Laurent Fabius rencontre les familles de 4 otages français (3 janvier 2013)



Déclaration de Laurent Fabius à l’issue de la rencontre



Je viens de recevoir les familles des Français enlevés à Arlit le 16 septembre 2010 et qui sont toujours aujourd’hui détenus par AQMI. Je recevrai également, demain et le 10 janvier, les familles de nos autres compatriotes détenus en otages.

Ces réunions, comme les précédentes, ont pour objet de présenter aux familles la situation et nos efforts pour aboutir à la libération de leurs proches et de répondre à leurs questions. Beaucoup de ces informations sont confidentielles et n’ont donc pas à être rendues publiques. Aussi frustrant que cela puisse être, le traitement des affaires d’enlèvement exige en effet la plus grande discrétion, dans un souci d’efficacité et dans l’intérêt même des otages.

J’ai confirmé aux familles que leurs proches étaient vivants et en bonne santé, même si leurs conditions de détention sont évidemment très dures. Ils sont correctement nourris et peuvent avoir accès à un médecin. J’ai également informé les familles que nous avons à nouveau pu faire passer aux otages des produits d’hygiène et des médicaments. Les courriers préparés par les familles leur ont bien été transmis comme les fois précédentes.

Le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères est entièrement mobilisé à leurs côtés, comme tous les services de l’Etat. Ce Centre comprend des professionnels des situations de crise, dont des médecins et psychologues qui apportent aux familles toute l’aide possible. Elles y sont reçues aussi souvent qu’elles le demandent, séparément ou en groupe. Elles y ont un correspondant qu’elles peuvent joindre à toute heure du jour et de la nuit. Si les familles ne peuvent pas se déplacer jusqu’à Paris, des agents du ministère peuvent se rendre chez elles. Ils se sont par exemple rendus en Lozère, fin novembre, auprès de la famille de notre compatriote enlevé à Diéma, aussitôt après son enlèvement.

Comme chacun d’entre nous, je partage l’angoisse et l’impatience des familles dans ces moments si difficiles. Je leur ai dit à nouveau notre soutien, notre solidarité, notre admiration pour le courage dont elles font preuve, et notre détermination, celle du Président de la République, du gouvernement et des entreprises, à obtenir la libération des otages et leur retour en France aussi vite que possible.

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