Libération de Florence Cassez (23 janvier 2013)



Communiqué de la présidence de la République

Le Président de la République, M. François Hollande, salue la décision de la Cour suprême du Mexique, qui vient d’annuler la condamnation prononcée contre Florence Cassez et d’ordonner sa libération immédiate.

Les pensées du chef de l’Etat vont à Florence Cassez, à sa famille et à ses proches. Pour eux, comme pour tous ceux qui se sont mobilisés pour notre compatriote, c’est une période particulièrement douloureuse qui prend fin.

La France remercie tous ceux qui, au Mexique comme dans notre pays, se sont engagés pour que la vérité et la justice prévalent.

Source : site Internet de la présidence de la République

Déclaration de Laurent fabius

Mesdames et Messieurs,

Tout d’abord, je voudrais prononcer quelques mots pour dire notre joie formidable d’accueillir Florence. Lorsque je parle de notre joie, cela veut dire que c’est la joie de tous les Français.

Je suis sûr que vous avez imaginé ce moment pendant sept ans. Il faut se rendre compte ce que cela demande de ténacité et de courage pour tenir contre l’injustice pendant sept ans.

Je veux dire à Florence à quel point nous sommes fiers et heureux de l’avoir parmi nous. Je remercie tous les gens qui, au Mexique, en France et ailleurs se sont mobilisés pour elle durant toutes ces années. Je veux ajouter un mot pour les juges qui ont rendu ce jugement. Cela veut dire qu’il y a des juges qui sont très courageux et qui ont agi en toute indépendance. Je veux aussi terminer ce court propos en souhaitant des tas de choses à Florence, à sa famille qui est magnifique et en disant que le Mexique, dans la décision qui a été rendue montre qu’aujourd’hui, c’est une grande démocratie.

Point de presse du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius (Roissy, 24 janvier 2013)

Q - Monsieur le Ministre, cela a été un long combat diplomatique et politique qui se solde aujourd’hui par une victoire, en tout cas une belle victoire pour Florence Cassez ?

R - Nous sommes formidablement heureux pour Florence. Il lui a fallu un courage formidable car, tenir durant sept ans, cela demande une ténacité absolument magnifique. Maintenant, elle va se reconstruire mais je voudrais remercier tous les gens qui, depuis longtemps, en France, au Mexique ou ailleurs, l’ont soutenue dans ce combat.

C’est à cela qu’il faut penser maintenant, bienvenue en France.

Q - Vous avez tout préparé pour son arrivée, c’est évidemment une arrivée à la hauteur de ces sept années de détention.

R - C’est normal, je pense que les Français sont contents qu’elle soit libre.