Situation en République Centrafricaine (Q&R- Extrait du point de presse - 27 décembre 2012)



Q - Les Etats Unis et l’ONU ont annonce la retraite temporare de leurs employes juges non-indispensables de Centrafrique, et le gouvernement centrafricain a demande que la France l’aide. Comment va la France proteger l’ambassade, et est-ce que vous vous attendez a une intervention ou une mediation ?

Centrafrique : comment la France compte-t-elle assurer la sécurité de ressortissants ? Les appelle-t-elle à quitter le territoire temporairement ? Prévoit-elle une évacuation en liaison avec d’autres pays ? Quelle est la réaction de la France à la demande d’aide du gouvernement ? Quel va être le rôle de ses militaires sur place ? soutenez-vous le renfort de troupes à Bangui annoncé par la Fomac ?

1 - S’agissant de la protection de nos ressortissants et des locaux diplomatiques :

Le 26 décembre, le président de la République a demandé au ministre de la Défense de prendre toutes les dispositions pour assurer la sécurité de l’enceinte diplomatique et la protection de nos ressortissants en lien avec les autorités centrafricaines. Des éléments du dispositif français Boali, déployé en République centrafricaine (RCA), ont été affectés temporairement à la protection de nos ressortissants et de nos locaux diplomatiques à Bangui. Ces mesures ont été mises en œuvre dans les délais les plus courts et seront adaptées autant que nécessaire.

Nous avons depuis le 26 décembre invité nos ressortissants présents à Bangui à rester à leur domicile, à éviter tout rassemblement et à rester en contact avec l’Ambassade.

Nous suivons en permanence l’évolution de la situation sur place et leur transmettons des messages en temps réel par sms, courriel et par le système Ariane. Notre dispositif diplomatique est entièrement mobilisé.

Le maintien de l’ordre public et notamment la protection des communautés étrangères est une mission qui relève en premier lieu des autorités centrafricaines. De même la protection des locaux diplomatiques est de leur responsabilité, en application de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Notre Ambassadeur en RCA l’a rappelé le 26 décembre aux autorités centrafricaines, dont nous attendons qu’elles contribuent à l’apaisement du climat dans la capitale.

Ce message sera de nouveau rappelé avec fermeté au chargé d’Affaires de RCA à Paris, qui est convoqué cet après-midi au Quai d’Orsay.

2 - S’agissant de la situation politique :

La France condamne la poursuite des hostilités en RCA de la part des mouvements rebelles. Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont rappelé le 19 décembre que les groupes mettant en danger la stabilité du pays devront répondre de leurs agissements.

La France soutient pleinement les décisions annoncées par les chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique centrale, réunis à Ndjaména le 21 décembre : la crise que connaît la RCA doit se régler par le dialogue.

La France appelle toutes les parties centrafricaines à s’engager de bonne foi dans les négociations qui s’ouvriront prochainement à Libreville. Ces négociations se tiendront sous l’égide de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). Il est prévu qu’elles réunissent le gouvernement centrafricain, les mouvements rebelles et l’opposition démocratique.

Une mission de la CEEAC se rend le 27 décembre à Bangi pour favoriser un cessez-le-feu rapide et préparer les étapes à venir.

La France demeure résolue à appuyer ce processus, en coordination avec les Nations unies, l’Union africaine, la CEEAC, l’Union européenne et tous les partenaires internationaux attachés à la stabilité et au développement de la RCA.