 millions de Maliens seraient aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire, selon la FAO. On dénombre par ailleurs 199 500 déplacés internes et 152 270 réfugiés maliens dans les pays voisins. Ce chiffre est cependant en diminution et un mouvement de retour s’observe depuis l’été 2013 dans les régions de Tombouctou et de Gao (Chiffres du HCR et de l’OIM, février 2014).


Situation économique

L’économie malienne a souffert de la crise. Le PIB malien a enregistré en 2012 un recul de 1,2%, après une année 2011 dont la croissance avait déjà été assez faible (2,1%). Les secteurs secondaire (-2,2%) et tertiaire (-8.8%) sont particulièrement affectés. Pour le premier, le secteur du BTP, traditionnellement soutenu par les projets financés par les bailleurs de fonds, suspendus au lendemain du coup d’Etat, est le plus sinistré avec une chute de 20% de son activité. Dans le second, la baisse est généralisée : -10% pour le commerce, -10% pour les services financiers, -10% pour les services non marchands. Certaines activités comme le transport aérien ou l’hôtellerie ont connu des baisses pouvant atteindre 30 %.

La baisse du PIB est cependant moins forte que prévue, notamment grâce à la bonne tenue des secteurs agricole (coton, riz, céréales sèches sous l’effet de conditions climatiques favorables) et minier (activités aurifères).

Le budget de l’Etat, revu à la baisse en 2012, se concentre sur le strict nécessaire en 2013 : traitements de fonctionnaires, arriérés externes, secteurs sociaux, financement des élections et dépense de défense. Avec l’enlisement de la crise politique et sécuritaire au Mali, on enregistre une baisse de 23% des recettes de l’Etat par rapport à 2011 principalement liée à la suspension de l’aide internationale. En effet, à la suite du coup d’Etat, les principaux bailleurs internationaux ont cessé leur coopération, sauf pour les projets humanitaires et ceux touchant directement les populations.

Cependant, l’aide a repris progressivement depuis l’adoption de la feuille de route par le Parlement malien le 29 janvier 2013. Lors de la conférence des donateurs « Ensemble pour le renouveau du Mali », qui s’est tenue à Bruxelles le 15 mai 2013, 3,25 milliards d’euros de financements sur deux ans ont été promis pour aider au relèvement du Mali. Les deux-tiers des 3,3 milliards d’euros promis ont déjà été engagés et un tiers a été versé, dont 300 M€ d’aide budgétaire. La France a, pour sa part, annoncé une contribution de 280 millions d’euros dont 55 millions ont déjà été versés et 200 millions engagés.

Le retour progressif de l’aide extérieure, une bonne campagne agricole et la vigueur du secteur minier permettent d’anticiper un rebond de la croissance à 4,8 % du PIB pour 2013.


Politique extérieure

Terre de passage, le Mali se situe entre deux zones géographiques et stratégiques distinctes, l’espace sahélo-saharien et l’Afrique subsaharienne. Entouré de 7 voisins, le Mali a développé une diplomatie sage et prudente, favorisant l’intégration régionale. Membre fondateur de l’Union économique et monéraire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Mali a été le premier à ratifier le projet d’Union africaine. Il est également membre du comité de mise en œuvre du NEPAD et de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD). Des personnalités maliennes de premier plan ont exercé, ou exercent, un rôle important à la tête d’organisations clés du continent : l’ancien chef de l’Etat Konaré à la présidence de la Commission de l’Union africaine, ou Soumaïla Cissé à la tête de la Commission de l’UEMOA.

Le Mali a tenté de sauvegarder la stabilité régionale (projet du président malien d’organiser une Conférence régionale sur la sécurité et le développement en zone sahélo-saharienne), ou en tout état de cause de se préserver des soubresauts des crises diverses qui affectent nombre de ses voisins directs (Côte d’Ivoire, Mauritanie, Niger, Guinée, Libye). Depuis les événements de ces derniers mois, les questions de la stabilisation du pays et de sécurité (trafics, terrorisme) sont désormais un enjeu majeur de la préservation de ses relations de bon voisinage..

Le Mali a par ailleurs été un contributeur actif dans le domaine du maintien de la paix, qu’il s’agisse du renforcement des structures de prévention des conflits au sein de la CEDEAO ou de sa participation aux forces de maintien de la paix (RCA, Sierra Leone et Libéria).

La Francophonie est vue par le Mali comme un instrument important de sa diplomatie.

Quatre résolutions placée sous chapitre VII de la Charte traitant de la crise malienne ont été adoptées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies : la résolution 2056, adoptée le 5 juillet 2012, la résolution 2071 (12 octobre 2012), la résolution 2085 (20 décembre 2012) et la résolution 2100 (25 avril 2013). La résolution 2071 appelle les autorités maliennes à engager un dialogue politique avec les acteurs du Nord Mali et menace de sanctions les groupes armés au Nord-Mali qui ne se dissocieraient pas des mouvements terroristes. Cette résolution demandait au Secrétaire général des Nations Unies de présenter un rapport, en concertation notamment avec l’UA et la CEDEAO en vue duquel le Conseil de Sécurité pourrait autoriser le déploiement d’une opération africaine au Mali, pour permettre aux Maliens de recouvrer leur souveraineté et l’intégrité de leur territoire tout en participant à la lutte contre le terrorisme international. La résolution 2085 autorise le déploiement au Mali, pour un an, d’une force militaire internationale sous contrôle africain (la MISMA), visant à aider le pays à restaurer son intégrité territoriale au Nord. La résolution 2100 permet la transformation de la MISMA en mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSMA).

Depuis son élection, le président Keïta effectue de nombreux déplacements à l’étranger, notamment à New York pour la 68ème Assemblée générale des Nations unies en septembre 2013. Il s’est également rendu à Bruxelles et à Berlin début décembre 2013, et se rend régulièrement dans les pays de la zone saharo-sahélienne. Il est venu en France deux fois depuis son investiture (voir infra).

En février 2014, les chefs d’Etat du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger ont créé le G5 des Etats du Sahel.


Mise à jour : 28.04.14