Mali (Q&R- Extrait du point de presse - 16 janvier 2013)



Q - Etes-vous préoccupé par les risques de violations des droits de l’homme au Mali et plus précisément par les représailles éventuelles de l’armée malienne contre les populations touareg ou arabes du Nord, comme le craignent les ONG ?

Y a-t-il eu des arrestations et qui contrôle la situation des prisonniers ?

Une précision également : la réunion avec les ONG au Quai d’Orsay sur la situation humanitaire a-t-elle lieu ce jour comme annoncé lors du briefing hier, ou jeudi comme l’a corrigé le porte-parole adjoint en soirée et avez-vous une date à présent sur la réception des ONG à Bamako par l’ambassadeur Rouyer ?

R - La protection des droits de l’Homme, la protection des civils et la lutte contre l’impunité constituent des priorités de l’action extérieure de la France. Elle fera tout pour que les atteintes aux droits de l’Homme cessent dans l’ensemble du Mali et qu’aucun acte de représailles n’ait lieu.

Nous avons notamment œuvré au sein du Conseil de Sécurité et du Conseil des droits de l’Homme pour que la communauté internationale reste entièrement mobilisée. La France a veillé à une pleine prise en compte de cette question au sein de la résolution 2085 autorisant le déploiement d’une force internationale au Mali, en particulier en ce qui concerne le recrutement d’enfants soldats et les atteintes aux droits des femmes.

Cette résolution rappelle la responsabilité première des autorités maliennes, qui ont un devoir d’exemplarité en matière de protection des populations civiles. Elle prévoit en outre la mise en place d’un mécanisme de suivi du respect du droit international humanitaire et des droits de l’Homme, avec la remise de rapports périodiques. La France soutient également la saisine par le Mali de la Cour pénale internationale pour enquêter sur les crimes de guerres.

Sur votre deuxième question, nous vous invitons à consulter le ministère de la Défense.

La rencontre avec les ONG, consacrée à la situation humanitaire au Mali, se tiendra le 17 janvier au Centre de crise du ministère des Affaires étrangères. Notre Ambassadeur à Bamako, M. Christian Rouyer, doit recevoir aujourd’hui les ONG présentes au Mali, notamment pour leur transmettre des consignes de vigilance et de sécurité.