Présentation



Données générales

Nom officiel : la Grenade Nature du régime : démocratie parlementaire Chef de l’Etat : la Reine Elizabeth II, représentée par un Gouverneur général, Mme Cecile Ellen Fleurette La Grenade


Données géographiques

Superficie : 350 km² Capitale : Saint Georges Villes principales : Grenville, Victoria Langue officielle : anglais Langues courantes : anglais, créole français Monnaie : Dollar des caraïbes de l’est (EC$) ; 2,70 EC$ = 1 US $ (taux fixe depuis 1976) Fête nationale : 7 février (indépendance, 1974)


Données démographiques

Population : 105 000 habitants Croissance démographique : 0,4 % Espérance de vie (PNUD 2012) : 76,1 ans Durée moyenne de scolarisation : 8,3 ans Religions : Catholiques 53 % ; Protestants 47 % Indice de développement humain (PNUD 2012) : 0,770 (63ème rang)


Données économiques

PIB (Banque Mondiale, 2012) : 816,1 M US $ PIB par habitant : 7780 US $ Taux de croissance (CEPALC) : 1,5% en 2013

Taux de chômage ( 2013) : 33,5 % (club de Paris) Taux d’inflation : 1 % en 2013 Balance commerciale : déficit entre 40 % et 45 % du PIB sur la période 2009-2011

Déficit public : 25% en 2013 Dette publique : 103 % du PIB en 2013

Principaux clients (OMC 2012) : Dominique (16,4 %), Etats-Unis (16,3 %), Union européenne (16,1 %), Sainte-Lucie (11,2 %), La Barbade (9,4 %) Principaux fournisseurs : Etats-Unis (30,9 %), Trinité-et-Tobago (24,9 %), Union européenne (10,7 %), Vénézuéla (7 %), Japon (3,6 %)

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB : - agriculture, pêche et agroalimentaire : 20 % (en particulier noix de muscade) - services éducatifs offshore : 25 % - tourisme : 40 %

Exportations françaises (2012) : 1,39 M€ Importations françaises : 1,02 M€ Arriérés envers la France (2013) : 840 000 euros

Communauté française (2012) : 33 immatriculés


Politique intérieure

La Grenade est un régime parlementaire de type britannique avec un système bicaméral comprenant une Chambre des représentants (15 membres élus pour 5 ans au suffrage universel) et un Sénat (13 membres nommés par le Gouverneur général, 7 sur proposition du Premier ministre, 3 sur proposition du Chef de l’opposition, et 3 proposés par le Premier ministre sur avis des forces vives de la Nation et des organisations sociales).

Après les évènements de 1983, la scène politique grenadienne ne s’est à nouveau stabiliséequ’en juin 1995, avec la victoire électorale du New National Party dont le chef, Keith Mitchell, a été reconduit trois fois jusqu’en 2008. Très critiqué pour sa gestion de l’aide internationale massive reçue suite aux destructions causées par les ouragans de 2004 et 2005, il a dû céder sa place à son rival, M. Tillmann THOMAS, leader du principal parti d’opposition, le National Democratic Congress qui a emporté 11 des 15 sièges lors des élections générales anticipées du 8 juillet 2008. Aux élections du 19 février 2013, le NNP s’est adjugé la totalité des 15 sièges de la Chambre des représentants et M. Keith Mitchell a retrouvé son fauteuil de Premier ministre.


Situation économique

Comme la plupart des pays membres de l’OECO, la Grenade a connu une forte diminution du poids du secteur agricole au profit de celui des services (tourisme, construction, services financiers mais également services éducatifs offshore). Ainsi en 2011, les services éducatifs des universités américaines, en particulier dans le domaine médical, le second pôle de la Caraïbe après celui de Portsmouth en Dominique, représentent plus de 25 % du PIB. Ils se situent en seconde place après le tourisme (40 %) et devant l’agriculture, la pêche et l’agro-industrie (20 % du PIB).

Alors que sur la période 1995-2000, l’économie de la Grenade a enregistré une croissance annuelle moyenne de 6 %, ce rythme s’est nettement infléchi par la suite, tant en raison du passage de deux ouragans en moins de deux ans (Ivan en 2004, qui a détruit 90 % des infrastructures avec un coût de 200 % du PIB, puis Emilie en 2005), que des conséquences de la crise internationale sur le tourisme et la construction. Dans ce contexte, le large déficit commercial s’est maintenu à un niveau de l’ordre de 45 % du PIB sur la période 2009-2011.

Toutefois le rebond des recettes touristiques a permis de ramener le déficit de la balance des paiements autour de 22 % du PIB en 2012. L’accumulation de déficits budgétaires durant la décennie 2000 a entraîné une progression de l’endettement public qui atteint 105 % du PIB en 2012. La Grenade, comme la plupart des pays de la région, pâtit d’une forte fuite des cerveaux. La Banque Mondiale estimait qu’en 2005, 69,4 % de la population de la Grenade avait émigré, principalement vers les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada. La diaspora serait de 180 000 personnes, dont 100 000 dans la région de New York. Le flux annuel des envois de fonds des émigrés est estimé à 10 % du PIB.


Politique extérieure

Le pays est membre des Nations Unies, de l’OEA, de l’OECO, de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC), de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et du Commonwealth. La Grenade est membre observateur de l’ALBA. Elle a ratifié son adhésion au statut de Rome le 19 mai 2011. Restée très proche des Etats-Unis depuis l’intervention de 1983, la Grenade bénéficie de la Caribbean Basin Security Initiative (CBSI), de même que de crédits pour son budget de sécurité à travers le Regional Security System (RSS) mis en place par les Américains au profit de la CARICOM et de la République dominicaine.

L’essentiel de cet appui est destiné à financer l’équipement des forces de sécurité ainsi que leur formation. Les relations diplomatiques avec Cuba ont été rétablies en 1994. Par ailleurs, à l’issue d’un voyage à Pékin en décembre 2004, le Premier ministre Keith Mitchell a pris la décision de se tourner vers la Chine et de mettre fin à 16 années de relations diplomatiques avec Taïwan. La Grenade bénéficie des crédits du Fonds européen de développement sous forme d’aide budgétaire qui s’élève, au titre du 10ème FED, à 9,2M€.


Mise à jour : 16.05.14