Présentation



Données générales

Nom officiel : la Grenade Nature du régime : démocratie parlementaire Chef de l’Etat : la Reine Elizabeth II, représentée par un Gouverneur général, Mme Cecile Ellen Fleurette La Grenade

Données géographiques

Superficie : 344 km² Capitale : Saint Georges (33 700 hab.) Villes principales : Grenville, Victoria Langue officielle : anglais Langues courantes : anglais, créole français Monnaie : Dollar des Caraïbes de l’est (EC$) ; 2,70 EC$ = 1 US $ (taux fixe depuis 1976) – 1 EC$ = 0,302 € (novembre 2014) Fête nationale : 7 février (indépendance, 1974)

Données démographiques

Population (2013) : 106 000 habitants Densité (2013) : 308 hab/km² Croissance démographique (2013) : 0,4 % Espérance de vie (PNUD 2013) : 72,8 ans Taux d’alphabétisation (2014) : 96 % Religions : Catholiques 53 % ; Protestants 47 % Indice de développement humain (PNUD 2013) : 0,744 (79ème rang)

Données économiques

PIB ( 2013) : 814 M US $ PIB par habitant (2013) : 7 697 US $

Taux de croissance (2013) : 1,5 % Taux d’inflation (2013) : nul Solde budgétaire (2013) : -6,8 % du PIB Déficit public (2013) : 27,2 % Dette publique (2013) : 115 % du PIB

Principaux clients (OMC 2012) : Dominique (16,4 %), Etats-Unis (16,3 %), Union européenne (16,1 %), Sainte-Lucie (11,2 %), La Barbade (9,4 %) Principaux fournisseurs : Etats-Unis (30,9 %), Trinité-et-Tobago (24,9 %), Union européenne (10,7 %), Vénézuéla (7 %), Japon (3,6 %)

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB :

  • agriculture, pêche et agroalimentaire : 5,4 %
  • industrie : 11,1 %
  • services : 83,5 %

Exportations françaises (2013) : 2,1 M€ Importations françaises (2013) : 1,55 M€

Communauté française (2012) : 56 inscrits

Politique intérieure

La Grenade est un régime parlementaire de type britannique avec un système bicaméral comprenant une Chambre des représentants (15 membres élus pour 5 ans au suffrage universel) et un Sénat (13 membres nommés par le Gouverneur général, 7 sur proposition du Premier ministre, 3 sur proposition du Chef de l’opposition et 3 proposés par le Premier ministre sur avis des forces vives de la Nation et des organisations sociales).

Après les évènements de 1983, la scène politique grenadienne ne s’est à nouveau stabilisée qu’en juin 1995, avec la victoire électorale du New National Party (NNP) dont le chef, Keith Mitchell, a été reconduit trois fois à la tête du gouvernement. Très critiqué pour sa gestion de l’aide internationale massive reçue suite aux destructions causées par les ouragans de 2004 et 2005, il a dû céder la place en 2008 à son rival, M. Tillmann Thomas, leader du principal parti d’opposition, le National Democratic Congress qui a emporté 11 des 15 sièges lors des élections générales anticipées du 8 juillet 2008. Aux élections du 19 février 2013, le NNP s’est adjugé la totalité des 15 sièges de la Chambre des représentants et M. Keith Mitchell a retrouvé son fauteuil de Premier ministre. Les prochaines élections générales devraient se tenir en février 2018.

Situation économique

Comme la plupart des pays membres de l’OECO, la Grenade a connu une forte diminution du poids du secteur agricole au profit de celui des services (tourisme, construction, services financiers, mais également services éducatifs offshore). Ainsi, les services éducatifs des universités américaines, en particulier dans le domaine médical, représentent plus de 25 % du PIB. Ils se situent en seconde place après le tourisme (40 %) et devant l’agriculture, la pêche et l’agro-industrie (20 % du PIB). Alors que sur la période 1995-2000, l’économie de la Grenade avait enregistré une croissance annuelle moyenne de 6 %, ce rythme s’est nettement infléchi, tant en raison du passage de deux ouragans en moins de deux ans (Ivan en 2004, qui a détruit 90 % des infrastructures avec un coût de 200 % du PIB, puis Emilie en 2005), que des conséquences de la crise internationale sur le tourisme et la construction. Les comptes publics en ont été fortement dégradés : l’endettement public atteignait ainsi 115 % du PIB en 2013. La Grenade, comme la plupart des pays de la région, pâtit d’une forte fuite des cerveaux.

La Banque Mondiale estimait qu’en 2005, 69,4 % de la population de la Grenade avait émigré, principalement vers les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada. La diaspora est estimée à 180 000 personnes, dont 100 000 dans la région de New York. Le flux annuel des envois de fonds des émigrés pourrait atteindre 10 % du PIB.

Politique extérieure

Le pays est membre des Nations unies, de l’Organisation des Etats américains (OEA), de l’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale (OECO), de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC), de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et du Commonwealth. La Grenade est membre observateur de l’Alliance bolivarienne des Amériques (ALBA). Elle a ratifié son adhésion au statut de Rome le 19 mai 2011. Restée très proche des Etats-Unis depuis l’intervention de 1983, la Grenade bénéficie de la Caribbean Basin Security Initiative (CBSI), de même que de crédits pour son budget de sécurité à travers le Regional Security System (RSS) mis en place par les Américains au profit de la CARICOM et de la République dominicaine.

L’essentiel de cet appui est destiné à financer l’équipement des forces de sécurité ainsi que leur formation. Les relations diplomatiques avec Cuba ont été rétablies en 1994. Par ailleurs, à l’issue d’un voyage à Pékin en décembre 2004, le Premier ministre Keith Mitchell a pris la décision de se tourner vers la Chine et de mettre fin à 16 années de relations diplomatiques avec Taïwan. La Grenade bénéficie des crédits du Fonds européen de développement sous forme d’aide budgétaire qui s’élève, au titre du 11ème FED, à 5 M€.

Mise à jour : 20.11.14