Présentation



Données générales

Nom officiel : République Coopérative de Guyana Nature du régime : République parlementaire Chef de l’Etat : M. Donald Ramotar (3 décembre 2011)

Données géographiques

Superficie : 214 969 km² Capitale : Georgetown (140 000 habitants) Villes principales : Linden, New Amsterdam Langue officielle : anglais Langues courantes : anglais, créole Monnaie : Dollar guyanien Fête nationale : 23 février (indépendance : 26 mai 1966).

Données démographiques

Population : 0,796M hab. (population urbaine : 28%) Composition ethnique : hindoustanis ou indo-guyaniens : 43,5%, noirs ou afro-guyaniens : 30,2%, métis : 16,9%, amérindiens : 9,1 %. Autres : 0,5% Croissance démographique : 0,20% Espérance de vie (PNUD) : 66 ans Taux d’alphabétisation (CEPAL 2013) : 91,8% Religions : 57 % de chrétiens (anglicans, adventistes et catholiques), 33 % d’hindous, 9 % de musulmans Indice de développement humain (PNUD 2012) : 0,638 (118ème rang)

Données économiques

PIB (2014) : 3 Mds US$ PIB par habitant (2014) : 3945 US$

Taux de croissance (FMI) : 4,8% en 2013, 3,3% en 2014 Taux d’inflation (2014) : 2,6% Solde budgétaire (2014) : - 3,6 % Balance commerciale (2013) : - déficit de12,3% du PIB

Principaux clients : Etats-Unis 29% ; UE 23,7 % ; Venezuela 13,9% ; Canada 8,2% ; Trinité-et-Tobago 5,4%. Principaux fournisseurs : Etats-Unis : 26% ; Trinité-et-Tobago : 14,9% ; Curaçao 10,5% ; Chine 10,4% ; UE 8,6%

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture, bois et pêche : 30,1%
  • mines : 6,7%
  • industrie : 10,4%
  • services : 44,9%

Exportations françaises (2014) : 4,5 M€ Importations françaises (2013) : 9,5 M€

Consulat de France : section consulaire de l’Ambassade de France à Paramaribo, Suriname. La France dispose également d’un consul honoraire à Georgetown Communauté française au Guyana : 33 immatriculés

Politique intérieure

Le Guyana est une république unitaire. Le Président de la République est le chef du parti ayant obtenu le plus de voix à l’Assemblée nationale. Chaque parti désigne donc un candidat et celui du parti ayant le plus de sièges au Parlement devient président de la République. Le Parlement est unicaméral (Assemblée nationale de 65 sièges dont 40 élus à la proportionnelle et 25 élus dans les 10 circonscriptions correspondant aux 10 régions du pays). Sa composition actuelle est la suivante : People’s Progressive Party/Civic (PPP/C, de base ethnique indo-guyanienne) : 32 sièges ; A Partnership for National Unity (APNU), coalition regroupée autour du People’s National Congress (de base ethnique afro-guyanienne) : 26 sièges ; Alliance for Change (AFC) : 7 sièges.

De l’indépendance à 1992, c’est un gouvernement d’inspiration marxiste autoritaire qui a dirigé le pays, le laissant dans une situation économique catastrophique avec une population quasiment réduite de moitié en raison d’une émigration massive, principalement vers les Etats-Unis et le Canada. En 1992, Cheddi Jagan (PPP) est élu Président de la République après les premières élections internationalement reconnues comme libres et équitables. Le PPP a conservé le pouvoir depuis lors. En mars 2001 M. Jagdeo est élu à la présidence de la République. Il est réélu en 2006. Aux élections du 28 novembre 2011, Donald Ramotar est élu à la Présidence mais son parti, la coalition People’s Progressive Party/Civic, avec 32 sièges sur 65 à l’Assemblée nationale, n’a pas de majorité.

Faute d’accord avec l’opposition, le gouvernement n’est pas parvenu à faire adopter une loi sur la transparence financière, et le pays risque de passer en liste grise du GAFI. Face à ce blocage, qui menace l’accès du pays aux financements internationaux, le Président Ramotar décide le 10 novembre 2014 de suspendre les travaux du Parlement pour une durée de six mois, comme la constitution l’y autorise, pour trouver une issue à la crise parlementaire. Confronté à l’échec des négociations entre les partis, il annonce en janvier 2015 la tenue d’élections législatives anticipées le 11 mai 2015.

Le Président Ramotar a exclu que les élections locales, qui n’ont pas eu lieu depuis vingt ans, puissent se tenir en même temps que les élections générales.

Situation économique

Le Guyana est l’un des pays les plus pauvres de la région (environ 30% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté). A ce titre, il a pu bénéficier de l’initiative PPTE et d’effacements de dettes conséquents. La dette publique est passée de plus de 600% dans les années 90 à 58% du PIB en 2014. L’économie informelle, représente de 20% (Banque centrale) à 50% (experts) du PIB, en y incluant les activités illégales. Les transferts des émigrés (près de 500.000 Guyaniens dont 85% de main d’œuvre qualifiée, signe de la fuite des cerveaux) représentent 14% du PIB. Le pays connait un taux élevé de chômage (supérieur à 20% et à plus de 30% pour les jeunes). La base productive de l’économie reste peu diversifiée, reposant largement sur le secteur minier et l’agriculture ; les exportations d’or, de bauxite, de sucre, de riz et de bois représentent 72% du total. Néanmoins, au cours des 10 dernières années, les produits non traditionnels ont largement pris le pas sur le traditionnel binôme sucre et bauxite et les hydrocarbures pourraient devenir une source majeure de croissance à long terme (début d’exploration de possibles gisements pétroliers offshores). Cette évolution a été possible grâce aux investissements étrangers (11% du PIB en 2012, 8% en 2013). A ce titre, sauf pour le sucre où il existe une entreprise d’Etat, GuySuCo, et le secteur du riz, contrôlé par le secteur privé guyanien, les autres secteurs sont dominés par des multinationales (canadiennes, russes et chinoises).

Le secteur public est hypertrophié et obsolète (120 entreprises de toutes tailles). De grandes insuffisances caractérisent les entreprises publiques (mauvaise gestion, manque de personnel qualifié) et le processus de restructuration apparaît sclérosé, ce qui pèse sur le bon fonctionnement de l’économie et grève les finances publiques. Le pays connait cependant ces dernières années une dynamique de croissance (3,3% en 2014) tirée principalement par le secteur minier. L’inflation est contenue (2,6% en 2014). La stratégie de Développement à Faible intensité de Carbone (LCDS) adoptée en 2009 devrait être poursuivie avec le grand projet de barrage hydroélectrique d’Amaila Falls. Le gouvernement a engagé d’importants efforts pour accroître l’attractivité du pays par la construction de routes, de ponts et l’extension de l’aéroport de Georgetown.

Politique extérieure

Le Guyana est notamment membre des Nations Unies, de l’OMC (depuis 1995), des ACP, de l’AEC, de la CARICOM – dont il abrite le siège -, de l’OEA, de l’OTCA, de la CELAC et l’un des deux seuls membres du continent américain, avec le Suriname, de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI). Il est membre du Commonwealth. Les relations avec le Brésil sont bonnes et des projets d’intérêt régional ont été développés ; ainsi du pont sur le fleuve Takutu, financé partiellement et construit par le génie militaire brésilien, inauguré le 15 septembre 2009. Les relations avec le Suriname, bien qu’affectées par des désaccords sur la délimitation de la frontière, ont connu une nette amélioration depuis l’arrivée au pouvoir dans ce pays du Président Bouterse en août 2010. Les visites bilatérales de part et d’autre se sont multipliées. Les relations avec le voisin vénézuélien sont plus contrastées du fait d’un différend frontalier qui conduit le Venezuela à revendiquer près des deux tiers du territoire du Guyana. Le Guyana bénéficie cependant de l’initiative PetroCaribe, sans toutefois participer à l’ALBA. Les relations avec les Etats-Unis et le Canada sont marquées par l’existence de fortes communautés guyaniennes dans ces deux pays, évaluées respectivement à plus de 160 000 et 300 000 personnes.

L’Union européenne est de loin le principal donateur : au titre du 10ème FED, 51 M € sont attribués au Guyana. Au titre du protocole « sucre », 85 M € ont été alloués au Guyana pour la période 2007-2010. Une nouvelle enveloppe de 23 M € vient d’être approuvée. La Chine est également présente au Guyana et contribue au financement des infrastructures énergétiques et routières. Le Bosai Mineral Group y a réalisé un investissement de l’ordre du milliard de US$ avec l’ouverture d’une usine de bauxite. Le Guyana s’équipe d’avions de surveillance maritime Y12, fournis par l’entreprise chinoise CATIC.

Mise à jour : 25.03.15