Mobiliser les compétences des migrants et de la diaspora au service du développement : quelques pistes stratégiques



Les flux migratoires sont aujourd’hui plus qualifiés, plus féminins, et ils se dirigent vers un nombre plus important de pays. De nombreux migrants sont à la fois enracinés dans les pays de destination mais également mieux connectés avec leur pays d’origine, en raison des facilités de transport et des nouveaux outils de communication. Certains groupes de migrants sont, à l’inverse, dans des formes d’hyper-mobilité, par exemple au sein des zones de libre circulation ou des multinationales. Les formes de migration de travail temporaire plus « traditionnelles » persistent, voire se développent, mais là encore les attentes des migrants par rapport aux liens qu’ils entretiennent avec leur pays d’origine ont changé, ainsi que leur façon d’envisager et de concrétiser leur engagement vis-à-vis de leur communauté d’origine.

Tenant compte des changements à l’œuvre en ce qui concerne les flux migratoires, l’objectif de cette synthèse est de proposer des pistes de réflexion pour la formulation de nouvelles politiques publiques visant à mieux valoriser les compétences de la diaspora au service du développement des pays d’origine. Ces pistes s’articulent autour d’un objectif central, qui vise à mieux identifier les besoins et les compétences disponibles pour cibler plus efficacement l’action des politiques publiques dans les pays d’origine et de destination, et de trois axes qui consistent à (I) améliorer l’accès à l’information, (II) soutenir les initiatives des membres de la diaspora et (III) impliquer plus largement les collectivités locales et les employeurs.