Une réponse à l’urgence humanitaire qui s’inscrit dans le dispositif des Nations unies



Le ministère des Affaires étrangères soutient la réforme humanitaire des Nations unies lancée en 2005 qui vise à améliorer l’efficacité du système humanitaire pour répondre aux crises.

En 2012, la France a renforcé son partenariat opérationnel avec les Agences humanitaires des Nations unies et les Organisations internationales : 60 % des crédits du Fonds d’urgence humanitaire (FUH) ont permis de soutenir les actions du Comité international de la Croix Rouge (CICR), de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNWRA), de l’UNICEF, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), du Programme alimentaire mondial (PAM) ou de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans des secteurs aussi variés que la protection des populations victimes du conflit syrien, la lutte contre la malnutrition et l’aide alimentaire au Sahel et dans les camps de réfugiés, le transport et l’accompagnement médical des réfugiés ou la fourniture de kits d’hygiène dans les camps.

Les échanges, sur le terrain et au niveau des sièges, sont réguliers. La France a participé aux réunions du Forum humanitaire sur la Syrie tenues à Genève qui ont permis de faire le point sur la situation humanitaire en Syrie et de procéder à un échange d’informations sur les actions mises en œuvre par les Etats et les organisations internationales, en vue de favoriser une meilleure coordination de l’action humanitaire. A un niveau plus technique, elle s’associe à Bruxelles aux réunions des donateurs sur la situation humanitaire en Syrie, organisées sous l’égide de la DG ECHO, qui ont pour objectif d’établir une cartographie de la couverture de l’aide humanitaire dans la région et d’identifier les éventuels angles morts. Enfin, les réunions des grands donateurs de ces agences et organisations sont également l’occasion d’échanger sur le fonctionnement du système humanitaire et l’action humanitaire de réponse aux crises.

Le ministère des Affaires étrangères organise des réunions bilatérales annuelles avec le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) et l’OIM  ; il est engagé, à Rome, dans le dialogue stratégique avec le PAM. Le ministère était également représenté dans la délégation française au segment humanitaire du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) qui a traité des questions de résilience, de financement de l’aide et de renforcement des capacités des acteurs humanitaires. Son service chargé de l’aide humanitaire d’urgence, le Centre de Crise, est le point de contact français pour le programme UNDAC (équipes de coordination et d’évaluation en cas de catastrophes).

Il contribue à la mise à disposition du PAM d’experts français et a soutenu le programme d’entrepôts humanitaires lancés par l’Agence (UNHRD), en négociant la signature d’un accord avec cette organisation. Il s’occupe également, avec les agences concernées, de la sélection de Jeunes experts associés français pour lesquels des postes sont prévus dans les agences des Nations Unies.

Le ministère des Affaires étrangères participe, enfin, à la promotion et la diffusion d’un standard de bonnes pratiques pour l’action humanitaire au sein du Groupe Good Humanitarian Donorship (GHD), qui regroupe à Genève les pays signataires des Principes et bonnes pratiques pour l’aide humanitaire approuvés à Stockholm, le 17 juin 2003.

Mise à jour : 27.07.13