Présentation



Données générales

Nom officiel : Bélize Nature du régime : Monarchie constitutionnelle Chef du Gouvernement : Dean Barrow

Données géographiques

Superficie : 22 966 km2 Capitale : Belmopan (13 400 h.) Villes principales : Bélize City (60 000 h.), Orange Walk, San Ignacio et Santa Elena, Dangriga Langue officielle : anglais Langues courantes : créole, espagnol, garifuna, langues mayas Monnaie : dollar bélizien (BZD) Fête nationale : 21 septembre

Données démographiques

Population (Cepal 2011) : 324 000 Densité : 14,27 h/km2 (CIA World Factbook 2012) Croissance démographique : 2% (CIA World Factbook 2012) Espérance de vie (Pnud 2012) : 76 ans Taux d’alphabétisation (Cepal 2011) : 96 % Religions : catholique (50 %), protestants évangélistes (40 %), hindouistes (6 %), musulmans (4 %) Indice de développement humain (PNUD 2012) : 0,702 (rang : 96)

Données économiques

PIB (DG-T 2013) : 1,6 Md $ PIB par habitant (DG-T 2013) : 4 660 $ Taux de croissance (DG-T 2013) : 1,6 % (prévision pour 2014 : 2,5 %) Taux de chômage (FMI 2012) : 16 % Taux d’inflation (DG-T 2013) : 1,3 % Déficit public (FMI 2012) : -0,6 % du PIB Solde commercial (OMC 2012) : -700 M $ Principaux clients (DG-T 2012) : Etats-Unis (61 %), Grande Bretagne (19,2 %) Principaux fournisseurs (DG-Trésor 2011) : Etats-Unis (31 %), Amérique centrale (14,8 %) Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2012) :

  • agriculture : 12,1 %
  • industrie/mines : 22,7 %
  • services : 65,2 %

Exportations de la France vers le Bélize (DG-Trésor 2012) : 4,5 M € Importations françaises depuis le Bélize (DG-Trésor 2012) : 1,8 M € http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat de France : Section consulaire de l’Ambassade de France au Salvador Communauté française au Bélize (2012) : environ 30 inscrits Communauté bélizienne en France : entre 20 et 30 personnes


Politique intérieure

Conformément à la constitution de 1981, le pouvoir exécutif est détenu par le Premier ministre et son gouvernement. Le chef du gouvernement est désigné par le parti majoritaire à la Chambre des représentants. Le Parlement est bicaméral. La Chambre des représentants est composée de 31 membres, élus au scrutin majoritaire à un tour, pour un mandat de cinq ans. Le Sénat est composé de douze membres nommés, dont six par le gouvernement, trois par l’opposition et trois par le Conseil des églises, l’Association des syndicats et le secteur privé. Deux grands partis dominent la vie politique bélizienne depuis 1974 : le Parti uni du peuple (People’s United Party - PUP) de centre-gauche, et le Parti démocratique uni (United Democratic Party - UDP), de tradition libérale. Le Bélize a connu depuis son indépendance une alternance politique régulière au sommet de l’État. L’UDP a remporté les élections du 7 mars 2012, obtenant 17 sièges de députés et 44 postes de conseillers municipaux (sur 67 au total), soit 6 des 9 communes béliziennes. La mission d’observation électorale de l’OEA a souligné le caractère pluriel de ces élections et salué le fort taux de participation (près de 70 %), ainsi que la capacité des partis politiques à intégrer toutes les composantes de la nation. Sur le plan intérieur, les autorités doivent faire face au développement de la criminalité générée par le trafic de drogue (crime organisé, homicides en augmentation).


Situation économique

Au début des années 2000, la dette publique bélizienne avait triplé, jusqu’à s’élever à 100 % du PIB en 2004. Si une restructuration vis-à-vis des créanciers privés a permis d’entamer une baisse relative de ce niveau d’endettement (80 % en 2010, 78 % en 2012), ce dernier pénalise la mise en œuvre de politiques de développement à long terme La structure économique est dominée par les secteurs du sucre, des agrumes et de la banane, qui représentent 18 % du PIB (22 % de la population active). Elle s’est diversifiée vers le tourisme, devenu la première activité du pays, les services (zones franches le long de la frontière mexicaine accueillant en particulier des centres d’appels et des sociétés de vente à distance), l’élevage de crustacés et, tout récemment, l’extraction pétrolière. Néanmoins, le pays continue à importer l’essentiel de son énergie, principalement des Etats-Unis, du Mexique, mais également du Vénézuéla dans le cadre de l’accord Petrocaribe.

Principaux partenaires du Bélize, les Etats-Unis et la Grande Bretagne absorbent 70 % des exportations. Le Bélize exporte aussi vers le Nigéria (environ 5 %) et la Côte d’Ivoire (environ 4,5 %). Le Bélize importe des Etats-Unis, du Mexique, de Cuba, du Guatémala, d’Espagne et de la Chine des équipements de transport, des machines, des biens manufacturés, des combustibles, des produits pharmaceutiques, de l’alimentation, de l’alcool et du tabac.

Le pays est très sensible aux chocs externes, compte tenu de sa dépendance vis-à-vis des exportations de produits de base (sucre, mélasse, bananes, agrumes, crevettes) et du tourisme, sans compter son exposition aux tempêtes tropicales qui endommagent chaque année ses infrastructures.


Politique extérieure

Sur le plan régional, le Bélize appartient à deux ensembles : l’espace caribéen, auquel il est lié à travers son adhésion à l’Association des États de la Caraïbe (AEC) et à la CARICOM (Communauté de la Caraïbe), et l’espace centraméricain à un moindre degré : le Bélize est à la fois membre du SICA (Système d’intégration centraméricain) dont il assume la présidence pro tempore jusqu’à fin décembre 2014, du Parlement et de la Cour de justice centraméricains. Il n’est pas membre du SIECA (Système d’intégration économique centraméricain). Il a adhéré au Plan Puebla-Panama et entretient des relations privilégiées avec le Mexique, le Vénézuéla et Cuba.

L’importante aide apportée par Taïwan (et dans une moindre mesure par la Corée du Sud et le Japon) dispose d’une forte visibilité au Bélize.

Depuis 1946, le Bélize connaît un contentieux frontalier avec le Guatémala, qui revendique plus de la moitié du territoire bélizien. Les relations bilatérales s’étaient sensiblement améliorées jusqu’en 2013 : les deux gouvernements avaient signé un accord historique le 8 décembre 2008 sous l’égide de l’OEA, par lequel ils s’engageaient à porter leur contentieux devant la Cour Internationale de Justice. Un référendum relatif au recours à la CIJ devait être organisé en octobre 2013 dans les deux pays, mais il a été annulé de façon unilatérale par le Guatémala (dénonçant une nouvelle législation bélizienne, qui impose une majorité d’au moins 60 % des électeurs inscrits et un taux de participation de 80 % pour que soient reconnus valides les résultats d’une consultation).

Une coopération s’est engagée entre les deux pays pour combattre l’insécurité frontalière due à l’augmentation du trafic de drogue, mais récemment des tensions sont réapparues. Dans son discours à la tribune des Nations Unies le 30 septembre 2013, le ministre des Relations extérieures du Bélize, a demandé qu’une solution urgente soit apportée au différend frontalier, qu’il a qualifié de « menace » pour son pays, et dénoncé des « intrusions » de ressortissants guatémaltèques de l’autre côté de la frontière, où ils se livreraient à des activités illégales.


Date de mise à jour : 28.07.14