Sécurité



Risque terroriste

En raison du risque récurrent d’attentat à la bombe, il est conseillé aux Français résidents et de passage d’être très vigilants lorsqu’ils se trouvent dans des lieux publics tels que les supermarchés, les gares, les galeries marchandes ou les marchés, comme par exemple le Bogyoke Aung San Market de Rangoun. Des explosions sont survenues en octobre 2013 dans la région de Bago et à Rangoun, y compris dans un hôtel international: elles ont fait 10 morts et plusieurs blessés. Le 15 avril 2010, durant la fête de l’eau, un attentat avait fait 10 morts et une centaine de blessés à Rangoun. En janvier 2008, quatre bombes de faible puissance avaient explosé dans des lieux publics, notamment dans les gares de Pyinmana et Rangoun, causant la mort de trois personnes. En mai 2005, des attentats dans trois centres commerciaux de Rangoun avaient fait une vingtaine de morts et des centaines de blessés. Même si ces attentats ne visent pas particulièrement les étrangers, ils sont commis dans des endroits susceptibles d’être fréquentés par les touristes. De nouveaux incidents ne sont pas à exclure.

Dans les Etats Karen, Shan, Kachin et Kayah, des décennies de combats ont laissé des champs de mines antipersonnelles dispersés dans les zones de conflits (selon certaines sources non gouvernementales, la Birmanie serait au 3ème rang mondial pour le nombre de victimes dues aux mines sur les cinq dernières années). Dans ces Etats, il est fortement conseillé de rester sur les principaux axes routiers et les sentiers régulièrement empruntés, et de ne pas s’en éloigner.

Il est conseillé aux touristes souhaitant se rendre en Birmanie de :

  • s’informer sur les conditions de sécurité dans les secteurs qu’ils entendent visiter ;
  • éviter de photographier ou de filmer les forces de l’ordre et tout endroit susceptible d’être considéré comme stratégique ;
  • observer une vigilance particulière lorsqu’ils se trouvent dans des lieux publics tels que les supermarchés, les gares, les galeries marchandes, ou au Bogyoke Aung San Market de Rangoun et n’accepter aucune lettre ou paquet abandonné ou remis par un inconnu.

Il est formellement interdit par les autorités birmanes de franchir clandestinement ou sans autorisation spéciale les frontières avec la Thaïlande (à l’exception des quatre points de passage autorisés), la Chine, l’Inde, le Laos et le Bangladesh. Les autorités militaires sont particulièrement vigilantes et sévères vis-à-vis des voyageurs qui tentent de pénétrer dans les zones interdites ou de franchir la frontière sans autorisation : les contrevenants sont passibles d’arrestation et de lourdes peines de prison. Les frontières n’étant pas toujours clairement démarquées, il convient de se renseigner localement sur leur tracé.

Zones interdites et zones à éviter

Etat de l’Arakan : il est formellement déconseillé de se rendre dans le nord de l’Arakan, notamment à Sittwe, Mrauk U et les sites touristiques avoisinants, compte tenu du climat de tensions intercommunautaires qui continue à prévaloir dans cette région. Le reste de cet Etat, à l’exception de la station balnéaire de Ngapali et de son accès par l’aéroport de Thandwe, est déconseillé sauf raison impérative.

Etat Kachin : en raison de tensions persistantes, il est formellement déconseillé de se rendre dans l’Etat Kachin.

Compte tenu de la poursuite des mouvements d’insurrection, notamment dans l’Etat Kachin et dans l’Etat Shan, il est rappelé qu’il est fortement déconseillé de se rendre dans les zones situées à proximité des frontières avec la Chine, le Laos et la Thaïlande, où la circulation est d’ailleurs limitée par les autorités birmanes. Un certain nombre de régions ou villes sont interdites aux étrangers ou soumises à autorisations.

Avant tout séjour, et une fois dans le pays, il est fortement conseillé aux voyageurs de s’informer des conditions locales auprès d’une agence de voyage, et de prendre connaissance des restrictions d’accès publiées sur le site du Ministère de l’hôtellerie et du tourisme birman.

Tensions intercommunautaires

D’une manière générale, il est conseillé d’être extrêmement attentif et prudent aux abords des quartiers musulmans, ces derniers ayant été visés lors des affrontements intercommunautaires ayant lieu depuis 2012. Il convient de se tenir à l’écart de tout attroupement, de rester attentif à l’environnement et de s’informer des éventuelles mesures de sécurité prises par les autorités locales. Cette prudence devra s’exercer plus particulièrement dans les divisions de Bago, Rangoun, Mandalay, Moulmein, Pye (Prome), Pyauwbwe et Toungoo.

Communications

L’état du réseau téléphonique permet difficilement d’établir une communication à l’intérieur du pays, que ce soit à partir d’une ligne fixe ou d’un téléphone mobile. Il est difficile de contacter l’Ambassade de l’extérieur de Rangoun. L’usage des téléphones satellites (Iridium, Thuraya…) est interdit dans tout le pays pour les touristes et les résidents.

Avertissement concernant la drogue

Les peines de prison sont très lourdes. Une personne présentant des traces de piqûres ou possédant de la drogue, même douce, peut être incarcérée, parfois sur dénonciation. Les autorités birmanes ne préviennent pas toujours les représentations diplomatiques de l’arrestation ou de l’incarcération d’un de leurs ressortissants.

Risques naturels

Activité sismique :

Même si le risque de séismes d’assez forte intensité (plus de 5 sur l’échelle de Richter) est considéré par les spécialistes comme relativement faible, des tremblements de terre de moindre intensité se produisent régulièrement, principalement dans la division de Sagaing. Si un tel événement survient, il est préférable de se mettre dans un endroit en plein air et dégagé et, si ce n’est pas possible, de s’abriter sous le chambranle d’une porte ou de s’allonger par terre derrière le dossier d’un canapé. Ne pas oublier qu’un violent tremblement de terre est toujours suivi de répliques. Il convient de prévenir l’ambassade, le plus tôt possible, en précisant sa situation exacte dans le pays et son état de santé, afin que les familles en France soient prévenues dans les meilleurs délais.

Mousson :

Durant la mousson (généralement de fin-mai à fin-octobre), certaines tempêtes peuvent générer des vents de 130 km/h et plus dans les états bordant la côte birmane. Il convient ainsi d’y être particulièrement vigilant.

Baignade :

Il est recommandé aux personnes se rendant dans les stations balnéaires de Ngwesaung, Chaungtha (Division de l’Irrawaddy) et Ngapali (Etat Arakan), de faire preuve de la plus grande prudence en raison de la présence de courants entraînant les baigneurs vers le large et de l’inexistence de toute surveillance et de tout secours sur les plages.