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Risque d’enlèvement

Les enlèvements à caractère terroriste et/ou crapuleux, à la suite desquels les otages sont libérés contre le versement d’une rançon, représentent un risque extrêmement élevé au Yémen où les ressortissants occidentaux en particulier, constituent des cibles privilégiées, notamment les ressortissants français depuis l’intervention française au Mali.

A plusieurs reprises en 2013, des alertes générales, aussi bien que des mises en garde spécifiques contre des ressortissants français ont été lancées dans plusieurs villes du pays. Par ailleurs, des menaces dirigées contre les ambassades occidentales au mois d’août ont notamment conduit à leur fermeture au public pendant deux semaines. Les personnels de trois d’entre elles ont été évacués partiellement ou totalement.

Plus récemment, en pleine ville de Sanaa, un Iranien a été assassiné le 18 janvier 2014, puis le 1er, le 3 et le 13 février un Allemand et deux Britanniques ont été enlevés successivement. Le 6 octobre 2013, un Allemand avait été tué, à la sortie d’un supermarché et, dans la foulée, ses assassins avaient enlevé sur la route de l’aéroport un cadre des Nations Unies. En novembre 2013, deux Biélorusses ont été assassinés devant leur hôtel. En décembre 2013, deux diplomates allemands avaient été tués, tandis qu’un diplomate japonais était blessé à coups de couteau.

Actuellement, ce sont huit étrangers qui sont détenus, soit par des groupes armés affiliés à Al-Qaïda, soit par des éléments tribaux incontrôlables.

Cette recrudescence d’enlèvements demeure très préoccupante. Elle conduit à renouveler aux Français qui se trouveraient encore au Yémen la recommandation de quitter le pays et à ceux qui se proposent de s’y rendre de renoncer à leur projet. Ceux qui doivent venir dans le strict cadre d’obligations professionnelles impérieuses sont invités à contacter préalablement le consulat pour examiner les moyens de protection indispensables pour rendre leur déplacement moins dangereux. Le recours à une société privée de sécurité est indispensable pour assurer un accompagnement en toute circonstance. Le Consulat est à la disposition des Français qui viendraient néanmoins à passer, pour les renseigner à ce sujet.

Il est par ailleurs vivement recommandé aux voyageurs d’éviter tout transit par Sanaa. En période de crise, la fermeture ponctuelle de l’aéroport ne permettrait pas les correspondances immédiates. Dans cette hypothèse, l’ambassade ne serait pas en mesure de porter assistance aux passagers éventuellement bloqués.

Le Yémen ne saurait être, en l’état actuel, une destination touristique, que ce soit dans sa partie continentale comme dans ses îles ou le long de ses côtes (voir infra, risque spécifique de piraterie), y compris dans l’île même de Socotra et autour du littoral de cette dernière où le risque d’enlèvement, du fait de la piraterie prévalant dans l’océan Indien, est réel et sérieux.

Piraterie maritime
  • Le golfe d’Aden est régulièrement le théâtre d’actes de piraterie maritime sur des bateaux de commerce et de plaisance. Ces attaques avec prises d’otages sont de plus en plus violentes. Il convient d’éviter impérativement la zone de l’océan Indien qui s’étend du canal du Mozambique et des Seychelles, au sud, à Oman au nord et aux Maldives à l’est, et de privilégier jusqu’à nouvel ordre le transport des navires par cargo pour traverser la zone s’étendant jusqu’au méridien 72E et au parallèle 15S.
  • En cas de présence dans la zone, il est recommandé de se signaler impérativement au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération Atalante) et à la cellule de permanence de l’autorité française sur cette zone maritime (Alindien : +971 265.74.122).
  • Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs), véritables bateaux-mères, pour déployer au large des embarcations rapides et fortement armées (« skiffs »). Les cibles sont diversifiées (cargos, bateaux de pêche, etc.) mais le risque est encore plus élevé pour les bateaux de plaisance, qui sont généralement plus lents et bas sur l’eau et constituent par conséquent des cibles faciles.

Voir également la fiche "Piraterie maritime" de ce site.