Présentation



Données générales

Nom officiel : Sultanat d’Oman Nature du régime : Monarchie Chef de l’Etat : Sultan Qabous bin Saïd AL SAID


Données géographiques

Superficie : 312.460 km2 Capitale : Mascate Villes principales : Salalah, Sur, Sohar, Nizwa. Langue officielle : arabe Langues courantes : arabe, swahili, dialectes sud arabiques dans le Dhofar Monnaie : riyal omanais Fête nationale : 18 novembre


Données démographiques

Population : estimée à 3,154 millions (dont environ 700.000 expatriés) (2013) Densité : 10,2 hab / km2 (2013) Croissance démographique : 2,1 % (estimations 2014) Espérance de vie : 74 ans (2013) Taux d’alphabétisation : 87 % (estimations 2013) Religions : islam (85% de la population, majoritairement de rite ibadite, minorités sunnite et chiite), hindouisme, christianisme Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,731


Données économiques

PIB : 78,3 milliards de dollars (estimations 2013) PIB (PPA) par habitant : 28.843 dollars courants (estimations 2013)

Taux de croissance : 5 %( estimations 2013) Taux de chômage : environ 15 % (estimations 2013) Taux d’inflation : 2,9 % (estimations 2013) Taux d’inflation (estimations 2013) : 3,3%

Solde budgétaire : + 4,5 %(estimations 2013, en % du PIB) Solde balance courante : 11,6% % (estimations 2013, en % du PIB) Balance commerciale en % du PIB (estimations 2013) : 8,26 %

Principaux pays fournisseurs : Emirats arabes unis (23,6 %), Japon (12,6%), Inde (8,5%), Chine (6,4%), Etats-Unis (6,1%) (estimations 2013) Principaux clients : Chine (31,9% des exportations), Japon (12,9%), Emirats arabes unis (10,1%), Corée du Sud (10%), Thaïlande (4,4 %) (estimations 2013)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • Industrie (y compris hydrocarbures) 66 %,
  • services 33,6 %,
  • agriculture 1%

Exportations de la France vers Oman (2013) : 391,05 millions d’euros Importations françaises d’Oman (2013) : 193,45 millions d’euros Excédent commercial : 197,6 millions d’euros (2013)

Consulat de France : Mascate Communauté française en Oman (au 16 avril 2014) : 789 Français enregistrés

Le site du ministère de l’économie et des finances (http://www.tresor.economie.gouv.fr/…) propose de plus amples données statistiques.


Politique intérieure

Dès son arrivée au pouvoir en 1970, le Sultan Qabous a favorisé d’importantes évolutions. Héritant d’un pays en retard sur son temps, il a fortement contribué à l’émergence d’une identité nationale en gommant les particularismes communautaires et en affaiblissant le rôle des tribus. Dès la fin des années 1990, il a engagé un processus d’ouverture démocratique toujours à l’œuvre aujourd’hui (promulgation en 1996 d’une « Loi fondamentale » constitutionnelle, création d’une commission nationale des droits humains, mise en place de conseils municipaux).

Cependant, le sultanat a connu en février et mars 2011, dans le contexte des printemps arabes, un mouvement de protestation qui, sans ébranler l’autorité du Sultan Qabous, a pris la forme de manifestations dans les grandes villes du pays ou de revendications sur les réseaux sociaux. Le mouvement est demeuré relativement pacifique et d’ampleur moyenne, mais des échauffourées dans le nord du pays ont toutefois provoqué la mort de deux manifestants.

De nature essentiellement économique et sociale (demande d’augmentation des revenus et appels à des mesures de lutte contre le chômage), ce mouvement a également revêtu un caractère plus politique (critique de la corruption, exigence d’une plus grande transparence ou d’un élargissement des compétences du conseil consultatif élu).

Pour répondre à ces revendications, le Sultan a adopté une série de mesures sociales et politiques dès mars 2011 (augmentation des prestations sociales, renvoi des ministres jugés les plus corrompus, création de 50.000 postes dans l’administration, réforme de l’organisation administrative du territoire, renforcement des prérogatives du Conseil consultatif). Cependant, les réformes entreprises n’ont pas entraîné de changements significatifs.

La persistance de la contestation, notamment sur les réseaux sociaux, a conduit les autorités omanaises à prendre, à l’automne 2012, des mesures particulièrement sévères à l’encontre d’activistes qui s’étaient rendus coupables de « cybercriminalité », « attroupement illégal » et « crime de lèse-majesté » (peines de prison ferme et fortes amendes).


Situation économique

A la fin des années 60, le sultanat d’Oman était l’un des pays les plus pauvres du monde. Le revenu par habitant est passé, en 42 ans, de 450 à plus de 29.000 dollars, alors même que le nombre d’habitants a été multiplié par quatre.

L’économie omanaise repose principalement sur un développement pétrolier et gazier (80% des recettes de l’Etat et près des deux tiers des exportations). Oman, qui ne fait pas partie de l’OPEP, dispose de réserves limitées. Faiblement touché par la crise financière internationale, l’économie du pays a enregistré une croissance en volume de 5 % en 2013, sous le double effet d’une augmentation de la production pétrolière et du prix du baril.

La diversification de l’économie est au cœur des préoccupations des autorités omanaises et mobilise environ 60 milliards de dollars sur cinq ans (plan 2011/2015). Quatre axes majeurs de développement ont été identifiés : la production minière, le tourisme haut de gamme, les filières industrielles et les infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires. Le projet ferroviaire constitue d’ailleurs le plus ambitieux projet d’infrastructures jamais entrepris en Oman. Dédié au transport mixte (marchandises à des vitesses de 80 à 120 km/h et passagers à une vitesse maximale de 200 km/h), son coût global est estimé à près de12 milliards d’euros et s’intègre dans le projet de réseau ferré du CCEAG.

Le développement de la zone économique de Doqm et l’expansion de la raffinerie de Sohar constituent, aux yeux des autorités omanaises, deux autres priorités d’investissements.

Dans sa présentation du budget 2014 à la presse, le ministre des finances omanais s’est montré optimiste vis-à-vis de la situation économique d’Oman, pariant notamment sur un prix du baril quasi constant en 2014. Il a cependant reconnu que le gouvernement devait relever deux défis de taille : l’excès des dépenses sociales de l’Etat et la trop grande dépendance vis-à-vis des revenus des hydrocarbures.

L’Etat, qui détient encore des participations majoritaires dans de nombreuses entreprises, cherche en outre à réduire ses parts en favorisant les privatisations et l’ouverture aux capitaux étrangers. Il encourage également l’emploi de jeunes nationaux dans le but de réduire un taux de chômage estimé à 15% de la population active.


Politique extérieure

Oman entretient des liens privilégiés avec la Grande-Bretagne, longtemps présente en Oman, et les Etats-Unis, garants de la sécurité du pays (accord de défense de 1980, accord de libre-échange en 2006).

La diplomatie omanaise est fondée sur des principes de non-ingérence, de neutralité et d’indépendance dont elle n’a pas dévié depuis 1970 et qui expliquent la relative discrétion de Mascate sur les questions régionales.


Relations avec les pays du Golfe et dossiers régionaux

Yémen Oman, qui possède une frontière longue de 288 km avec ce pays, manifeste un intérêt tout particulier pour une sortie de crise rapide. Les risques de débordements sécuritaires dans la province du Dhofar sont en effet réels.

Iran Oman est le seul pays du Golfe à entretenir des relations suivies et cordiales avec l’Iran. Les deux pays partagent évidemment des intérêts stratégiques (détroit d’Ormuz), mais Téhéran a également aidé les Omanais, dans les années 1970, à venir à bout de la rébellion du Dhofar. Le sultanat encourage l’insertion régionale et joue un rôle actif dans la reprise du dialogue entre Téhéran et les capitales occidentales, notamment depuis l’arrivée au pouvoir de Barak Obama à Washington (organisation de rencontres, parfois à Mascate directement). Dans ce contexte, Oman a accueilli très favorablement l’accord intérimaire du 24 novembre 2013, et juge impératif que les négociations aboutissent. Il soutient l’action du Président Rohani, et s’apprête à intensifier son commerce bilatéral avec Téhéran, notamment dans le domaine des hydrocarbures.

Ukraine Mascate a été surpris par le cours accéléré des événements, qu’il compare à ceux du « printemps arabe ». Le sultanat a décidé de ne pas se prononcer sur le projet de résolution déposé par l’Ukraine à l’AGNU, à la fois pour se tenir à égale distance des prises de position russe et occidentales, et pour exprimer sa confiance dans les négociations.

Crise au sein du CCEAG Le sultanat croit en la médiation koweïtienne et reste optimiste quant à une prochaine normalisation de la situation.

Israël / Palestine Des pays de la péninsule arabique, Oman avait été le seul à approuver, en leur temps, les accords de Camp David. Cette attitude conciliante et constructive n’a pas cessé. Des représentations commerciales ont été ouvertes (puis fermées) à Mascate qui abrite, aujourd’hui encore, la seule enceinte régionale réunissant Arabes et Israéliens, le Middle East Desalination Research Center (MEDREC). Afrique / Asie. L’ouverture vers les mondes africain et asiatique (liens historiques et humains avec Zanzibar, le Baloutchistan et l’Inde) se traduit par des relations économiques et humaines fortes avec l’Inde (présence de plus de 500.000 Indiens expatriés, création en juillet 2010 d’un fonds d’investissement doté de 98 millions de dollars), la Chine (qui achète entre le tiers et la moitié du pétrole brut omanais), la Corée et la Thaïlande.

Lutte contre la piraterie Oman a adopté jusqu’à présent une attitude réservée. Les autorités omanaises ont certes montré leur bonne volonté en déployant rapidement des moyens lorsqu’elles recevaient des alertes, mais la marine royale omanaise limite ses interventions à ses eaux territoriales.


Mise à jour : 17.04.14