Présentation



Données générales

Nom officiel : États Fédérés de Micronésie
Nature du régime : République, fédération de quatre États : Yap (capitale : Côlonia), Chuuk (capitale : Weno), Pohnpei (capitale : Kolonia), Kosrae (capitale : Tofol).
Capitale fédérale : Palikir
Chef de l’État : M. Emanuel Mori, Président de la République

Données géographiques

Superficie : 701 km² (607 îles) ZEE : 2 970 000 km2
Capitale : Palikir (Etat de Pohnpei)
Villes principales : Palikir, Côlonia, Weno, Kolonia, Tofol
Langue(s) officielle(s) : anglais et huit langues vernaculaires
Langue(s) courante(s) : pohnpeian, kosrean, nukuorot, yapese, ulithian, woleian, chuukese, kapingamarangi.
Monnaie : US dollar (1 USD = 0,75 euro, taux de chancellerie octobre 2013)
Fête nationale : 3 novembre

Données démographiques

Population (2012) : 103 400 hab (source Banque Mondiale)
Densité : 147 hab/km²
Croissance démographique : 0,3% (source CPS)
Espérance de vie : 68 ,5ans pour les hommes et 72 ans pour les femmes (source CPS)
Taux d’alphabétisation : 95,1%
Religion(s) : catholicisme (50%), protestantisme (47%)
Indice de développement humain : 0,645 (2012) 117ème rang mondial

Données économiques

PIB (2012) : 327 ,2 millions USD (source Banque Mondiale)
PIB par habitant (2012) : 3 164 USD(source Banque Mondiale)

Taux de croissance (2012) : 1,4% (source Banque Mondiale)
Taux de chômage (2010) : 16,2% (source CPS)
Taux d’inflation (2012) : 4% (source Banque Mondiale
Solde budgétaire (2011) : - 59 millions USD (source Banque Mondiale)

Importations (2011) : 187 millions USD(source Banque Mondiale)
Exportations (2011) : 40 millions USD (source Banque Mondiale)

Principaux clients : Japon, Etats-Unis, Guam (territoire américain non-incorporé)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis, Australie, Japon, Guam (territoire américain non-incorporé)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 1,5%
  • industrie : 7,5%
  • services : 92%

Exportations de la France vers les États Fédérés de Micronésie : peu significatives
Importations françaises depuis les États Fédérés de Micronésie : peu significatives

Politique intérieure

Les Etats Fédérés de Micronésie sont une république fédérative à régime présidentiel. Le Président de la République est à la fois chef de l’Etat et Chef du gouvernement. Cette fonction est actuellement exercée par M. Emanuel Mori, originaire de l’Ile de Chuuk et d’ascendance japonaise. Il a été élu par le Parlement le 11 mai 2007 pour un mandat de 4 ans. Suite aux législatives de mars 2011, il a été réélu pour un second mandat, qui s’achèvera en 2015.

Le pouvoir législatif est dévolu à un parlement monocaméral qui regroupe 14 membres dont les sièges sont répartis sur une base démographique : deux sénateurs représentent Kosrae, deux représentent Yap, quatre représentent Pohnpei et six représentent Chuuk.

Chaque État dispose d’un senator "at-large", élu pour quatre ans. Chaque Etat dispose d’un Gouverneur et d’une Assemblée.

Situation économique

L’économie est largement dépendante de l’aide américaine (35% du PIB et 80% du budget annuel de l’Etat). Le "Compact of free association", qui règle les relations entre les deux pays, a été renouvelé le 4 novembre 2002 et le nouveau texte est entré en vigueur en juin 2004. Les EFM devraient recevoir au total 1,84 Mds USD sur 20 ans. L’aide américaine se concentre sur les secteurs de la santé, de l’éducation et de la formation professionnelle, le financement des infrastructures et la protection de l’environnement, afin d’accélérer les mutations de l’économie, notamment par le développement de l’initiative privée.

L’économie locale repose sur quelques secteurs d’activité. La pêche, qui bénéficie de l’importance de la Zone économique exclusive (2,97 millions de km²) et de la richesse des stocks de thon, demeure la principale ressource du pays, grâce aux licences de pêche accordées aux flottes étrangères (qui représentent environ 50% des recettes budgétaires totales du pays). Les autorités s’efforcent de favoriser le développement à terre, par le secteur privé, d’activités de transbordement et de transformation attractives pour les opérateurs étrangers. L’agriculture, axée sur la subsistance, ne contribue que de manière marginale aux exportations du pays (coprah). Près de 40 000 ressortissants (soit 25% de la population) des EFM résident à l’étranger, principalement aux Etats-Unis (Hawaï, Californie) et dans les territoires américains non-incorporés de Guam et des Mariannes du Nord. Les remises de cette communauté représentent une source croissante de revenus, évalués à 20 M USD/an.

Après quelques années de récession, due à une volatilité des prix des biens de consommation et à un climat des affaires défavorable, la Micronésie a affiché une croissance positive depuis 2009. Néanmoins, les perspectives à moyen terme demeurent peu favorables.

C’est le secteur de la construction qui a permis de redynamiser l’économie, notamment grâce à des projets en cours dans les domaines du transport et de l’énergie. Avec près de 20 000 visiteurs par an, la Micronésie dispose d’un potentiel touristique non négligeable, notamment dans le domaine de l’écotourisme.

La priorité du gouvernement est de contenir les effets de la crise économique mondiale et de mettre en place les mesures nécessaires pour réduire le déficit budgétaire et s’affranchir de la dépendance par rapport à l’aide américaine qui expirera en 2023. Des réformes structurelles pour dynamiser le secteur privé et améliorer le climat des affaires sont en cours.

Néanmoins les défis restent importants, l’éloignement des quatre Etats les uns par rapport aux autres ne facilite pas l’insertion et le développement économiques. Le chômage touche près d’un cinquième de la population et plus de 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les risques climatiques peuvent également entraîner d’importantes pertes agricoles.

Dans le domaine du changement climatique et de la protection de l’Environnement, les Etats Fédérés de Micronésie partagent la crainte des autres Etats insulaires du Pacifique liée au réchauffement des eaux et à la survie des récifs coralliens. Les EFM participent ainsi au « Micronesia Challenge », programme de protection des ressources naturelles initié par la République des Palaos et repris par la République des Iles Marshall, Guam et les Mariannes du Nord, qui vise à assurer la protection d’au moins 30% des ressources maritimes proches du littoral et de 20% des ressources terrestre. Les EFM ont également ratifié le protocole de Nagoya sur la biodiversité.

Politique étrangère

La relation avec les Etats-Unis demeure centrale. Le "Compact of free association" prévoit la prise en charge par les autorités américaines de la défense et de la sécurité des Etats Fédérés de Micronésie.

Les Etats-Unis disposent d’une ambassade à Palikir et les EFM d’une ambassade à Washington et des consulats généraux à Honolulu et Guam. La réduction progressive du montant de l’aide américaine (notamment la subvention dédiée au soutien à l’éducation) est toutefois une préoccupation majeure des dirigeants des EFM.

M. Kurt Campbell, secrétaire d’État adjoint américain chargé du Pacifique et de l’Asie du Sud-est, s’est rendu dans les EFM en août 2012 dans le cadre d’une tournée océanienne.

Le Japon est le deuxième donateur d’aide avec un montant annuel de 7,5 millions euros. Elle est principalement consacrée à la construction d’infrastructures. Le Japon dispose d’une ambassade à Palikir et les EFM d’une ambassade à Tokyo.

Les Etats Fédérés de Micronésie sont le seul Etat issu des "Territoires sous tutelle américaine du Pacifique" (EFM, Palaos et Iles Marshall) à entretenir des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine. Ils disposent d’une ambassade à Pékin. La Chine a considérablement renforcé son influence dans le pays : elle y dispose d’une ambassade et figure au deuxième rang des bailleurs de fonds avec un montant d’APD à peu près équivalent à celui du Japon, derrière les Etats-Unis. Son aide a notamment permis de financer la construction d’infrastructures. De grands groupes privés chinois souhaitent investir dans le secteur touristique.

L’Australie est le quatrième donateur d’aide avec une APD de 2,2 millions de dollars australiens (1,7 millions d’euros) en 2012/2013, principalement dédiés à l’éducation et à l’assistance technique. Canberra finance aussi des programmes de développement dans le domaine de la santé. En août 2010, le Président Mori a signé un partenariat pour le développement (Pacific Partnership) avec le ministre australien des Affaires étrangères, ce qui a entraîné un nouvel engagement de l’Australie vis-à-vis des EFM dans les secteurs prioritaires de la réforme fiscale, de la gestion de l’environnement et de la coordination de l’aide. Elle dispose d’une ambassade à Palikir. La Gouverneur Générale d’Australie, Lady Quentin Bryce, s’est rendue aux EFM en avril 2012 en compagnie de M. Richard Marles, Secrétaire d’Etat aux affaires du Pacifique.

L’Australie est également le troisième partenaire commercial des EFM après les Etats-Unis et le Japon : ses exportations vers les EFM (principalement des conserves de viande et de la farine de blé) ont atteint 7,2 millions de dollars australiens, soit 5,7 millions d’euros, en 2011/2012. Pour la même période, les importations australiennes en provenance des EFM ont atteint 99 000 AUD (78 000 euros).

Dans le Pacifique sud, les Etats Fédérés de Micronésie disposent d’une ambassade aux Iles Fidji.

Les EFM accueillent à Pohnpei le siège de la Commission des Pêches du Pacifique Occidental et Central (CPPOC/WCPFC). La Communauté du Pacifique Secrétariat (CPS) dispose d’une antenne régionale à Pohnpei. Créée en 2008, ses effectifs sont passés en trois ans de 5 à 37 personnes.

Les Etats Fédérés de Micronésie ont intégré l’Office International pour les Migrations (OIM) le 6 décembre 2011.

L’Union européenne consacre 9 millions d’euros aux Etats Fédérés de Micronésie dans le cadre du 10ème Fonds Européen de Développement dont 90% vont aux énergies renouvelables. Un important accord de pêche a été signé en 2007 entre l’UE et les EFM. Il est renouvelable par tacite reconduction tous les trois ans jusqu’en 2016. Cet accord autorise les navires communautaires venant principalement d’Espagne, du Portugal et de France à pêcher dans les eaux micronésiennes et prévoit en contrepartie une contribution financière d’un montant de 559 000 euros dont 18% sont destinés à soutenir la politique de pêche de la Micronésie.

Le site de l’ambassade de France en Micronésie

Mise à jour : 03.12.13