Syrie : solution politique (Q&R- Extrait du point de presse - 14 mars 2013)



Q : Le Chef de la diplomatie américaine John Kerry appelle à des négociations entre le Président Assad et l’opposition syrienne dans le cadre de l’accord de Genève. En cela il rejoint la position que la Russie a défendue. Quelle est votre position concernant ses négociations ? Avez vous avancé avec vos alliés dans le choix des personnalités syriennes qui pourraient faire partir de ces négociations ?

R : Le drame syrien ne pourra être résolu que par la mise en place d’une solution politique qui passe par l’amorce d’un dialogue entre l’opposition et des membres du régime qui n’ont pas de sang sur les mains. Cela correspond à l’offre faite par Moaz El-Khatib, président de la Coalition nationale syrienne que nous soutenons. Il est clair que le régime syrien ne pourra pas survivre à ces deux années de révolution et que Bachar El-Assad ne pourra pas être partie à ces discussions, en raison des crimes qu’il a commis et qui ont été qualifiés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies.

Pour y parvenir, nous sommes en contact étroit et permanent avec nos partenaires russes, américains et européens, en liaison avec la Coalition nationale syrienne et le Représentant spécial conjoint Lakhdar Brahimi. Deux ans après le déclenchement de la révolution syrienne et d’une tragédie dont le bilan dépasse les 70 000 morts et un million de réfugiés, la mise en place de ce dialogue est urgent.