Présentation



Données générales

Nom officiel : République d’Ouganda Nature du régime : présidentiel Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Yoweri Museveni


Données géographiques

Superficie : 236 860 km² Capitale : Kampala Villes principales : Jinja, Entebbe, Mbarara, Mbale, Soroti, Masaka, Gulu Langue (s) officielle (s) : anglais Langue (s) courante (s) : anglais, luganda, swahili Monnaie : shilling ougandais (1 eur = 3758 UGX) Fête nationale : 9 octobre


Données démographiques

Population : 34,9 millions d’habitants Densité : 136 hab/km² Croissance démographique : 3,57% Taux de fécondité : 6,7 naissances/femme Espérance de vie : 52 ans Taux d’alphabétisation : 66 % Religion (s) : catholiques (41,9 %) protestants (42 %) musulmans (12 %), autres 3,2 % Indice de développement humain : 161ème sur 187 (2012) Classement transparency international : 143ème sur 180


Données économiques

PIB : 21,7 mds US $ (2013) PIB par habitant : 586 $ (2013)

Taux de croissance du PIB : 5,8 % (2013) Taux d’inflation : 6,8 % (2013)

Dette publique : 19,1 % du PIB (2013) Balance commerciale : -2,3 mds US $ (2013)

Principaux clients (2012) : Soudan du Sud (20 %), Kenya (11,8%), RDC (11,4%) Principaux fournisseurs (2012) : Inde (14,7%), Kenya (11 %), Chine (8,9%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2013) :

  • agriculture : 13,9 %
  • industrie : 25,3 %
  • services : 52,4 %

Exportations de la France vers l’Ouganda : 86,7 M€ (2013) Importations françaises depuis l’Ouganda : 20,2 M€ (2013)

Ambassade de France : Kampala Communauté française en Ouganda : 424 immatriculés (DFAE, 2013) Communauté ougandaise en France : 130 résidants autorisés à séjourner en France (DFAE, 2009)

Site de la Direction générale du Trésor : https://www.tresor.economie.gouv.fr…


Situation intérieure

Yoweri Museveni prend le pouvoir en 1986, mettant un terme à quinze années de guerre civile. Il instaure un régime de « démocratie sans parti » ou « movement system », avec pour objectif de canaliser les tensions politiques et confessionnelles à l’origine des années de guerre civile. Ce système est plébiscité, le 29 juin 2000, par un référendum remporté par le pouvoir à plus de 90 % des voix.

Après sa réélection en 1996 et 2001, le Président Museveni décide d’ouvrir son pays au multipartisme avec l’organisation d’un référendum (juillet 2005), sous la pression d’une société civile organisée. En contrepartie de cette ouverture, le président obtient une modification de la Constitution qui lui permet de briguer un troisième mandat.

Le candidat-président remporte les premières élections présidentielles et parlementaires multipartites le 23 février 2006. Il est réélu en 2011 avec 68% des suffrages pour un nouveau quinquennat.

L’opposition politique s’est progressivement fédérée autour du principal parti d’opposition, le Forum for Democratic Change (FDC), dont le leader, Kizza Besigye, est l’ancien médecin du Président Museveni et candidat contre ce dernier en 2011. Lors du scrutin présidentiel de 2011, l’opposition a tenté de mobiliser la population autour du thème de la vie chère (hausse du prix de l’essence et des denrées alimentaires), sans succès.

Sur le plan social, le vote puis la promulgation en 2014 d’une loi renforçant la pénalisation de l’homosexualité est contraire aux traités internationaux relatifs aux droits de l’Homme librement ratifiés par l’Ouganda.


Situation économique

La croissance économique de l’Ouganda depuis 2000 est élevée (7,7% par an en moyenne). Toutefois, la réduction des inégalités ne progresse pas aussi rapidement, principalement du fait de l’une des croissances démographiques les plus élevées du monde (3,2% par an).

L’économie ougandaise doit faire face à plusieurs défis majeurs, dont notamment le développement et la modernisation des infrastructures, l’accroissement de la productivité du secteur agricole et la promotion du développement du secteur privé (étroitesse des marchés financiers en particulier).

L’année 2013 a confirmé le rétablissement de la situation économique, après un exercice 2011-2012 médiocre (3,4% de croissance, plus mauvais résultat en 10 ans). Grâce à un retour sous contrôle de l’inflation (6,6% contre 25% au cours de l’exercice précédent), à une dépense budgétaire en expansion et un environnement monétaire plus favorable (stabilisation du taux de change), le PIB a progressé de 5,8% en 2012-2013.

Les perspectives à court terme sont favorablement orientées, notamment grâce à la mise en œuvre d’importants projets d’infrastructures (unités hydroélectriques) et à la poursuite de la politique de soutien public à l’activité ; les projections font état d’une croissance du PIB de l’ordre de 6,5% pour 2013-2014.

La dette publique ougandaise devrait s’établir à 33% en juin 2014. Si son niveau reste soutenable, la tendance est à la hausse (de 75% du PIB, la dette avait été réduite à 20% en 2008 ; elle pourrait atteindre 38% en 2017).


Politique extérieure

L’Ouganda et la LRA

En 2005, la Lord’s Resistance Army (LRA), groupe rebelle d’une extrême violence apparu en 1988 dans le nord de l’Ouganda, est chassée du territoire ougandais. Elle se disperse sur plusieurs théâtres (nord-est de la RDC, Soudan du Sud puis nord-est de la RCA). Aucun accord politique n’est trouvé du fait de l’intransigeance de son chef Joseph Kony, poursuivi par la Cour pénale internationale.

Plusieurs opérations visant des bases de la LRA sont menées à partir de 2008 en RCA, au Soudan du Sud et au nord-est de la RDC par l’armée ougandaise, de concert avec les armées des pays concernés et les casques bleus présents en RDC. En 2012, l’Union africaine crée une force opérationnelle régionale de lutte contre la LRA. Les effectifs de la LRA sont aujourd’hui évalués à 300 combattants, dont la majorité ne serait plus ougandais.

Le vide sécuritaire en Centrafrique, consécutif à l’effondrement du régime Bozizé, complique la traque de la LRA dans ce pays, malgré la présence de 600 soldats ougandais.


L’Ouganda et les Grands Lacs

L’Ouganda est intervenu à plusieurs reprises dans la région des Grands Lacs (soutien au Front Patriotique Rwandais en 1990-94 puis à Laurent-Désiré Kabila en 1996-1997, occupation de l’Ituri de 1998 à 2003).

Les relations entre Kigali et Kampala ont longtemps été fluctuantes mais se sont normalisées à partir de 2011 (visite du président Yoweri Museveni à Kigali en juillet 2011 ; déplacement du président Paul Kagame en février 2012). Soucieux de dépasser les obstacles à leur développement économique, notamment en matière énergétique, les deux pays cherchent à développer leurs liens commerciaux.

Depuis 2007, l’Ouganda et la RDC ont montré une réelle volonté de régler leurs différends par le dialogue en dépit des contentieux passés (intervention de Kampala à l’Est de la RDC durant les guerres congolaises). Les relations entre les deux pays se sont à nouveau refroidies en 2012 à la suite de la publication du rapport du groupe d’experts du Comité de sanctions pour la RDC des Nations Unies accusant l’Ouganda de soutenir la rébellion du M23 qui a déstabilisé l’Est de la RDC jusqu’en 2013. Elles se sont à nouveau normalisées mais l’exploitation du pétrole du lac Albert reste un irritant.


L’Ouganda et le Soudan du Sud

L’Ouganda et le Soudan du Sud entretiennent des relations de confiance basées sur de solides liens commerciaux et des liens historiques.

Kampala soutient militairement le régime du président sud-soudanais Salva Kiir depuis que celui-ci fait face à une rébellion interne


L’Ouganda et la Somalie

Kampala déploie depuis 2007 7.000 hommes en Somalie dans le cadre de l’opération de l’Union africaine (AMISOM) contre le mouvement terroriste des Shabaab.


L’Ouganda et l’intégration régionale

L’Ouganda est membre de la Communauté d’Afrique de l’Est et de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs dont il a assuré la présidence de 2012 à 2013.


L’UE et l’Ouganda

Pour le 10e FED 2008-2013, l’enveloppe de l’Ouganda est de 475 M€.


Mise à jour : 18.06.14